En voilà une belle hypocrisie « progressiste » en action ! Terra Nova, ce « think tank » laboratoire d’idées historiquement proche du Parti socialiste et des milieux macroniens publie une note le 18 mai 2026 sur l’irruption de l’IA dans les choix électoraux lors des municipales.
Et là, miracle : ce n’est plus la grande menace anti-démocratique que dénonçaient les gardiens du temple quand des influenceurs de droite ou des algorithmes pas assez woke circulaient. Non. C’est soudain un outil d’aide à la décision , une innovation silencieuse, une évolution riche d’enseignements. Bref, du lard ou du cochon, en effet.
Les faits selon leur étude
– 16 % des électeurs ont utilisé l’IA pour les aider à choisir (35 % chez les moins de 25 ans).
– Parmi eux, une partie a changé d’avis (environ 5 % globalement).
– Les plus gros utilisateurs : les proches de La France Insoumise, des Écologistes et d’Ensemble. Les PCS-, les jeunes, les urbains branchés.
Bref, l’IA parle apparemment surtout aux électorats de gauche et centre-gauche. Et soudain, Terra Nova trouve ça fascinant plutôt que terrifiant.
Le grand retournement de veste
Pendant des années, la gauche morale nous a bassinés avec les dangers des fake news des réseaux sociaux, de Cambridge Analytica, des algorithmes qui manipulent les cerveaux (surtout quand Trump ou le RN en profitaient). L’IA était pire encore, ils tremblaient : un outil de propagande potentiellement incontrôlable, au service des populistes et des fachos .
Mais dès que les chiffres montrent que ce sont les électeurs LFI-Écolo-Macron qui consultent ChatGPT pour se faire une opinion, le ton change. On passe de menace existentielle pour la démocratie à première exploration d’un potentiel bouleversement !!! Certes, il faut relativiser, ce n’est encore que 16 %, c’est surtout de la confirmation, etc. Et on s’interroge doctement sur l’avenir : Locale aujourd’hui, nationale demain ?
C’est beau comme un amendement socialiste sur la liberté d’expression : variable selon qui en bénéficie.
Le vrai sujet qu’ils esquivent
La question n’est pas de savoir si l’IA influence les votes. Bien sûr qu’elle le fait, comme la télé, la presse, les profs, les parents ou TikTok avant elle.
Le vrai problème, c’est qui la conçoit, qui l’entraîne, quels biais elle véhicule.
Les grands modèles (OpenAI, Google, Meta, Anthropic…) sont majoritairement développés dans des environnements californiens ultra-progressistes, avec des équipes qui votent Biden/Harris à 90 % et qui ont déjà démontré leur capacité de censurer ou orienter les réponses sur des sujets sensibles (genre, climat, immigration, économie). Demandez à Grok l’IA conçue par Elon Musk (ce qui dit son indépendance et en tout cas sa son appartenance au progressisme, et c’est bien la seule IA qui m’inspire confiance, c’est pourquoi j’ai demandé l’illustration ci-dessus à Grok ) ce qu’il en pense : les biais existent, ils sont documentés.
Quand un jeune de banlieue ou un étudiant bobo pose une question sur le bilan d’un maire RN versus un maire PS, sur l’insécurité ou le pouvoir d’achat, quelle version de la réalité l’IA lui sert-elle ? Celle des données d’entraînement ou une version équilibrée ?
Terra Nova s’inquiète soudain des garde-fous maintenant que l’outil profite (un peu) à son camp. Hier encore, pourtant, ils voulaient réguler, labelliser, encadrer tout ce qui pouvait déranger le récit dominant. Comme c’est étrange !
Conclusion provocatrice
L’IA ne tuera pas la démocratie. Elle l’accélère et la rend plus transparente : les électeurs contournent les médias traditionnels (souvent alignés) pour aller chercher directement des synthèses. C’est une bonne nouvelle pour qui croit en la souveraineté individuelle.
Alors, que les socialauds de Terra Nova nous épargnent le numéro du laboratoire d’idées « neutre » qui s’émerveillerait soudain d’un phénomène qui les aurait poussés à hurler à la mort s’il avait profité au camp d’en face. C’est du cochon. Du gros cochon même.
La démocratie ne se défend pas en choisissant ses outils selon la couleur politique des utilisateurs. Elle se défend en exigeant de la transparence sur les biais des IA, en promouvant la pluralité des modèles (y compris non-woke) et en rappelant que le dernier rempart reste toujours le cerveau critique du citoyen, pas le laboratoire d’idées qui valide l’influence seulement quand elle va dans son sens !
Christine Tasin
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