
Depuis quelques années déjà, le petit torchon sur papier glacé que nous distribue tous les mois la municipalité de gauche de ma ville faisait régulièrement état du danger que représenterait une maison pas assez entretenue aux yeux de Monsieur le maire.
Les propriétaires, qui n’y vivaient qu’occasionnellement, pour avoir un autre logement ailleurs, ne tondaient les hautes herbes qu’une fois par an, ce qui aux dires des voisins, permettrait à des espèces nuisibles de proliférer. Petits mulots et compagnie, d’habitude si aimés de cette gauche adepte des fauchages raisonnés et de la biodiversité, qui appelle à prendre soin des moustiques et araignées, seraient soudainement devenus indésirables.
Dans le cas présent, les écolos de gauche et autres adeptes « transitionnistes » de tous poils, transition environnementale, transition de genre, transition énergétique… ne voulaient plus entendre parler d’offrir un havre de paix aux serpents et rongeurs.
Les voisins en question étaient-ils des amis du maire, ou des conseillers municipaux, pour que cette maison fasse autant parler d’elle ?
Alors, ils ne se sont pas embêtés, ils ont pris un arrêté de péril comme quoi cette maison serait insalubre, ce qui permet au maire socialiste de prendre des mesures à la place du propriétaire.
Dans la foulée, ils ont déclenché une procédure d’expropriation d’utilité publique pour mettre dehors les propriétaires du pavillon et s’emparer de leur bien.
La maison étant très bien située, il semble que Monsieur le maire avait une autre idée en tête !
Vu les fondements fragiles de la procédure d’expropriation d’utilité publique, qui suppose un contrôle judiciaire de l’utilité publique d’expulser, aux dernières nouvelles les propriétaires ont été contactés par un EPF (établissement public foncier) pour vendre au plus vite et à bas prix leur maison, faute de quoi ils se feraient dégager par expropriation d’utilité publique.
La Déclaration de 1789 prévoit à ce sujet que l’expropriation doit se faire moyennant une « juste indemnité ». Cependant, dans les faits, l’indemnité est généralement si peu généreuse que la procédure est crainte de beaucoup de citoyens à peu près assurés de réaliser une moins-value lors de l’expulsion !
Sans doute impressionnés par tout cet arsenal juridique déployé par l’équipe en place, les propriétaires auraient cédé et consenti à dégager.
Il a alors été annoncé par Monsieur le maire que leur maison allait être convertie en 6 logements sociaux ! Alléluïa !
De quoi assurer la confortable réélection de l’intéressé qui, au dernier scrutin, n’a eu aucun opposant. Il paraît que même les 3/4 des habitants se sont déplacés pour voter pour la liste unique, à l’exception de quelques récalcitrants osant encore s’abstenir comme votre serviteur.
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de mieux en mieux ! mais les FRANCAIS ne vont pas reagirent devant ces escrocs ???