LFI n’aime pas la concurrence : la police de la fête est arrivée

 Grenoble, sanctuaire de la pensée unique. Le festival Cabaret Frappé avait commis l’erreur fatale d’inviter Barbara Butch, DJ lesbienne, grosse, féministe, star des JO de Paris et coupable ultime : elle a osé signer une tribune contre l’antisémitisme en France.

Chez LFI, c’est le signal d’alarme. Une artiste qui danse, mixe et célèbre la visibilité LGBT sans leur bénédiction ? Pire qu’un crime : de la concurrence idéologique !

On les imagine, les petits commissaires politiques du groupe local, écumant de rage devant leur écran :
 Elle est queer ? Parfait. Elle est connue ? Excellent. Mais elle n’a pas le bon avis sur Israël et elle refuse de porter le keffieh comme écharpe ? Déprogrammation immédiate. Boycott culturel

Parce que chez LFI, on adore les minorités. On les adore tellement qu’on les protège… en les muselant dès qu’elles sortent du script.

Une DJ juive qui dit subir l’antisémitisme au quotidien ? Mensonge bourgeois.

Une lesbienne qui fait la fête sans haïr le bon ennemi ? Traîtresse.

Une femme qui remplit des pistes de danse sans passer par le tribunal populaire insoumis ?  Impardonnable.

Leur logique est d’une cohérence magnifique : on boycotte une artiste LGBT au nom de la Palestine, tout en se proclamant rempart contre toutes les discriminations. Du grand art schizophrénique. Du Mélenchon pur jus : la tolérance zéro pour ceux qui ne pensent pas comme nous.

« La politique israélienne, elle ne me concerne pas », a calmement expliqué Barbara Butch.
Réponse de LFI : « Ta gueule, tu danses plus. »

C’est beau, la gauche insoumise. On défend les opprimés en harcelant une DJ, on combat l’extrême droite en faisant le boulot des censeurs, on célèbre la culture en annulant les concerts qui ne sont pas certifiés « anti-sionistes ».

La pauvre maire écolo de Grenoble doit se sentir chez elle : coincée entre des alliés qui veulent transformer un festival en tribunal populaire et une artiste qui a simplement eu le tort de briller sans leur autorisation.

Morale de l’histoire, version LFI
La fête est un droit.
Mais seulement si elle est validée par le Politburo, alignée sur la ligne du parti et surtout, surtout, sans aucune concurrence.

Sinon, on annule, on boycotte, on dénonce, on moralise.
Et on appelle ça « progressisme » .

Pathétique.

 

Joël et C.Tasin

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