Schiappa pleureuse de la macronie : quand l’utopie multiculturelle lui revient en pleine gueule

Ils ont applaudi des deux mains, comme Schiappa. Ils ont encensé le génie jupitérien, le progressisme décomplexé, la société ouverte  et la France black-blanc-beur,  Schiappa en tête, et tous les autres courtisans, influenceurs et bobos du premier cercle macronien : ceux qui ont fait du macronisme un culte mondain entre deux dîners dans le Marais et trois selfies à la Rotonde.

Pendant des années, ils ont défendu la suppression des frontières, le vivre-ensemble obligatoire, la mixité sociale forcée et la lutte acharnée contre les  élites  et les  privilégiés .

La carte scolaire ? Un outil merveilleux pour brasser les populations, casser les ghettos dorés et « enrichir » les bons établissements par un peu de « diversité ». On allait enfin punir ces parents égoïstes qui osaient vouloir le meilleur pour leurs enfants : des profs qui savent enseigner, des camarades qui viennent pour travailler et pas pour racketter ou importer le tiers-monde à la maison.

Et puis la réalité, cette salope tenace, a fini par frapper. La carte scolaire revue et corrigée, les affectations sociales via bonus IPS(1) ou autres bidouilles égalitaristes, les fermetures de classes dans les zones qui se vident et soudain, les mêmes qui criaient  tolérance  et solidarité  se découvrent une soudaine passion pour l’excellence scolaire de leur progéniture…

« Mais comment ? Mon petit Chérubin, qui a 18 de moyenne et qui bosse comme un damné, va se retrouver dans un lycée pourri avec des élèves qui ne parlent même pas français ? C’est scandaleux ! » Et Schiappa de pleurer comme une Madeleine devant l’injustice qui tombe sur la gueule de ses enfants…

Ah les ex-macronistes repentis ou simplement réalistes trop tard. Vous avez applaudi la destruction méthodique du mérite. Vous avez voté, tweeté, liké, défendu la politique qui transforme les bons collèges en sas d’accueil pour l’échec scolaire de masse. Vous avez craché sur les parents qui fuyaient déjà les établissements sensibles en s’endettant pour le privé. Et maintenant que la machine que vous avez huilée vous broie les orteils, vous pleurez dans les dîners en ville ?

C’est beau, l’humanisme sélectif. Tant qu’il concernait les autres. Tant que c’était les enfants des classes populaires ou moyennes qui trinquaient dans les zones d’éducation prioritaire transformées en zones de non-droit… tout allait très bien, Madame la Marquise !  Mais quand ça touche les quartiers  encore un peu préservés , soudain l’indignation pointe son nez.

Pendant ce temps, des familles comme celle de Michaël Youn à Éguilles se font agresser à domicile par des hommes armés et cagoulés. Mais chut, on ne parle pas de ça. On parle plutôt de mixité  et d’ inclusion. La réalité sécuritaire et scolaire n’est qu’un détail désagréable pour ceux qui ont passé dix ans à nier l’évidence.

La Macronie a toujours été ça : une caste qui croit pouvoir échapper aux lois qu’elle impose aux autres. Et Schiappa en est le parfait exemple. Ils ont semé le vent idéologique. Ils récoltent aujourd’hui la tempête bureaucratique et démographique. Et le plus beau, c’est qu’ils ont le culot de s’en plaindre.

Pauvres chéris…

Christine Tasin

(1) IPS, Indice de Position sociale… Du grandiose. Je suis sûre que vous n’auriez jamais pu imaginer une telle machine à dégripper le brouillard..

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