Par Madjid Makedhi 6 mai 2026
Le président français, Emmanuel Macron, veut relancer les relations algéro-françaises, gelées depuis l’été 2024. Selon le quotidien Le Monde, il souhaite une normalisation avec l’Algérie avant la fin de son mandat qui arrivera à terme dans une année.
«Qu’est-ce qu’on fait avec l’Algérie ?», demande-t-il au député écologiste des Hauts-de-Seine et présidente du groupe d’amitié France-Corée du Sud, Sabrina Sebaïhi. C’était le 3 avril. A bord de son avion qui le ramenait de Séoul à Paris, le chef de l’Etat français avait interpellé l’élue franco-algérienne. (voir ci-contre J.d.L.)
Cette déclaration, commente le média français, traduit la volonté d’Emmanuel Macron de chercher des pistes permettant de dégeler les relations entre les deux pays qui ont été envenimées par l’offensive des acteurs de la droite et de l’extrême droite en France.
La même source rapporte aussi les impressions de Sabrina Sebaïhi. (voir article ci-contre)
«Le chef de l’Etat (Macron, ndlr) veut se réconcilier avec l’Algérie avant la fin de son mandat», estime-t-elle. Selon Le Monde, «elle n’est pas la seule à avoir cette impression parmi ceux qui croisent le président de la République sur le dossier algérien». «A l’évidence, M. Macron ne veut pas quitter l’Elysée sur un échec avec Alger», explique l’article. Le quotidien rappelle, dans la foulée, que «le climat s’est légèrement éclairci ces dernières semaines grâce à plusieurs initiatives discrètes et pragmatiques».
NOUVEAU TON ?
Il cite, dans ce sens, la reprise de la coopération migratoire à la suite d’une visite à Alger du ministre français de l’Intérieur Laurent Nuñes en février et la délivrance des laissez-passer consulaires (7 d’ un coup ! Bigre… sur un stock de plus de 1 000 ! -Note de Juvénal.-) pour les ressortissants algériens en situation irrégulière, après une suspension de plus d’une année. Il faut dire que le gouvernement français a adopté un nouveau ton avec l’Algérie depuis l’automne 2025, avec notamment le départ de Bruno Retailleau qui poussait, des mois durant, dans le sens de la rupture entre les deux pays.
Son successeur, Laurent Nuñes, avait plutôt œuvré pour la reprise du dialogue. Une démarche qui a permis l’organisation de la visite de février 2026. Avant cette visite, « le terrain a été préparé » par la présidente de l’Association France-Algérie (AFA), « Ségolène Royal », qui a séjourné en Algérie pendant une semaine où elle s’est entretenue avec les hauts responsables algériens, dont le président Abdelmadjid Tebboune qui lui avait accordé une audience (quel honneur ! merci Ségogo…note Juvénal.). L’ancienne candidate à la présidentielle en France avait alors appelé le gouvernement de son pays à faire le pas vers la normalisation entre Alger et Paris. Même si la cadence reste lente, « le rapprochement est en cours ». Notamment sur le plan économique. Il y a quelques jours, le président du Medef, Patrick Martin, s’est rendu à Alger pour renouer les contacts avec le CREA. Les deux parties sont engagées à établir un plan de partenariat entre les entreprises des deux pays.
Emmanuel Macron va-t-il faire un geste en vue de renouer le contact avec son homologue Abdelmadjid Tebboune ? (« Et aller à Canossa tête recouverte de cendres » ? Juvénal.) source
Juvénal de Lyon LIBEREZ CHRISTOPHE GLEIZES !
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