Algérie : quand notre diplomatie comprendra-t-elle qu’elle doit s’engager sur la voie de la fermeté ?

La tribune d’Arnaud Benedetti parue le 25 dans le Figaro nous résume la relation exécrable de la France avec son ancienne colonie algérienne en partie due à la faiblesse repentante et à la carence diplomatique de monsieur Macron dont profite le satrape algérien Tebboune, qui remâche ses frustrations et l’incapacité qu’il a de sortir son pays du sous-développement, en dépit de ses immenses richesses et tout en accablant la France comme responsable, c’est bien évident, de la gabegie qui y règne depuis 1962.
Bigre !!!. L’ impéritie, la corruption de son gouvernement, la soumission forcée de la population, l’absence de liberté de conscience et d’expression, le monopole du parti totalitaire au pouvoir, tout cela fait que les citoyens d’ Algérie n’ont qu’ un désir : fuir chez l’ ancien colonisateur pour trouver un sort meilleur… 
Que pouvons-nous souhaiter pour l’avenir de ce pays ? Une révolution qui permettra le retour au pays de sa diaspora impatiente de retrouver une Algérie où  il faisait bon vivre, oui, autrefois on pouvait y vivre heureux et….libre !
Amis algériens, prenez vous enfin en charge ! Vous avez tout pour y trouver le bonheur de vivre enfin en paix chez vous ! 
 Arnaud Benedetti, Le Figaro
Cette tribune est parue hier, 25 avril, dans Le Figaro – où il n’y a pas que de mauvaises lectures. Comme Arnaud Benedetti, nous ne pensons pas qu’il faille tirer un trait définitif sur notre relation avec l’Algérie. Cette relation est exécrable aujourd’hui en tout premier lieu à cause de la faiblesse française (dirigeants, institutions) dont on sait profiter largement à Alger. À ce jeu-là, nous pourrions laisser grandir, un ennemi bien réel celui-là, qui est, il est vrai, notre « vis-à-vis » méditerranéen qui a déjà installé chez nous des millions de ses ressortissants, dont la frange active réagit à l’aune et sous l’influence de ses origines. La faiblesse du Système français est bel et bien notre plus redoutable adversaire…

Une quinzaine de jours après le voyage pontifical, non seulement Christophe Gleizes reste emprisonné, mais la justice algérienne, exclusivement politique, vient de condamner le grand écrivain franco-algérien Kamel Daoud à 3 ans de prison ferme pour avoir attenté à la loi de concorde civile qui fait obligation, entre autres, de ne pas évoquer les années de guerre qui, dans les années 1990, ensanglantèrent le pays. 200 000 morts, des milliers de disparus, des séquelles loin d’être cicatrisées et le compromis non dit mais réel des héritiers du FLN avec les islamistes sont autant de faits frappés d’un interdit dont ni l’histoire, ni la mémoire et pas plus la littérature ne sauraient parler. Cette chape de plomb est la marque d’une dictature qui, comme toutes les dictatures, bannit la liberté de penser, de chercher, d’écrire, de créer parce que, par nature, tout régime dictatorial déteste le retour sur soi-même, l’introspection et la vérité.

C’est ainsi : la réalité du pouvoir algérien est parfaitement connue et documentée. Seul l’aveuglement idéologique d’un côté et la pusillanimité diplomatique de l’autre feignent de l’ignorer, là où les prisonniers d’opinion sont enfermés pour un simple tweet, où les apostats risquent leur vie et où les purges au sein même du système portent l’empreinte des pouvoirs à propension totalitaire. Nonobstant ces évidences, il se trouve en France des voix pour prôner l’accommodement, sous couvert d’apaisement, avec les hiérarques algériens qui, par ailleurs, se montrent indéfectiblement intransigeants tant sur le dossier des OQTF que sur les enjeux mémoriels dont ils ne cessent de vouloir tirer profit, quitte à travestir l’histoire. Ces voix sont multiples : au Quai d’Orsay, sur les bancs du Parlement, le plus souvent à gauche, au sein de différentes associations comme celle présidée par Ségolène Royal, actuelle présidente de l’Association France-Algérie, et bien évidemment au plus haut niveau de la Grande Mosquée de Paris, relais à peine dissimulé de la présidence Tebboune. C’est ainsi que ce parti de l’Algérie use en France de ses leviers d’influence pour pousser l’agenda de ce que d’aucuns se refusent à désigner par son nom : une dictature qui a enfermé son peuple dans le mensonge, la paranoïa anti-française, la misère et la brutalité militaro-policière. Il n’a cessé de prospérer sous les deux quinquennats d’Emmanuel Macron dont la faute originelle est d’avoir, lorsqu’il n’était qu’un candidat à la présidentielle en 2017, affirmé que la France s’était rendue coupable de crimes contre l’humanité durant la colonisation…

La realpolitik peut commander et exige souvent que l’on traite avec des régimes peu conformes à notre propre conception des droits humains. C’est là même une constante des relations diplomatiques, sous réserve néanmoins que la puissance avec laquelle l’on échange ne manifeste pas une hostilité de tous les instants contraire à nos propres intérêts. Or c’est là précisément le cas de figure d’une relation franco-algérienne dont l’historien Pierre Vermeren a rappelé dans un ouvrage récemment publié (France-Algérie : Histoire d’une relation pathologique, Taillandier) l’asymétrie toxique. Des campagnes de presse continuelles contre Paris à une politique des otages, en passant par des tentatives d’enlèvements ou d’intimidations des opposants algériens sur le sol national, les manifestations hostiles du pouvoir algérien à l’encontre de la France n’ont cessé de se multiplier, à proportion que l’exécutif français, tant à l’Élysée qu’au Quai d’Orsay et désormais place Beauvau depuis l’accession de Laurent Nunez, faisait preuve de réserve, quand il ne donnait pas des gages aux oligarques d’Alger.

L’échec de cette stratégie est-il encore à démontrer alors que notre concitoyen Christophe Gleizes demeure prisonnier dans un silence assourdissant à la fois des autorités françaises et de ceux censés le soutenir ? Et n’est-il pas encore plus cinglant depuis la condamnation scélérate de Kamel Daoud, grande conscience avec Boualem Sansal, de la dénonciation de l’islamisme et de l’autocratie algérienne ? Le mutisme des autorités françaises, qui n’ont à cette occasion exprimé aucune protestation officielle, confirme hélas une tétanie dont les ressorts dessinent un halo de raisons qui, aucune d’entre elles prises communément ou séparément (poids des diasporas dans certaines de nos cités, préoccupations sécuritaires dans la lutte antiterroriste, culpabilité post-coloniale), ne saurait justifier un tel état de faiblesse qui n’a pour conséquence que d’alimenter la radicalité du pouvoir qui, de l’autre côté de la Méditerranée, opprime tout autant son peuple qu’il honnit l’ancien colonisateur…

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12 Commentaires

  1. On attend toujours les mesures « fermes » envers ce pays qui nous marche dessus, Retailleau n’a rien fait en fait, rien ne change bien au contraire
    Et macron nous a insultés encore hier en disant ceux qui voudraient être contre l’algérie étaient « maboule »
    Une insulte de plus il ne nous l’avait pas fait celle là !!!
    Qu’il se casse j’en peux plus

  2. Certains pensent qu’il faut de la « fermeté » face à l’Algérie. Ils sont « maboules » leur répond notre sage Macron qui n’a rien trouvé de mieux que de faire repentance. Vous parlez de « vérité » et je crois que la vérité c’est que l’Algérie a été vraiment une partie de la France comme l’est la Guyane ou la Martinique et non une simple colonie. Il faut que nos hommes d’état parlent à l’Algérie comme un père responsable parle à ses enfants, sur un ton ferme et intransigeant.

  3. Notre diplomatie comprendra qu’elle doit s’engager sur la voie de la fermeté avec l’Algérie quand LES CITOYENS le lui auront expliqué suffisamment SOUVENT.
    Donc prenez votre part, EXPLIQUEZ une fois :
    Imprimer cet article et l’envoyer à un des conseillers de l’halluciné chef des diplomates, le dénommé Jean Noël « fils de » Barrot.
    Leurs noms sont sur
    https://www.info.gouv.fr/personnalite/jean-noel-barrot#cabinet
    Leur adresse postale sur
    https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/mentions-legales
    Pour imprimer l’article facilement, cliquer sur l’icône « + » blanc sur fond bleu en toute fin d’article puis sélectionner l’icône PrintFriendly.
    Choisir Style > Texte 100% Image 75%
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    Au bas de la dernière page, écrire « Lu & approuvé » signé de votre prénom et ville (+ nom de famille et adresse complète si vous avez confiance).
    Mettre les deux feuilles dans une enveloppe, écrire nom et adresse, timbrer et poster.

  4. Notre Diplomatie ne comprendra jamais qu’elle doit s’engager sur la voie de la fermeté puisqu’elle suit à la lettre ce que lui commande notre maboul de MACRON !
    En perdant la tête MACRON nous fait perdre la face en tout et pour tout vis à vis du monde qui n’a plus aucun respect pour nous !
    Mais perd-il vraiment la tête et n’a-t-il pas vraiment l’intention de faire perdre-pieds à la France ???…

    • Allons allons Juvénal de Lyon, tout le monde le sait qu’il n’a rien dans le ventre ni d’quéquette. Mais faut pas le dire, vous risquez de lui faire de la peine le pauvre chou. 🤣

  5. Bonjour,

    Merci Juvénal pour cet article.

    Cette crapule de Macron nous traite de « mabouls », lui , à l’égal de Tebboune, qui est un taré profond.

    Ce matin sur « France-Infox » on nous fait pleurer, longuement, sur cette divine Algérie qui nous gratifie généreusement de médecins que nous n’avons pas et que, donc, il faut chérir !

    J’ai déjà raconté, ici, comment le régime du taré Macron a éliminé mon neveu des études de médecine avec un oral woke: admis par la suite par une voie d’excellence à Centrale-Supélec

    Et comment le même système du taré Macron a recalé par deux fois sa soeur (un an d’avance, mention Bien) à Parcours-Sup dans l’accès à ces même études.

    Ce système macronard est un système monstrueux : ce que je ne comprends pas c’est l’ indifférence des Français à ses crapuleries …

    • Bonjour Antiislam, j’ai entendu aussi cela ce matin et mon poste de radio à faillit passer par la fenêtre ! Sommes nous réellement sous la gouvernance d’un président Français ? Ou d’ un sympathisant et espion du FLN ! On peut se poser la question ! Dans les années 60, bien que moins nombreux, nous n’avions acun mal a former du personnel médical, pourquoi aujourd’hui est-ce devenu si difficile ? Parce que le niveau d’entrée n’a pas changé mais le système scolaire est devenu tellement nul, que les élèves n’ont plus le niveau. On préfère recruter en Algérie, et pourquoi l’Algerie au fait? Parce que lorsque la France embauche leurs charlatans, ils débarrassent leurs pays et les Algériens sont en meilleure santé, par contre si tu as entendu aussi ce matin, 4000 décès (confirmés) à cause d’erreurs médicales ! Il y aurait il une relation de causes à effets? Bonne journée.

    • Chérir les médecins Algériens ? Non, pas pour moi Antiislam ! Je n’ai aucune confiance aux médecins musulmans qui, avant tout, sont et font tout pour Allah !
      Bien entendu, je ne fais pas partie des Français indifférents aux « crapuleries » (et vous êtes gentil) de MACRON. Je le hais pour tout ce qu’il nous fait endurer en attendant le réveil des Français mais je n’y crois plus beaucoup !

    • Nonobstant le fait qu’à termes l’Algérie mais aussi d’autres pays nous reprocherons d’avoir inciter leurs élites à venir œuvrer chez nous alors qu’ils en ont tant besoin chez eux. Naturellement rien ne sera reproche à leurs ressortissants déserteurs. Quant à notre ministre de la santé il se félicite d’avoir à disposition des médecins sous payés vu qu’on en n’a pas assez chez nous.