Les 13 et 14 avril, Sa Sainteté le pape Léon XIV se rendait en Algérie sur les traces de Saint Augustin. Côté français, beaucoup espéraient d’une visite dont ils pensaient qu’elle pourrait permettre la libération de notre compatriote Christophe Gleizes, le journaliste sportif français toujours détenu par le régime d’Alger. Le geste aurait auguré ainsi d’un début de désescalade dans les relations tendues entre la France et l’Algérie.
Une quinzaine de jours après le voyage pontifical, non seulement Christophe Gleizes reste emprisonné, mais la justice algérienne, exclusivement politique, vient de condamner le grand écrivain franco-algérien Kamel Daoud à 3 ans de prison ferme pour avoir attenté à la loi de concorde civile qui fait obligation, entre autres, de ne pas évoquer les années de guerre qui, dans les années 1990, ensanglantèrent le pays. 200 000 morts, des milliers de disparus, des séquelles loin d’être cicatrisées et le compromis non dit mais réel des héritiers du FLN avec les islamistes sont autant de faits frappés d’un interdit dont ni l’histoire, ni la mémoire et pas plus la littérature ne sauraient parler. Cette chape de plomb est la marque d’une dictature qui, comme toutes les dictatures, bannit la liberté de penser, de chercher, d’écrire, de créer parce que, par nature, tout régime dictatorial déteste le retour sur soi-même, l’introspection et la vérité.
C’est ainsi : la réalité du pouvoir algérien est parfaitement connue et documentée. Seul l’aveuglement idéologique d’un côté et la pusillanimité diplomatique de l’autre feignent de l’ignorer, là où les prisonniers d’opinion sont enfermés pour un simple tweet, où les apostats risquent leur vie et où les purges au sein même du système portent l’empreinte des pouvoirs à propension totalitaire. Nonobstant ces évidences, il se trouve en France des voix pour prôner l’accommodement, sous couvert d’apaisement, avec les hiérarques algériens qui, par ailleurs, se montrent indéfectiblement intransigeants tant sur le dossier des OQTF que sur les enjeux mémoriels dont ils ne cessent de vouloir tirer profit, quitte à travestir l’histoire. Ces voix sont multiples : au Quai d’Orsay, sur les bancs du Parlement, le plus souvent à gauche, au sein de différentes associations comme celle présidée par Ségolène Royal, actuelle présidente de l’Association France-Algérie, et bien évidemment au plus haut niveau de la Grande Mosquée de Paris, relais à peine dissimulé de la présidence Tebboune. C’est ainsi que ce parti de l’Algérie use en France de ses leviers d’influence pour pousser l’agenda de ce que d’aucuns se refusent à désigner par son nom : une dictature qui a enfermé son peuple dans le mensonge, la paranoïa anti-française, la misère et la brutalité militaro-policière. Il n’a cessé de prospérer sous les deux quinquennats d’Emmanuel Macron dont la faute originelle est d’avoir, lorsqu’il n’était qu’un candidat à la présidentielle en 2017, affirmé que la France s’était rendue coupable de crimes contre l’humanité durant la colonisation…
L’échec de cette stratégie est-il encore à démontrer alors que notre concitoyen Christophe Gleizes demeure prisonnier dans un silence assourdissant à la fois des autorités françaises et de ceux censés le soutenir ?
La realpolitik peut commander et exige souvent que l’on traite avec des régimes peu conformes à notre propre conception des droits humains. C’est là même une constante des relations diplomatiques, sous réserve néanmoins que la puissance avec laquelle l’on échange ne manifeste pas une hostilité de tous les instants contraire à nos propres intérêts. Or c’est là précisément le cas de figure d’une relation franco-algérienne dont l’historien Pierre Vermeren a rappelé dans un ouvrage récemment publié (France-Algérie : Histoire d’une relation pathologique, Taillandier) l’asymétrie toxique. Des campagnes de presse continuelles contre Paris à une politique des otages, en passant par des tentatives d’enlèvements ou d’intimidations des opposants algériens sur le sol national, les manifestations hostiles du pouvoir algérien à l’encontre de la France n’ont cessé de se multiplier, à proportion que l’exécutif français, tant à l’Élysée qu’au Quai d’Orsay et désormais place Beauvau depuis l’accession de Laurent Nunez, faisait preuve de réserve, quand il ne donnait pas des gages aux oligarques d’Alger.
L’échec de cette stratégie est-il encore à démontrer alors que notre concitoyen Christophe Gleizes demeure prisonnier dans un silence assourdissant à la fois des autorités françaises et de ceux censés le soutenir ? Et n’est-il pas encore plus cinglant depuis la condamnation scélérate de Kamel Daoud, grande conscience avec Boualem Sansal, de la dénonciation de l’islamisme et de l’autocratie algérienne ? Le mutisme des autorités françaises, qui n’ont à cette occasion exprimé aucune protestation officielle, confirme hélas une tétanie dont les ressorts dessinent un halo de raisons qui, aucune d’entre elles prises communément ou séparément (poids des diasporas dans certaines de nos cités, préoccupations sécuritaires dans la lutte antiterroriste, culpabilité post-coloniale), ne saurait justifier un tel état de faiblesse qui n’a pour conséquence que d’alimenter la radicalité du pouvoir qui, de l’autre côté de la Méditerranée, opprime tout autant son peuple qu’il honnit l’ancien colonisateur…
Si la France veut renouer une relation normalisée et apaisée, puis constructive avec son vis-à-vis algérien, faut-il encore que les dirigeants français cessent de s’illusionner sur leur capacité diplomatique à amadouer leurs homologues algériens et qu’ils s’engagent une fois pour toutes dans une voie de fermeté et de vérité qui permette une révision de fond en comble de notre politique : car si l’Algérie n’est plus une colonie, la France n’est plus un colonisateur, un double message qu’il faut faire entendre à Alger et comprendre à Paris. Face à la souveraineté du ressentiment d’Alger, Paris doit tout simplement rappeler que sa souveraineté ne saurait être captive des stratégies claniques des dirigeants algériens et de leur double discours, agressif à Alger mais plus conciliant dès lors qu’il s’agit de préserver leurs intérêts familiaux et patrimoniaux à Paris… ARNAUD BENEDETTI , professeur associé à l’Université Paris Sorbonne, est le fondateur du comité de soutien international à Boualem Sansal. Il dirige la Nouvelle Revue Politique. source Tribune Le Figaro (reprise par JSF : source
Pcc Juvénal de Lyon
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On attend toujours les mesures « fermes » envers ce pays qui nous marche dessus, Retailleau n’a rien fait en fait, rien ne change bien au contraire
Et macron nous a insultés encore hier en disant ceux qui voudraient être contre l’algérie étaient « maboule »
Une insulte de plus il ne nous l’avait pas fait celle là !!!
Qu’il se casse j’en peux plus
Notre Diplomatie ne comprendra jamais qu’elle doit s’engager sur la voie de la fermeté puisqu’elle suit à la lettre ce que lui commande notre maboul de MACRON !
En perdant la tête MACRON nous fait perdre la face en tout et pour tout vis à vis du monde qui n’a plus aucun respect pour nous !
Mais perd-il vraiment la tête et n’a-t-il pas vraiment l’intention de faire perdre-pieds à la France ???…
Il n’a jamais eu de tête politique, ce n’est pas un chef !
C’est un eunuque, il n’a même pas pu procréer. L’a pas d’quéquette ce mec !
Allons allons Juvénal de Lyon, tout le monde le sait qu’il n’a rien dans le ventre ni d’quéquette. Mais faut pas le dire, vous risquez de lui faire de la peine le pauvre chou. 🤣
Bonjour,
Merci Juvénal pour cet article.
Cette crapule de Macron nous traite de « mabouls », lui , à l’égal de Tebboune, qui est un taré profond.
Ce matin sur « France-Infox » on nous fait pleurer, longuement, sur cette divine Algérie qui nous gratifie généreusement de médecins que nous n’avons pas et que, donc, il faut chérir !
J’ai déjà raconté, ici, comment le régime du taré Macron a éliminé mon neveu des études de médecine avec un oral woke: admis par la suite par une voie d’excellence à Centrale-Supélec
Et comment le même système du taré Macron a recalé par deux fois sa soeur (un an d’avance, mention Bien) à Parcours-Sup dans l’accès à ces même études.
Ce système macronard est un système monstrueux : ce que je ne comprends pas c’est l’ indifférence des Français à ses crapuleries …
Bonjour Antiislam, j’ai entendu aussi cela ce matin et mon poste de radio à faillit passer par la fenêtre ! Sommes nous réellement sous la gouvernance d’un président Français ? Ou d’ un sympathisant et espion du FLN ! On peut se poser la question ! Dans les années 60, bien que moins nombreux, nous n’avions acun mal a former du personnel médical, pourquoi aujourd’hui est-ce devenu si difficile ? Parce que le niveau d’entrée n’a pas changé mais le système scolaire est devenu tellement nul, que les élèves n’ont plus le niveau. On préfère recruter en Algérie, et pourquoi l’Algerie au fait? Parce que lorsque la France embauche leurs charlatans, ils débarrassent leurs pays et les Algériens sont en meilleure santé, par contre si tu as entendu aussi ce matin, 4000 décès (confirmés) à cause d’erreurs médicales ! Il y aurait il une relation de causes à effets? Bonne journée.
Chérir les médecins Algériens ? Non, pas pour moi Antiislam ! Je n’ai aucune confiance aux médecins musulmans qui, avant tout, sont et font tout pour Allah !
Bien entendu, je ne fais pas partie des Français indifférents aux « crapuleries » (et vous êtes gentil) de MACRON. Je le hais pour tout ce qu’il nous fait endurer en attendant le réveil des Français mais je n’y crois plus beaucoup !
Bonjour,
Nous sommes bien d’accord, cher Jean !
Nonobstant le fait qu’à termes l’Algérie mais aussi d’autres pays nous reprocherons d’avoir inciter leurs élites à venir œuvrer chez nous alors qu’ils en ont tant besoin chez eux. Naturellement rien ne sera reproche à leurs ressortissants déserteurs. Quant à notre ministre de la santé il se félicite d’avoir à disposition des médecins sous payés vu qu’on en n’a pas assez chez nous.