
La « TPV Cyclope » de 1939 était plus ambitieuse que l’ « Ami » de 2026 !
Vrai génie contre faux progrès !
On nous vend la mobilité urbaine du futur : 45 km/h, 2 places, plastique symétrique et batterie à louer.
Mais en 1939, Citroën imaginait une toute petite voiture (TPV) capable de transporter 4 adultes et 50 kg de bagages, traverser un champ labouré sans casser un œuf, peser moins de 400 kg… et tout ça avec un seul phare central, une suspension interconnectée et une réparabilité villageoise !
➡️En vidéo : pourquoi la Citroën Ami est une arnaque (et ce qu’on cachait en 1939) :
○ YOUTUBE (@Le GARAGE FRANÇAIS) : https://tinyurl.com/5fjr7j2e
➡️Voici l’histoire passionnante de cette voiture « Cocorico » qui a révolutionné la conception utilitaire.
Le cahier des charges « impossible » de Pierre-Jules Boulanger
En 1934, Pierre-Jules Boulanger, alors patron de Citroën, lance le projet avec une vision radicalement pragmatique. Il ne s’agit pas de faire une voiture de luxe, mais un outil pour les agriculteurs.
Les critères étaient drastiques :
- Capacité : Transporter 4 personnes et 50 kg de bagages (ou de marchandises).
- Confort « Rural » : Pouvoir traverser un champ labouré avec un panier d’œufs sur le siège arrière sans en casser un seul.
- Économie : Consommer seulement 3 litres aux 100 km.
- Simplicité : Une « réparabilité villageoise » — le véhicule devait pouvoir être entretenu par un maréchal-ferrant ou un agriculteur avec des outils basiques.
- Poids : Moins de 400 kg.
La TPV « Cyclope » de 1939

Le prototype de 1939, surnommé « Cyclope », est l’expression la plus pure de ce minimalisme :
- Un seul phare : La législation de l’époque n’en imposait qu’un seul à gauche (économie de coût et de poids).
- Matériaux de pointe : Pour respecter le poids plume, Citroën utilise du magnésium pour les bras de suspension et du duralumin (alliage d’aluminium) pour la carrosserie.
- Moteur : Un petit bicylindre à plat (boxer) de 375 cm³, initialement refroidi par eau sur les prototypes de 39.
Sabotage patriotique et « oubliettes » de la Guerre
L’histoire prend un tournant héroïque en 1939. Alors que 250 exemplaires de présérie sont prêts pour le Salon de l’Auto, la Seconde Guerre mondiale éclate.
Destruction volontaire et dissimulation.
Pour éviter que les technologies de suspension et d’allègement ne tombent entre les mains de l’occupant nazi, Boulanger ordonne la destruction de la quasi-totalité des prototypes et des dossiers techniques.
Quelques exemplaires sont toutefois cachés dans les greniers de l’usine de Levallois ou enterrés au centre d’essais de La Ferté-Vidame. Ils ne seront redécouverts que bien plus tard (notamment trois exemplaires en 1994).
Duel des philosophies : 1939 vs aujourd’hui
On constate un contraste frappant entre deux époques :
- 1939 : L’ingénierie est au service du besoin réel. On enlève tout le superflu (pas de démarreur électrique au début, mise en route à la manivelle) pour privilégier la robustesse et l’accessibilité.
- 2026 : Alors que nous cherchons à décarboner, la philosophie de la TPV (légèreté extrême, sobriété, réparabilité infinie) revient au centre des débats face à des voitures modernes de plus en plus lourdes et complexes.
Et les voitures à pédales ?
Le site voitureapedales.fr et la rareté de la marque Phénix rappellent que cette quête de simplicité et de légèreté se retrouve aussi dans l’univers du jouet ancien et des voiturettes pour enfants. La Phénix, voiture à pédales de collection, partage cette esthétique de la tôle emboutie et cette ingéniosité mécanique d’autrefois, symboles d’un patrimoine industriel français où l’objet était conçu pour durer et être transmis.
♣ Voitures à Pédales.com – [Le Palais de la VPA (Voiture à pédales)
■ Très rare une PHÉNIX !
○ https://tinyurl.com/y7sdthxm
♣ Voitures à pédales et à moteur pour enfants
○ voitureapedales.fr
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J’avais remarqué dans la description de la video cette anomalie que je prends pour une erreur.
-« capable de transporter 4 adultes OU 50 kg de bagages »
IMPOSSIBLE ; jepens plutôt à :
– capable de transporter 4 adultes ET 50 kg de bagages
Bonjour @Jules Ferry ;
Bravo et merci pour avoir si bien développé par cet article les principaux concepts, valeurs et idées de fabrication de l’ancêtre de notre « 2deuch » ; où l’on relève qu’à l’époque on construisait, fabriqué « pour le melleur profit » de l’utilisateurs, esprit patriote qui se révéla pleinment lorsque l’ennemi osa traîner ses bottes sur notre Sol National.
On peut comparer avec l’esprit commercial et industriel d’aujourd’hui.
Un des prototypes a été caché au fond d’un garage qui deviendra la concession Citroën à Niort.
Ça ressemblait à une automitrailleuse. Mais c’était efficace et durable. Merci à vous deux.