
Une étude intéressante sur la régression des plaques d’artériosclérose grâce au jus de grenade que nos cardiologues ont délibérément ignoré depuis 2004.
L’histoire de cette étude aurait pu changer beaucoup de nos traitements et aider bien des patients.
Résumé de cette publication
Il a été démontré qu’un supplément alimentaire en antioxydants polyphénoliques chez l’animal est associée à une inhibition de l’oxydation des LDL (lipoprotéines de basse densité souvent appelées « mauvais cholestérol » qui transportent le cholestérol vers les cellules) et de la formation de cellules spumeuses (« foam cells ») à partir des macrophages (ce qui est un processus clé de l’athérosclérose), ainsi qu’à une atténuation du développement de l’athérosclérose.
Nous avons étudié les effets de la consommation de 50 ml quotidien de jus de grenade contenant 0,35 mmol de polyphénols, lequel est riche en tanins et anthocyanes, par des patients âgés atteints d’athérosclérose et de sténose carotidienne significative puisque entre 70 et 90 % .
Notre étude a porté sur la progression des lésions carotidiennes, les variations du stress oxydatif et la pression artérielle. Dix patients ont reçu un supplément en jus de grenade pendant un an, et cinq d’entre eux ont continué à le prendre pendant trois ans. Des prélèvements sanguins ont été effectués avant le traitement et pendant la consommation de jus de grenade. Dans le groupe témoin n’ayant pas consommé de jus de grenade, l’épaisseur de l’intima-média de la carotide commune (mesurée par échographie) a augmenté de 9 % en un an, tandis que la consommation de jus de grenade a entraîné une réduction significative de l’épaisseur de l’intima media atteignant 30 %, après un an chez les patients ayant pris ce jus de grenade. L’activité de la paraoxonase sérique des patients (une enzyme antioxydante et anti-inflammatoire ) a augmenté de 83 %, tandis que l’état d’oxydation basal des LDL sériques et leur susceptibilité à l’oxydation induite par les ions cuivre ont été significativement réduits, respectivement de 90 % et 59 %, après 12 mois de consommation de jus de grenade, comparativement aux valeurs obtenues avant la consommation.
De plus, les taux sériques d’anticorps anti-LDL oxydés ont diminué de 19 %, et parallèlement, le statut antioxydant total sérique a augmenté de 130 % après un an de consommation de jus de grenade. La pression artérielle systolique a diminué de 12 % après un an de consommation de jus de grenade et cette diminution est restée stable pendant les trois années suivantes. Pour tous les paramètres étudiés, les effets maximaux ont été observés après un an de consommation de jus de grenade. La poursuite de la consommation de jus de grenade jusqu’à trois ans, n’a pas eu d’effet bénéfique supplémentaire sur l’épaisseur intima-média ni sur l’activité de la paraoxonase sérique, tandis que la peroxydation lipidique sérique a été réduite de 16 % supplémentaires après trois ans de consommation.
Les résultats de la présente étude suggèrent donc que la consommation de jus de grenade par des patients atteints d’artériosclérose carotidienne diminue l’épaisseur de leur intima-média carotidienne et la pression artérielle systolique, et que ces effets pourraient être liés aux puissantes propriétés antioxydantes des polyphénols du jus de grenade.
Quelques considérations à ce sujet
J’ai un grenadier dans le sud de l’Espagne. J’aime les récolter et en faire du jus pour le boire dilué, bien que ce soit laborieux de récupérer les grains et que cela prenne bien du temps. Cette étude m’a enfin motivé.
Cette étude aurait pu changer beaucoup l’histoire de nos traitements ces 20 dernières années. Pourquoi ne l’a-t-elle pas fait? Pas parce que les données étaient peu convaincantes, pas parce que la méthodologie était déficiente, pas parce que quelqu’autre chercheur a réfuté cette étude scientifique, pas parce que cette étude était un échec scientifique. Cette étude a simplement disparu, parce qu’elle était un inconvénient économique à court terme et qu’aucune entreprise n’aurait subventionné des chercheurs pour la répéter. Pourtant en 2009 une étude américaine a confirmé ces bons résultats chez des patients ayant leurs carotides sténosées
Voici ce qui rend cette étude particulièrement gênante pour le narratif habituel: pendant cette étude, ces patients ont continué à prendre leurs médicaments habituels. Soixante pour cent d’entre eux prenaient déjà des statines. Beaucoup prenaient des inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine (antihypertenseurs), des bêta-bloquants, des inhibiteurs du calcium. Leur régime alimentaire et leurs habitudes en matière d’exercice physique restèrent inchangés pendant cette étude. Ces 50 ml quotidien de jus de grenade ne remplaçait donc pas leur traitement pharmaceutique habituel. Il venait s’y ajouter, tout en apportant des bénéfices supplémentaires spectaculaires.
Cela signifiait que les médicaments que ces patients prenaient ne faisaient pas ce que leurs médecins et les patients croyaient et qu’il existe des voies d’améliorer nos artères qui ne sont pas dues aux produits pharmaceutiques prescrits.
Bien qu’il y ait beaucoup de publications qui font l’éloge du jus de grenade, ce jus ne peut pas être breveté. Il ne peut pas être surévalué, commercialisé et vendu à prix d’or. Il ne peut pas générer les revenus qui justifient des coûteux et longs essais cliniques de phase III, une armée de commerciaux et/ou un budget de formation médicale continue pour influencer les médecins et les pharmaciens.
Mobilisons-nous pour que la recherche médicale change, que les priorités de recherche de nos facultés de médecine et des services des hôpitaux universitaires soient fondées sur des preuves solides et répétées plutôt que sur le potentiel de revenus pour des entreprises, d’enseignants universitaires, de cadres médecins et de médecins influenceurs.
Qu’on y fasse, dans ces départements universitaires, de la recherche fondamentale, pas des recherches pour générer des revenus pour des entreprises de médicaments et d’instruments médicaux, pas des « junk studies » ou de la « trash science » pour des fabricants et des élus. Les études conduites dans ces services financés par nos impôts et pour les hôpitaux aussi par nos primes d’assurance maladie-accident devenues insupportables doivent en priorité aider les patients, indépendamment du fait que, dans le futur, l’invention puisse être brevetée ou non par une entreprise. Tous ces partenariats entre l’académie et le privé sont une supercherie, une escroquerie des fond publics. S’il y a un partenariat, les bénéfices devraient aller en majorité au public. Trop souvent de la recherche est faite payée par le contribuable, puis une spinoff peut tout breveter et en profiter entièrement.
Docteur Dominique Schwander
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D’accord pour le jus de grenade, mais une poignée de noix et un bol de myrtilles agrémentés de cacao noir le matin, des légumes verts à midi et un bon verre de vin bien tannique le soir, ça aide aussi mon ami.
Je sens que je vais venir consulter, Docteur Nicolas !