Enfin, Antonio Kast, le nouveau président du Chili, qui promet après 7 ans d’extrême-gauche.
Le continent américain se tourne résolument vers la droite patriote et conservatrice, mettant fin ainsi à l’ère du “Socialisme du XXIème siècle” promu depuis le Vénézuela par le défunt Hugo Chávez au tournant des années 2000. Après le Salvador de Nayib Bukele, l »Argentine de Javier Milei, l´Equateur de Daniel Noboa, la Bolivie de Rodrigo Paz, sans oublier les USA de Donald Trump, c´est au tour du Chili de faire un grand virage à droite.
Le 11 mars prochain José Antonio Kast assumera officiellement la présidence du Chili, mettant fin à près de sept années d’instabillité promue par les politiques d´extrême-gauche et, il faut le dire, une certaine complaisance du centre-droit.
Avocat de 60 ans, père de neuf enfants, patriote et catholique pratiquant, il quitte en 2016 l´Union Démocrate Indépendante (UDI), où il avait milité depuis sa jeunesse, déçu par les concessions de la droite face aux impositions idéologiques de la gauche. Cest en 2019 qu’il fonde le Parti Republicain.
Malgré toutes les tentatives de diabolisation, voire de “nazification” (par le fait d’être le dixième fils d´un immigré allemand qui avait été enrôlé dans la Wehrmacht à l´âge de 18 ans), il a été élu par une large majorité de près de 60 %. Du jamais vu dans ce pays fortement polarisé depuis la moitié du XXème siècle!
On lui a reproché, entre autres, d´avoir soutenu le régime du général Augusto Pinochet qui, vingt ans après son décès continue à diviser les Chiliens. Celui-ci avait sauvé le pays de la violence politique et la ruine provoquées par les choix du gouvernement marxiste de Salvador Allende. Pour cela, et à la demande d’une grande partie de la population, un soulèvement militaire avait eu lieu le 11 septembre 1973. Les méthodes avaient été certes implacables, souvent cruelles et disproportionnées, mais ça avait permis, par la suite, d’engager le Chili sur la voie du progres durable. Une fois la stabilité et la prospérité retrouvées, Pinochet consulta le peuple sur la continuité de son gouvernement à travers un referendum en 1988. Acceptant sa défaite, il rendit le pouvoir aux civils et convoqua des élections présidencielles en 1989 qui furent gagnées par le chrétien-démocrate Patricio Aylwin. Le pays allait connaître alors une période de développement économique sans précédent et l’essor d’une nouvelle clase moyenne.
Celà n’a pas empêché Kast de condamner les graves atteintes aux Droits de l’Homme commises durant ces 17 années de dictature militaire et de valoriser, par ailleurs, la bonne gestion du socialiste Ricardo Lagos (2000-2006) qu´il considère comme le meilleur président depuis le retour de la démocratie.
Son prédécesseur Gabriel Boric (40 ans), un ex-activiste universitaire d´extrême-gauche qui na pas conclu ses études de droit et na jamais travaillé de sa vie, était arrivé au pouvoir suite à “el Estallido Social”; de violentes agitations contre le gouvernement légitime de Sebastián Piñera (centre-droite) de 2019 à 2020.
La mainmise du “Groupe de Puebla”, une coalition de politiciens espagnols et latino-americains d’ultra-gauche alliés au castrisme cubain et au bolivarianisme vénézolien, a été avérée. Une trentaine de stations de métro dans la capitale, des bâtiments publics, des églises et des monuments on été saccagés et brûlés, et des scènes de pillages d’une violence inouïe ont fait sombrer le pays dans le chaos pendant plus d´un an, mettant fin ainsi à la meilleure période qu´ait jamais connu le Chili.
Le moment le plus critique de son mandat fut la tentative de doter le pays d´une nouvelle constitution afin d´abolir celle de 1981, votée par plébiscite durant le gouvernement militaire. Celle-ci avait pourtant été l’objet de nombreuses réformes et porte actuellement la signature de Ricardo Lagos, et c’est celle qui permit au pays de se hisser à la tête du continent.
Ce nouveau texte allait provoquer un véritable suicide collectif. De type “wokiste”, il s´agissait de faire “du passé table rase”. Tout devait être changé de fond en comble: les symboles nationaux, les lois, ainsi que la division territoriale qui devait transformer le Chili en un état plurinational basé sur des règles indigènes que, bien-sûr, personne ne sait definir car au Chili il n´y a jamais eu de ghettos ethniques, tout le monde est plus ou moins métissé et de culture chrétienne.
Heureusement les citoyens réagirent lors du réferendum de 2023 en votant massivement contre ce projet fou.
Avant Boric et Piñera, durant les deux mandats de la socialiste Michelle Bachelet (de 2006-2010 et de à 2014-2018), le pays avait subi une invasion migratoire indiscriminée qui, comme en Europe occidentale a eu de lourdes conséquences sécuritaires, économiques et identitaires. Ainsi, les quartiers entiers de Santiago et de villes du nord furent contrôlées depuis par la pègre vénézolienne connue comme “el Tren de Aragua”, faisant subir au peuple chilien un type de criminalité qu´il n´avait jamais connu auparavant: narcotrafic, cambriolages, ataques aux feux-rouges, extortions, enlevements, prostitution de mineurs et actes de barbarie sont devenus le lot quotidien.
https://www.bbc.com/mundo/articles/cv2rjpjvl2xo
Dans le sud, la région de l’Araucanie vit depuis plusieurs années sous l’emprise d’un terrorisme séparatiste de type indigéniste, appuyé par la guerilla colombienne des FARC, des lobbys en tout genre et ONG internationnales (comme par hasard, le siège du Mapuche National Link est logé à Bristol!).
Ce vaste territoire, reconnu au XVIIème siècle par la Courone espagnole comme royaume allié indépendant, avait été annexé à la République du Chili à la fin du XIXème siècle. De nombreux actes de réparation et d´aides en tout genre, ainsi que la reconnaissance officielle des cultures indigènes avaient été faits par les gouvernements successifs. Le général Pinochet lui-même fut élu “Ulmen Futa Lonco” (Chef des Chefs) par les Indiens mapuche en 1989, en reconnaissance pour la restitution de terres ancestrales.
Ceci fut un évènement important qui favorisa l’intégration des Chiliens de toutes origines.
Aujourd´hui, les supposés dirigeants indigénistes comme Hector Llaitul ou Aucaan Huilcamán, avec les dites complicités internationales, se dédient à spolier leurs frères de sang et à les re-marginaliser par la terreur.
C’est un énorme travail de reconstruction et de réunification qui attend le nouveau président, et il na pas perdu de temps! Récemment élu et pas encore en fonction, il a déjà effectué des voyages à travers tout le pays et le continent, notamment au Salvador où il a rencontré le président Bukele pour s’entretenir sur des sujets de sécurité et a visité le Centre de Confinement du Terrorrisme (CECOT) où sont reclus les membres des gangs qui avaient gangréné le pays pendant des décennies.
Contrairement à Pinochet qui abusait de la force brutale pour combattre le communisme, Kast a compris qu´il faut avant tout répondre aux demandes sociales légitimes dans un pays qui connait encore et malgré tout la pauvreté et l’exclusion. Pour cela il veut s’appuyer sur la Doctrine Sociale de l’Eglise, décrétée en 1891 par le Pape Léon XIII, pour une défense de la justice sociale basée sur la dignité humaine, en dénonçant à la fois le “collectivisme” et le “mercantilisme”.
Et ainsi rappelait-il en novembre 2022 lors dune conférence universitaire à Madrid “l´exigence chrétienne de combattre les iniquités et égoiïsmes”. Il remerciait, en outre, l’oeuvre évangélisatrice de la Mère-Patrie aux Amériques tout en déconstruisant cette “légende noire” anti espagnole très en vogue actuellement chez certains dirigeants gauchistes au Mexique, en Colombie ou ailleurs qui, pourtant, ont presque tous des noms et prénoms très ibériques.
Rappelons-nous l’ex-président du Vénézuela Nicolas Maduro (actuellement derrière les barreaux) déclarant sans rougir que Jesus-Christ était un palestinien qui avait été assassiné par l´Empire Espagnol ! Le ridicule ne tue pas…
Il s’agit donc pour Kast de replacer le Chili dans son contexte civilisationnel et de réhabiliter son histoire mais aussi de rétablir les valeurs morales et patriotiques. Il propose, en outre, de faire hisser le drapeau en chantant l´hymne National tous les lundis matins dans les établissements scolaires comme c´était l´usage avant.
Avec l´intention de réconcilier les Chiliens entre eux, lors de son premier discours après sa victoire électorale, il eut un geste de main tendue vers l´opposition en exclamant “Nous avons besoin de vous!”.
Enfin, à travers son plan “Le Chili décole” il vise dix objectifs réels à atteindre dans un délai de 90 jours avec des solutions concrètes sur la sécurité, l´économie, lenfance, le logement, la santé, l´enseignement, l´immigration, le travail, efficience de l´état et le développement des régions.
https://www.youtube.com/shorts/TSbRrSfPFmc
Souhaitons bon succès au nouveau président chilien face au énormes défis qui l’attendent.
¡Viva Chile!
Marcelo de la Puebla
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Je ne connais pas les médias chiliens, mais je ne serai pas étonné d’apprendre qu’il faille, là aussi, y faire le ménage !
Quand Maduro dit que Jésus a été assassiné par l’Empire espagnol, j’espère pour lui que c’était un lapsus.
A la limite on peut dire que Jésus était un Palestinien (avant la lettre ?) comme certains disent que Vercingétorix était français, voire républicain !
https://www.archivesdepartementales.puy-de-dome.fr/archive/exposition/voir/18/29427