
Source Le Parisien 6 mars
L’enjeu est énorme… Je rêve de voir Paris peuplé de très nombreux bobos lâcher enfin son destin de ville rose que de plus en plus de Parisiens fuient, il n’y a pas de hasard.Hélas, le dernier sondage en date publié par le Parisien le 6 mars ne nous rend pas vraiment optimistes !
Emmanuel Grégoire (liste unie de gauche, excluant LFI, Parti socialiste et alliés) arrive en tête des intentions de vote au premier tour avec 33 %.
Il devance Rachida Dati (Les Républicains, droite traditionnelle qui est à 29 %
Ensuite, 3 candidats qui espèrent être qualifiés pour le second tour : Sarah Knafo 12% (Reconquête), Pierre-Yves Bournazel 11,5% (Horizons) et Chikirou 10%% (LFI)/
Bournazel a priori n’a aucune chance de l’emporter (centriste affilié à Horizons, majorité présidentielle…) S’il se retirait pour éviter la division à droite et donc éviter de favoriser la gauche ? Cela ferait 11,5 % de voix à partager entre Dati et Knafo, assez pour faire passer Dati devant Grégoire et donc faire passer Paris à droite non ?
Parce que, à l’heure où je fais cet article le vote divisé à droite est un cadeau pour la gauche, forcément.
Les élections municipales à Paris, prévues les 15 et 22 mars 2026, s’annoncent avec un scrutin serré, avec une gauche en position de force mais une droite fragmentée qui pourrait influencer l’issue.
Rachida Dati, ancien ministre de la Culture, LR, mise sur un programme axé sur la sécurité, la propreté et la réduction des dépenses municipales. Elle pourrait bénéficier d’alliances au second tour, comme le montrent des simulations où elle l’emporterait dans un triangulaire face à Grégoire et Chikirou (45-49 % selon les sondages Ifop de janvier et février). Pierre-Yves Bournazel, quant à lui, est soutenu par Édouard Philippe et Gabriel Attal, Bref la ligne Macron et son programme insiste sur l’écologie, le logement et une gestion « responsable » de la ville, mais il est accusé de « gauchiser » sa campagne, comme l’a dénoncé Paul Hatte, ex-président de son groupe de soutien, qui a démissionné en février 2026 en l’accusant de favoriser indirectement la gauche.
Sarah Knafo, eurodéputé de Reconquête et proche d’Éric Zemmour, incarne une droite plus identitaire, avec des priorités sur l’immigration, la sécurité et une « remise en ordre » de Paris. Ses partisans arguent qu’un retrait de Bournazel en sa faveur pourrait consolider les voix de droite et éviter une victoire de la gauche, héritière du bilan controversé d’Anne Hidalgo (endettement, propreté, circulation). Des discussions sur Twitter) font écho à cette idée : certains estiment que Bournazel « siphonne » des voix centristes qui pourraient se reporter sur Knafo, renforçant Dati au second tour. D’autres vont plus loin, suggérant que son maintien reflète une préférence pour une défaite plutôt qu’une victoire d’une droite « patriote« . En effet, des sondages comme celui de Cluster17 en février 2026 montrent un possible quintuplé au second tour (Grégoire, Dati, Bournazel, Chikirou, Knafo), ce qui diluerait les voix de droite et favoriserait Grégoire, crédité de 72 % de chances de victoire selon les cotes de paris en ligne.
Je souhaite ardemment le retrait de Bournazel mais ce que je lis me rend pessimiste. Les deux candidats représentent des droites distinctes : centriste et pro-européenne pour Bournazel, souverainiste pour Knafo. Un report de voix n’est pas automatique – les électeurs de Bournazel pourraient préférer Dati ou même Grégoire en cas de retrait. De plus, Bournazel critique Knafo évitant un débat de fond sur les programmes, ce qui souligne les divisions idéologiques.
Enfin, historiquement, Paris reste une ville ancrée à gauche (socialiste depuis 2001), et la percée d’une candidate comme Knafo marquerait un tournant, mais les sondages indiquent que la fragmentation pourrait profiter à Grégoire, perçu comme un continuateur modéré d’Hidalgo.
En résumé, si le retrait de Bournazel pourrait théoriquement renforcer une droite unie, il dépend de dynamiques complexes : alliances, reports de voix et enjeux locaux… Les électeurs trancheront, mais ce scrutin illustre les défis de l’union des droites en France.
Mais il faut y croire jusqu’au bout, il n’est pas de victoire impossible !
Christine Tasin
695 total views, 695 views today


Vu le score de Sarah knafo, les parisiens n’ont encore rien compris.