Imaginez la scène : en 2026, une start-up française un peu folle (Flying Whales) veut construire des dirigeables géants de 200 mètres pour transporter des éoliennes, des câbles haute tension ou des hôpitaux d’urgence dans des coins paumés sans goudronner la planète. Bilan carbone ? Quasi nul comparé aux cargos ou aux camions. Innovation ? Oui. Utile pour la transition énergétique ? Apparemment.
Mais patatras ! L’usine serait posée sur… 39 hectares de zones humides et 75 hectares de forêt en Gironde. 39 hectares ! Soit à peu près l’équivalent d’un gros Leclerc + parking + aire de covoiturage. De quoi faire hurler les gardiens du temple de la biodiversité chez Reporterre.
Leur titre ? « Dégâts irréversibles ». Rien que ça. On dirait l’annonce de l’astéroïde qui va rayer les dinosaures de la carte. Sauf qu’ici l’astéroïde mesure 200 mètres de long, flotte à l’hélium et pourrait éviter des milliers de rotations de semi-remorques crachant du CO2.
Dans l’article, on apprend que ce serait « l’un des derniers habitats du vison d’Europe, classé en menace critique d’extinction au niveau mondial, et celui de la loutre et du triton marbré ». On sent presque l’odeur de la loutre qui pleure sa maman pendant que le vison rédige sa dernière lettre d’adieu sur un nénuphar.
Évidemment, la question rituelle arrive : « Est-ce que ça vaut le coup de détruire des zones humides quand on connaît l’urgence de les préserver ? » Sous-entendu : non, jamais. Plutôt crever de froid dans le noir que de toucher à un seul triton marbré. La transition énergétique ? On la fera avec des charrettes à bras et des capes en feuilles de mûrier, merci.
Le summum du délire : opposer un projet qui vise à transporter des pales d’éoliennes sans route ni camion… à la destruction de zones naturelles. C’est comme engueuler un mec qui plante des arbres parce qu’il a marché sur une fourmi en creusant le trou. On frôle la performance artistique.
Bref, la conclusion implicite chez ces gardiens du marécage : continuons à tout faire transiter par camion et bateau diesel, mais surtout, surtout, ne dérangeons pas le vison d’Europe. Il a des droits. Lui au moins il ne prend pas l’avion.
Qu’on protège les zones humides, soit ! Mais quand le remède proposé ressemble à un dirigeable futuriste capable de désenclaver des territoires sans bitume, peut-être qu’on pourrait arrêter de crier au génocide écologique pour 39 hectares et commencer à calculer le bilan global. Parce que si on suit la logique Reporterre jusqu’au bout, la solution ultime reste la même depuis 15 ans : retour à la vie préhistorique, peaux de bête, chasse au mammouth et zéro émission… sauf quand on tousse à cause de la fumée du feu de bois.
Vive le vison d’Europe, mais bordel, laissez décoller les zeppelins.
Jeanne La Pucelle
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Construire des dirigeables pour transporter des pales d’éoliennes qui massacrent les oiseaux,je vois pas l’interêt.En plus il y a une forte contradiction entre dirigeables qui n’aiment pas le vent et les éoliennes qui n’aiment pas le beau temps.
Il y a peut-être d’autres emplacements plus appropriés ?
C’est un vieux projet que de remettre le dirigeable, la machine volante la plus majestueuse et la moins polluante en vol.quands on pense au confort du Hindenburg en 1936,meme l’airbus A 380 fait pale figure . Evidemment au niveau encombrement , c’est problematique et la vitesse est tres inferieure a celle d’un jet mais quel charme .
Coquille dans le titre :
« en la renvoyant au néolothique »
au néol-i-thique
néo : nouveau
litho : la pierre (lithographie, lithotritie, lithothèque…)
Néolithique : période préhistorique caractérisée par une NOUVELLE technique de fabrication des outils en PIERRE. On passe de la pierre taillée (par éclats contrôlés) à la pierre taillée PUIS polie.
Laurent je t’en prie ne cherche pas midi à 14 heures quand il y a juste une faute de frappe ou de copié-collé. Juvénal est extrêmement cultivé merci de ne pas lui donner de leçons offensantes pour une connerie typographique évidente qui en plus vient sans doute de moi quand j’ai fait le copié-collé avec ma souris qui merde !
Christine, mes commentaires (y compris celui-là même) sur les coquilles ou fautes (je ne peux pas savoir, à part dans vos articles à vous où ce sont des fautes de frappe) ne sont PAS destinés à être publiés, mais à permettre une CORRECTION afin d’éviter SURTOUT que nos adversaires profitent de nos moindres faiblesses pour éventuellement faire des gorges chaudes de ce qu’ils qualifieraient forcément, EUX, d’inculture, d’ignorance, de bêtise, d’illettrisme et autres qualificatifs toujours rabaissants. Quand on peut éviter de donner le bâton (même si c’est une brindille) pour se faire battre, autant l’éviter. Je peux comprendre que l’on trouve mon attitude pénible à la longue, mais j’y suis habitué : mes deux parents et ma grand-mère étaient profs…
😉 Merci Laurent mais les personnes qui valident ne peuvent pas savoir ce qui est à publier ou pas dans ce cas il faut mettre explicitement « ne pas publier, juste pour info »
Pour être taquin, l’auteur de l’article n’est pas Juvénal mais Jeanne, à moins d’un transgenrisme caché 🙂
Tout ça pour des moulins à vent?