Depuis les frappes américaines et israéliennes contre l’Iran fin février 2026, suivies de ripostes iraniennes, le marché pétrolier est en ébullition. Le baril de Brent, référence mondiale, est passé d’environ 72 $ début 2026 à plus de 80/82 $ hier 3 mars, avec des pics atteignant parfois même les 85 $ temporairement. Le WTI (West Texas Intermediate (WTI) référence du marché américaine oscille autour de 72-76 $.
Le principal risque ? Le détroit d’Ormuz, par lequel transite environ 20 % du pétrole mondial (près de 20 millions de barils/jour) et une part importante du gaz naturel liquéfié. L’Iran, via les Gardiens de la Révolution, a menacé de mettre en oeuvre une fermeture, mise en oeuvre partiellement au moment où j’écris. Les conséquences sont lourdes, :attaques sur des tankers, hausse massive des primes d’assurance, retrait d’assureurs, et quasi-arrêt du trafic maritime. Des installations pétrolières au Golfe (comme Ras Tanura en Arabie saoudite) ont été touchées, accentuant les craintes.
Les analystes américains estiment qu’une interruption prolongée pourrait pousser le Brent à 100 dollars.
En cas de guerre étendue et de ruptures d’approvisionnement massives, certains évoquent même un baril à 120 dollars le baril.
Conséquences immédiates : flambée du gaz en Europe (25 à 50%) , primes de risque géopolitique intégrées, bourses en baisse, et inflation pour les pays dépendants des importations énergétiques. Les réserves stratégiques de 90 jours et une éventuelle hausse de production de l’Opep ne suffiraient pas à compenser un blocage durable.
Pour l’instant, le marché intègre une prime de risque élevée, mais espère une désescalade rapide (escortes navales US promises, durée limitée du conflit).
Si le détroit reste perturbé plusieurs semaines, une explosion des prix à la pompe et un choc économique mondial deviendraient probables.
Reste à surveiller les prochaines heures et jours : la durée du conflit et l’évolution réelle du trafic à Ormuz seront décisives.
Jeanne La Pucelle
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Il faut savoir qu’il y a un gazoduc qui part du quatar et passe par les Émirats pour passer au sud du détroit d’ormouz pour finir au port de fujairah et donc éviter le détroit.
C’est bien dans ce genre de cas que je suis content d’avoir une voiture électrique, même si la situation me préoccupe pour les travailleurs qui ont des voitures thermiques et qui ne peuvent pas faire de télétravail.
En tout cas, j’ai bien moins d’empathie pour les « expatriés de Dubai » qui appellent la France au secours en voyant des missiles passer dans leur ciel… ça me fait plutôt marrer d’ailleurs. On est Français mais on va vivre dans l’OCI sans être trop regardants. Allez, assumez maintenant, les « expat » et autres touristes comme la miss élodie gossuin qui trouvent que le sable est plus doré dans la Oumma!
https://www.bfmtv.com/international/moyen-orient/iran/je-suis-en-panique-maeva-ghennam-kamila-a-dubai-les-influenceurs-francais-inquiets-face-aux-missiles-iraniens_AN-202602280301.html
Les missiles sont détruits par la défense anti missile pariote américaine.
Le principal est de ne pas habiter a proximité d’une base US ou ambassade américaine .Et visiblement les distributeurs s’en mettent plein les poches