UE : von der Leyen veut accélérer la disparition de la France

Vous ne le savez peut-être pas, mais la disparition de la France comme État souverain et indépendant est annoncée pour bientôt. Le dernier étage de la fusée européenne va prochainement être mis en place et activé. Ce qui consacrera notre disparition. Vous ne voyez pas de quoi je parle ?… Petit retour en arrière.

Le 1er président de la commission européenne fut Walter Hallstein. Un nazi qui avait rédigé le projet d’Adolf Hitler nommé « Das neue Europa » qui devait être instauré sur notre continent en cas de victoire du IIIe Reich. À la fin de la guerre, Hallstein obligé de rejoindre l’armée allemande fut capturé à Cherbourg par les Américains qui comprirent très vite l’importance de cet homme. Ils l’envoyèrent aux USA et le « rééduquèrent » pendant 2 ans. Après quoi il fut renvoyé en Allemagne auprès du chancelier de l’époque, Konrad Adenauer.

Et, oh miracle, il fut chargé de présenter un projet de construction d’une l’Europe voulue, notamment par les Américains avec principalement comme objectif d’en faire un protectorat américain et la pointe avancée de l’Occident face au monde soviétique qui venait de basculer dans la guerre froide. Walter Hallstein ne se creusa guère la tête. Il reprit son projet de 1938, enleva ce qui faisait désordre (la race aryenne, la chasse au juifs, etc). Et ce projet, avec le soutien des Américains devint ce qui allait se mettre en place dans les décennies suivantes. Évidemment, le lecteur ne sera pas étonné d’apprendre que Hallstein était – après son retour en Allemagne – un agent de la CIA, ce qui fut prouvé ultérieurement par des documents déclassifiés.

À l’époque, il y avait deux conceptions qui s’affrontaient. D’une part celle de Hallstein et des Américains qui voulaient une Europe fédérale et de l’autre la conception de De Gaulle qui la refusait et ne voyait l’Europe que comme une Europe des nations, s’unissant mais gardant chacune leur souveraineté. Hallstein fit l’erreur en 1965 de vouloir brûler les étapes et annonça sa volonté d’instaurer une Europe fédérale très rapidement. De Gaulle se cabra immédiatement et instaura la politique de la « chaise vide » pendant de longs mois. Crise qui dura du 30 juin 1965 au 30 janvier 1966 et ne se régla que par le compromis qui sera trouvé à Luxembourg le 29 janvier 1966 instaurant la nécessité d’une prise de décision à l’unanimité pour les votes importants. C’est-à-dire un droit de veto des pays membres de la CEE de l’époque. Veto qui constitua un sérieux frein à la construction européenne voulue par les européistes soumis aux Américains. Tant que De Gaulle fut au pouvoir, cette ligne fut imposée de manière inflexible. Mais dès son retrait de la vie publique, les différents présidents français ont de plus en plus capitulé devant les volontés de l’Union européenne.

À partir de 1992, c’est le tournant. Ce sont les accords de Maastricht qui officialisent que l’Europe demande et obtient, par référendum, le renoncement des pays membres à leur souveraineté dans plusieurs domaines. Cette emprise de l’Europe ne fera que croître et prospérer au fur et à mesure que les années passent.

On rappellera que ce virage absolument décisif et historique n’aura été possible en France (donc en Europe vu l’importance de la France) que grâce à… Mélenchon. Sans revenir en détail sur ce point souvenons-nous que le référendum s’est joué à moins de 2 %. À l’époque Mélenchon était au PS et représentait entre 10 à 15 % du parti. Mais il avait déjà une certaine aura au sein du reste de la gauche et des syndicats. S’il avait appelé à voter NON, le traité de Maastricht aurait été rejeté. Mais Mélenchon a appelé à voter OUI suivant en cela Mitterrand.

Depuis, toutes les prérogatives des pays ont été perdues au profit de l’Union européenne. Comme par exemple tout ce qui concerne l’immigration qui est devenue une prérogative exclusive de l’Union européenne à partir de 1997 (accords d’Amsterdam). Depuis, tous les pays membres doivent appliquer ce que veut la Commission européenne, dont il est utile de souligner qu’elle n’est élue par personne mais impose sa volonté à plus de 500 millions de personnes sur le continent. Évidemment, ces dérives n’ont fait qu’amplifier depuis. C’est ainsi que chaque année, la Commission européenne produit pour tout pays membre les GOPÉ (Grandes Orientations des Politiques Économiques). En clair, chaque année la commission européenne dit à chaque pays la politique économique qu’il doit mettre en œuvre et les mesures qu’il doit appliquer. Et chaque année, tout pays membre doit rendre compte de son application des directives européennes sous peine de sanctions allant de 0,1 à 0,5 % du PIB. Vous me direz peut-être que c’est un chiffre ridicule ?… Détrompez-vous. En France le PIB est de l’ordre de 2800 milliards d’€ par an. Donc 0,5 % du PIB c’est… 14 milliards d’€ ! Ce qui n’est pas une paille. Et c’est pour chaque sanction.

Et bien évidemment, l’Union européenne qui veut tout diriger fonctionne sur le modèle d’un roue à cliquet, c’est à dire avec un système anti-retour. Donc dès qu’une étape est franchie, impossible de revenir en arrière. Si l’on prend bien la mesure de ce que cela veut dire, on comprend qu’avec l’instauration des GOPÉ toutes les discussions lors des élections sur les différentes politiques qui pourraient être mises en œuvre ne sont que d’aimables plaisanteries. Que vous élisiez un candidat de gauche ou de droite, c’est l’Europe qui lui dira quoi faire et il faudra qu’il applique !

Au plan du fonctionnement de l’Union européenne, tout cela s’est renforcé par l’instauration du système du vote à la « majorité qualifiée » dans la quasi-totalité des domaines. Ce système veut que la majorité qualifiée soit atteinte si elle regroupe au moins 55 % des États membres (c’est-à-dire 15 États sur 27) représentant au moins 65 % de la population de l’Union européenne.

Seuls deux domaines échappent encore à ce système : la politique étrangère et la sécurité européenne. Il se trouve que maintenant Ursula von der Leyen veut mettre un terme à ces deux derniers domaines dans lequel le droit de veto existe encore. Elle a ainsi déclaré récemment : « J’ai toujours plaidé pour que le vote à l’unanimité dans certains domaines clés n’ait plus de sens si nous voulons être capables d’agir plus vite. ». Elle regrette donc les lenteurs qui découlent de ce système qui permet à un seul gouvernement de bloquer une initiative soutenue par tous les autres, ce qui nuit à la crédibilité de l’Union européenne dans un contexte de crises successives allant de la guerre en Ukraine aux tensions au Moyen-Orient. Elle revendique donc le passage à la majorité qualifiée dans tous les domaines, y compris la diplomatie et la défense.

Vous l’avez compris, certains pays font un blocage total sur la mise en œuvre de cette ultime réforme rendant indiscutable et irréversible le passage à une Europe fédérale et de facto la disparition des nations qui ne seraient plus que des régions par rapport à l’Europe qui serait devenue un pays à part entière. Parmi ceux qui sont vent debout on trouve bien sûr la Slovaquie et la Hongrie de Victor Orban.

À l’inverse, le président Macron se révèle pour ce qu’il est : le fossoyeur de la France. Pour preuve, dans les récents débats, il s’est clairement prononcé pour que la France abandonne son siège (avec droit de veto) au conseil de sécurité de l’ONU pour le donner à l’Union européenne. Par ailleurs, le président français ne cesse de faire des déclarations favorables à une défense européenne et dans ce cadre à la « mutualisation » de l’arme atomique française, que nous sommes les seuls à posséder au sein des pays membres de l’UE. Espérons que les élections de 2027 arriveront avant qu’il n’ait eu le temps de mettre en œuvre ces projets mortifères pour la France. La diplomatie et l’arme nucléaire étant les derniers attributs de souveraineté que possède encore notre pays.

Au reste, la sortie de l’Union européenne est une nécessité absolue si nous voulons sauver notre pays. L’agriculture est en train de nous donner le plus récent exemple du danger mortel que nous courons. Alors, l’activation de l’article 50 du traité de Lisbonne (2007) qui permet de sortir de l’Union européenne est une impérieuse nécessité. Quiconque dit le contraire est un complice de ceux qui veulent faire disparaître la France comme pays autonome et souverain. Les reculs de Marine Le Pen sur ce plan ne sont pas pour nous rassurer. D’autant que l’Angleterre qui a activé cet article 50 et est sortie de l’UE n’a nullement succombé économiquement ou socialement après son départ contrairement à ce qu’annonçaient tous ceux qui voulaient qu’elle reste dans l’UE.

Alors de quoi avons-nous peur si nous quittons l’UE ? Préférons-nous que la France disparaisse ?

Bernard GERMAIN

Ripostelaique.com

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3 Commentaires

  1. On n’y est jamais entré, toujours voté NON, aujourd’hui biquette interdit un référendum patriotique, mais trop tard, non, c’est non.