EDF cède Exaion : Niel entre au capital, la vente aux américains validée
EDF a officialisé la vente majoritaire d’Exaion, spécialiste du calcul haute performance et de l’intelligence artificielle, au groupe américain Mara. Sensible au plan stratégique, l’opération comporte des garanties, dont l’entrée au capital de Xavier Niel, afin de protéger les intérêts industriels français.
La cession de 64 % d’Exaion au groupe Mara marque la fin d’un feuilleton. Le passage sous pavillon américain de cette start-up spécialisée dans le calcul haute performance, l’intelligence artificielle et la blockchain s’était progressivement transformé en affaire d’État, compte tenu de son intérêt stratégique. L’intervention directe de Bercy et l’entrée de Xavier Niel dans le montage ont permis d’aboutir à un compromis.
Des craintes pour la souveraineté numérique du pays
L’opération valorise Exaion à environ 168 millions de dollars et prévoit une prise de participation initiale de 64 % par Mara, avec possibilité de monter à 75 % d’ici 2027. Mais c’est la question épineuse de la gouvernance qui a cristallisé les tensions. L’entrée de Xavier Niel, via sa holding NJJ, dans la structure française du rachat garantit un bloc décisionnel « majoritairement français » au conseil d’administration. Le gouvernement estime pouvoir mettre cette victoire à son crédit. « L’État a refusé une cession exclusive pour imposer un partenariat équilibré », a ainsi souligné le ministre de l’Économie Roland Lescure. La suppression d’une clause de non-concurrence qui aurait limité EDF dans le calcul intensif constituait également un préalable.
La nationalité américaine de Mara a nourri des inquiétudes légitimes autour du Cloud Act, qui permet aux autorités américaines d’accéder à certaines données détenues par des entreprises relevant de leur juridiction. Alors que les tensions transatlantiques restent fortes, le débat autour de la souveraineté numérique du pays n’a jamais eu autant d’échos. Pour répondre à ces craintes, l’État a donc exigé le maintien des activités sensibles en France et l’absence d’hébergement de données critiques d’EDF sur les serveurs d’Exaion.
À l’annonce de la conclusion d’un accord de vente il y a quelques semaines, les responsables politiques de tous bords avaient dénoncé une « trahison » au profit des intérêts américains, et nombreux parmi eux exigeaient le blocage de la transaction. Pourtant, EDF insiste : juridiquement, Exaion restera une société française et la cession doit permettre un changement d’échelle industrielle. La vente répond, en fait, à un besoin de cash monstrueux pour le groupe dans les années à venir, alors même que la filiale à besoin d’investissement important pour passer à l’échelle supérieure.
Des résultats en bernes pour EDF en 2025
Confronté à la baisse du prix de l’électricité, alors même que la demande du marché augmente trop lentement et que ses investissements explosent, EDF doit résoudre une équation économique délicate. En 2025, le groupe a vu son chiffre d’affaires reculer (118,6 milliards d’euros tout de même), et son bénéfice net chuter à 8,4 milliards d’euros, particulièrement pénalisé par la baisse des prix sur les marchés de gros qui a amputé sa marge opérationnelle de 6,2 milliards d’euros. Au milieu de ces indicateurs en repli, un signal positif se détache : la dette financière du groupe a diminué dans l’année, passant de 54,3 à 51,5 milliards d’euros. L’État actionnaire a également serré la ceinture, en réduisant le dividende versé au titre de 2025 à 1 milliard d’euros, contre 2 milliards l’année dernière.
Dans le même temps, EDF doit financer des programmes d’investissement colossaux. Le groupe a consacré 24 milliards d’euros aux investissements en 2025, et se prépare à des dépenses encore plus lourdes dans les années à venir liées aux nouveaux réacteurs nucléaires, aux travaux de modernisation du parc existant et à l’adaptation des installations au changement climatique. Le chantier britannique d’Hinkley Point continue d’accumuler retards et surcoûts, avec un démarrage désormais prévu en 2030. La facture s’est encore alourdie d’un milliard d’euros, pour atteindre 39,3 milliards de coûts au total, soit 21 milliards de plus que prévu en 2016. La construction de six EPR2 en France pourrait, de ce côté de la Manche, dépasser les 72 milliards d’euros.
Face à cette pression, l’électricien public mise sur deux leviers : augmenter sa production, et accélérer l’électrification des usages afin de stimuler la consommation. Bernard Fontana entend encourager l’équipement des ménages en pompes à chaleur et véhicules électriques, tout en s’appuyant sur des contrats de long terme avec les industriels pour soutenir la réindustrialisation. Il maintient ainsi l’objectif fixé par son prédécesseur d’une hausse de la demande d’électricité française de 150 TWh (térawattheure) à l’horizon 2035. « Nous ne sommes pas sur la bonne pente, mais cet objectif n’a pas été remis en cause. L’idée n’est pas de proposer un plan pour l’électrification, mais d’électrifier. Quand on veut, on peut. » explique le PDG.
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Et ça continue, le pillage systématique des amerloques rendu possible par notre clown président d’opérette en France, dans ses œuvres de destruction de nôtre pays. Quand on jugera se traître il ne restera plus rien.
La trahison continue…
Encore un an, que restera-t-il, nada, ‘choose France’ aura sévit pendant dix ans.
Mission accomplie.
Quand les Amerloques rachètent une boîte, ils pillent sa technologie puis ferment ladite boîte. Pour ne pas avoir compris ça, il faut être idiot ou collabo.
Exactement ! Et même chose pour les boîtes fières d’être cotées en bourse. En général, dans les années qui suivent, elles sont rachetées par des fonds étrangers (souvent américains) et soit déménagent, soit ferment définitivement.