
RÉCIT – Les violences physiques et abus sexuels envers des élèves de maternelle par des animateurs continuent de secouer la capitale. Démunis, les parents se mobilisent pour la sécurité de leurs enfants.
Plus de deux mois après les premières médiatisations d’affaires de violences sexuelles sur le temps des activités périscolaires à Paris, les scandales continuent d’affluer. Au total, la Défenseure des enfants de Paris a reçu 150 saisines depuis mi-décembre. Après le 11e arrondissement, qui était particulièrement concerné, ce sont désormais les écoles des 7e et 15e arrondissements qui inquiètent particulièrement les parents. Et pour cause : neuf animateurs ont été suspendus depuis fin janvier pour suspicions de violences physiques et sexuelles commises à l’école maternelle Saint-Dominique, dans le 7e arrondissement.
LETTRE AU MINISTRE DE LA JUSTICE : IL Y A URGENCE
DANS LE PÉRISCOLAIRE PARISIEN
Monsieur le Ministre Gérald Darmanin,
Je vous écris aujourd’hui car des faits gravissimes ont conduit 73 parents d’élèves de trois écoles du 7e arrondissement de Paris, Rapp, La Rochefoucauld et Saint-Dominique, à déposer une plainte collective auprès du parquet de Paris pour violences volontaires sur des enfants, mise en danger délibérée d’autrui et délaissement de personnes incapables de se protéger. Ces parents ont découvert que leurs enfants ont pu être placés sous la responsabilité d’individus dangereux.
Je me tourne vers vous, car vous disposez, en tant que garde des Sceaux, de deux leviers concrets que je vous demande d’activer :
- Donner des instructions au parquet de Paris pour que cette affaire soit traitée avec toute la priorité et la diligence qu’elle mérite, sans que le dossier ne s’enlise comme tant d’autres avant lui.
- Diligenter une inspection des services du ministère de la Justice afin de vérifier si des signalements avaient déjà été faits dans ces affaires, qui n’auraient pas été suivis d’effet, ce qui constituerait une faute grave supplémentaire.
Ce qui frappe dans cette affaire, c’est d’abord le silence. Une omerta a régné autour de ces faits, au sein même des institutions censées protéger nos enfants. La mairie, qui a la responsabilité directe de la gestion du périscolaire, n’a pas, à ce jour, fourni les explications que ces familles sont en droit d’attendre.
Ce silence institutionnel crée une rupture de confiance pour les parents vis-à-vis de l’école, lieu qui devrait incarner par excellence la sécurité et la protection.
Si je suis élue maire de Paris, je réformerai le système en profondeur selon trois axes :
1️⃣ La Ville de Paris a depuis des années délégué le recrutement des personnels au contact des enfants à des associations, sans exercer le moindre contrôle sérieux sur les profils retenus. Cette pratique doit cesser.
2️⃣ Le recrutement des personnels périscolaires sera directement assuré par la Ville, avec une vérification systématique des antécédents judiciaires et de l’inscription au fichier des agresseurs sexuels, à l’embauche et renouvelée régulièrement tout au long de la carrière.
3️⃣ Nous ferons appel aux grands-parents, les personnes en qui les familles ont naturellement le plus confiance, en leur proposant des vacations rémunérées dans les structures périscolaires. Nos aînés constituent un vivier d’expérience, de transmission et de fiabilité à laquelle Paris ne fait pas appel et que nous mobiliserons.
4️⃣ Les familles seront informées des conditions d’encadrement dans chaque structure et disposeront d’un droit de regard effectif.
La confiance dans l’école ne se décrète pas. Elle se construit sur des actes concrets, sur la transparence et sur la certitude que chaque enfant confié à l’institution publique y est en parfaite sécurité. Cette certitude, nous, les parents parisiens, ne l’avons plus.
Monsieur le Ministre, je vous demande de vous saisir personnellement de ce dossier et de veiller à ce que la justice puisse faire son travail sans entrave, dans les meilleurs délais. Ces familles méritent la vérité. Les enfants de Paris méritent mieux que le silence.
Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma haute considération.
Sarah Knafo
Candidate à la Mairie de Paris
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On a désarmé les enseignants face aux élèves et à leurs parents. Recruté des délinquants pour les affecter à des tâches de surveillance et autres. La faillite morale de l’éducation nationale et la faillite morale de l’État main dans la main. Joli bilan.
Le problème aujourd’hui c’est que rien, absolument rien n’oblige l’oligarchie à faire son travail correctement.
A un époque les valeurs morales obligeaient.
Elles ont sombré (avec la faillite de l’éduc nat, entre autres).
Donc si rien ne se passe on fait quoi ?
Il est nécessaire d’avoir un contre pouvoir puissant qui puisse mettre les élus en face de leurs responsabilités.
Mais attention : Un contre pouvoir sans idéologie, sinon on retombe dans le pouvoir des juges rouges…
Bonjour, Lorsque qu’étant jeune, je fréquentais l’école primaire, il n’y avait pas de personnels périscolaires, ce n’était pas nécessaire car nous étions éduqués et ce n’était pas le foutoir comme aujourd’hui! Les enseignants savaient se faire respecter et gérer plus de 40 élèves par classe. Quand je vois les « tâches » de l’éducation nationale aujourd’hui, je suis dubitatif. Bonne journée.
Sarah Knafo écrit dans R.R., c’est nouveau ?…
Oui ça vient de sortir !Vous ne saviez pas que Sarah est contributeur privilégié de tous les sites résistants dont elle porte la voix ? Et même à l’insu de son plein gré !