Amélie à la cour des mécomptes, une réussite édifiante en Macronie

Amélie Pommier, son nom de naissance, c’est moins classe que baronne de Montchalin. Mais pas de quoi avaler son dentier au Macronistan où tout le monde ou presque a changé de sexe et d’identité au moins une fois. Sans parler de selzéceux qui ont des doubles et triples nationalités. Ceci dit, les complotistes taisez-vous ! On n’a aucune raison sérieuse de penser qu’Amélie s’appelle Marcel.

Ne parlez pas de promotion canapé, la principale qualité d’Amélie pour le tyran est d’être une banquière comme lui.

Un terme impropre pour désigner un cadre financier. Le banquier, c’est celui qui a le pognon, Rothschild ou Goldman Sachs. Pas son porteur de sacoche. Ceci dit, on peut considérer comme un courant d’air frais aérant les miasmes de la vénérable institution du palais Jambon l’arrivée d’une non-énarque de plus après Najat Bécassine.

Fille d’un cadre sup d’Elf Aquitaine, Danone et Coca Cola, elle n’a pas trop ramé pour financer ses études. Une licence en histoire et une autre en économie, il y a cinquante ans, ça vous posait quelqu’un. Aujourd’hui tous les blaireaux ont au moins trois mastères avec les équivalences.

Nantie de ces prestigieuses peaux d’ânesse, elle fait un petit détour d’un an par la section étrangers de Harvard où la scolarité coûte un demi-million de dollars, plus les frais de cantine. Après, elle n’a pas eu besoin de traverser la rue pour trouver un petit boulot.

Papa la case comme directrice de la prospective chez BNP Paribas, puis responsable chez AXA de la stratégie en liaison avec le G20 et la Grosse Kommission de Pustula… Jeune et inexpérimentée, avec d’énormes responsabilités à 24 ans… C’est ça le génie de l’Amélie !

Mais le pouvoir la motive plus que le pognon, et elle se lance en politique où elle trahira tous ses mentors

L’archiduchesse de Mont Chagrin qui se dit catho pratiquante a une pratique bien à elle de la charité chrétienne. Entre 30 et 40 ans, elle a trahi Pécresse, Sarkozy et Fillon. Que des pointures de la Haute Politique dont elle s’est servie pour étoffer ses réseaux, avant de les jeter les uns après les autres au profit de Macronescu.

Tour à tour ministresse des Affaires européennes, de la Fonction publique, puis de l’Écologie, elle a laissé le souvenir d’une dilettante qui ne connaît pas ses dossiers, mais sait rester affable avec les gueux et feint de les écouter avant de passer à autre chose. Mais c’est au poste de ministresse des Comptes publics du Cornu qu’elle a révélé tout son potentiel en clamant haut et fort qu’elle préfère magouiller avec les socialauds plutôt que de chercher un terrain d’entente avec le RN.

D’aucuns glorifient son courage de rester droit dans ses bottes en poil de vison sur le pont du Titanic que les flots auront englouti d’ici quinze mois au plus tard. La réalité est moins glorieuse. Battue lors des dernières législatives, et sachant par des sondages combien ses électeurs la trouvent prétentieuse, hautaine et antipathique, la grande duchesse a cherché une porte de sortie.

Connaissant des secrets d’État (sur Jean-Michel T ?) elle a pu troquer son silence contre une sinécure juteuse d’où on ne pourra la déloger avant 2054, sauf révolution ou coup d’État d’ici là… En effet, le job de présidente de la Cour des mécomptes bénéficie du statut d’inamovibilité commun à tous les magistrats. Elle peut s’y cramponner jusqu’à 68 ans si ça lui chante. Après, elle pourra toujours cumuler ses retraites du privé, d’élue, de ministresse et de fonctionnaire.

Un vrai panier de crabes

Avant d’être exfiltré en catastrophe à Bruxelles, Pierre Moscovici, ancien président de la Cour des comptes, s’en est pris à une poignée de magistrats qui auraient osé critiquer dans la presse au cours de l’été 2025 sa gouvernance oscillant entre favoritisme, autoritarisme et passe-droits. Celui-ci les a traités d’ignobles menteurs. Puisque, comme chacun sait, les socialauds sont des êtres parfaits. Irréprochables.

Les magistrats en question dénonçaient ses décisions arbitraires et discrétionnaires ainsi qu’une gouvernance très politisée, dont l’acmé fut atteint avec la nomination de Najat Bécassine comme conseiller maître pour complaire au chef socialaud Bachir Belkacem né Boris Vallaud. Il n’y avait pas que Bécassine parmi les protégés du pouvoir. Mais comme elle est la plus visible, elle a pris cher pour les autres. Quand on aime, on ne compte pas.

On peut imaginer que la gouvernance de Moscovici a dépassé les bornes pour que L’Immonde, le JO de la gauche caviar, se soit fait l’écho de ses dérives. Un quarteron de courageux magistrats anonymes agissant tels de vulgaires trolls a dépeint Moscovici comme un triste sire qui truquerait les recrutements par le biais d’une commission d’intégration dont il a choisi tous les membres. Afin de pratiquer la discrimination positive pour les diversitaires et négative pour les souchiens mal-pensants.

À part caser les copains et les copines, et casser les ennemis politiques, ça sert à quoi la Cour des mécomptes ?

Les médias aux ordres l’appellent « le gendarme des finances publiques ». Énorme mensonge ! Cette cour des miracles est un club de profiteurs et de parasites où l’on discute entre amis en dégustant un Chivas et des petits fours, et où on lance parfois de doucereuses piques à l’encontre de ceux qui exagèrent. Mais a-t-on jamais vu une condamnation suivie d’effet ? Une réprimande obligeant l’incompétent ou le faisan à rembourser l’indu ?

Sur le papier, la Cour des comptes est une juridiction financière chargée de contrôler la régularité des comptes publics de l’État, des établissements publics, des entreprises publiques, de la Sécurité sociale, ainsi que des organismes privés bénéficiant d’aides de l’État ou faisant appel à la générosité du public.

Une fois qu’ils ont fait semblant de tout dépiauter, ces conseillers fonctionnaires et ces personnalités extérieures recrutées au piston, dont la plupart échoueraient au brevet d’aide comptable, sont supposés informer le Parlement, le Gouvernement et l’opinion publique sur la régularité des comptes. La belle blague. Qui se soucie encore de l’opinion publique quand on a le monopole de la désinformation ?

De toute façon, même si une ou deux personnes compétentes et scrupuleuses avaient à cœur de faire des vérifications poussées, par exemple sur la gabegie de certaines associations quérulentes, les rapports de la Cour des comptes n’ont aucun caractère contraignant.

Les sous-fifres des ministères et établissements publics succombent parfois à la tentation de détourner des fonds grâce à des faux marchés portés par des structures éphémères, ou pratiquent le favoritisme avec bakchichs en retour. La Cour des mécomptes ne condamne personne. Elle peut seulement émettre une recommandation disciplinaire que le supérieur hiérarchique de l’aigrefin est libre de suivre ou pas. Il peut aussi se défausser en transmettant le dossier à la justice pénale. Qui souvent le classera. Réservant toute sa rigueur aux délits d’opinion.

Un comptable qui ne sait pas compter

Les vrais contentieux sont très rares dans un univers feutré où tout le monde tient tout le monde par la barbichette. Et où les pourris sont protégés par plus pourris qu’eux. Une institution dont les nominations sont à la discrétion de l’Élysée et les carrières cooptées ne peut être que malsaine. Macronescu s’y ébroue comme un phoque sur une banquise à la dérive.

Ces inutiles qui ne sont même pas tenus à un devoir de présence ont quand même claqué 254 millions d’euros à ne rien faire en 2024… Une dérive développée sous Sarkozy et amplifiée avec Macronescu consiste à faire appel à des intervenants extérieurs, cabinets d’audit et consultants divers, grassement rémunérés pour faire le boulot que les conseillers sont incapables d’effectuer.

Le décompte de leurs prestations n’entre pas dans l’addition des 254 millions d’euros. Et le paradoxe est que cette Cour supposée contrôler les comptes publics est inapte à contrôler ses propres dépenses !

Amélie de Mont Chagrin a trouvé une bonne planque, tant mieux pour elle. De toute façon, elle n’a ni l’envie, ni la possibilité de redresser la barre. Le déficit approche les 6 % du PIB, et la dette dépasse les 120 % du budget. Ils passeront à 10 pour l’un et 150 pour l’autre en 2030. Ou avant. Qu’importe. Ce n’est pas son problème. Pas plus que ce n’a été celui de ses prédécesseurs.

Christian Navis

https://climatorealist.blogspot.com/

Ripostelaique.com

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5 Commentaires

  1. Une incapable qui pense qu’en arrosant le tiers monde du pognon de Nicolas, on allait arrêter l’immigration des bacs moins 5 ….
    Une nullité.
    En 2019.
    « On va augmenter notre aide publique au développement pour l’amener à 0,55% du PIB, un effort que la France n’a jamais fait. On accompagne les pays sur leurs besoins, et de l’autre côté, quand des personnes doivent retourner dans ces pays, elles le peuvent », assure la secrétaire d’État. Et de conclure : « Ces pays n’ont aucune envie de voir leur jeunesse partir, » annonce dimanche la secrétaire d’État aux Affaires européennes, Amélie de Montchalin.

  2. amélie et peut etre douée pour les comptes ………offshore ????

    une reussite ?? tu parles en macronie faut etre nul pour « reussir » !!

  3. Le p’tit rien place ses gourdasses avant son départ assurant ainsi une continuité dans l’incompétence, mais rien n’empêchera un parti bien décidé à purger les écuries à le faire et tout ce beau monde finira à pôle emploi ou dans sa cuisine.
    Bon, maintenant il faut qu’il trouve un strapontin pour la lamentable brisejonc, la lumière bergé, le néant Prisca, le panier percé…. Dur dur, les écuries sont pleines.