Amis lecteurs, vous trouverez ci-dessous ma conclusion à un débat que nous avons eu Thérèse, Gigobleu et moi, où s’affrontaient 2 visions de l’homme, du destin, de l’homme… et du « péché originel ».
Gamma
Chers Thérèze Zrihen-Dvir et Gigobleu,
Gigobleu, vous dites dans votre commentaire, en réponse au mien(1) :
« On peut croire en la science et faire confiance à Dieu, et vice versa. »
Ça, je l’avais bien compris. Ce qui m’échappe encore, c’est le rapport avec mon commentaire concernant l’article de Thérèze Zrihen-Dvir :
« Colonisation, illégitimité… Stop aux bobards ».
Je suis un passionné de science, sous toutes ses formes. Mais lorsque je lis :
« L’homme a créé le mal de ses propres mains. Il a défié Dieu et toute Sa Création. Il a voulu maîtriser les océans, les mers, les terres, les cieux pour arriver où… au mur de ses erreurs, de ses ambitions… puisqu’à la fin de son parcours, lorsqu’il ne sera réduit qu’à sa propre condition – une poignée de sable… »,propos tirés de l’article de Thérèze Zrihen-Dvir cité plus haut, dois-je sérieusement comprendre que la curiosité humaine — cette pulsion fondamentale qui nous pousse à chercher, comprendre et connaître — serait une faute ? Une réédition du péché originel ? Allons donc!
Devrais-je indéfiniment me lamenter et penser à la phrase qu’on n’arrête pas de nous asséner :
« Tu es poussière, et tu retourneras à la poussière » ou dévorer le monde dans lequel j’ai été parachuté et regarder, avec les yeux d’un enfant émerveillé, un rayon de soleil ou un flocon de neige plutôt que de penser sans cesse à ma finitude ?
Plus je plonge dans la science, plus je suis frappé par l’extraordinaire cohérence de ce qui la structure : un ordre intelligent, subtil, vertigineux, dont les lois nous dépassent encore largement. Dieu, s’il existe, ne peut être un marionnettiste interventionniste ; sinon, la liberté humaine n’est qu’un leurre, et nous ne sommes rien d’autre que des robots biologiques programmés à obéir. À quoi bon, dans ce cas, parler de responsabilité morale ?
Jean le Baptiste l’affirmait déjà sans détour :
« De ces pierres, Dieu peut susciter des enfants à Abraham. »
Autrement dit, le sacré ne se sent nullement menacé par l’intelligence humaine.
La liberté d’observer, d’interroger, de savoir, de connaître — cette « liberté » n’est pas une insulte au Grand Tout ; elle en est la condition. Nous avons été dotés d’un cerveau non pour nous prosterner indéfiniment en ruminant une culpabilité héréditaire, mais pour penser, questionner, découvrir, inventer. Je ne dis pas « créer », car tout ce que nous inventons ou composons est tiré d’une matière déjà existante. Nous mimons la nature, les animaux, les vents, les lumières, et nous mettons au point des inventions qui rendent la vie plus supportable — car la nature ne nous fait pas toujours de cadeaux — mais certainement pas pour « jouer à Dieu ».
Le salut de l’humanité ne se trouve ni dans la peur, ni dans la soumission, encore moins dans la repentance automatique. Il réside dans l’usage lucide et courageux de l’intelligence humaine. Le reste n’est que confort spirituel et résignation maquillée en vertu.
Maintenant, si votre but est de taquiner la théologie, je pourrais vous faire un exposé bien détaillé — selon mes recherches — de certains versets de l’Ancien Testament, comme Genèse 1,1 ou Genèse 6,1 à 6,7, qui pourraient nous sortir des sentiers battus et des idées martelées par les Pères de l’Église, et faire barrage au sens des interprétations imposées.
Bref ! Je me refuse d’appuyer toute certitude ou soi-disant «Vérité » car nul n’était présent et nul ne porte des preuves de quoi que ce soit. La foi aveugle n’est pas mon fort.
Amicalement à vous deux.
Gamma
(1) Suite d’un échange (voir ci-dessous ) dans les commentaires de l’article de Thérèse sur colonisation et illégitimité
Les échanges
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Thérèse
Dans ce cas, soyez cohérente et n’ayez pas recours aux fruits de la science humaine. Si vous souffrez d’une rage de dents, d’une maladie grave ou d’un cancer, adressez-vous uniquement à YHWH, et en aucun cas à la science ou aux découvertes de l’homme.
Ce serait, au minimum, une position plus honnête et plus cohérente.
@ Gamma. A vous lire, je formulerais les choses autrement. Thérèse est dans le prosélytisme pur et Gamma dans le prosélytisme dur … Restons prudents: « La crainte de Dieu est le commencement de la science ». Proverbes 1:7
Je n’ai rien compris!
On peut croire en la science et faire confiance à Dieu et vice versa. Cordialement,
Cher ami, je vous réponds demain ds un article sur RR car ce serait long pour un commentaire.
Nous parlons ici théologie – le monde à sa naissance n’avait aucune religion. Point finale. Les religions sont nées bien après. Les Juifs s’appelaient les Hébreux, de la langue hébraïque. Le judaïsme est né 500 ans avant jésus Christ. La promesse faite à Abraham – Datation approximative : Les spécialistes situent l’époque d’Abraham vers 2100-1800 av. J.-C., en se basant sur des chronologies bibliques et historiques – dans la bible, qui elle, date depuis Moïse. Moïse est né vers le 1500 av. J.-C. Il y a cohérence. Croire ou ne pas croire appartient à l’individu, c’est son capital individuel. @Patrice, le judaïsme n’a jamais cherché à conquérir ni à se disséminer. Mais bien sûr, je m’adresse apparemment à un antijuif et antisémite qui voit en les juifs l’élément de tous les désordres…
Approuvé par Gamma