Avec Sir Henry Wood à l’Albert Hall

(Illustration : Royal Albert Hall à Londres. En médaillon : Sir Henry Wood).

À l’origine, j’avais prévu un article consacré à Rudolf Serkin, mais à la suite de mon hommage à Andrew Davis, j’ai été amené à m’intéresser à Henry Wood, chef d’orchestre et orchestrateur né à Londres le 3 mars 1869 et mort à Hitchin (Angleterre) le 19 août 1944. (La photo illustrant cet article ne provient d’ailleurs pas de ma collection personnelle).

Avant d’entrer dans le vif du sujet, un anniversaire : le bicentenaire de la création de la neuvième symphonie de Beethoven, le 7 mai 1824 à Vienne. La chaîne Arte a présenté une émission consacrée à l’histoire de cette œuvre. Ça et là, on peut visionner des petits bouts de cette musique, dirigée par le chef américain d’origine suédoise, Herbert Blomstedt. Ce grand monsieur est né le 11 juillet 1927 à Springfield dans le Massachusetts. À 93 ans, il nous donne une interprétation flamboyante de la neuvième symphonie et on pourra apprécier son geste à la fin de l’œuvre.

 

Quelques informations sur Sir Henry Wood. Son nom est définitivement associé aux Proms, ou concerts promenade, qu’il a dirigés pendant près d’un demi-siècle à partir de 1895 au Royal Albert Hall, c’est d’ailleurs dans ce bâtiment que j’ai pu assister à un concert Tchaïkovski en 1968.

Lors de mon dernier article, je vous ai présenté un concert donné en 1994 dans cette salle gigantesque (plus de 5 000 places !). Ce concert, dirigé par Sir Andrew Davis rendait hommage au cinquantième anniversaire de la disparition de Wood. Rappelez-vous, le dernier morceau interprété par l’orchestre de la BBC était l’orchestration du prélude en ut dièse mineur op.3 numéro 2 de Rachmaninov. Et voici ce que cela donnait :

Et si nous écoutions ce prélude dans sa version originale, jouée par Rachmaninov lui-même ?

Retour à notre arrangeur avec cette suite sur des airs de Purcell, jouée à l’Albert Hall, of course !

Et qui n’a pas fait sa propre transcription de la Toccata et fugue BWV 565 de Bach ?

Henry Wood s’est aussi attaqué à Chopin avec cette marche funèbre :

Mais aussi à Debussy avec La cathédrale engloutie :

Et même à Vaughan Williams, que l’on verra sur cette petite vidéo :

Pour terminer l’article un dernier hommage à Andrew Davis avec la Symphonie Résurrection de Gustav Mahler :

La semaine prochaine, nous irons au musée contempler les tableaux qui y sont exposés (je viens de vous donner un indice !).

Filoxe

 

 

 

 

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1 Commentaire

  1. C’est un peu un chef dans la veine de Malcom seargent. Soit dit en passant j’adore RV williams ! On connaît ses magnifiques variations sur Greensleeves et sur un thème de Thomas Tallis, mais beaucoup moins ses symphonies et ses oeuvres vocales, qu’il faut bien reconnaitre, sont difficiles à trouver en France mais parfois disponibles en import.