Poutine en Afrique, c’est magique !

Une anecdote résume tout. Depuis l’indépendance, soit plus de soixante ans, la France faisait toujours la sourde oreille à la demande de création d’une centrale nucléaire au Burkina Faso. Six mois après leur arrivée, les Russes en commençaient la construction.

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Mais plus importante encore est l’aide militaire russe. Indispensable sur un continent instable, en proie au terrorisme et aux guerres civiles. Et où la France n’a pas tenu ses promesses… La qualité de nos militaires n’est pas en cause. Plutôt celle du commandement. Où des bureaucrates ont remplacé les baroudeurs. Après l’infiltration des états-majors par des majorettes droit-de-l’hommistes.
« African Initiative » remplace Wagner sur le terrain
Le Niger, le Mali et le Burkina, trois États sahéliens gouvernés par des putschistes ont viré les Français, et renforcé leur coopération militaire et économique avec la Russie… Ailleurs, les Français sont réduits à la portion congrue… Prigojine est mort mais ses réseaux sont toujours là. Renforcés par un appui officiel du Kremlin. « African Initiative » ajoute à la force de frappe d’une armée privée l’aide économique et les services de renseignement de la Russie.
De la Libye au Mali, en passant par le Soudan, la République centrafricaine, le Mozambique, le Congo, l’Angola, l’Éthiopie, en tout une vingtaine de pays ont signé des accords de défense avec la Russie qui s’implique militairement, en aidant à combattre les rebelles ou les terroristes djihadistes. Avec des méthodes plus rugueuses que celles de nos soldats de bois. Mais autrement plus efficaces.
Il y a eu pléthore d’accusations d’atrocités contre les mercenaires. Téléguidées par des diplomates aux ordres de la mondocrature et des reporters « engagés » qui avaient clairement choisi leur camp. Comme si les luttes interethniques séculaires, auxquelles s’ajoutent des raids de pillage et des massacres commis par les djihadistes, ne suffisaient pas.
La Russie a toujours nié que ses citoyens aient été impliqués dans des crimes de guerre ou contre l’humanité. S’il y a eu des dommages collatéraux, comme l’OTAN disait si bien en Serbie, ce fut la conséquence d’actions de défense. Quand on est pris pour cible, on riposte, et tant pis s’il y a des balles perdues ou des éclats d’obus incontrôlés.
Le chantage alimentaire de l’Occident

Alors que les bellicistes de l’OTAN essayaient d’intimider les pays africains, en leur racontant qu’à cause de la guerre en Ukraine, ce pays ne pourrait plus leur livrer de denrées alimentaires agricoles, ni les engrais destinés aux cultures vivrières locales, du fait du blocus russe… La Russie a compensé avec sa propre production et ses stocks, de façon à ce que la menace d’insécurité alimentaire, voire de famine à l’échelle d’un continent, soit écartée. C’était du concret. La meilleure réponse à la guerre de propagande menée par le pantin de Kiev et ceux qui tirent ses ficelles.

Ce n’est pas un hasard si les nations africaines ont adopté une position neutre sur la guerre en Ukraine et refusé de se joindre aux représailles occidentales contre la Russie. Tandis que l’Union africaine appelait à la fin du chantage orchestré par l’OTAN.
Au Conseil de sécurité de l’ONU, seul le Kenya, membre non permanent qui ne doit sa survie qu’aux Britanniques, a condamné la Russie pour son rôle dans l’éradication des néonazis en Ukraine. Mais les autres pays n’ont pas soutenu la position du Kenya. Ceux qui émargent encore aux subventions de la France se sont dits « très préoccupés par cette guerre » mais se sont gardés de critiquer la Russie.
Entre la Russie et la Françafrique, le choix a été vite fait !
Tout a été prévu, mis sur rails et finalisé les 23 et 24 octobre 2019 au sommet de Sotchi dans le sud de la Russie, au bord de la mer Noire. Un clin d’œil appuyé. Ce sommet a réuni des délégués de plus de 50 pays africains, dont 43 chefs d’État. C’est dire l’importance et le niveau de discussions.
Le président Poutine s’est adressé aux dirigeants, en leur rappelant le soutien passé des Russes aux mouvements de libération, avant de s’engager à stimuler le commerce et les investissements. Objectif déclaré : doubler les échanges dans les cinq ans.

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En fait, les commandes d’armements ont largement dépassé cet objectif. À des conditions très avantageuses. Éventuellement payables en matières premières. Et complétées par des alliances et des opérations militaires communes. Aujourd’hui, on considère que 90 % des armes destinées à l’Afrique proviennent de Russie. Mais rien n’empêchait les pays occidentaux d’être présents sur ce marché. Au lieu de boycotter bêtement les États qui achetaient russe… Et de menacer vainement les dirigeants africains des 49 pays invités au nouveau sommet à St Pétersbourg les 27 et 28 juillet 2023.
C’est là qu’on mesure toute la différence entre Poutine, le chef d’État d’une superpuissance qui a retrouvé toute sa vigueur, après le passage à vide de 1990 à 2005… et un mariole comme Macronescu qui prend ses ordres auprès des banksters du NWO et sacrifie son propre pays… Ou un clown mendigot comme Zelensky qui va pleurnicher dans les chancelleries et refuse d’affronter ses électeurs. Enfin, ceux qui restent. Ceux qui ne se sont pas exilés. Ou n’ont pas péri dans cette guerre.
Des crapules médiatiques ont prétendu que la tâche prioritaire de la Russie en Afrique serait de discréditer l’influence occidentale. Mais l’Occident s’est discrédité tout seul ! En étant incapable de venir à bout des djihadistes. En truquant des élections pour mettre en place ou maintenir ses hommes de paille. Et pour finir, en pratiquant un chantage alimentaire pour dresser ces pays contre la Russie.

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Les BRICS rebattent les cartes et ceux qui sont avec la Russie ont tout à y gagner
La propagande des mainstream prétend qu’à la suite des boycotts des produits russes et des vols de leurs capitaux en Occident, la Russie avait dû chercher de nouveaux marchés pour ses exportations. Cette chronologie est complètement falsifiée. Le Kremlin n’a pas attendu 2022 pour pousser ses pions en Afrique.
Depuis dix ans au moins, ses mandataires étaient des sortes de VRP pratiquant la publicité comparative. Voilà ce que la France ou les USA vous proposent. Voici ce que nous vous offrons. À vous de choisir… Les premiers contingents Wagner sont apparus en 2017. Complétant les équipes de consultants militaires russes et les attachés commerciaux déjà en place.

La Russie comme la Chine investissent en Afrique dans les infrastructures, ports et aéroports, les mines et les usines de traitement des minerais, l’énergie nucléaire et l’agriculture, préalables à la sortie du sous-développement. Tandis que les projets occidentaux relèvent plutôt de la sphère sociale, de la santé et de l’éducation. Nécessaire mais pas suffisant.
La Russie et la Chine affirment que leurs investissements ne sont pas liés à la politique intérieure des pays où ils interviennent. Quand l’Occident en général pratique l’ingérence, donne des leçons de morale et impose ses choix au sommet. Des interventions d’autant plus intolérables qu’elles sont pratiquées par un Macron qui, pour beaucoup de leaders africains, n’est ni un homme ni un chef.
La Russie est devenue un acteur majeur en Afrique
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergei Lavrov, sait que la Russie bénéficie d’un a priori favorable.
« Notre pays ne s’est pas souillé des crimes sanglants du colonialisme et a toujours soutenu sincèrement les Africains dans leur lutte pour se libérer de l’oppression coloniale » a dit Lavrov.
Les russophobes d’aujourd’hui accusent l’ex-URSS d’avoir pratiqué le nettoyage ethnique, la famine et les déportations. Mais dans ce cas, il faut aussi reprocher aux Anglais leurs massacres dans l’Inde coloniale et en Irlande, et aux USA la foultitude de guerres exterminatrices qu’ils ont menées sans discontinuer depuis plus de deux siècles, contre les peuples qui leur tenaient tête. Des Amérindiens et Mexicains aux Irakiens et Afghans, en passant par les Serbes.
Outre l’aide militaire, en armement, formateurs et combattants, et la livraison de matériels mécaniques divers, d’engrais et de céréales, les Russes accueillent à Moscou des étudiants africains sélectionnés en fonction de leurs aptitudes intellectuelles et de leur motivation. Pour en faire des ingénieurs, des techniciens ou des administrateurs.
Mais une fois leur diplôme acquis, ils les renvoient chez eux pour être utiles à leur pays. Bien évidemment, pour les dirigeants français, c’est de la discrimination… Réponse du berger à la bergère, les Africains comparent l’indifférence à l’égard des étudiants noirs en Europe avec l’accueil chaleureux réservé aux réfugiés ukrainiens et avant eux, aux Kosovars.
Christian Navis
https://climatorealist.blogspot.com/

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6 Commentaires

  1. Une fois de plus Russes et Chinois apportent la preuve que la priorité pour tout pays est de faire du commerce avec d’autres pays sans chercher à changer ou réformer leurs sociétés, sans chercher à leur imposer des lois et des droits de l’homme étrangers. , sans leur imposer un mondialisme et des institutions supranationales.

  2. L’armée française au Mali, ne faisait pas la guerre aux djihadistes, elle jouait les nounous auprès des populations et des enfants.
    Par contre 58 soldats français ont été tués par les islamistes qui eux, n’étaient pas là pour le décorum.
    Nos soldats ont eu la chance que le pays les vire.
    Ils étaient envoyés en pâture, avec un équipement vétuste et rudimentaire.

  3. La nature a horreur du vide. La France a perdu au jeu des chaises musicales dû à l’incohérence et à la stupidité de ses “dirigeants” tout justes bons à rien et mauvais à tout.

  4. Nous faisons le contraire. Nous accueillons les amateurs de couteau et nous les garde.

    • Et on les garde ou nous les gardons. Le correcteur orthographique est macroniste.

      • Mais nous, nous sommes bisounounourses et fleufleurs !
        Cherchez l’erreur !

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