Rafah : hommage à Tsahal, au Shin Bet et au Yamam qui ont sauvé les otages Louis et Fernando

Extraordinaire ! Chapeau bas. Merci pour eux, merci pour nous, merci de nous redonner espoir.

Voilà qui donnera espoir aux familles des personnes toujours retenues à Gaza. Israël a annoncé ce lundi avoir libéré deux otages à Rafah, ultime cible affichée de son offensive dans la bande de Gaza, où le Hamas au pouvoir a fait état d’« environ 100 morts » palestiniens lors de cette opération nocturne. Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a ordonné à son armée de préparer une offensive sur Rafah, à la frontière avec l’Égypte, où se masse actuellement la majeure partie de la population du territoire palestinien, selon l’ONU, suscitant l’inquiétude de la communauté internationale.

Le Hamas a prévenu ce dimanche qu’une telle offensive « torpillerait » tout accord pour une libération des otages qu’il détient encore à Gaza. Mais Israël a affirmé que les frappes dans la nuit de dimanche à lundi s’inscrivaient non pas dans le lancement de cette offensive, mais d’une opération pour récupérer deux otages enlevés le 7 octobre lors de l’attaque sans précédent des combattants du Hamas dans le sud d’Israël, point de départ de cette guerre.

Environ 250 personnes ont été enlevées en Israël le 7 octobre et emmenées à Gaza. Une trêve d’une semaine en novembre avait permis la libération de 105 otages en échange de 240 Palestiniens détenus par Israël. Avant la libération des deux derniers otages, Israël estimait que 132 étaient toujours détenus à Gaza, dont 29 seraient morts.

Qui sont les deux otages libérés ?

Il s’agit de Fernando Simon Marman (60 ans) et de Luis Har (70 ans), deux Israélo-Argentins. Tous deux « ont été récupérés lors d’une opération nocturne à Rafah menée conjointement par l’armée, le Shin Beth (Sécurité intérieure) et la police israéliennes », selon un communiqué de ces trois services. Enlevés au kibboutz Nir Yitzhak, les deux hommes ont été conduits au centre médical Sheba, à Ramat Gan, pour de premiers examens médicaux. « Ils sont dans un état stable », a indiqué à la presse Arnon Afek, le directeur de l’établissement.

Ils avaient tous deux été enlevés « le matin du 7 octobre dans le kibboutz Nir Yitzhak », selon le Forum des familles d’otages.

« Nous les avons vus (…) il y avait beaucoup de larmes, des embrassades et peu de mots », a raconté Idan Bejerano, le gendre d’un des deux otages israélo-argentins libérés. « Vers 3h00 du matin nous avons reçu un appel des autorités israéliennes nous disant : Fernando et Luis sont entre nos mains, venez les voir à l’hôpital. Nous étions sous le choc. Nous nous ne nous n’attendions pas à ça. Mais nous avons sauté dans la voiture et sommes arrivés ici », a également déclaré Idan Bejerano, le gendre de Luis Har.

« Quand nous les avons vus, le cœur battait à 200 battements par minute, peut-être davantage. Il y avait beaucoup de pleurs, des embrassades, mais peu de mots (…) Nous sommes heureux aujourd’hui mais nous n’avons pas gagné. Ce n’est qu’une étape de plus vers le retour à la maison » des otages encore détenus à Gaza, a-t-il souligné.

Comment l’armée israélienne a-t-elle mené son opération ?

Les forces israéliennes ont fait irruption « avec des explosifs » dans un bâtiment de Rafah où étaient détenus ces otages, a indiqué l’armée. « Une fusillade a eu lieu et il y a eu des tirs depuis des bâtiments voisins. L’armée de l’air a mené des frappes. De nombreux terroristes ont été tués ainsi qu’un de nos soldats », a déclaré le porte-parole de l’armée, Daniel Hagari.

Lors d’une conférence de presse ce lundi matin, Daniel Hagari a précisé que cette opération était préparée « depuis un certain temps ». « Tôt le matin, à 1h49 (heure israélienne), les forces spéciales ont fait irruption dans un bâtiment au cœur de Rafah », a-t-il ajouté en précisant qu’il y avait eu « une couverture aérienne » avec « une vague de frappes de la part de l’armée de l’air israélienne ». Selon lui, les deux otages se trouvaient au deuxième étage. Les soldats israéliens les auraient protégés « avec leurs corps » lors de l’exfiltration, ce qui a « déclenché une bataille audacieuse et de violents échanges de tirs » à « plusieurs endroits ».



« Trois terroristes ont été tués dans l’immeuble où ils étaient détenus », selon un bilan initial de l’armée israélienne, qui s’était auparavant bornée à confirmer avoir « mené une série de raids contre des cibles terroristes dans le sud de la bande de Gaza ». Ces frappes ont touché 14 maisons et trois mosquées dans différents secteurs de Rafah, selon le gouvernement du Hamas.

Le président argentin Javier Milei dit sa « gratitude »

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a salué dans un communiqué « nos courageux guerriers pour l’action audacieuse qui a conduit à la libération » des otages. « Seule la poursuite de la pression militaire, jusqu’à la victoire complète, aboutira à la libération de toutes nos personnes enlevées », a-t-il écrit.

Le Forum des familles d’otages a pour sa part « félicité les soldats de l’armée israélienne qui ont fait preuve de force et de bravoure pour obtenir la libération de deux otages ». Le président argentin Javier Milei a, lui, exprimé sa « gratitude » à l’armée israélienne pour son action.

Vers une « catastrophe humanitaire » ?

Rafah est devenue le dernier refuge pour les Palestiniens coincés à la frontière fermée avec l’Égypte, au nombre d’1,4 millions selon l’ONU, en grande majorité des déplacés ayant fui la guerre qui fait rage depuis quatre mois.



Le président américain Joe Biden a exhorté le Premier ministre israélien, lors d’un entretien téléphonique ce dimanche, à « garantir la sécurité » de la population palestinienne. Plusieurs États ont mis en garde contre une « catastrophe humanitaire » en cas d’assaut sur la ville surpeuplée. « La victoire est à portée de main », a déclaré sur la chaîne américaine ABC News Benyamin Netanyahou, qualifiant Rafah de « dernier bastion » du Hamas. Israël assurera « un passage sécurisé à la population civile pour qu’elle puisse quitter » la ville, a-t-il ajouté, sans préciser où les civils pourraient se réfugier.

« Je ne sais pas où nous irons » en cas d’offensive sur Rafah, a témoigné Farah Mohammad, qui a fui la ville de Gaza, dans le nord du territoire. « Il n’y plus d’endroit pour s’échapper », dit cette mère de famille de 39 ans, qui a perdu tout contact avec son mari depuis un mois. « Dans les conditions actuelles », Washington « ne pourrait pas soutenir une opération militaire à Rafah en raison de la densité de la population », a indiqué un haut responsable de l’administration américaine, soulignant que la population civile n’a « nulle part où aller ».

https://www.leparisien.fr/international/israel/gaza-larmee-israelienne-affirme-avoir-libere-deux-otages-lors-dune-operation-nocturne-a-rafah-12-02-2024-AFRQYZR43VAIJFVCHLTNZACGB4.php

Pour voir la video sur dailymotion c’est ici

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12 Commentaires

  1. l’Égypte n’en veut pas et personne ne semble le lui reprocher. La communauté internationale est prompte à réagir à l’assaut d’Israël pourtant. Israël en se défendant défend aussi nos valeurs occidentales. Il serait grand temps que l’occident change vite de braqué et soutienne davantage Israël. Que nous nous occupions sévèrement de l’Iran et de la Turquie.

  2. il me semble qu ‘en 1948 , ils étaient 30 000 palestiniens et quelques bédouins nomades .
    ils sont combien de millions 75 ans après ?
    et nous payons !

    • Ils étaient un peu plus !
      Environ 600 000 qui soit ont écouté les armées arabes pour leur laisser la liberté de jeter les juifs à la mer, en gros 300 000, et tout autant qui ont fui le front.
      Les musulmans restés en Israël représentent environ 1,7 millions pour 9,4 millions d’habitants.

  3. Quand un islamiste fait une tentative d’attentat:
    En Israêl, il est neutralisé (il ne peut plus recommencer).
    En France, il est hospitalisé ( il peut recommencer).
    C’est hors sujet, je sais, mais c’est ma trouvaille,
    Bravo à Christine Tasin,

  4. c est pourtant tres simple
    jusqu a preuve du contraire l egypte est un pays arabe et doit se faire un plaisir d accueillir leurs freres de Gaza chez eux … on sait deja que les emirs richissimes du proche orient ne veulent absolument pas les accueillir ce qui n est pas du tout gentil … je dirais meme que c est mechant

  5. Tant que les otages israéliens ne sons pas tous rentrés chez eux ,Israël ne doit surtout entreprendre un cessez le feu,Israël doit continuer son combat contre les terroristes musulmans du Hamas ,pas de pitié pas de trêve pour ces assassins du Hamas.Israël n ‘est pas tombé dans le piège macabre du Hamas en pensant qu ‘ ils allaient pouvoir manipuler à leur guise les israéliens .

  6. Détenir des personnes en otages est la chose la plus répugnante au monde et ceux qui pratiquent ce genre d’actions sont tout aussi répugnants.

    • Surtout lorsqu’il s’agit d’ enfants en bas âge, ceux qui font ça sont des raclures répugnantes.

  7. À croire que ces pays dont les gouvernements désapprouvent cette offensive salutaire et cruciale pour la survie d’Israël sont et ont toujours par leur lâcheté et leurs intérêts plus ou moins complices des déchets humains du hamas et Cie.

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