Que d’eau ! Que d’eau !

J’avais ce sujet en tête depuis plusieurs semaines et le voilà d’actualité ! J’espère que les fidèles lecteurs de Résistance Républicaine n’ont pas subi de dommages suite aux fortes pluies qui se sont abattues sur le pays. L’image de présentation nous montre le radier du Ouaki, sur la rivière Saint-Étienne qui se jette dans l’Océan Indien près de Saint-Pierre. Ce radier, qui passe dans le lit de la rivière permet de relier Saint-Pierre à Saint-Louis (bon il y a aussi un pont !) quand il est praticable, pas toujours, comme on peut le constater (naturellement la photo a été prise par votre serviteur). Ci-dessous on pourra constater que le radier peut s’avérer utile dans certains cas !

https://fr.wikipedia.org/wiki/Pont_de_la_Rivi%C3%A8re_Saint-%C3%89tienne

Passons à la musique à présent ! L’eau a été une source d’inspiration pour de nombreux compositeurs ; on commence tout de suite avec l’ouverture : Der fliegende Holländer (en français “le Hollandais volant” ou “le vaisseau fantôme”), dirigée par le très grand Georg Solti :

Nous continuons avec Haendel, né le 5 mars 1665 à Halle (Allemagne) et mort le 14 avril 1759 à Westminster en Angleterre. Une vie bien remplie ! Naturalisé anglais en 1727, il compose en 1733 les deux premières suites de Water Music, la troisième date de 1736. Je vais vous proposer une version “iconoclaste” (on ne joue plus Haendel comme ça, voyons !). Il s’agit d’une orchestration réalisée par le compositeur et chef d’orchestre Sir Hamilton Harty (1879-1841), jouée par l’orchestre de Milwaukee dirigé par Andrew Litton :

À peu près contemporaine de l’œuvre de Haendel, Wassermusik a été composée en 1725 par Telemann (24 mars 1681, Magdebourg – 25 juin 1767, Hambourg). Cette musique célèbre le centenaire de l’Amirauté de Hambourg. Les mouvements qui la composent sont les suivants (extrait de Wikipédia) :

  1. Ouverture in C major
  2. Sarabande: Die schlafende Thetis (The sleeping Thetis)
  3. Bourrée: Die erwachende Thetis (Thetis awakening)
  4. Loure: Der verliebte Neptunus (Neptune in love)
  5. Gavotte: Spielende Najaden (Playing Naiads)
  6. Harlequinade: Der schertzende Tritonus (The joking Triton)
  7. Tempête: Der stürmende Aeolus (The stormy Aeolus)
  8. Menuett: Der angenehme Zephir (The pleasant Zephir)
  9. Gigue: Ebbe und Fluth (Ebb and Flow)
  10. Canarie: Die lustigen Boots Leute (The merry Boat People)

Avançons dans le temps et passons à Claude Debussy, né à Saint-Germain-en-Laye le 22 août 1862 et mort à Paris le 25 mars 1918. La mer, (trois esquisses symphoniques) a été créée à Paris le 15 octobre 1905. L’œuvre, d’une durée approximative de 25 minutes, comporte trois mouvements :

  1. De l’aube à midi sur la mer (Très lent – si mineur – environ 9 minutes)
  2. Jeux de vagues (Allegro – do dièse mineur – environ 6 minutes 30)
  3. Dialogue du vent et de la mer (Animé et tumultueux – do dièse mineur – environ 8 minutes)

Extraite de Miroirs de Maurice Ravel, Une barque sur l’océan, dans sa version piano, puis avec orchestre :

Nous allons passer de la mer à la rivière, avec la Moldau (Vltava) de Bedrich Smetana, une vidéo accompagnée d’images de cette rivière mythique :

Ah, le Rhin ! Fleuve qui a inspiré Robert Schumann avec la Symphonie rhénane, mais aussi Richard Wagner avec sa monumentale tétralogie créée en 1876. Quatre opéras composent Der Ring des Nibelungen (L’anneau des Nibelung) : Das Rheingold, Die Walküre, Siegfried, Götterdämmerung ou l’or du Rhin (prologue), la Walkyrie (première journée), Siegfried (deuxième journée), le Crépuscule des dieux (troisième journée). Le Rhin est l’élément central de la tétralogie. En allemand Rhin se dit “Rhein”, homonyme du mot “Rein” qui signifie pur. Pour résumer en très peu de mots, dans L’or du Rhin le nain Alberich vole l’or du fleuve, pourtant bien gardé par les filles du Rhin. À partir de cet or sera forgé un anneau qui portera malheur à tous ceux qui le possèderont. Lors de la scène finale du Crépuscule des dieux, le Walhalla et tous ses occupants disparaissent dans un incendie gigantesque et l’anneau est restitué aux filles du Rhin. Extrait de Siegfried, “le voyage de Siegfried sur le Rhin :

On termine avec Le beau Danube bleu, interprété par l’orchestre philharmonique de Vienne le premier janvier 2010 et Georges Prêtre à la baguette. Ce qui fait l’intérêt de cette version, c’est de nous présenter le trajet du fleuve depuis sa source à Donaueschingen jusqu’à son delta en Mer Noire. L’originalité du Danube, c’est que, contrairement aux autres grands fleuves européens, il suit un trajet ouest-est.

EN BONUS

Un extrait du Crépuscule des dieux : Siegfried s’était baigné dans le sang du dragon qu’il avait tué, ce qui le rendait invincible ; malheureusement une feuille était tombé sur son épaule, il était donc vulnérable à cet endroit. Par la ruse, l’infâme Hagen arrive à connaître le point faible de Siegfried et le tue d’un coup de lance. Voici la marche funèbre de Siegfried :

Pour information, le chef que l’on voit dans cette vidéo, Christian Thielemann, dirigera le concert du Nouvel An 2024 à Vienne.

Filoxe

 

 

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3 Commentaires

  1. Tres belle rétrospective Fiioxe! Mais franchement, en ce moment, on en a plus qu’assez de l’eau dans ma region du pas de Calais et ce n’est pas fini apparemment! Mais c’est sûr, le sujet est d’actualité. Merci!

  2. La Réunion, l’île intense ! Sublissime confetti posé sur l’océan Indien. Wagner avec des images du Piton de la Fournaise dans la tête…. Grand grand merci ami Filoxe.

  3. La légende de Siegfried s’est-elle inspirée de celle d’Achille, dont seul le talon était vulnérable ? Mon village est traversé par l’Eure dont le niveau a monté. J’habite la partie haute, mais il faut penser aux autres. Je vais chanter O sole Mio pour que le beau temps revienne. Par chance, je chante juste. Amitiés d’un hexagonal.

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