L’été en mer dans 3 films français : Bardot, Delon, les Îles Lavezzi, Oléron…

Bravo BB : toujours sur le pont en 2022 contre l’Aïd

L’été 2022 ne va pas être glorieux : avec le cinéma, évadons-nous un peu au soleil.

Les trois films proposés se trouvent assez facilement en entier sur Internet (voir liens). Ils nous emmènent un peu au delà du temps et de l’espace, tant l’étau se resserre dans la France de Macron. On nous dit que les Français partent massivement en vacances. Mais avec quel argent partiraient-ils ? Faut-il croire les médias qui racontent que la France est plus prospère que jamais ?  Vu le coût de la vie et du carburant, ceux qui le peuvent partent massivement  dans la famille, bien sûr. Pour les autres qui font un crédit pour partir, le réveil risque d’être très dur ! Lire l’excellent article aigre-doux de Josiane Filio ici : Grâce aux cadeaux de Macron, les Français pourront partir en vacances !

 

Manina, la fille sans voiles,  film français de Willy Rozier (1952)

 

Date de sortie : 26 décembre 1952 (France)

Lieu de tournage : Iles Lavezzi, Corse du Sud, France

Film en entier colorisé :

Synopsis : 

Gérard Morère est un étudiant parisien de 25 ans. Tandis qu’il assiste à une conférence d’archéologie, il apprend que l’épave d’un navire phénicien coulé au large des côtes de la Corse pendant les guerres du Péloponnèse contiendrait un trésor. Immédiatement, cette révélation fait écho à une plongée sous-marine qu’il avait effectué cinq années auparavant à proximité des Îles Lavezzi et lors de laquelle il avait pu voir des fragments d’amphores. Morère se persuade qu’il sait où se trouve le trésor de Trolius et qu’il doit partir à sa recherche. Des amis et un aubergiste acceptent de financer son entreprise. A Tanger, l’étudiant s’associe avec Eric, contrebandier de cigarettes qui le convoiera jusque sur le lieu du supposé naufrage. Parvenu en Corse, le chasseur de trésor fait la connaissance de la magnifique Manina, 18 ans et fille du gardien du phare, qui prend un bain de Soleil sur les rochers… Le contrebandier Eric s’aiguise d’autant plus l’appétit que Morère préfère conter fleurette…

Second film de Brigitte Bardot, alors âgée de 18 ans et premier grand rôle après son apparition au milieu du long-métrage. Il n’est pas le meilleur film de B.B., loin de là même…, mais les acharnés de l’icône y trouveront leur bonheur. Sculpturale dans son bikini blanc ou noir, on comprend aisément qu’un chercheur de trésor y perde son latin, son grec et ses amphores ! B.B. sauve à elle seule le film du naufrage. Point de sexisme et admettons que l’acteur suisse Howard Vernon campe également son rôle avec talent. Effroyable bluette avec des dialogues d’aucune envergure, la réalisation de Rozier offre quand même de belles images de plongée sous-marine. Un Grand bleu avant l’heure. On y entend également avec plaisir des chants traditionnels en langue corse ! Si Dieu créa la femme B.B., Rozier n’inventa pas le cinéma…

Critiques :

« Brigitte, bien sûr, est magnifique. Les lieux de tournage sont également agréables, mais c’est Mlle Bardot qui mérite toute notre attention (bien que Mlle Espanita Cortez fasse forte impression avant l’entrée impressionnante de Bardot, 30 minutes environ après le début de l’intrigue) ». -Écrit par JohnHowardReid sur imdb.com

 

Plein Soleil René Clément (1960)

« Plein soleil » : l’acte de naissance de la star Delon

Tom Ripley (Alain Delon) est un bellâtre né sans le sou qui aime tout ce qui brille. C’est un été, lors d’une virée en Italie, qu’il se lie d’amitié avec Philipp (Maurice Ronet), son alter-ego plein aux as. Tom n’a qu’une hâte : usurper l’identité de son nouvel ami pour conjurer son sort. Un vrai vautour. C’est à bord d’un voilier que Tom saisit sa chance et poignarde Philipp à la manière d’un Mersault 2.0, sous un cagnard infernal. L’ordre naturel des éléments est bouleversé, la mer d’huile se déchaîne et la voile blanche, synonyme de pureté, s’écrase avec douleur. Le bateau, ou l’allégorie de l’instabilité psychologique et identitaire des hommes.  Tom se penche au-dessus des flots, dans un élan narcissique, impatient de découvrir son nouveau visage. Pourtant, le miroir est ingrat… Tom tombe à la renverse et c’est alors que le bateau-fantôme se redresse avec peine et qu’un homme nouveau s’y hisse, déterminé. Fluctuat nec mergitur. FM

Bande-annonce :

Lien streaming (cliquer ensuite sur « Opción 1 » en bas à gauche) : https://123streaming.cc/film/plein-soleil/

Le film américain Le talentueux M. Ripley, 2000 : https://123streaming.cc/?s=The+talented+Mr+Ripley

Liberté-Oléron, un film de Bruno Podalydès (2000)

Des vacances insulaires qui tournent au naufrage familial.  Une tragédie dans une enveloppe de comédie.

La famille Monot est en vacances et le père, Jacques (Denis Podalydès), s’ennuie. Il rêve d’acheter un bateau, et c’est le début des ennuis… C’est surtout le début d’une comédie estivale qui ne ressemble justement pas à une comédie estivale comme les autres, multipliant les ellipses, cultivant la lenteur, le comique de répétition et résumant le style des frères Podalydès. 

Extrait :

Film en entier, lien streaming (cliquer ensuite sur « Opción 1 » en bas à gauche) : https://123streaming.cc/film/liberte-oleron/

 

Actualité : Martin Roumagnac (1946) disponible sur ARTE jusqu’au 27 juillet.

Jean Gabin (Martin Roumagnac)

Marlene Dietrich (Blanche Ferrand)

https://www.arte.tv/fr/videos/032507-000-A/martin-roumagnac/

 

 

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4 Commentaires

  1. Manina, la fille sans voile ».
    Rien que le prénom me fait marrer, du fait qu’il n’existe pas, en tout cas pas en Corse. En Tunisie peut-être ??
    Quant au voile, là ça m’énerve, car c’est aujourd’hui carrément musulman.
    Peut-être qu’à l’époque, l’auteur a voulu suggérer « sans vêtement », il aurait fallu le lui demander.
    La Corse se trouvant dans une région chaude et bien pourvue en plages, ses habitants ont appris plus tôt à se baigner et à nager en toute liberté que les Français des régions du centre.

  2. Oui la piscine, et Plein soleil avec Delon un de ses meilleurs film dailleurs repris en remake aux états-unis Delon beau à tomber par terre ,mais ca c’était avant ,maintenant on nous propose des navets avec des Omar Sy,kad merad ,joey starr ou le gros bourdon beurk beurk beurk .

    • Bien dit … A l’époque, les personnages vivaient, sans le carcan de la bienséance à toutes les sauces.

  3. Un de mes films de chevet est « La Piscine » avec Alain Delon et Romy Schneider et une Jane Birkin débutante (au même âge, j’étais son portrait tout craché, ce qui fait que je ne le rate jamais quand il passe, nostalgie…) ; et en plus, la séquence du slow « Ask yourself why » est à tomber par terre.

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