Flambée des prix : avant d’acheter, «on vérifie les armoires pour n’acheter que l’indispensable»

C’est un article du Parisien qui titre ainsi un article pessimiste. La crise est là, les gens sont fauchés, le prix de l’essence est tellement dissuasif que les gens n’ont plus les moyens de partir en vacances, qu’ils rognent sur tout et en sont même réduits à aller faire leurs courses en transports en commun pour faire des économies d’essence.

Pourquoi cet article à présent, juste avant les législatives,  dans un journal appartenant au grand ami de Macron Bernard Arnault ?

Pour nous habituer en douceur à la baisse du niveau de vie et empêcher ainsi l’émergence de nouveaux Gilets jaunes ?

Pour nous habituer en douceur à penser que tout ça c’est la faute à Poutine et donc afin de discréditer le dit clan patriote plutôt pro-poutine, anti-islam et anti-vaccin ?

Pour nous habituer en douceur à  nous serrer la ceinture comme le veulent les écolos sans que cela ne leur retombe sur le nez ?

Les 3 votre honneur ! Et sans doute aussi ce que je n’ai pas encore imaginé car je n’ai pas la rouerie et la perversité d’un Macron.

Le 14 mai 2022 à 06h38

L’été s’annonce salé. Comme la note. Émilie est venue acheter des maillots de bain avec ses filles au Decathlon de Thiais Village (Val-de-Marne). « Je vais choisir en fonction du prix plutôt que d’acheter au coup de cœur cette année », explique-t-elle. Avec ses deux adolescentes, elle scrute les étiquettes. Pour cet achat incontournable en vue de leur semaine de vacances en juillet, cette fleuriste cherche les promotions et petits prix.

En tête de gondole, des maillots une pièce à 5 euros ou des hauts et des bas pour 3 euros pièce. Une aubaine pour tenir son budget d’une trentaine d’euros pour trois maillots. La virée shopping est rondement menée, aucune place n’est laissée à la tentation : « Avant de venir, on a vérifié les armoires. Je ne vais acheter que ce qui est indispensable », confie Émilie.



Si certains se serrent la ceinture, pour d’autres, l’inflation est carrément synonyme de renonciation. C’est le cas de Monique qui vit à Choisy-le-Roi. Cette mamie et ses deux petits-enfants ne partiront pas en vacances cet été. « On n’a pas assez… J’aimerais bien les emmener, mais ça ne sera pas pour cette année », explique-t-elle. Même schéma pour Lucie, jeune retraitée de 65 ans : « J’achetais déjà le minimum, ce que je possède sert en premier à payer les factures et faire les courses. » Pour elles, fini le cinéma ou les sorties au parc d’attractions en famille, les loisirs sont relégués au second plan.

Pour préserver le budget loisirs, Nadia prend moins sa voiture

En revanche, pour Nadia, 27 ans, qui joue un peu plus loin avec sa fille et son nouveau ballon, il est hors de question que l’inflationaffecte le budget loisirs, quitte à faire des sacrifices ailleurs. Sur ses déplacements par exemple : « Je prends moins la voiture vu le prix de l’essence en ce moment, je privilégie les transports en commun. » Pour jongler entre dépenses quotidiennes et petits plaisirs, cette secrétaire médicale profite aussi « d’offres avec le comité d’entreprise pour faire des sorties et ne pas tout payer plein pot ».

De l’autre côté du centre commercial, quelques pas derrière sa fille, Marion a les yeux rivés sur son smartphone. « Je cherche où est la station la moins chère pour faire le plein », explique cette enseignante. Elle repart avec un seul achat : la grande boîte de rangement sur roulettes qu’elle était venue chercher, rien de plus. Mère de deux enfants, elle espère ne pas devoir toucher à certaines dépenses. « Les vacances d’été, qu’on réserve toujours très à l’avance, ou l’inscription au sport pour les enfants, j’y tiens », détaille-t-elle.



Jérôme ressort du centre commercial avec deux paires de rollers pour ses fils. Ce trentenaire est chef d’entreprise et même s’il gagne bien sa vie, il reconnaît : « Mine de rien, j’en ai eu pour plus de 100 euros avec les protections. » Mais il ne regrette pas son achat : « Les dépenses pour le sport et les loisirs, même si c’est cher, ça passe mieux car c’est du plaisir. »

Un vélo pour faire des balades « qui ne coûtent rien »

Derrière lui, un autre papa sort du Decathlon. Son fils pédale sur un vélo flambant neuf. Un véritable investissement pour Paul, 47 ans, qu’il compte rentabiliser : « Des balades à vélo, on va pouvoir en faire tous les week-ends, et ça ne me coûtera rien. Vous avez devant vous de futurs grands sportifs ! », blague-t-il.

Des sorties VTT qui remplaceront l’accrobranche ou le karting cet été. Face à l’inflation, ce papa, artisan, essaie de s’adapter et ne veut plus gaspiller : « Je réfléchis davantage à faire des achats qu’on pourra utiliser longtemps, des choses que je ne serai pas obligé de racheter l’an prochain. »

Jérôme, chef d'entreprise, gagne bien sa vie mais est étonné du prix que lui ont coûté deux paires de rollers avec les protections : plus de 100 euros.
Jérôme, chef d’entreprise, gagne bien sa vie mais est étonné du prix que lui ont coûté deux paires de rollers avec les protections : plus de 100 euros. LP/Jean-Baptiste Quentin

Devant l’enseigne sportive, Duong a aussi le sourire. Elle a trouvé les tabourets pliants dont elle avait besoin. Une acquisition facile puisqu’elle avait déjà acheté ce modèle en 2021. Seul bémol : « Cette année c’est 4 euros plus cher », nous indique Duong en montrant son ticket. 12 euros le tabouret, contre 8 euros l’an dernier, pas de doute, l’inflation s’invite jusqu’au camping.

https://www.leparisien.fr/economie/consommation/flambee-des-prix-avant-dacheter-on-verifie-les-armoires-pour-nacheter-que-lindispensable-14-05-2022-DYUPTSXHRZACLMT4AQGMJMBONY.php?ts=1652639455016

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7 Commentaires

  1. Ils mettent la pauvreté à la mode. Et ça ne manque jamais de clampins -réelles ou imaginaires – pour attirer les moutons. Tous les comportements d’appauvris (comme c’est coool…) sont mis à la mode. Le mouton fait tout ce qu’on lui dit et lui montre.

  2. Petit florilèges de témoignages montrant à quel point la vie EST BELLE en macronie, le super mozart de la finance, le président du POUVOIR D’ACHAT quoi qu’il en coûte!
    Et ce n’est que le début!
    http://echelledejacob.blogspot.com/2022/05/inflation-temoignages-sur-la-hausse-des.html#more
    Il n’y pas que les magouilles sur la moutarde et l’huile à prendre en considération, beaucoup de secteurs d’activités sont en train de s’effondrer.
    Macron c’est la mort de la France, que la Russie nous vienne en aide. Elle a au moins le mérite d’exister.

  3. Sachez que les écolo s’en réjouissent. Avec eux 10 vêtements suffisent pour s’habiller à l’année, quitte à sentir mauvais entre 2 criminels tours de machine écocides… Réduire son empreinte énergétique qu’ils appellent cela…

  4. Vous remarquerez d’ailleurs, pour bien enfoncer le clou dans le crâne des Français, qu’on n’interroge QUE des personnes soumises à cette « crise » montée de toutes pièces (comme les précédentes), QUE de braves citoyens dociles qui acceptent sans broncher de se priver, de réduire leur mode de vie à tous les niveaux et déclarent tous, grosso modo : « C’est comme ça, il faut bien l’accepter », etc. Aucun rebelle n’a la parole, ben tiens !
    À vomir.
    S’il nous reste quelque chose à vomir !

  5. – » Pourquoi cet article à présent, juste avant les législatives, dans un journal appartenant au grand ami de Macron Bernard Arnault ?
    Pour nous habituer en douceur à la baisse du niveau de vie « –

    Sauf qu’il ne maîtriseront pas « la douceur » et que très vite ce sera une économie ux effets hyper-violents que nous subirons. Et la faute, en France, voire en U€, puisque le tyran macron aux mains crochues posées actuellement sur cette zone politique, sera bien, en très grosse partie celle de cet anti-France, anti-Nation, sauf celles comme l’Ukraine servent les intérêts de la plutocratie mondialiste dont il est le principal agent !

  6. Vous l’avez voulu, vou l’avez. Pleurez maintenant.

  7. L’inflation est due en partie à la spéculation de gens peu scrupuleux, de mauvais Français,désireux de s’enrichir sur le dos de leurs compatriotes. L’huile, par exemple, est élaborée avec des graines récoltée l’an dernier. L’inflation conduit les gens à moins consommer, donc génère du chômage. De sombres jours en vue pour nos compatriotes.

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