Ukraine, Jean-Pierre Lledo : est-il encore possible de penser ? – Partie 1

Unes de journaux internationaux

Je me hasarde à dire que tout article sur l’Ukraine qui ne se défère pas à celui-là peut- être considéré comme suspect de propagande.

Edmond le tigre

 

Plus d’un mois après le début de l’offensive russe en Ukraine, Jean-Pierre Lledo propose de remettre la guerre en perspective dans cette suite de textes en quatre parties, à retrouver chaque jour sur le site de la Revue Politique et Parlementaire

 

Un peu de géopolitique1

« C’est moi qui ai suggéré de bombarder Belgrade. C’est moi qui ai suggéré d’envoyer des pilotes américains et de faire sauter tous les ponts sur le Danube »2.

Ainsi parlait en 1998 l’actuel président des USA Joe Biden, alors sénateur, lors d’une réunion de la commission sénatoriale des affaires étrangères. Un an plus tard, il fut écouté. Bombardements intensifs de l’OTAN (37 465 sorties avec 786 aéronefs) et ininterrompus durant 78 jours, soit plus de 2 mois et demi. Hormis les cibles militaires, des usines chimiques, les studios de la Radio-Télévision, et la mission diplomatique chinoise sont atteintes. Bilan des pertes humaines : 2 500 personnes, dont 89 enfants. Et ce sans aucun mandat de l’ONU, ni sans que la Serbie ait agressé un quelconque pays.

Le prétexte (prévenir le génocide serbe contre le Kosovo) s’avéra être un fake-news, mais ni les USA ni les pays membres de l’OTAN ne furent sanctionnés. BHL continua à se pavaner. Les médias ne s’émurent point, donc les foules non plus. Formidables fabricants d’unanimisme, les grands médias sont en effet capables d’endurcir les cœurs, ou au contraire de faire pleurer à l’unisson : la droite et la gauche, les juifs et les antisémites, les gens du peuple et même les intellos qui se croient libres, lesquels en principe savent pourtant comment se produit l’information (lire : la désinformation). C’est dire.

Ce n’est pourtant pas de cela dont je voudrais parler. Pour l’instant. Mais me demander si Biden qui a traité Poutine de “criminel de guerre’’ et, ces jours derniers, de ‘’boucher’’3, appartiendrait à la même corporation. Certains en seront surpris, mais ma réponse est négative.

Biden n’était pas un criminel de guerre, pas un boucher, pas plus que le président de l’époque Bill Clinton.

D’abord parce que la gouvernance d’un pays même dictatorial ne se réduit jamais à une personne. Ne pas confondre un individu et un Etat. Ensuite et surtout parce que le monde n’est régi ni par le Droit ni encore moins par la morale. Mais par la Puissance (économique et militaire), dont l’étude se nomme la géopolitique. Dans mon précédent papier, j’ai qualifié le Droit international de ‘’feuille de vigne’’ de la géopolitique4. L’article 2, alinéa 4 de la Charte des Nations unies pose que les membres doivent s’abstenir « dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou à l’emploi de la force, soit contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout État, soit de toute autre manière incompatible avec les buts des Nations Unies ». Mais la géopolitique dispose !

Les 10 Commandements seraient-ils alors vains, inutiles ? Non, car s’ils ne peuvent empêcher la violence, du moins l’entravent-ils, la réfrènent-ils, génèrent-ils de la mauvaise conscience, et l’obligent même à se justifier, c’est-à-dire à tenter de se légitimer. Cependant en dernière analyse, lorsqu’un conflit arrive à incandescence, c’est toujours la puissance qui décide. Jamais les commandements. Cela s’appelle aussi la realpolitik.

Notons que dans la guerre moderne entre grandes puissances, fondée sur l’équilibre de la terreur nucléaire, les civils ne sont pas spécifiquement visés. Victimes collatérales, leur nombre n’est jamais très élevé. Insignifiant au regard du bilan des guerres civiles et ethniques (près d’un million de morts au Rwanda, 500 000 en Syrie, 200 000 en Algérie).

 

Petite parenthèse, les Juifs ont été et demeurent le seul peuple au monde à être visé en tant que… peuple. Hier par le nazisme qui a combiné la guerre conventionnelle et la guerre ethnique à une échelle industrielle. Aujourd’hui par l’Iran qui ne fait pas mystère de sa volonté d’acquérir la bombe atomique dans le but d’achever le travail d’Hitler, objectif maintes fois proclamé sans provoquer la moindre condamnation de l’ONU, des USA et de l’Europe… Viser un peuple entier pourrait distinguer l’Etat ‘’fasciste’’ des Etats totalitaires, autoritaires, non-démocratiques. Denrée plutôt rare de nos jours, heureusement.

 

Pour s’imposer, les Etats civilisés (démocratiques ou autoritaires) ont bien d’autres moyens que l’arme nucléaire. Le hard (puissance militaire sur terre, air, mer, et cyber-espace) … Et la gamme étendue du soft : la puissance économique (richesses naturelles et technologies), la diplomatie, l’espionnage, la division pour favoriser le règne, la mise en opposition de puissances régionales, les coups d’Etat, les coups fourrés, le contrôle des média, les fake-news, la formation de révolutionnaires-bobos. La déstabilisation, quoi, en tous genres…

Le recours à la violence ne se manifeste que lorsque les rapports de force se modifient. Elle sert alors soit à contenir, à restreindre cette modification, soit à l’installer définitivement.

Avant d’aborder concrètement le conflit actuel et apparent entre l’Ukraine et la Russie, ce préambule général m’a semblé indispensable, tant j’ai été surpris de constater, y compris chez les plus aguerris, combien l’émotivité avait pris le pas sur la rationalité, les poussant même à confondre symptôme et cause du mal. Raison pour laquelle je ne me confondrai pas en précautions oratoires, comme se sentent obligés de le faire, tous ceux qui ne veulent malgré tout pas renoncer à leur esprit critique.

Je ne commencerai donc pas par m’apitoyer devant le flux ininterrompu des images de détresse de la population de certaines régions de l’Ukraine dont se repaissent, pour ne pas dire jouissent, les grandes TV du monde occidental. D’une part parce que c’est indécent. D’autre part et surtout parce que ces images n’ont qu’un but : empêcher de réfléchir aux causes de cette violence et donc d’y mettre fin. Je ne commencerai donc pas non plus par désigner et condamner ‘’l’agresseur’’ du 24 Février 2020. Tout simplement parce que si je le faisais, je participerais de l’enfumage médiatique qui vise à faire oublier que dans cet endroit du globe, il y a une guerre qui ne dit pas son nom… depuis presque trois décennies.

Sans parler de cette autre raison, sur laquelle je n’insisterai pas trop ici, mais que nous devons toujours garder en vue et qui me fait m’insurger contre les émotions trop sélectives pour être honnêtes… Car si c’était vraiment la détresse humaine qui importait, quid de celle des Yéménites, « la pire crise humanitaire du monde », ainsi décrite par les Nations unies qui ont échoué à réunir le 16 mars dernier les 4 milliards de dollars nécessaires pour faire face à une situation qui à la fin de l’année 2021 se résumait en ces quelques chiffres : 377 000 morts, 10 000 enfants tués ou blessés depuis le début de la guerre, fin 2014, plus de 4 millions de personnes déplacées, 17,4 millions de personnes ont besoin d’une aide alimentaire (ce chiffre devrait atteindre les 19 millions d’ici la fin de l’année), 5 millions de personnes sont au bord de la famine.

Quid de l’Éthiopie, de Haïti et du Myanmar (ex-Birmanie), et l’on pourrait facilement allonger une liste qui fait penser que certains sont plus égaux que d’autres…

Car pour l’instant en Ukraine, l’on parle d’un millier de victimes civiles et de 3 millions de personnes ayant dû fuir leur foyer, parmi lesquels un tiers de non-Ukrainiens. Je m’interroge d’ailleurs sur le fait que les Ukrainiens préfèrent quitter leur pays, et pour les Juifs vers Israël, plutôt que de se réfugier dans les deux-tiers de l’Ukraine non-occupée et non-visée par les troupes russes. Les orthodoxes de l’Est seraient-ils mal vus par les catholiques de l’Ouest ? Les Juifs par les antisémites galiciens ? Fraternité défaillante ? Je n’ai encore rien entendu à ce sujet. Mais je sais par exemple qu’en Israël, et en temps de guerre, les habitants du sud sont accueillis par ceux du Nord et inversement.

Le terrorisme médiatique

Qui ne sait pas ce qu’est un pogrom, un lynchage, l’effet de meute, et la bave de la haine, n’aura qu’à revoir les interviews accordées aux radios-TV de France par le candidat à la présidentielle Zemmour, où les journalistes, en général par paires, se jettent et mordent leur proie, jusqu’au sang.

 

Dans le cas de l’Ukraine, ce type de terrorisme a, selon moi, deux objectifs principaux :

1 – Eviter que le public ne se souvienne ou ne sache que les USA ont été, depuis le 20ème siècle, la principale puissance interventionniste dans le monde (sans aucun mandat de l’ONU). Ce qui pourrait rendre suspectes ses indignations actuelles. Quelques exemples (loin d’être exhaustifs)…

Bombardements intensifs de pays souverains sans aucun mandat (en 1950, Corée du Nord. Au Vietnam, à partir de 1964 et ce durant 11 ans ! En 1986, contre la Lybie. En 1999 contre la Serbie). Coups d’Etat organisés ou soutenus par la CIA (En 1953, contre le Premier ministre iranien Mohammad Mossadegh pour avoir nationalisé le pétrole. En 1954 contre le Guatemala en réaction à une réforme agraire. En 1973, au Chili). Aide à la subversion (contre Cuba en 1961. En Afghanistan, à partir de 1979, en faveur des djihadistes. Ukraine, 2004 – 2014). Invasion de l’Irak en 2003 par une coalition menée par les États-Unis.

Je doute que la Russie puisse jamais égaler une telle performance. Et combien de présidents américains eussent pu être traduits devant une Cour Internationale de Justice (du génocide des Indiens au napalm contre les Vietnamiens, en passant par Hiroshima) ? « Le président qui a obtenu le Prix Nobel de la paix, neuf mois après son investiture (en 2009), s’est avéré être l’un des plus agressifs leaders américains qu’on ait connu ces dernières décennies. », ainsi parla d’Obama, le directeur du National Security Studies Program au New America Foundation, Peter L.Bergen, qu’il qualifia de “guerrier en chef’’ dans le New York Times.

2 – Eviter que la problématique cruciale des causes ne se substitue à celle de ‘’l’agresseur/agressé’’. Cette dernière a l’avantage de l’évidence : c’est bien la Russie qui a attaqué le 24 Février. C’est elle l’agresseur. C’est elle qui devrait être condamnée et sanctionnée. C’est elle qui devrait reculer. Sa diabolisation n’en sera que plus justifiée. Si l’interventionnisme des USA, l’a été au nom de Belles Causes : au nom de la lutte contre le communisme, au nom du principe de ‘’responsabilité’’, au nom de la liberté, et même du droit ‘’d’ingérence humanitaire’’, celui de la Russie, à contrario, ne peut être qu’au nom des pires causes du nationalisme chauvin, de l’annexionnisme, de l’impérialisme, voire, lorsqu’on ne sait plus quoi dire, de la mégalomanie furieuse d’un FOU.

Et je le redis, je reste étonné de la performativité d’un tel narratif, on ne peut plus manichéen, y compris parmi des élites habituellement plus vigilantes.

 

Leur alignement sur le discours médiatique dominant, l’alignement des médias sur celui de l’Etat, l’alignement du discours des Etats sur celui de ‘’l’Europe’’ qui lui-même se calque sur celui des USA, tout cela, en vérité plus qu’alarmant, me fait penser que quelle que soit l’issue de cette guerre, les USA en sont déjà les grands vainqueurs.

 

Or cet enfumage, comme tous les enfumages, est toxique. Il ne peut avoir pour seule conséquence que prolonger indéfiniment la guerre donc les souffrances des individus et la destruction des villes, dont, avec une belle hypocrisie, on fait un extraordinaire fonds de commerce, l’audimat étant générateur de publicité et de fric. Le fric rouge sanguinolent. Je ne parle même pas des industries de guerre.

Il est donc urgent à mon sens d’abandonner la problématique de ‘’l’agresseur / agressé’’ pour revenir à celle des causes profondes, comme nous y invite un des grands de la géopolitique, le professeur John Mearsheimer, ou bien un ancien de l’OSCE et de l’OTAN, le colonel Jacques Baud5.

Ignorer, ou refuser de connaître ces causes, voire criminellement les dissimuler, c’est se condamner à voir cette guerre s’éterniser, et être complice des va-t-en guerre prêts à se battre jusqu’au dernier Ukrainien. Rappelons-nous qu’au journaliste américain qui, à propos de l’Irak, lui demandait si ‘’Du fait de cet embargo, les 500 000 enfants déjà morts, étaient-ils le prix à payer ?’’, la secrétaire d’Etat américaine Madeleine Albright confirma : ‘’Oui, c’est le prix à payer’’6.

La cause profonde essentielle

 

Contrairement aux apparences, cette guerre n’oppose pas deux pays voisins pour une banale histoire de tracé de frontières qui de par le monde génère tant de conflits locaux, mais deux grandes puissances, les USA et la Russie. Et cela dure depuis trois décennies. Récapitulons à grands traits les principaux moments de la confrontation.

 

Fin 1991, effondrement et dislocation de l’URSS.

1994, Mémorandum de Budapest (Traité de non-prolifération des armes nucléaires avec l’Ukraine, la Biélorussie et le Kazakhstan) avec les USA, la Russie et l’Europe. Le secrétaire d’État James Baker déclare : « Il est important, non seulement pour l’Union Soviétique mais aussi pour les autres pays européens, d’avoir des garanties comme quoi, si les États-Unis gardent une présence en Allemagne dans le cadre de l’OTAN, la juridiction militaire actuelle de l’OTAN ne s’étendra pas d’un pouce en direction de l’Est. ».

1999-2004, les USA se parjurent et profitant de la faiblesse de la nouvelle Russie, attaquent. Sont admis dans l’OTAN, d’abord, la Pologne, la République Tchèque, la Hongrie, puis l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Slovénie, la Slovaquie, la Bulgarie et la Roumanie.

2003 – 2005, « Révolutions de couleur » dans trois républiques de l’ex-URSS : Géorgie, Ukraine, et Kirghizstan. Pilotées et financées par la CIA au travers de Fondations américaines (NED, Freedom House, CANVAS, Soros, etc…) et d’organisations subversives locales. Cela a été abondamment documenté7.

L’éditorialiste du New York Times, Thomas Friedman, rapporte les propos de l’un des plus grands analystes de la Russie, George Kennan, architecte de la victorieuse politique de containment de l’URSS durant la guerre froide : « Je pense que c’est le début d’une nouvelle guerre froide. Je pense que les Russes vont progressivement réagir de manière assez négative et que cela affectera leurs politiques. Je pense que c’est une erreur tragique. Il n’y avait aucune raison pour cela. Personne ne menaçait personne d’autre. [L’expansion de l’OTAN] n’a été qu’une action légère de la part d’un Sénat qui ne s’intéresse pas vraiment aux affaires étrangères. Ce qui me dérange, c’est la superficialité et le manque d’information de l’ensemble du débat sénatorial. J’ai été particulièrement gêné par les références à la Russie en tant que pays mourant d’envie d’attaquer l’Europe occidentale. Les gens ne comprennent-ils pas ? Nos différences dans la guerre froide étaient avec le régime communiste soviétique. Et maintenant, nous tournons le dos à ceux-là mêmes qui ont organisé la plus grande révolution sans effusion de sang de l’histoire pour renverser ce régime soviétique. (…) Bien sûr, il y aura une mauvaise réaction de la part de la Russie, et alors [les partisans de l’élargissement de l’OTAN] diront que nous vous avons toujours dit que les Russes étaient comme ça… »8.

Prophétiques propos, tenus en 1998, suite à l’adoption par le Sénat américain de la décision d’étendre l’OTAN, une année avant l’arrivée de Poutine au pouvoir…

Et effectivement la Russie, qui s’était vue refuser son intégration dans un espace européen commun et qui n’apprécie pas l’annonce d’une possible entrée dans l’OTAN de l’Ukraine et de la Géorgie, va contre-attaquer…

2007. 43e édition de la conférence de Munich sur la sécurité. Poutine est on ne peut plus clair : « J’estime que dans le monde contemporain, le modèle unipolaire est non seulement inadmissible mais également impossible…. Il me semble évident que l’élargissement de l’Otan n’a rien à voir avec la modernisation de l’alliance ni avec la sécurité en Europe. Au contraire, c’est une provocation qui sape la confiance mutuelle et nous pouvons légitimement nous demander contre qui cet élargissement est dirigé. ».

2008, Avril. Sommet de l’OTAN à Bucarest. « L’Alliance atlantique s’est engagée à Bucarest à admettre Kiev et Tbilissi dans ses rangs… La Géorgie salue une décision « historique », Moscou dénonce « une erreur stratégique » »9.

2008, Août. La Géorgie attaque l’Ossétie du Sud. La Russie intervient militairement pour soutenir la volonté de ses habitants et ceux de l’Abkhazie, russophones, de s’émanciper de la tutelle géorgienne.

Ces deux coups de semonce d’une Russie qui sort du marasme des années 90, n’ont-ils pas été pris au sérieux ? Les USA croient-ils être encore ‘’la nation indispensable’’ chère à Madeleine Albright10, laquelle s’inspire sans doute de la pensée de Zbigniew Brzeziński, le plus influent conseiller des présidents américains : « L’Amérique a acquis une position hégémonique globale sans précédent. Elle n’a, aujourd’hui, aucun rival susceptible de remettre en cause ce statut. Qu’en sera-t-il dans un avenir proche ? ». Dans son livre ‘’Le Grand Echiquier’’, il exprime notamment sa crainte d’une alliance Allemagne-Russie. Sans l’Ukraine, la Russie n’est plus une puissance eurasienne, et ajoute-t-il, l’Europe en serait dangereusement atrophiée. D’où la nécessité d’aider l’Ukraine à s’émanciper de l’influence russe. Bien sûr au nom des valeurs démocratiques, dont nous allons voir à présent de quelle manière elles ont inspiré la politique américaine dans ce pays depuis 2004.

Jean-Pierre Lledo

Partie 2 à paraître le 08/04

  1. Telle n’étant pas ma profession, il ne s’agira là que d’une réflexion d’amateur.
  2. https://brunobertez.com/2022/03/17/une-video-refait-surface-montre-biden-avouant-quil-a-propose-de-bombarder-belgrade-lors-dune-operation-de-lotan-en-yougoslavie/.
  3. « Lors de sa candidature à l’élection présidentielle de 2008, le sénateur Joseph Biden s’était engagé à ‘’tenir tête à Vladimir Poutine’’ ! Que diable Poutine lui avait-il fait, à lui ou aux États-Unis ? » s’exclame l’ex-ambassadeur américain Jack Matlock (http://www.politique-actu.com/actualite/ukraine-russie-crise-ukrainienne-jack-matlock-ambassadeur-etats-unis-urss-1987-1991/1817254/).
  4. https://www.tribunejuive.info/2022/03/08/nous-sommes-tous-des-juifs-ukrainiens-le-point-de-vue-de-jean-pierre-Lledo/https://mabatim.info/2022/03/08/nous-sommes-tous-des-juifs-ukrainiens/https://www.europe-israel.org/2022/03/nous-sommes-tous-des-juifs-ukrainiens-jean-pierre-lledo-cineaste/.
  5. https://www.youtube.com/watch?v=ppD_bhWODDc /
    /
    https://www.investigaction.net/fr/la-situation-militaire-en-ukraine/
    Que l’on me permette au passage de railler l’olibrius Guy Millière qui (dans Dreuz) pontifie et se permet de vitrioler l’universitaire (dont il n’arrive pas à la cheville ni par les titres ni par les publications), et l’homme de terrain, depuis sa douillette maison de Las Vegas – on peut, par exemple, ne pas partager les convictions d’un Brzeziński mais s’incliner devant son savoir et la perspicacité de ses jugements.
  6. Interview par le journaliste Lesley Stahl dans son émission Sixty Minutes du12 Mai 1996 à CBS.
  7. Voir notamment ce film documentaire de Manon Loizeau ‘’Comment la CIA prépare les révolutions’’: https://www.dailymotion.com/video/x1d37d8
  8. http://international.blogs.ouest-france.fr/archive/2016/02/17/guerre-froide-russie-kennan-15670.html.
  9. https://www.nouvelobs.com/monde/20080403.OBS7921/l-otan-trouve-un-accord-pour-accueillir-a-terme-l-ukraine-et-la-georgie.html.
  10. « Nous sommes la nation indispensable… Nous voyons plus loin dans l’avenir que les autres pays, et nous voyons le danger pour nous tous ». Micah Zenko, « The Myth of the Indispensable Nation ».

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24 Commentaires

  1. Joe Biden a une mentalité de criminel mais il est américain, ce qui change tout et rend l’horreur acceptable !
    Un peu de musique pour oublier, en hommage à un grand musicien russe, né d’ailleurs en Ukraine, Prokofiev.
    Roméo et Juliette : Danse des Chevaliers
    https://www.youtube.com/watch?v=D0STGLsMKvg
    de Sergueï Prokofiev Compositeur, pianiste et chef d’orchestre russe

  2. Pourquoi toujours chercher à excuser l’inexcusable?
    L’OTAN a représenté à une époque le seul rempart du « Monde Libre » face à la tyrannie soviétique.
    Pourquoi l’OTAN n’a-t-elle pas été dissoute à la dissolution de l’URSS? Mais surtout, pourquoi tant de pays libérés par cette dissolution n’ont eu de cesse de rejoindre cette alliance? Cette question cruciale n’est, me semble-t-il, pas évoquée dans cet article.

    • La censure électronique est d’une redoutable efficacité. Seule une partie de mon commentaire initial a passé le crible de l’intelligence artificielle. Toute réflexion, comme toute vérité, n’est donc pas bonne à exprimer. Dommage

  3. Lorsque vous verrez les gentils ukainiens reçus comme des milords ,gatés pourris , logés en 5 etoiles et autres , lorsque les gentils ukrainiens seront bien installés et chouchoutés au detriments des crons francais qui dorment dan la rue , ces braves ukrainiens se retrouveront , se rassembleront en communautés aidées par des avocats archis verreux , ces braves gens se federeront en associations , prendront des conseillers pipo , des avocats marrons et commenceront A RECLAAMMMEEERRRR !!! RRREECCLLAAMMEERR appartements et maisons neuves , des billets avion gratos pour les grandes vacances pour aller voir leur famille en Ukrraaiinnneee , des allocs et autres avantages superieurs aux francais et par la suite camionettes et caravanes IMMENSES au frais des GROS CRONS QUI payent car lorsque l’on ait en vacance A PERPETUITE chez les CRONS QUI PAYENT , il faut bien s’occuper et creer ainsi de petites affaires lucratives d’ une frontiere a l ‘autre et si on en obtient pas GARE A LA RÉPRESSION ORGANISEE PAR LES TRES GENTILS DROITS DE L’HOMME !!!!!!

    • Oui Claude, vous lisez l’avenir.
      Bizarre, ça a un goût de déjà vu …

      • Deja vu ou pas , pour ces pauvres gens , ce sont toujours des pseudos humanistes qui vont les checher , comme les connes qui affretent des navires grace a des sorros et compagnie et vont chercher des hordes et des cohortes d’africains bien gras et bien repus qui viennent faire la loi en france ou ailleurs , mais aidés par des corrompus qui les trimballes ici sur nos territoires , qui c’est qui paye apres ??? le brave autochtone qui se lève tous les matins a 6 heures pour aller a la trime toute sa vie , pendant que les pauvres réfugiés se baladent dans les rues ou attablés dans des lieux publics toute la journée , un ailliephone en fonctionnement permanent , une biere sur la table et les ecouteurs aux oreilles , et apres ?? rien toujours rien et repartir chez soi ou finalement on est le plus heureux : NIET !!!!! JAMAIS !!!!bon pays la france …..francais miserable dors dehors , mais surtout paye ….

  4. USA/OTAN et leurs valets de l’UE n’ont rien à faire de l’ukraine dont ils nous rebattent les oreilles jusqu’à la nausée, mais veulent simplement anéantir la russie dont les valeurs et la civilisation sont contraires à celles corrompues des mondialisés européistes

  5. L’article de M.Liedo est très intéressant mais pourquoi mettez-vous toujours des juifs partout même dans la reproduction de l’article d’une autre personne, en plus sur fond bleu encadré.
    En plus tant qu’a mettre des juifs pourquoi de pas parler de la haine des Ukrainiens pour les juifs en partie à cause des massacres et de la famine dus en partie à la tchéka soviétique largement aux mains de ce même groupe , je ne vous mets pas la référence vous la connaissez sûrement.

    • Bonjour,

      Nous ne « mettons pas des Juifs partout » (sic).

      Les Juifs sont, depuis les années 70, avec l’imposture de la « Palestine », les premières victimes de la barbarie musulmane en France.

      50 000 Juifs ont fuit la Seine-Saint-Denis du fait de la colonisation musulmane en cours.

      A votre avis, devrions-nous taire la barbarie musulmane à chaque (nombreuse) fois où des Juifs sont victimes ?

      Poser la question, c’est y répondre …

      (Le modérateur).

      • C’est vrai que le « nous » peut porter à confusion, je visais cet article et un peu aussi l’auteur je le reconnais.
        Vous répondez à côté , en quoi ai-je dit qu’il fallait taire ce problème, mais pourquoi parler toujours du massacre des juifs, de nombreux chrétiens sont aussi tués, des hindouistes, des athées, des animistes…
        Globalement et historiquement massacrés en bien plus grand nombre que les juifs.
        Je plains sincèrement les juifs qui fuient la Seine Saint-Denis, au moins peuvent-ils aller en Israël.
        C’est une forme d’ethnocentrisme en fait, c’est très curieux parce que ça touche des gens qui par ailleurs sont assez équilibrés.
        J’ai essayé de répondre sincèrement à votre question, mais vous n’avez pas répondu à la mienne.
        Je vous pardonne, c’est sûrement douloureux que le peuple auquel vous vous sentez lié soit à la fois victime de l’islam et complice des nombreux morts du communisme.
        En plus je suis d’accord avec M.Lledo quand il dit qu’il faut forcer l’islam à évoluer parce que c’est une solution très difficile, mais plus réaliste que son éradication.
        Comment forcer ce changement ? C’est une autre histoire.

        • Bonjour,

          Merci de votre réponse.

          Si nous prenons le cas de la France, les statistiques de Darmanin montrent qu’en valeur ABSOLUE les victimes chrétiennes de l’islam sont les plus nombreuses.

          Mais si l’on considère les chiffres en valeur RELATIVE les victimes juives sont en fait, et de loin, les plus nombreuses.

          Mais laissons ces arguties : de toutes les manières des USA à la Chine, partout où il y a une minorité musulmane, elle se livre à des violences multiples contre la majorité.

    • J’ajouterai à la réponse plus que pertinente de Antiislam que Jean-Pierre Lledo est juif et donc qu’il pense, tout naturellement à l’exemple d’Israël.

    • Reponse à Maximus: »pourquoi mettez-vous toujours des juifs partout? » Si je voulais m’amuser je dirais « PARCE QU’ILS SONT PARTOUT! ».
      Blague à part: Jean-Pierre Lledo, auteur de l’article EST juif. Je suis celui qui a transmis l’article à Résistance Républicaine ET je SUIS juif.
      De plus Sarah Halimi, torturée, defenestrée est morte parce que juive. Le meurtrier musulman coule des jours heureux et fume du cannabis dans un hopital psychiatrique pour éviter qu’on le juge…Mireille Koch, survivante des camps de concentration, assassinée par un musulman parce que juive…Ilan Halimi, torturé et assassiné par le gang musulman des barbares parce que juif…les victimes du musulman Mohamed Merah assassinées parce que juifs…Je pourrais continuer longtemps cette énumération macabre…On parlerait peut-être un peu moins des juifs si les « Chances Pour la France » en assassinaient un peu moins! Alors quand des juifs écrivent des articles excellents permettez que l’on s’en réjouisse un peu tant qu’ils vivent encore…

      • Je viens de voir votre réponse.
        Donc si je suis votre raisonnement, si je fais un article sur la difficulté de critiquer la politique (Américaine?Russe?Chinoise?Israélienne?) comme je suis chrétien en qu’en plus je parle d’un chrétien il est parfaitement normal que je parle des meurtres des chrétiens perpétrés par exemple par les islamistes ou par la tcheka et ses membres en bonne partie juif.
        Désolé, je sais, ça n’a pas grande importance, mais je ne suis pas d’accord avec vous.
        Vous voulez que je vous fasse la liste des chrétiens assassinés ?
        Et pas que par des musulmans.
        On parle souvent de la tendance à se victimiser des musulmans, apparemment avec vous ils ont fait école.
        Votre ethnocentrisme obsessionnel dessert une cause pourtant juste.
        C’est peut-être la la différence, ça ne viendrait pas à l’idée d’écrire « Alors quand des chrétiens écrivent des articles excellents… »

        • Bonjour,

          Arrêtez de tout confondre : est-ce que ces Juifs tchékistes ont tué au nom du Judaïsme?

          D’ailleurs le fondateur de la Tchéka, Djerzinski, catholique très pieux dans sa jeunesse, est-il catholique à votre sens ?

          De même Hitler reste catholique -comme moi- à ce compte-là.

          Non merci !!

          • Je vous remercie de soutenir M.Richter.
            Confondre, confusion, confiture?
            Le problème n’est pas que le fondateur ait été juif ou catholique fervent dans sa jeunesse.
            Les juifs et puis maintenant , un petit coup d’Hitler.
            Vous n’en sortirez donc jamais.
            Sur les 36 membres de la Commission extraordinaire de Moscou (la Tchéka) 23 étaient juifs, mais vous le savez surement déjà.
            Au Comité Central Exécutif sur 61 membres 41 étaient juifs, ça aussi vous le savez surement déjà.
            Au Conseil des commissaires du peuple sur 22 membres 17 étaient juifs, ça aussi vous le savez surement déjà.
            Ils s’étaient égarés, je le dis sincèrement, mais ça ne change rien aux faits.
            Les meilleurs ont aussi leurs égarés et ça devrait donner accès à une certaine forme d’humilité consentie.

          • Bonjour,

            Je vous demande simplement si, en tant que chrétien, vous vous sentez comptable de Djerzinsky ou d’Hitler et vous ne voulez pas répondre.

            Moi pas.

            C’est tout.

            Mais, maintenant, on va clore cette discussion stérile.

            Merci.

            (Le modérateur).

  6. Excellent article qui éclaire bien le point de vue russe. Mais l’invasion actuelle de l’Ukraine tient
    plus d’une guerre de conquête. La mer d’Azov deviendra une mer exclusivement russe. Bien joué de la part de Poutine.

  7. Les USA, composés en partie et à l’origine de prostituées, de truands dont Le Royaume -Uni s’était débarrassé, en un mot de la lie de la société britannique, n’ont eu de cesse de perturber et d’influencer l’ordre mondial. Même pendant les deux guerres mondiales, ils n’ont jamais été blancs-bleus. Pendant nos guerres coloniales, pas mieux. Ils prévoyaient la main-mise sur la France après la Libération. Si De Gaulle n’avait pas été là, nous serions ricains aujourd’hui. De toute façon ils ne nous aiment pas. Pour eux nous sommes encore les crados et les pochards, la baguette de pain sous le bras, le calendos dans une poche et le litre de pinard dans l’autre, et béret sur la tête. Question cliché, j’en ai autant à leur sujet : pour moi, le ricain, c’est un type à la mâchoire proéminente, qui mâche du chewing-gum en baragouinant un langage issu de l’english, dont on ne comprend pas un traître mot tellement ils articulent mal et qui tirent sur tout ce qui bouge! Got no save América.

    • Non Argo il y a eu des gens très bien, très honnêtes, chassés qui par la famine, qui par la chasse aux protestants qui ont bâti les USA. Par ailleurs qu’il y ait eu parmi eux des truands n’empêche pas l’intelligence, la réhabilitation etc. Non le gros problème est que c’est le protestantisme, austère, prônant la réussite matérielle, l’argent… aux dépens de la culture s’est imposé, faisant table rase du passé, de l’apport des sciences humaines.

      • Mon anti-américanisme primaire qui refait surface. Pour l’Australie, je l’ai définie un jour en taxant ce pays de villégiature pour les bagnards et les lapins. Je vais tenter d’être moins lapidaire dans mes commentaires.

        • Mais non cher Argo reste naturel, cela permet aussi le débat et c’est très bien !

    • @ARGO , il existe LE DOCUMENT DES DOCUMENTS FRANC-MACON , que je possèdais dans mes archive mais perdu quelque part , concernant une réunion du nouveau gouvernement des États Unis d’Amérique , réunion disons secrète « NOTIFIANT  » document a l’appui entre le dit gouvernement et le Marquis de Lafayette dont le personnage çi joint confiait pour les siècle a venir la République Française mise SOUS PROTECTORAT AMÉRICAIN , document bien entendu inique et traitre concernant le pays dit des droits de l’homme ….je pense qu’il doit se retrouver pour un chercheur emerite dans certains secteurs de la Grande Bibliothèque de France dite bibliothèque Francois Mitterand francisque 2202 …Tonton qui lui bien entendu N’A JAMAIS ÉTÉ FRANC-MAC ….Charles Hernut ayant proposé a tonton dans leur jeunesse de rentrer au G.O , celui çi refusa ….

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