Modélisme : Georges Guynemer l’as des as de l’aviation française ?

Le temps passe inexorablement et efface peu à peu la mémoire de l’histoire, surtout après que les derniers témoins de celle-ci ont disparu. Si l’on évoque encore de temps à autre le souvenir de la deuxième guerre mondiale, qui parle encore de la grande guerre de 14/18 ? Tous les témoins directs de celle-ci ont disparu. Le dernier poilu, Lazare Ponticelli s’est éteint en 2008 à l’âge vénérable de 110 ans ! Et les derniers témoins de la seconde guerre mondiale tourneront fatalement aussi très bientôt cette autre douloureuse page de l’histoire.

La génération de l’Oncle John (qui est lui-même déjà grand-père), est aussi l’une des dernières à avoir reçu des témoignages directs de personnes ayant traversé les deux guerres mondiales. Ses grands parents ont vécu les deux et ses parents la dernière.

Aujourd’hui, il se propose d’évoquer avec vous un as de l’aviation française qui s’est illustré durant la grande guerre de 1914/1918 :

Georges Guynemer

A l’occasion du centenaire de la fin de la première guerre mondiale, RR avait déjà évoqué le capitaine Guynemer le 11 novembre 2018. L’article était (et est toujours) intitulé « Pour le cinquantenaire de 14-18, ma grand-mère m’avait offert la maquette du Spad XIII de Guynemer », et vous pouvez y accéder directement en cliquant ici (nouvelle fenêtre).

Au palmarès des plus grands as de la grande guerre, trois noms occupent le podium :

  • l’allemand Manfred von Richtofen, dit le baron rouge (car il volait sur un triplan rouge)
  • le français René Fonck et
  • Georges Guynemer, français comme chacun le sait

Von Richtofen et Guynemer n’ont pas survécu au conflit. Guynemer disparu en 1917 et, un an plus tard, von Richtofen.

Pour voir le classement détaillé des plus grands as de la première guerre mondiale, c’est ici.

Quelques réflexions cependant :

  • les critères d’attribution des victoires était beaucoup plus sévère côté français que côté allemand.
  • Manfred von Richtofen s’est vu attribuer 80 victoires sûres plus trois probables, donc un maximum de 83 victoires
  • René Fonck s’est vu crédité, lui, de 75 victoires sûres plus 32 probables. En additionnant les deux, René Fonck serait donc l’as des as avec un total de 117 victoires.
  • Guynemer fut crédité de 53 victoires sûres plus 35 probables qui porteraient son score à 88 victoires. Au moment de sa mort prématurée, Guynemer comptait plus de victoires que René Fonck et Manfred von Richtofen. S’il avait survécu, il est fort probable qu’il serait devenu l’as des as en nombre de victoires, d’où le titre « tendancieux » de notre article.

L’une des grandes passions de l’Oncle John est de pouvoir reproduire des moments d’histoire en trois dimensions au travers du modélisme. Il a donc imaginé un mini diorama* pour mettre en scène un épisode de la vie de pilote de Georges Guynemer.

Et il a réalisé tout cela avec deux épaves de son cimetière. Un vieux bus londonien (qui a servi de 1912 à 1920), de marque Lesney, auquel il manquait le toit et quelques accessoires et qu’il a transformé en ambulance militaire. Et un vieux Spad 13 incomplet (il lui manque toujours les deux roues du train d’atterrissage), de marque inconnue et dont le plan supérieur était cassé. Enfin, il l’a repeint aux couleurs de l’avion de Guynemer.

Son diorama représente un atterrissage mouvementé du capitaine Guynemer qui se termina souvent en « cheval de bois » et en cassant du bois… Pour comprendre la situation, il faut tenter de se remettre dans le contexte de l’époque. Georges Guynemer était de santé fragile et les vols à 200km/h dans un cockpit ouvert à tous les vents et toutes les intempéries étaient particulièrement éprouvants. Après avoir tout donné dans les airs, les pilotes, épuisés, avaient tendance à se relâcher trop tôt à l’atterrissage avec des conséquences parfois fâcheuses. Si un avion vole bien, par contre il roule mal et bien des pilotes talentueux se sont hélas tués à l’atterrissage.

Pour connaître la figure talentueuse et les origines nobles de Guynemer c’est ici.

Voici quelques vues du diorama évoqué ci dessus

L’Oncle John vous propose de reprendre ce diorama en version « animée » sous forme de petit film d’une durée de 1’15 ». Ne pas oublier de mettre le son de votre ordinateur, cette animation étant accompagnée d’une sympathique musique.

 

* ne pas confondre diorama et diaporama. Un diorama est une peinture, ou montage, ou autre donnant le sentiment du mouvement au spectateur. Un diaporama est une projection de diapositives, images photographiques sur transparent, ou images sur ordinateur, avec ou sans synchronisation de son.

Oncle John

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3 Commentaires

  1. PARTIE 2 sur 2
    L’avenue qui longe l’Oise passant dans Compiègne en allant sur Pierrefonds s’appelle le cours Guynemer. Sur le haut de Compiègne, il y a un célèbre établissement d’enseignement secondaire privé, l’Institution Guynemer, dans laquelle ton serviteur a fini son cursus lycéen en y passant son bac.
    Le début de la rue Saint-Lazare, qui part presque du centre-ville et qui aboutit à l’orée de la forêt de Compiègne, possède un important monument à la gloire de l’aviateur sur lequel est gravée la devise que répétait fréquemment Guynemer : « Faire face ».
    Guynemer est mort à 25 ans en « héros ».
    Cela dit, et pour finir, peut-on considérer comme des héros, des gens ayant tué un maximum d’autres personnes. Les considérer comme des patriotes défendant leur pays, oui bien sûr, sans aucun doute, mais de leur donner la qualité de héros pour avoir tué le plus possible, le débat est ouvert…

  2. PARTIE 1 sur 2
    Comme d’habitude, ici, l’Oncle John nous raconte un fait d’histoire passionnant avec ses maquettes tout aussi splendides. J’ai également apprécié le petit film des aventures du capitaine Guynemer, plein d’humour !
    L’aviateur Guynemer me parle particulièrement car c’est un enfant de Compiègne, et j’ai personnellement habité Compiègne durant 25 ans avec ma femme et mes enfants. Il n’y est pas né car il est né le 24 décembre 1894 à Paris. Mais il a vécu à Compiègne de 1903 à 1914.
    Dans cette ville, où la maison dans laquelle il a vécu existe toujours, Guynemer en est le héros. Chaque ville française ou petit village cherche toujours son héros. Ici c’est l’aviateur Guynemer.

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