Vermeer, le plus intimiste des peintres du XVIIème siècle

Art Histoire Patrimoine culturel Publié le 22 novembre 2021 - par - 22 commentaires

Je l’avoue. Johannes Vermeer et Salvator Dali sont mes deux peintres préférés. Pourtant…. ils n’ont pas grand-chose en commun. Un zeste de sentiment artistique en moi, donc d’excès, peut-être… Ma femme me dit toujours : « Tu es l’homme des extrêmes« .

Nous allons essayer de découvrir davantage tous ensemble ces deux peintres hors du commun que sont Vermeer et Dali. La partie d’aujourd’hui est consacré à Vermeer et la prochaine à Dali.

VERMEER (1632-1675)

Il n’a pas vécu vieux, la pauvre : 43 ans. Il faut dire qu’à cette époque, c’était déjà pas si mal que ça. Durant sa vie, sa réputation a été régionale mais pas au-delà. Puis, par la suite, et aujourd’hui, il est considéré comme l’un des plus grands maîtres de la peinture hollandaise du XVIIe siècle. Pour une carrière de peintre, il a laissé peu de tableaux, puisqu’on en dénombre 37 qui sont identifiées comme étant de sa propre main.

37 tableaux pour une carrière entière, c’est peu. Les spécialistes pensent que cela est dû à son extrême méticulosité, son incroyable précision, l’étude approfondie des éclairages parfois audacieux, parfois subtils. Vu que, après avoir épousé en avril 1653, Catharina Bolnes il a eu avec elle 15 enfants, cela fait presque un enfant pour deux tableaux 😊. Bon soyons rigoureux, hélas quatre de ses enfants sont morts en bas âge.

Johannes (ou Jan) Vermeer est né à Delft en 1632 et meurt dans la même ville en décembre 1675. Il a vécu dans une famille de commerçants. Son père était un curieux personnage, instable et loufoque et loin d’être un modèle de stabilité. Bien que maître-tisserand à la base, il exerçait simultanément plusieurs activités. Étant également aubergiste il profitera de certaines opportunités pour devenir marchand d’art. D’où l’initiation involontaire du père à son fils à la peinture. Mais voilà, ce père n’étant pas un habile commerçant, à sa mort en 1652, il laisse à Johannes de lourdes dettes.

On pense que son apprentissage artistique a dû commencer probablement à la fin des années 1640. On ne sait pas vraiment quelles était les maîtres de Vermeer, mais il ne pouvait qu’appartenir au peintre de Delft, comme Carel Fabritius (1622-1654), Leonard Bramer (1596-1674), Gerard ter Borch (1617-1681) ou Evert Van Aelst (1602-1657). Quoiqu’il en soit, fin 1653, Johannes Vermeer est admis comme maître par la Guilde de Saint-Luc de Delft.

Pour épouser Catharina Bolnes, catholique, lui étant calviniste, il dû se convertir, avant le mariage, au catholicisme, pour obtenir l’approbation de Maria Thins, sa future belle-mère. Cette conversion, sincère ou intéressée, suscitera malgré tout deux œuvres de jeunesse : Le Christ dans la maison de Marthe et Marie (1654-56) et Sainte Praxède (1655). Je vous les montre ci-dessous, car ce sont des œuvres de jeunesse et les deux seules à motifs religieux. Or, à cette époque, l’essentiel des tableaux de peintres était des motifs religieux ou des scènes de batailles, d’héroïsme, de caractère souvent violent. Vermeer n’est jamais, à part ces deux tableaux ci-dessous, entré dans cette double logique exigée par l’église catholique et les pouvoirs en place.

Mais, bon, soyons clairs, ce ne sont pas les tableaux que je préfère. Même s’ils sont déjà d’une extrême beauté et précision. On est encore assez loin des autres tableaux de Vermeer, le Grand, que l’on va découvrir en en poursuivant ce modeste article.

Vermeer poursuit l’activité de négoce de tableaux de son père. Petit à petit, il acquiert comme peintre une solide réputation Mais, voilà, la situation politique et économique des Provinces-Unies se dégrade en 1672. La République est à la fois la cible de l’armée française de Louis XIV (guerre de Hollande) et de la flotte anglaise. Pour protéger Amsterdam de l’ennemi, les terres situées sous le niveau de la mer sont inondées.

S’ensuit une grave crise économique dont le marché de l’art va bien entendu pâtir. Maria Thins, la belle-mère de Vermeer, perd l’essentiel de ses revenus (c’est con, si la belle-doche n’a plus de fric, alors !). Non seulement le peintre ne reçoit plus de commandes mais son activité de marchand de tableaux périclite. Il doit se résoudre à emprunter 1 000 florins pour faire vivre sa nombreuse famille.

Ruiné, endetté, abattu (déprimé dirions-nous aujourd’hui), le grand artiste s’affaiblit rapidement comme l’a raconté par la suite son épouse. Il meurt à Delft en décembre 1675. Pour honorer la dette de 1 000 florins, Catharina Bolnes devra tout vendre : tableaux, mobilier, maison.

Bon, et si on passait maintenant à l’œuvre de Vermeer ?

Alors, comme bien souvent hélas, Vermeer a la chance de ne pas tomber pas dans un oubli total mais pas loin. Il n’est apprécié que par quelques connaisseurs qui ont immédiatement reconnu son génie extraordinaire.

L’église et la monarchie mettait toujours en avant les tableaux représentant des mythes religieux pour l’une et des scènes historiques pour l’autre (comme déjà cité ci-dessus). Mais Vermeer ne faisait, lui, que de l’intimiste. Au XIXe siècle un critique artistique, Étienne-Joseph-Théophile Thoré, dit William Bürger (1807-1869), qui avait un penchant très net pour les tableaux réalistes a fait redécouvrir dans le monde artistique Vermeer.

Vermeer était un passionné de ce qu’appellent les spécialistes, les « scènes de genre », c’est-à-dire des scènes de la vie quotidienne. C’est le silence des scènes d’intérieur qui l’intéresse. Ce qui l’intéresse, c’est la tranquillité, la paix, la sécurité des scènes de la vie de tous les jours.

Votre serviteur a créé un petit livre informatique avec l’intégralité des peintures de Vermeer. Pour aller voir tout cela, et je vous conseille d’y aller, cliquez ici (nouvelle page – onglet qu’il faudra refermer pour revenir à cet article). Pour ceux qui regardent ce livre sur smartphone ou tablette, il faut passer le doigt sur l’écran de droite à gauche pour faire tourner les pages. Sur ordinateur, il faut cliquer sur les petites flèches au-dessous des tableaux du peintre, ou alors tourner les pages à la souris à partir de la petite corne en bas et droite dans chaque page de droite du livre (la position de la souris déclenche la corne).

ou cliquez sur l’image ci-dessous

Pour votre information, voici la liste complète des œuvres de Vermeer par ordre chronologique des peintures de ses tableaux :

Diane et ses compagnes, 1654
Le Christ dans la maison de Marthe et Marie, 1654
L’Entremetteuse, 1656
The Procuress, detail (supposed self-portrait), 1656
La Liseuse à la fenêtre, 1657
Une jeune fille assoupie, 1657
Soldat et jeune fille riant, 1657
Sainte Praxède, 1659
La Jeune Fille au verre de vin, 1659
La Ruelle, 1660
Le Verre de vin, 1660
La Laitière, 1660
La Leçon de musique interrompue, 1661
Vue de Delft, 1661
La Dame au collier de perles, 1662
La Femme en bleu lisant une lettre, 1663
Le Concert, 1664
La Femme au luth, 1664
A Lady at the Virginals with a Gentleman, 1665
La Jeune Fille à la perle, 1665
La Leçon de musique, 1665
La Femme à la balance, 1665
Jeune Femme à l’aiguière, 1665
Jeune Femme écrivant une lettre, 1666
La Jeune Fille à la flûte, 1666
La Fille au chapeau rouge, 1667
La Maîtresse et la Servante, 1667
Portrait d’une jeune femme, 1667
L’Art de la peinture, 1668
L’Astronome, 1668
Le Géographe, 1669
La Lettre d’amour, 1669
Femme écrivant une lettre et sa servante, 1670
La Dentellière, 1671
Une dame debout au virginal, 1672
Jeune Femme jouant du virginal, 1672
Dame jouant du virginal, 1672
Une femme jouant de la guitare, 1672
L’Allégorie de la Foi, 1674

Je préfère vous le dire tout de suite chers amis amoureux des arts et des lettres, le tableau le plus célèbre de Vermeer, celui que l’on présente dès que l’on parle de Vermeer, est toujours « La jeune fille à la perle » peint en 1665-67. Malgré sa splendeur évidente, aimant follement ce tableau, il ne rentre pas dans mes quelques tableaux préférés.

Votre serviteur ne peut pas, bien évidemment, passer en détail tous les tableaux de Vermeer. Alors je vais céder à ma faiblesse, je vais vous montrer les quelques tableaux qui ont ma préférence. Et cerise sur le gâteau (!) dans la chronologie de mes préférences. Après, ce n’est qu’une question de goût…

Mon premier…

La « Liseuse à la fenêtre » est le premier d’une série de tableaux représentant des scènes d’intérieur mettant en avant un petit nombre de personnages engagés dans des activités domestiques intimes.

Oui, j’aime énormément ce tableau et je le mets en première position. Il me sécurise par l’environnement limité de la pièce mais ouvert sur le monde par deux ouvertures sur le mur gauche et la lecture d’une lettre d’ouverture vers quelqu’un d’autre.

Détail : Le reflet de la jeune fille sur la fenêtre

Le reflet de la jeune fille sur la fenêtre constitue l’un des détails particulièrement charmants de ce tableau, car il offre une vue indirecte de son visage énigmatique. Toutefois, l’inclinaison de sa tête et sa coiffure ne correspondent pas exactement au reflet, et la forme de l’encolure est complètement différente.

De plus, le reflet est impossible par rapport à la position de la jeune fille dans la pièce. Une radiographie a révélé que dans la version initiale de ce tableau, la jeune fille était légèrement plus petite et peinte de trois quarts, vue de dos, afin que son visage soit plus incliné vers la fenêtre.

Autre détail : le rideau en trompe l’oeil

Il est accroché au moyen de 10 petits anneaux sur une barre métallique qui semble fixée à un cadre en bois.

Ce tableau est une huile sur toile, 83 × 64,5 cm.

Mon deuxième…

Vermeer n’est pas une exception dans la peinture hollandaise du 17e siècle. Il existe un courant consacré aux scènes d’intérieur qui correspond à la demande locale. Des bourgeois plus ou moins aisés, ne voulaient pas des tableaux dans l’Europe catholique.

La Ruelle a été peinte vers 1658 et elle est exposée au Rijksmuseum d’Amsterdam. Un professeur d’histoire de l’art de l’université d’Amsterdam, Frans Gijzenhout, a consacré plusieurs années pour trouver quelle rue de Delft avait servi de modèle à Vermeer. Bon, il en faut pour tous les goûts. Selon lui, s’agit des actuels numéros 40 et 42 de la Vlamingstraat. En effet, pour entretenir les canaux de la ville, des taxes étaient perçues et calculées en fonction de la largeur des maisons, consignée avec précision.

Également connu sous le nom de « Vue de maisons à Delft », ce tableau est la seule scène extérieure de ce type peinte par Johannes Vermeer. On y voit une rue tranquille avec juste quelques personnages. L’artiste a représenté les différents matériaux avec méticulosité : les briques usées de la maçonnerie, le reflet des fenêtres à petits carreaux et le mur en plâtre blanc. La peinture est appliquée en couches épaisses à un endroit, et plus fines ailleurs. Elle est tantôt douce, tantôt rugueuse.

Paix, vie quotidienne, routine, sécurité………

Mon troisième…

(Petite précision : une aiguière est un vase à large anse et à bec effilé)

Ce tableau bien conservé (daté entre le début et le milieu des années 1660) est caractéristique du style abouti de Johannes Vermeer. En dépit de son intérêt remarquable pour les effets optiques, l’artiste obtient un équilibre tranquille entre les couleurs primaires et les formes simples au moyen de calculs subtils et de quelques retouches lors de la réalisation de l’œuvre. Je kif (comme disent les jeunes !) pour ce tableau.

Qu’en est-il de la conception du tableau ? Il s’agit en quelque sorte d’un triangle ou d’un cône au milieu de trois rectangles : la fenêtre, la table et la carte sur le mur du fond. La toile présente donc manifestement une géométrie équilibrée. Les couleurs primaires (le rouge, le bleu et le jaune) sont majoritaires.

En termes de conception, de couleur et de lumière, le tableau affiche une forme d’équilibre et de tranquillité (comme beaucoup de tableaux de Vermeer, vous l’avez compris), qui convient parfaitement au sujet : la paix, le calme et le bien-être d’une scène domestique, au cours de la décennie la plus prospère de toute l’histoire des Pays-Bas. Hum, on aime….

Détail : l’avant bras tenant la fenêtre

On retrouve évidemment aussi le célèbre intérêt de Johannes Vermeer pour la lumière. Si l’on regarde l’avant-bras levé vers la fenêtre, on constate qu’il ne s’agit de rien d’autre qu’une ombre plate et floue avec une lueur provenant de derrière.

Voilà en quoi Johannes Vermeer est un poète : il supprime l’évident pour laisser place à l’aspect imaginatif. En regardant cette toile, un homme verrait une femme qu’il aimerait aborder, mais cette vision ne s’arrête pas là. C’est comme s’il s’agissait d’un rêve. Il y a une certaine distance entre la scène et le spectateur. Tout se passe au centre. La table empêche l’homme d’approcher la jeune femme. C’est comme si le spectateur masculin présumé rêvassait. Désolé, mesdemoiselles et mesdames…

Mon quatrième…

Dans ce tableau, Johannes Vermeer représente une jeune femme et sa servante qui s’interrogent sur l’arrivée d’une lettre mystérieuse.

Détails : Plusieurs éléments indiquent qu’elle appartient à un milieu aisé : sa coiffure sophistiquée les perles ornant ses cheveux, son cou et ses oreilles.

et son manteau jaune garni de fourrure. La maîtresse porte une veste de satin jaune, également appelée « jak » ou « manteltje ». Il s’agissait à l’époque d’un vêtement d’intérieur que portaient les femmes issues de la classe moyenne et de la haute société pour se tenir chaud. Oh, que j’aime cette lumière éblouissante qui ressort magnifiquement cette veste de satin jaune !

L’activité à laquelle elle s’adonne confirme son statut privilégié, puisqu’elle indique que la femme sait lire et écrire. La servante émerge miraculeusement de l’ombre, une lettre à la main. Elle, par contre, ne porte qu’un simple corsage en laine brune au-dessus d’une chemisette et un tablier bleu vif.

L’envoi et la réception de lettres d’amour étaient des thèmes populaires dans l’art néerlandais, en particulier dans la deuxième moitié du siècle. Le contenu de la note et la réponse de la maîtresse à celle-ci sont toutefois impossibles à déchiffrer.

Mon cinquième (et dernier snif !)…

La « Femme écrivant une lettre et sa servante » est l’un des plus beaux tableaux de la fin de la carrière de Johannes Vermeer.

Il s’agit de l’une des six peintures de Johannes Vermeer évoquant des femmes qui écrivent ou lisent de la correspondance. C’est donc l’un des thèmes de prédilection de l’artiste delftois. Johannes Vermeer n’a pas vendu la « Femme écrivant une lettre et sa servante » de son vivant. Après son décès, sa veuve l’a donné, ainsi qu’un autre tableau, à un boulanger de Delft afin de rembourser une importante dette de pain acheté à crédit.

Vêtue d’un corsage vert et d’une chemise blanche à manches bouffantes, une dame tient une plume dans la main droite pour écrire une lettre, tandis qu’elle immobilise la feuille de la main gauche. Le contenu de son message reste toutefois un mystère.

Amis artistes que vous êtes, vous remarquerez comme sont éclairés le bras et l’épaule droites de la femme, ainsi que la partie droite de son visage, mais derrière elle, le mur se trouve dans l’ombre.

En revanche, son côté gauche qui est moins bien illuminé, est placé devant une zone très claire du mur. Ces contrastes marqués entre ombre et lumière font ressortir le sujet.

Attendant les ordres de sa maîtresse, une servante regarde par la fenêtre.

La lettre : même si nous ne pouvons pas lire le contenu du message, nous pouvons sans risque supposer que les spectateurs du XVIIe siècle y voyaient une lettre d’amour. En effet, presque toutes les lettres de l’art néerlandais de l’époque étaient de nature sentimentale.

Le grand tableau accroché au mur du fond s’inspire du récit biblique de Moïse retrouvé dans les roseaux (Exode 1-2).

Je voudrais encore vous décrire d’autres tableaux de ce merveilleux peintre, comme « L’Art de la peinture » de 1668, « L’Astronome » de cette même année 1668, « Le Géographe » de 1669, et tous les autres…mais il faut savoir s’arrêter !!

Cachou

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Emilie
Emilie
il y a 6 jours

(Commentaire – Partie 1 sur 3)

Ah… ce Vermeer… c’est bien l’un de mes peintre préférés!

Si tout le monde n’est pas intéressé par le peintre… personne ne peut ne pas connaître l’une de ses oeuvre les plus célèbres : La Laitière.
C’est bien l’une de mes favorites…!!

La Jeune fille à la perle attire le regard d’une telle façon qu’il s’agit, là encore, de l’une de mes favorites : si bien réalisée que j’ai l’impression qu’elle ME regarde…

Ce qui me plait chez Vermeer, c’est tout le travail de dingue qu’il y a derrière ses tableaux : le moindre détail est réfléchi et pris en considération, et ce jeu de lumière… mon Dieu, c’est Divin! Je dirai même mieux : c’est VIVANT.
…Les personnages sont vivants, expressifs, et réalistes…

Emilie
Emilie
il y a 6 jours

(Commentaire – Partie 2 sur 3)

Il y a d’ailleurs une anecdote intéressant concernant les COULEURS de Vermeer : il utilisait abondamment la couleur outremer (véritable!)… soit le pigment bleu le plus intense ET le plus prisé en peinture, qui coûtait d’ailleurs parmi les plus chers (plus cher que le prix de l’or… c’est pour dire)!
(Cette substance colorante venant du broyage de la pierre fine lapis-lazuli – extraite BRUT dans les montagnes d’Afghanistan, puis broyée en poudre et mélangée à de l’huile de noix pour produire une pâte collante… d’où son prix élevé!)

Ce que cette anecdote révèle, c’est que Vermeer était bien un véritable passionné pour la Peinture : il n’hésitait pas à mettre le prix dans la réalisation de ses oeuvres…!

De même, de par ses tableaux, on remarque que Vermeer est bien un amoureux – respectueux! – des femmes : il les met en valeur de telle façon que même leurs « défauts esthétiques » les mettent en valeurs.
On dit bien que la beauté est dans l’oeil de celui qui regarde… et j’ai toujours eu cette impression qu’aux yeux de Vermeer, les femmes étaient TOUTES belles…

Emilie
Emilie
il y a 6 jours

(Commentaire – Partie 3 sur 3)

On voit bien qu’il était aussi très intéressé par l’avancée de la Science, puisqu’il mettait les « progrès scientifiques » en valeurs…

Bref… tout ça pour dire que Vermeer est bien l’un de mes peintres préférés, et que je ne me lasse jamais de regarder ses oeuvres.
Ce type était un passionnée et grand travailleur : on voit très bien qu’il a mis TOUT ce qu’il pouvait dans ses tableaux, jusqu’à la moindre réflexion… et que c’était un GRAND perfectionniste!
Il mérite bien tout notre respect!

…Cachou sera content d’apprendre qu’une découverte fut récemment faite au sujet de La Liseuse à la fenêtre!
Un travail de restauration de l’oeuvre a, en effet, permis de déceler un Cupidon sur « le tableau dans le tableau » : https://www.beauxarts.com/grand-format/letonnante-histoire-du-cupidon-cache-dans-un-vermeer/

Emilie
Emilie
il y a 6 jours
Reply to  Cachou

C’est plutôt à moi – à nous – de dire « merci », Cachou!

Ca fait toujours du bien de changer un peu des sujets d’actualités… d’autant plus quand on peut en apprendre, et (re)devenir témoins des beautés qui nous entourent (qu’elles soient créées par l’Homme OU par la Nature!).
…Les oeuvres de Vermeer faisant partie des plus tableaux, à mes yeux…!

Ce qui est d’autant plus plaisant chez Vermeer, c’est ce qu’il transmet de son ressenti des femmes : mêmes charnues, même pauvres, mêmes fortescelles de ses tableaux génèrent TOUTES de la délicatesse…!
L’impression que j’en ai étant donc : Vermeer vénérait et respectait véritablement les femmes…
Ce qui est d’autant plus plaisant, c’est qu’il les mettait toutes aux mêmes niveau : QUI et QUELLES qu’elles soient (maîtresse ou servante, par exemple), « les femmes doivent être aimées et protégées »dixit ce que JE ressens de ses tableaux, du moins…

De fait, du respect transmis dans ses coups de pinceaux… on voit bien que Vermeer était un féministe. (Un vrai… pas comme les nôtres!!)
Du moins… c’est ce que JE pense!

Dominique
Dominique
il y a 6 jours

C’est un réel plaisir de parcourir un site web cultivé.
Merci Cachou.

Argo
Argo
il y a 6 jours

Ami Cachou, merci pour cette rétrospective d’un de mes peintres préférés. J’ai une préférence pour La Dentellière. Je suis toujours en admiration devant ces artistes. C’était presque de la photographie ! J’adore aussi les impressionnistes, Van Gogh en particulier. Le fauvisme, aussi. Je n’habite pas très loin du village où Maurice de Vlaminck résidait. Je m’y suis rendu et j’ai pu voir sa maison et sa tombe. Émouvant. À une période, j’ai peint, avec plus ou moins de bonheur. J’ai même exposé une fois. Et puis j’ai renoncé, je préfère la littérature, moins salissante. Comme disait un peintre connu, j’ai oublié son nom, nous faisons un métier salissant. Amitiés à toi et merci encore!

Argo
Argo
il y a 6 jours
Reply to  Cachou

😂😂😂😂😂

Baribal
Baribal
il y a 6 jours

Merci pour cet article sur ce génie de la peinture.

Moi aussi, j’adore Vermeer et son bleu sublime. Ces tableaux ont quelque chose de photographique de par leur lumière et leurs cadrages. Je suis toujours ébahi devant l’expressivité des regards et la profonde humanité qui émane des personnages.

Gladius
Gladius
il y a 6 jours

Je rejoins Cachou : non seulement la première de toutes les toiles de Vermeer mais la plus belle de toutes les peintures du monde.

gigobleu
gigobleu
il y a 6 jours

Merci Cachou. Je ne suis pas sensible à la peinture, voire même totalement indifférent (ce qui n’est pas le cas de la musique ou de la littérature!) mais je me soigne grâce à toi. Je suis toujours stupéfait de l’interprétation que l’on puisse faire d’un tableau. Que savons nous réellement de ce que le peintre a voulu exprimer? Ce qui me frappe particulièrement en regardant les tableaux de Vermeer c’est la couleur du ciel qui n’a pas changé et qui est typique de ces régions du nord. Ses tableaux restituent bien la luminosité que l’on peut observer aux Pays-Bas. En ce sens ils sont un témoignage du passé.

hello
hello
il y a 6 jours

quel régal ! merci infiniment pour le rappel des oeuvres de ce peintre unique,et fascinant : VERMEER est l’un de mes peintres préférés, et le tableau iconique est pour moi « la jeune fille à la perle » mais bien sûr les autres sont aussi exceptionnels

Pascal JUNG-LEDOUX
Pascal JUNG-LEDOUX
il y a 6 jours

Vivant à Paris de 1983 à 1988, j’ai eu l’occasion de voir une exposition des oeuvres de Salvator DALI.
Outre les « Montres molles », il y avait une Traction Avant suspendue au dessus d’une cuillère géante.
A cette époque, j’étais un fan de cette icone Citroën.
Depuis 2003, ce rêve d’en posséder une est devenue une réalité.
Une 11C de 1955 qui est au sous-sol et au chaud.
Vous pouvez voir des photos avec Internet de cette exposition.

Flupke
Flupke
il y a 5 jours

Merci. Vermeer et Monet sont à mes yeux les meilleurs. Magnifique article

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