Même Libé se plaint que l’on ne parle pas d’islamisme au procès du 13 Novembre !

 

Procès des attentats : journaliste et compagne d’une victime, elle est frappée par “la parcimonie avec laquelle sont employés les termes de «terrorisme islamiste» pour qualifier les faits”

 

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Le procès du 13 Novembre doit aborder frontalement l’islamisme pour s’inscrire dans l’histoire. Par CARINE AZZOPARDI, Journaliste
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Il est légitime de voir des experts du phénomène jihadiste a la barre. L’idéologie, en l’occurrence l’islamisme, a une place essentielle dans les actes jugés.

Depuis le début de ce procès, une chose me frappe particulièrement: c’est la parcimonie avec laquelle sont employés les termes de «terrorisme islamiste» pour qualifier les faits du 13 novembre 2015. Comme si (…)

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(…) aux jihadistes. Cette simple proposition invalide le refus de la défense de parler d’idéologie puisqu’elle aussi avait proposé ses experts.
Rappelons que ceux qui sont cités à comparaitre le sont tous sur demande des avocats des parties civiles, pour «éclairer les débats». Et que les parties civiles sont aussi diverses que l’est la société entière.
Il faut y lire en deuxième lieu une volonté d’écarter le militantisme du procès, ces experts venant y témoigner étant vus par la défense (et certaines parties civiles) comme des idéologues ayant une vision particulière du jihadisme. Je n’entrerai pas ici dans les querelles entre les écoles Roy-Kepel et autres. On nous dit: «Ces experts sont militants.» Mais ceux qu’on préférerait ne le sont-ils pas? Alors. où est le problème?
On nous dit: «La politique n’a pas sa place au procès.» Mais n’est-elle pas déjà présente? Indirectement, certes. Les expressions des uns et des autres n’y échappent pas cependant. D’un côté, les tenants du «pas d’amalgame», du «attention, ça va faire monter l’islamophobie et le Front national, pas de récupération»; de l’autre, celle d’un père qualifié de «haineux» par plusieurs journaux. Entre les deux, rien. Fermez le ban.

Revenons au Bataclan, où l’homme de ma vie, qui connaissait les risques d’attentats dans les salles de spectacles, avait continué de se rendre, parce que «la vie, disait-il, doit être la plus forte face aux bigots».

Si l’on ne parle jamais d’islamisme au procès, comment approcher de la vérité? Le jihadisme, et j’ai mis du temps à le comprendre, n’est pas un mouvement de paumés venu des banlieues «stigmatisées», mais l’avatar d’un mouvement beaucoup plus large mondialement: le salafisme, qui prône un retour de l’islam à une pureté originelle et la rupture avec les valeurs «impies» de l’Occident. Comment expliquer autrement ce soir-là les lieux pris pour cible par les terroristes? Un match de foot dans un stade est «impie» (en Iran, en 1979, on préférait y pendre les homosexuels, en Syrie, il y a peu, les stades étaient transformés en prisons), boire un verre en terrasse, de l’alcool de surcroit, en y mélangeant hommes et femmes est «impie», écouter un concert de rock est «impie». Les frappes françaises contre l’Etat islamique, pour ceux qui en douteraient encore, ne sont qu’un prétexte pour nous faire porter le chapeau de la responsabilité en détournant l’attention.

 

Quant au fait que le Bataclan, en particulier, ait été ciblé, c’est sans doute qu’il cochait aussi dans l’imaginaire de ces fanatiques la case de l’antisémitisme, un incontournable de l’islamisme qui constitue souvent l’angle mort de ceux qui voudraient trouver d’autres justifications que l’idéologie à ces actes (1). Et à n’en pas douter, si cela n’avait pas été le Bataclan ce soir-là, cela aurait été une autre salle où l’on écoutait de la musique «impie».

Examiner l’idéologie qui a mené à ces faits, en parler, est donc au coeur du procès des attentats du 13 novembre. La défense aimerait que l’on se cantonne aux faits, si possible qu’ils ne prennent pas sens tant la violence qui nous a été faite était sidérante et sidère encore. Parler de l’islamisme, arriver à comprendre ce qui a mené à ces faits, est essentiel, car nous avons collectivement une responsabilité historique. Les précédents grands procès, ceux de Toulouse, ceux des attentats de janvier 2013, liés à l’islamisme, avaient pour particularité les cibles des jihadistes: des victimes militaires, des victimes juives, des journalistes considérés par les islamistes comme «islamophobes». Comprenons-nous, je ne minimise absolument pas la signification et les souffrances causées par les autres attentats, nous appartenons malheureusement à la même communauté de victimes. Mais le procès des attentats du 13 novembre 2015, c’est celui de jihadistes qui visaient des victimes indistinctes, et c’est dur à écrire, mais pour la première fois, c’est là que le caractère totalitaire de cette idéologie peut être abordé de manière collective car, n’en doutons pas, les islamistes nous visaient tous, collectivement, ce soir-là, pour ce que nous sommes. D’ailleurs dans la salle, la diversité des parties civiles le montre. C’est donc collectivement que ce procès peut nous permettre, en abordant frontalement, et de manière dépassionnée, l’idéologie islamiste qui a mené à ces attentats, d’avancer. C’est par cette compréhension que nous rendrons ce procès historique, ou pas. <>

(1) Le 13 février 2009, à Paris, une vidéo était diffusée sur Dailymotion incitant à la violence envers la communauté juive sous prétexte qu’elle organisait des soirées de soutien à Israel au Bataclan.

Par
CARINE
AZZOPARDI
Journaliste

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9 Commentaires

  1. Quant à dire qu’il ne faut pas parler politique, c’est vouloir éviter le SUJET PRINCIPAL.
    Ces tueurs, ne sont pas des malfaiteurs venus dévaliser une banque.
    Ces tueurs sont envoyés par une organisation politico-religieuse, et quand ils tuent ils font bien plus de la politique que de la religion.
    Cette nébuleuse islamique agit partout dans le monde pour la conquête, et tue partout dans le monde pour la conquête.

    La dimension n’est pas seulement politique , elle est militaire, et ces tueurs auraient dû être jugés par un tribunal militaire.
    Etrangement , la défense est extrêmement politisée, donc ce procès est de plus en plus bidon.

  2. Se contenter de parler de « bigots », c’est que vraiment « on » n’a rien compris.
    Un bigot est confit en religion, il est fermé sur lui-même, il tourne en rond dans sa bulle religieuse, il critique, mais il ne fait AUCUN MAL

    • Bonjour,

      Oui, très bien vu …

      C’est exactement comme quand les médias parlent de « conservateurs » au sujet de certains musulmans, comme les salafistes ou les Frères musulmans.

      Mon oeil, oui !

      Un conservateur, c’est, par exemple, un type qui fréquente un club anglais où l’on fume le cigare en lisant le « Times ».

      Pas grand chose à voir avec ces égorgeurs totalitaires admirateurs du grand criminel Momo-Mahomet.

  3. Islamisme ? C’est quoi ce néologisme qui cache la merde au chat ? Il s’agit d’islam, notre ennemi dont le livre fondateur dit de faire exactement ce que ces immondices ont fait au Bataclan avec l’aide active des pourris au pouvoir.

  4. Si elle n’était touchée personnellement par cette « soirée d’horreur », aurait elle le même avis???
    J’en doute énormément!!!

  5. Et oui, la justice et la gauche aiment les terroristes musulmans qui, après tout sont des victimes de l’Occident. Même de nombreux proches des victimes préfèrent s’en prendre à Zemmour plutôt qu’aux assassins. C’est à ça qu’on les reconnaî, ces dégénérés !

  6. Nier la réalité fait pitié, d’autant que nous allons tous le payer de plus en plus très cher,
    si nos prétendus bien pensants continuent à exercer le pouvoir et leur déni. Peuple de France, élit ceux qui aiment la France, seuls capables de le servir.

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