Leonardo Vitale, 59 ans, était un visage familier dans les rues du centre de Lecce (Pouilles). Après son agression,  il a été opéré mais il est tombé dans le coma et ne s’est jamais réveillé. 

À Lecce, les gens le connaissaient bien. À partir de mai, Leonardo Vitale a quitté Oria, la ville où il vivait, pour rejoindre Lecce en train, où avec ses craies de couleur, il  peignait l’asphalte des rues du centre, dessinant des images chrétiennes.

 

Il a été tué par des coups à la tête, pour quelques pièces, la recette de la soirée.

L’auteur est Mamadou Lamin, un Sénégalais clandestin de 23 ans.

L’un de ces milliers d’Africains qui arrivent en Italie par la mer, et se perdent ensuite dans la nature pour commettre leurs crimes. 

Pourquoi avoir quitté son pays  et tué un chrétien italien, alors que le Sénégal où il fait bon vivre pour un adepte de la Religion de paix s’enorgueillit de posséder la plus grande mosquée d’Afrique ?

Et en prison, il va encore continuer à coûter cher aux italiens.

 

Via Don Bosco à Lecce où le corps inconscient de Leonardo Vitale a été retrouvé 

 

Leonardo Vitale était un artiste de rue particulièrement connu du  Salento (le “talon” de la botte italienne). Il se rendait souvent via Trinchese, près du théâtre Apollo, où il dessinait des images de la Vierge et d’autres sujets pieux.

L’artiste, identifié grâce aux documents retrouvés dans la poche de sa veste, présentait une blessure évidente à l’arrière de la tête, des contusions sur le corps et des bleus sur le visage. Secouru par les personnels de santé, il a été transporté à l’hôpital Vito Fazzi de Lecce. Le matin du lundi 11 octobre, après 6 jours de coma, il est décédé en réanimation.

« La crucifixion de Pierre », dernière œuvre de Leonardo Vitale 

Une fois arrivé à l’hôpital, le madonnaro a été immédiatement emmené au bloc opératoire où il a subi une délicate intervention chirurgicale pour réduire l’hématome interne. Après l’opération, cependant, Leonardo Vitale est tombé dans le coma et ne s’est jamais réveillé. Au matin du lundi 11 octobre, le cœur de l’homme de 59 ans s’est arrêté de battre.

Son fils Giuseppe a déposé plainte auprès de la police pour comprendre ce qui s’est passé vendredi soir.

Son fils raconte aux policiers : il y a quelques semaines, Leonardo Vitale s’était fait voler pour la première fois le chariot avec ses outils alors qu’il peignait dans la rue. Il ne s’était pas découragé pas pour autant et s’était employé immédiatement à racheter une nouvelle valise avec les outils pour  travailler.

Vendredi 7 octobre, grâce à une plainte déposée par son fils, la police avait entre-temps appris que le chariot rouge à l’intérieur duquel il gardait des craies et des couleur manquait, ainsi que divers objets dont son téléphone portable.

Toute une série de caméras de vidéosurveillance ont été « cartographiées », élargissant progressivement le champ d’intérêt et captant les nombreuses images enregistrées.

A partir de ce travail minutieux de collecte et de visualisation d’images effectué  par les enquêteurs, non seulement toutes les phases antérieures au vol ont été reconstituées à partir d’environ 01h00 le 04 octobre, aboutissant à visualiser le responsable du crime, identifié comme un homme à la peau foncée, portant un sweat-shirt bicolore avec des bandes plus claires sur les épaules,

Le suspect aurait alors repéré  Leonardo Vitale avec son chariot et un sac à dos  dans lequel il l’avait vu mettre les pièces  gagnées ce soir-là.

Le  visionnage des images a permis de reconstituer l’itinéraire effectué par le madonnaro jusqu’au moment de l’attaque, toujours suivi à courte distance par le Sénégalais.

La reconstitution de l’itinéraire s’arrête au coin de via Quarta dans via Don Bosco, lorsque Mamadou décide de passer à l’acte en s’en prenant à la victime avec l’intention de prendre le chariot, à l’intérieur duquel il avait vu le sac contenant les  pièces.