« Un homme qui me plaît », « Vivre pour vivre » : deux très beaux films d’amour de Lelouch

Cinéma Histoire Publié le 26 septembre 2021 - par - 3 commentaires

 

– « Je crois qu’il faut toujours avoir peur . Il faut toujours se voir pour la dernière fois » Annie Girardot, Face caméra, »Vivre pour vivre »

Un homme qui me plaît (1969)

Distribution :

Jean-Paul Belmondo : Henri

Annie Girardot : Françoise

La bande annonce :

Synopsis

Le hasard encourage la rencontre aux États-Unis d’une actrice et d’un compositeur, tous deux français. Laissant son mari et sa fille à Paris, Françoise, actrice de cinéma renommée, s’envole pour les États-Unis, où l’attend un tournage. Compositeur, Henri, marié à une Italienne, est venu seul à New York pour enregistrer la musique du film. Les aléas du tournage les conduisent bientôt tous deux à Los Angeles. Là, ils font connaissance, prennent un verre ensemble et deviennent amants. Le lendemain, Henri décide de retarder son retour de vingt-quatre heures pour emmener Françoise à Las Vegas. Une nouvelle nuit d’amour plus tard, ils louent une voiture et entament un périple à travers les États-Unis avec l’intention de rejoindre New York…

 

A l’occasion d’un tournage aux États-Unis, une actrice et un compositeur deviennent amants.

Claude Lelouch aborde à sa manière le thème de l’adultère. Un homme qui me plaît est un film faussement frivole. L’ambiance joyeuse et décontractée du début se teinte progressivement de gravité jusqu’à une conclusion poignante, avec un plan magnifique sur le visage expressif d’Annie Girardot. Lelouch signe un film qui semble l’antithèse de son premier grand succès, Un homme et une femme. Il ne s’agit plus d’exalter les vertus réparatrices d’une rencontre amoureuse qui débouche sur la naissance d’un couple, mais au contraire de broder autour d’une liaison sans avenir, entre une femme et un homme trompant leurs conjoints respectifs, sans rien occulter des mensonges, goujateries et autres conséquences désastreuses. Le musicien interprété par Belmondo est un enfant gâté qui use et abuse de son pouvoir de séduction, n’a pas peur de se montrer tel qu’il est : mufle, égoïste, jouisseur, hypocrite. Lelouch s’amuse à portraiturer un macho décomplexé avec la complicité de l’acteur, qui n’a pas peur de jouer avec son image et sa propre personnalité.

 

Un homme qui me plait à des allures de films de vacances.

Lelouch embarque deux grandes vedettes du cinéma français, Annie Girardot et Jean-Paul Belmondo, dans un voyage à travers les paysages américains, de New York à Los Angeles en passant par Las Vegas, en avion ou en voiture, avec des clins d’œil au western. La fascination pour l’Amérique et les épisodes ludiques laissent percer une forme de scepticisme devant la vulgarité et les attraits dérisoires des grandes métropoles clignotantes.

On voit au début d’Un homme qui me plaît le personnage interprété par Jean-Paul Belmondo enregistrer la musique d’un film dans un auditorium. Certaines scènes, par leur aspect documentaire, montrent le travail d’un musicien embauché pour écrire une colonne sonore pour une production commerciale.

Les superbes mélodies de Francis Lai, tour à tour guillerettes ou mélancoliques, participent au charme fou de cette brève histoire d’amour, l’une des grandes réussites de Claude Lelouch. La diffusion de ce film nous permet de saluer la mémoire de Francis Lai, compositeur fétiche de Lelouch, disparu le 7 novembre 2018.

https://www.arte.tv/sites/olivierpere/2018/12/22/un-homme-qui-me-plait-de-claude-lelouch/

Qui sait, avec un peu de chance, le film en entier est peut-être bien encore là pour les lecteurs  :

https://123streaming.net/film/un-homme-qui-me-plait-streaming/

Après avoir vu le film, pour revoir l’inoubliable scène finale : 

Annie Girardot – Un homme qui me plaît (1969) : Concerto pour la fin d’un amour :

 

Compilation de scènes sur la musique du film :

 

 

Vivre pour vivre (1967)

Compilation de scènes, sur la musique du film :

Vivre pour vivre est un film français réalisé par Claude Lelouch et sorti en 1967.

Musique : Francis Lai

Acteurs principaux :

Yves Montand
Annie Girardot

et Candice Bergen

Synopsis :

Un reporter de télévision profite de ses voyages et enquêtes périlleuses pour tromper la femme qu’il aime cependant.

Le film est disponible en trois parties : 

Hélas, la première a disparu, ne restent actuellement que les deux derniers tiers :

Les formidables musiques de Francis Lai

Chanson :

Des ronds dans l’eau interprétée par Nicole Croisille et Annie Girardot :

Françoise Hardy a repris Des ronds dans l’eau en français et dans sa version anglaise Now you want to be loved.

Thème de Catherine (Vivre pour vivre) :

Thème de Candice (Vivre pour vivre) :

Thème de Robert (Vivre pour vivre) :

Sur une idée de Claude Lelouch, Annie Girardot improvise les états d’âmes de son personnage face à la caméra.

 

 

 

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3 Commentaires
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Argo
Argo
il y a 1 mois

Ça change des bouses actuelles!

Marc Fraser
Marc Fraser
il y a 29 jours

Candice Bergen, beauté plastique. Annie Girardot, beauté vivante.

Frejusien
frejusien
il y a 28 jours

Merveilleuse actrice, un jeu tout en finesse.
J’ai suivi l’enregistrement de ses derniers jours qu’elle a tenu à faire courageusement, pour témoigner de la réalité d’Alzheimer, cette maladie qui l’a atteinte à la fin de sa vie

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