Supplique d’Alexis Arette-Hourquet : ce qu’il nous faut, Seigneur, ce n’est qu’un chef de guerre…

Publié le 19 septembre 2020 - par - 7 commentaires

Alexis Arette-Hourquet. Béarnais. Paysan. Écrivain.

En 2019, j’ai fait la connaissance d’Alexis, comme nombre d’entre nous, par le biais de l’un de ses textes, sur une page de ce blog, Résistance Républicaine. Dans mon esprit, vu qu’il est de loin mon aîné, c’était « Monsieur » Alexis Arette. La vigueur de ce texte, la précision de l’écriture, il m’en fallait autant pour éveiller ma curiosité, la piquer même. A la suite de cette lecture, il y en eut d’autres, épisodiques et toujours marquant un événement, l’autre, mais encore avec finesse, précision et profondeur d’analyse.

La décision de le rencontrer, en chair et en paroles, est montée en moi par petites secousses. Je m’en faisais toute une idée, comme il est commun de le dire. C’est la proximité territoriale, dont je ne découvris pas tout de suite l’existence, qui fut l’élément déclencheur. Il m’a fallu m’enhardir, je m’en faisais toute une idée… L’homme ne se cache en rien, raison pour laquelle, il me fut instantané d’obtenir le sésame dans les pages jaunes. Un homme ordinaire, ça m’arrange !

A l’issue de notre premier entretien téléphonique, il fut convenu que je me rende chez lui. Tout simplement.

Je ne vois pas ce qui pourra effacer de mon esprit et il faut le dire, maintenant de mon cœur, notre première entrevue. Entrée en matière simple, directe, efficace dirait mon épouse… Je suis arrivé dans la partie qu’il occupe de cet ancien corps de ferme, m’a-t-il semblé, avec un sorte de ferveur d’adolescent, cette curiosité qui me précède quel que soit l’endroit, l’Être, la situation.

Immédiatement ! Immédiatement, nous sommes partis sur les chapeaux de roues de la rencontre. Il n’a fallu qu’une poignée de minutes et nous voilà à ouvrir chacun une page l’autre de son livre… Les aventures de chacun sa vie…

Et comme dans « Plume d’Ange » de Nougaro, vite, nous avons ri, nous avons bien ri.

Le Paysan écrivain Béarnais et moi avons commencé une correspondance. C’est comme ça qu’on dit. Nous nous parlons, nous répondons et l’écriture entre nous est un langage vivant, du sang coule dans nos phrases.

C’est ainsi que je reçus l’autre jour, de sa part, un poème. Un chant. Un chant d’alexandrins. Christine à laquelle je donnai cette belle lecture à lire eut un mot. Le même que moi. Sublime !

Ce poème est sublime. C’est la majeure raison qui m’a donné envie de le partager avec vous. Ainsi que les toutes petites conversations que nous eûmes sur ce sujet…

Supplique …

Seigneur je viens prier en tout dernier recours.

Sur terre nous n’avons plus aucune espérance,

Nous étions d’un pays qui s’appelait la France,

Et sur elle s’abat comme la fin du jour…

Ce qu’il nous faut Seigneur, ce n’est qu’un chef de guerre,

C’est ce que demandait Jeanne d’Arc autrefois,

Nous sommes quelques-uns à conserver la foi,

Mais pour nous rassembler nous ne savons que faire !

 

Ce qu’il nous faut Seigneur c’est un grand chef de Guerre !

 

Car nous sommes au temps de la grande invasion !

Les métèques ont dit que c’était une chance

Qu’un croissant soit levé sur notre décroissance,

Et que l’on soit soumis à cette condition !

Il n’est pas un discours qui ne nous désespère,

Car l’acte décidé ne suit pas le propos !

L’État républicain n’est qu’une vieille peau,

Et nous sommes cloitrés dans un monde à refaire !

 

Donnez-nous pour cela Seigneur, un chef de guerre !

 

Nos anciens ont bâti les tours de Notre-Dame,

C’est la Vierge à l’enfant qui nous réinventait !

Noël, c’était un évènement qui comptait

Et toute notre vie tenait dans son programme !

Aujourd’hui, c’est la futilité que l’on défend,

C’est sur ce qui n’est rien que l’on fait des affaires,

C’est pour cela que le ministre légifère

Puisque dans la cité le prince est un enfant.

 

A sa place Seigneur, il faut un chef de guerre !

 

De leur vice autrefois mourraient les citoyens,

Aujourd’hui c’est la loi qui devient homicide !

Le citoyen n’est plus qu’un âne que l’on bride,

C’est à qui brait le mieux que le monde appartient !

Pour combattre la félonie qui nous enserre,

Seigneur puisque le mal nous veut à sa merci,

Donnez-nous celui-là que vous aurez choisi,

Afin que notre sang soit utile à la terre !

 

Seigneur, nous espérons de toi, le chef de guerre !

 

Faire des bancs publics le siège de Sodome,

C’est une liberté dont nous ne voulons pas !

Ni pour l’égalité que le haut soit le bas,

Ni que le porcidé fraternise avec l’homme !

Et nos esprits sont prêts à ce dernier combat !

Mais ce combat Seigneur, c’est d’abord ton affaire !

Il faut nous résigner à cette juste guerre,

Et nous serons au premier rang ou l’on se bat !

 

Mais Seigneur, donnez-nous très vite un chef de guerre !

 

J’ai écrit dans la foulée à mon Paysan Béarnais !

Ce Chef de Guerre, Alexis, il surviendra, il surgira. Le tout c’est de n’être pas pris d’émotion de tristesse, de rage et de dépit en pensant que nous, nous ne le verrons peut-être pas de nos yeux vivants d’ici-bas ! Tout est là ! Accepter qu’ayant rejoint le Ciel, nous retrouvant en lui, nous devenions témoin, Ensemble, réunis, de ce jour de gloire enfin advenu !


A quoi, il m’a répondu.

-Je pense comme toi !

-Cher Alexis.

Me permets tu de te rendre hommage, sur Résistance Républicaine, par un article rédigé par mes soins. Ton Poème, sa vigueur, sa lucidité et aussi sa tendresse, cet abandon au Ciel qu’il exprime, je souhaiterais en faire le partage avec ceux qui n’auraient même pas osé rêver de l’écrire… Paco

-Paco, les mots qu’on livre  à qui veut les lire, n’appartiennent plus à l’auteur! On peut en faire ce qu’on veut. Mais pour l’auteur, c’est une espèce de libération que d’en salir une page blanche…

Fut sa réponse.

 

PACO. 18/09/2020.

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7 réponses à “Supplique d’Alexis Arette-Hourquet : ce qu’il nous faut, Seigneur, ce n’est qu’un chef de guerre…”

  1. Avatar Fomalo dit :

    A lire ce poème, on comprend ce qu’est l’espérance – pardon pour ceux qui n’ont pas la foi en la France et dans le Christ- et la grâce de mener notre nature d’êtres humains jusqu’au bout. Merci encore, Paco,vous donnez par cette transmission d’Alexis un temps appréciable pour tenir.

  2. Jean Lafitte Jean Lafitte dit :

    Sublime ! comme l’a dit Christine.
    Mais je connais (et estime !) Alexis depuis des années, et je sais gré à Paco de nous avoir présenté ce magnifique poème.
    Et sur le fond, cela fait déjà quelque temps que j’attends moi aussi « un grand chef de Guerre »

  3. Avatar Samia dit :

    Une magnificence et pour Alexis et pour mon hermano Paco 😁☺️

  4. Laurent P Laurent P dit :

    Un chef de guerre ne sera d’aucune utilité
    si vous ne pouvez vous mettre à son service
    déjà un minimum armé
    et prêt à commettre les pires sévices
    la guerre
    ça ne se fait pas pépère.
    Armez-vous :
    https://resistancerepublicaine.com/2015/09/16/cazeneuve-veut-nous-interdire-les-armes-a-feu-bah-il-nous-reste-les-couteaux-et-les-machettes/
    https://resistancerepublicaine.com/2016/01/01/pour-noel-jai-offert-a-mes-parents-de-70-ans-des-glaives-romains/

  5. Avatar R.E.D. dit :

    Ben, nous en avons un il me semble . N’est ce pas notre Prez qui a déclaré être en guerre contre la saloperie chinoise ? ah bon, c’est du virus qu’il parlait ? j’avais esperé qu’il emboitait le pas a monsieur TRUMP . Beau poème qui ressemble au chant des partisans . Ami entends tu ???? le bruit sourd ….

  6. Avatar Harault dit :

    Oui, nous sommes en guerre contre l’islam, cette religion rétrograde, criminelle et liberticide, et aussi contre tous ces faux français dont le crédo est: « c’est une chance pour la France »….
    Si nous ne réagissons pas vite, nous disparaitrons.
    Préparons-nous à la lutte contre l’obscurantisme musulman.
    Michel

  7. Avatar vatinel_bernard dit :

    nous sommes nombreux à attendre ce chef de guerre……… mais nous le voudrions de notre vivant même s’il nous mène a la mort, pour que redevienne notre fier et belle FRANCE !

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