Bill Gates finance le Spiegel (2,5 milions d’euros) pour faire sa propagande


Bill Gates finance le Spiegel (2,5 milions d’euros) pour faire sa propagande

Bill Gates, l’homme du moment, qui provoque des théories du complot.

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Un grand journal allemand qui se gausse des demandes de la prétendue extrême-droite AfD de fermer les frontières au début de l’épidémie, puis qui tape sur les manifestants qui, à un moment donné demandent la fin du confinement, puis qui relaie les idées et demandes de Gates sur les pays en voie de développement et surtout sur l’idée de vaccins obligatoires pour les 7 milliards d’habitants de la planète et dont on découvre qu’il est subventionné par Gates à hauteur de 2,5 millions d’euros… Le même Gates qui, par ses actions chez coco, Mac do etc. contribue à l’altération de la santé mondiale… On comprend que l’article de Cicero, traduit ci-dessous par Colonia Agripinensis (mille mercis à elle) fasse des vagues en Allemagne. 

Christine Tasin

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D’abord, quelques remarques préliminaires

 

Dans un premier temps, je voudrais souligner que cet article dans Cicero, une sorte de Causeur, provoque la polémique au sein du magazine bien connu des Français : Der SPIEGEL. Il se trouve que l’auteur de l’article polémique en question, Gerhard Strates, n’est pas un inconnu, mais un célèbre avocat et membre depuis 2007 du comité de droit constitutionnel de l’ordre fédéral des avocats. Pour ses engagements didactiques, il a été honoré par la faculté de droit de l’université de Rostock, par le titre de dr. Honoris Causa. On dira que l’homme n’est pas un « illuminé ».

Dans un second temps, impossible d’oublier le regretté Dr. Udo Ulfkotte, ancien rédacteur en chef du grand quotidien de référence allemand, la FAZ (Frankfurter Allgemeine Zeitung), qui, dans un bestseller : « Gekaufte Journalisten » – Journalistes achetés – chez l’éditeur politiquement incorrect, KNOPP, faisait au péril de sa vie, son « coming out », qui consistait à révéler qu’il était acheté par la CIA, comme grand nombre de ses collègues qui dirigent des médias importants, les nommant, dans l’espoir de poursuites judiciaires qui n’ont jamais eu lieu. Ainsi le débat sur la corruption des journalistes en Allemagne par des acteurs américains fut étouffé.

Ulfkotte meurt à l’âge de 57 ans, suite d’une crise cardiaque dit-on, alors qu’il craignait pour sa vie, même cardiaque qu’il était devenu en Irak. Dans un grand nombre de vidéos consultables sur YouTube, le dr. Ulfkotte mentionnait parfois ses craintes. En outre, il était un fervent supporter de PEGIDA, pour arranger son cas …

Ici, une interview sur RT concernant les journalistes achetés, sous-titré en français, langue anglaise.

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Revenons à l’actualité Bill Gates et Der SPIEGEL, dont voici le communiqué sur l’article de CICERO qui crée la polémique.

« Contrairement à ce que prétend Gerhard Strate, SPIEGEL.de, n’a pas publié 9 articles depuis avril 2019, mais 300, cela dans la rubrique : « Société Globale ». Concernant les 9 articles qu’il décrit, il n’y a pas eu de gros titres. Concernant les sujets, personne ne nous dicte quoi que ce soit. Tout ce que publie Der SPIEGEL est bien entendu décidé par nous seuls. Ce projet « Société Globale », sur SPIEGEL.de, est, comme nous l’avions déjà annoncé en toute transparence depuis le début,  soutenu financièrement par la Fondation Bill & Melinda Gates. Nous récoltons sur 3 ans, 2,3 millions €. Nous étoffons ainsi les sujets de nos reportages ‘online’. Nous avons nous mêmes définis les sujets pour lesquels nous avons sollicité les fonds. Les sujets de « Société Globale » sont créés sans l’influence de la fondation, comme défini contractuellement, ce que vous pouvez consulter sur le site suivant : https://www.spiegel.de/gg-faq. »

Un bel enfumage car, qui n’accorderait pas quelque $ à un média politiquement correct et soumis à la mondialisation, qui défend les thèses de certains milliardaires américains dont les fortunes sont parfois plus importantes que des budgets d’Etats, dont est assurément, Bill Gates ? Façon subtile pour un média de se faire arroser. Si seulement l’on pouvait trouver un milliardaire qui arrose une presse alternative, ce serait le bonheur aux pays de la démocratie. Hélas …

 

LE TERREAU IDÉAL POUR DE NOUVELLES THÉORIES DU COMPLOT.

Chronique de Gerhard Strates, 22 mai 2020

Le « Spiegel » proteste et condamne en bloc les mesures contre le coronavirus et les classe dans « la rubrique théorie du complot ». Simultanément, l’hebdomadaire reçoit, pour un projet journalistique, des millions de la Fondation Bill et Melinda Gates. Le média est-il encore crédible ?

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Christoph Süss, l’animateur d’une émission célèbre, se moquait ainsi en fin janvier de cette année : « Celui qui prend pour base de sa pensée l’Apocalypse, devrait proposer des solutions pour y arriver. »

https://www.br.de/mediathek/video/corona-panik-wie-ein-virus-alle-vernunft-zerstoert-av:5e334c6403c067001ad12096

Il se référait à un tweet qui recommandait la fermeture des frontières (NDA :mon commentaire après vision de la vidéo, il s’agit du tweet d’un identitaire allemand …)

« Prenons au sérieux cette proposition », continue Süss, qui commente de manière malicieuse, que la fermeture des frontières provoquerait ce que l’on voudrait éviter : un désastre.

« L’accès d’asthme de droite – expression insultante pour nommer l’AfD – comme les YouTuber du même camp, n’en peuvent plus de la psychose de fin du monde », lance l’animateur sur un ton qui souligne que toute panique du corona serait un nectar politique pour ces derniers.  Et de continuer sur un ton qui mime le désespoir : « Pourquoi est-il si facile de contaminer autant de gens avec ces théories du complot ? » 

C’est une jeune Chinoise qui donne la réponse dans un extrait de télévision : « Nous ne pouvons pas être certains que l’Etat nous a dit toute la vérité. » Ce à quoi, Süss, sur un ton paternaliste, lui donne raison, « puisque la Chine est une dictature, qu’une presse libre n’y existe pas comme chez nous. » …

Au bout de six semaines, les pays européens commençaient à fermer leurs frontières. Le vent officiel en matière de corona avait changé. Les théoriciens du complot avaient raison. L’apocalypse était là.

Le temps de l’exécutif.

Couvre feu et gestes barrières ajoutés, des interventions massives dans les libertés fondamentales ont commencé à rythmer nos vies depuis mi-mars. Des mesures, selon les professions et autres situations de vies ont été prises, jusqu’à destruction de certaines existences. Ce fut l’heure de l’exécutif. A juste titre. Les dangers d’une propagation exponentielle du covid 19 n’étaient pas contestés. Les images, en provenance d’Italie et un peu plus tard de New York étaient dramatiques. Personne ne voulait de ces situations. De ce sentiment, le peuple, dans sa grande majorité approuvait le gouvernement fédéral ainsi que la gestion de l’exécutif des Länder. Cette soumission des citoyens durant six semaines, n’était pas motivée par simple confiance, mais par une raison stoïque.

Une tradition cultivée de l’état de droit.

Le bon sens ne dort pas. Il interdit que l’exception devienne la règle. Les citoyens de cette République n’obéissent plus à une autorité supérieure qui dicte sa raison d’état, mais, depuis 70 ans, grâce à la Cour Constitutionnelle Fédérale, c’est la tradition cultivée de l’état de droit et du droit fondamental qui donnent le rythme. Le droit d’être entendu, la liberté d’expression, de réunion et la préservation de la proportionnalité de l’action de l’état sont devenus une seconde nature pour le peuple éclairé de cette République, et ils sont nombreux.

C’est bien pour cela qu’il n’y a rien d’étonnant, qu’après quelques semaines d’accord avec le confinement, que les gens fassent usage de leurs droits, en demandant des comptes au gouvernement, proportionnellement à la situation. Des manifestations explosent dans plusieurs villes d’Allemagne avec un accroissement des manifestants.

Que du fiel pour les manifestants

Il est incroyablement triste, de constater que la 3ème génération des journalistes du Spiegel se positionne désormais avec fiel contre ces manifestations, alors que la première génération de cet hebdomadaire d’information, dans les années 60, l’avait érigé en « protecteur sans concession de la démocratie ».

Sous l’intitulé « Société du Complot », à trouver sur Spiegel online qui titre : « Le pouvoir mystérieux des théoriciens du complot » quatre journalistes courageusement zélés et à l’ambition démesurée travaillent sur un dossier concernant toutes les théories du complot courantes. Au centre de leur préoccupation apparaissent des noms célèbres comme Xavier Naidoo (un chanteur de Soul allemand, d’origine sud africaine) ou Attila Hildmann (allemand, d’origine turque, mannequin, écrivain, conspirationniste,) qui voient, selon le Spiegel, « une chance de se produire dans les médias. » Que cette opinion soit apparentée à la théorie de la conspiration, n’apparaît pas du tout dans l’article. Qu’un chanteur aux innombrables fans comme Naidoo, appartient depuis longtemps aux mainstreams et devait attendre cette occasion pour paraître à la télé, n’est pas non plus évoqué dans l’article en question. Les auteurs se demandent plutôt, si le réseau Facebook de 9000 membres « Solidarité avec Xavier Naidoo », croit tout ce que Naidoo dit à propos des « riches qui consomment le sang des enfants. » Il est évident que tout cela, bien que publié par le Spiegel, sous le mot-clé « Crise du Corona », a très peu à voir avec le virus et ses nombreuses conséquences. Au contraire, l’article vise de toute évidence, à dissuader d’avance les participants potentiels à la manifestation sur le corona. Qui voudrait être mis dans le même sac avec des gens qui portent des théories marquées comme « menant le marais international de la folie.

Au cœur de l’état éclairé.

Dans sa décision du 8 février 2017 sur l’étendue de la liberté d’expression, la Cour Constitutionnelle Fédérale se prononce clairement. Voici ce qui y figure :

« Il convient toutefois de noter que l’article 5, § 1, phrase 1 de la loi fondamentale protège non seulement les déclarations factuellement différentes, mais que les critiques peuvent également être désignées comme polémiques et exagérées ; dans cette mesure, la limite des expressions d’opinions autorisées n’existe pas, même lorsqu’une escalade polémique n’est pas nécessaire pour l’expression d’une critique factuelle. »

Cette définition de la liberté de parole est le cœur de l’état éclairé. Mais, bien sûr, cela fait encore partie de la liberté d’expression des journalistes de mettre en pâture des théories et des noms particulièrement éblouissants, avec l’intention la plus offensive de marginaliser de manière la plus humiliante possible la protestation de dizaines de milliers de citoyens anonymes.

Cela fait aussi partie de leur liberté de rédaction, de lancer des slogans absurdes, au lieu de remettre en question les théories individuelles.

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Fondation Gates, 2,5 millions pour le Spiegel

Que tous ces murmures proviennent d’un médium financé par la Fondation Bill et Melinda Gates pour un montant total de 2.537.294 $ devrait devenir le terreau idéal pour le développement de nouvelles théories du complot.

 

Ce paiement effectué en décembre 2018 est répertorié dans le rapport de gestion de la fondation Gates, sous le titre : « How we work » – Notre mode de fonctionnement, sous « grant », à savoir (subvention ou bourse) et doit servir l’objectif suivant : « to report on social divides around the world and to convey an understanding of how to overcome them. » – rapporter les divisions sociales dans le monde et communiquer sur la façon d’y remédier.   – Le Spiegel révèle séchement ce fait en fin d’article, sans bien entendu mentionner de chiffres. Voici comment ils voient les choses :

« La Fondation Gates finance mondialement des travaux journalistiques. Pour ce qui concerne le Spiegel, elle soutient le projet « Société Globale », qui témoigne des injustices sociales devant la mondialisation. Les contenus rédactionnels sont créés sans aucune influence de la fondation. »

Une différence avec les aides sans conditions.

Elle découle de l’objectif recherché, « rendre compte des différences sociales dans le monde et faire comprendre comment les surmonter ». Au Spiegel, neuf rapports ont été mis en ligne fin avril-début mai 2020, qui peuvent être affectés au projet : « Global Society » – Ces rapports sur  différents pays, avec l’objectif visé officiellement, « rendre compte des différences sociales dans le monde et principalement dans le tiers monde », ont été achevés presque en même temps, comme si un délai devait être respecté pour le client. – Même si cela sert à poursuivre un sujet humanitaire identifiable ; ici, l’hebdomadaire se laisse dicter un projet thématique. La faute est que ce don est utilisé afin de poursuivre une ligne éditoriale. C’est en cela que cette contribution se distingue des aides inconditionnelles à d’autres médias.

Aucune raison de critiquer.

Les 9 petits reportages des dernières 3 semaines n’ont certainement pas entamé considérablement la somme importante des 2,5 millions de $ ! Que ce paiement important influence également le contenu éditorial, au moins indirectement, continue de développer la méfiance lorsque vous lisez l’article actuellement publié dans le Spiegel et le Spiegel online. L’article en question fait un compte rendu détaillé des théories du complot contre Bill Gates, avec un accent particulier sur les exagérations qui circulent, ce qui devrait évidemment souligner davantage l’absurdité de toute critique. L’on cherchera en vain dans le dit article les qualifications de Gates en tant qu’expert en virologie. Le fait que l’idée, initialement mise de côté, d’une carte d’immunité obligatoire n’ait pas comme origine, Jens Spahn, mais ait été inaugurée par Bill Gates, n’incite pas le Spiegel à se poser des questions.

Gates et l’OMS

La visite du milliardaire auprès du ministre de la santé allemand en 2018 reste sans aucune interrogation, comme d’ailleurs la déclaration de Gates, selon laquelle, après un temps de mise au point extrêmement court, il souhaitait « enfin administrer les vaccins anti corona à la population globale de 7 milliards ». Comment Gates allait contraindre les populations à se faire vacciner, cela le fondateur de Microsoft ne le révèle pas durant les 9 minutes qui lui ont été accordées pour s’exprimer dans « Les sujets du jour. »

Une autre question se pose, est l’influence de Gates sur l’OMS, à laquelle sa fondation contribue pour plus de 12% au budget global.

Un bon journaliste du Spiegel se poserait des questions, se demanderait ce que Gates manigance avec cet engagement, quand sa fondation possède d’énormes paquets d’actions chez Coca Cola, McDonalds et Walmart. Il est facile d’obtenir les chiffres au 31 mars 2020 auprès de la SEC (Security and Exchange Commission) – l’Organisme Fédéral Américain de Réglementation et de contrôle des Marchés Financiers.
Ces produits vendus ou fabriqués là-bas, ne contribuent pas à la santé mondiale. Ce sont des questions que chaque citoyen normalement constitué devrait et doit même se poser, sans pour autant être traité de suite comme théoricien du complot. Cela vaut aussi pour les journalistes.

Gerhard Strates

Traduction de Collonia Agripinensis pour Résistance républicaine

https://www.cicero.de/innenpolitik/spiegel-magazin-foerderung-bill-gates-duenger-verschwoerungstheorien-corona-proteste

 

 

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One thought on “Bill Gates finance le Spiegel (2,5 milions d’euros) pour faire sa propagande

  1. AvatarKarl der Hammer

    « Qu’un chanteur aux innombrables fans comme Naidoo, appartient depuis longtemps aux mainstreams et devait attendre cette occasion pour paraître à la télé, n’est pas non plus évoqué dans l’article en question »
    Ob ein Sänger wie Naidoo, der in Anbetracht der Zahl seiner Fans schon lange zum Mainstream zählt, tatsächlich auf eine derartige Gelegenheit warten musste, fragt der Artikel nicht = La question de savoir si un chanteur comme Naidoo qui, vu le nombre de ses fans, appartient depuis longtemps au courant mainstream, devait vraiment attendre une telle occasion, n’est pas posée dans l’article

    « menant le marais international de la folie ».
    im internationalen Sumpf des Irrsinns unterwegs = en marche dans le marais international de la déraison

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