Pour Libé, à Roubaix, c’est la République qui fait sécession !

Novembre 2019, à la sortie de la mosquée Bilal de Roubaix.  Photo Aimée Thirion

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Prêts à tout pour excuser l’islam et l’exonérer de tous les maux, à Libé, même quand la vérité crève leurs propres lignes.

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Alors, oui il y a du séparatisme dans l’air, ils ne peuvent le nier, à présent, après avoir passé des lustres à affirmer que le Grand Remplacement n’existe pas, que l’islam est une religion de paix et d’amour… mais c’est notre faute à nous, vils colonialistes ! Vils exploiteurs qui avons abandonné Roubaix au chômage (Libé ne dit pas que délocalisations et autres fermetures d’entreprises, de tissu notamment sont liées à l’UE et à la mondialisation que Libé supporte et applaudit frénétiquement).Libé ne dit pas non plus que les non musulmans de Roubaix, au chômage comme les autres, plus que les autres, ne sont pas entrés en secte pour autant…

Grande population musulmane à Roubaix ? La faute à l’Etat qui aurait choisi exprès de la placer là… Pourquoi, il y avait encore de la place et des logements disponibles en Seine-Saint-Denis, à la cité des 4000, à Vaulx en Velin et à Marseille ? Qui a empêché les dits musulmans de faire comme nombre de familles, musulmanes ou non musulmanes de quitter Roubaix pour aller s’installer là où il y a du boulot ( et moins de mosquées ? et moins de communautarisme?).

7 mosquées… Pas d’argent pour se sortir de la mouise, pas d’argent pour créer des entreprises et des emplois mais des millions et des millions pour faire construire 7 mosquées.... il vient d’où cet argent ? Des musulmans miséreux ? Des subventions déguisées des politiques locaux ? Du Qatar ou de l’Arabie saoudite ? Et pas une émeute de musulmans réclamant du boulot plutôt qu’une mosquée ? 

Certains retirent leurs enfants des écoles publiques ? Non, non pas la faute à l’islam et à son séparatisme, juste la faute au manque de moyens… les pauvres écoles roublaisiennes sous-dotées, que voulez-vous…. Les profs absents ? Non, pas la faute aux racailles qui les empêchent de faire cours, non, juste une mauvaise gestion de l’Etat.

Le repli religieux ? Le terrorisme ? Une fuite face aux contrôles au facies, aux remarques désagréables sur le voile, aux CV mis de côté… On connaît tout ça par coeur. Macron aussi qui le répète consciencieusement après ses amis les Frères musulmans. Et puis quoi, il paraît que la France n’aurait jamais mené de lutte contre les discriminations… Pas un journaleux de Libé pour dire que les musulmans, s’ils veulent être traités comme les autres et donc non discriminés doivent  montrer qu’ils sont comme tout le monde, qu’ils vivent comme tout le monde, qu’ils travaillent comme tout le monde, qu’ils font passer la loi de la République avant celle d’un dieu quelconque… comme tout le monde. Ben non, personne ne le dit. Le beurre, l’argent du beurre, le cul de la crémière en plus, ça fait rêver tout le monde.

Il y a tout de même un paragraphe dans ce magmas qui vaut le détour : les associations d’éducation populaire. A Roubaix comme ailleurs, elles ont pourtant vu leurs moyens coupés ces dernières années, les emplois aidés réduits à peau de chagrin. Leur tort ? Parfois d’être un peu trop militantes, vindicatives face aux inégalités qu’elles tentent d’écoper (1). On leur reproche aussi souvent implicitement d’être un peu trop à l’image des quartiers où elles interviennent. De rassembler trop de femmes portant un voile ou des hommes aux barbes trop longues, quand bien même ces associations défendent la laïcité et l’égalité républicaine. A force de mettre dans le même sac de la catégorie fourre-tout de «l’islamisme» des acteurs aux visées distinctes voire concurrentes sous prétexte qu’ils prient le même dieu, on a affaibli celles et ceux qui constituaient les meilleurs alliés des causes de l’égalité républicaine. Bref, des militants voilés et avec barbes longues de salafistes qui défendraient la laïcité et l’égalité républicaine… Elle est énorme celle-là. IL faut en déduire qu’à Libé on ne sait ni ce qu’est la laïcité ni ce qu’est l’égalité républicaine. Mais on le savait, depuis longtemps…

Et ils continuent d’être subventionnés à mort par Macron, ils sont trop utiles pour gaver les gauchos de mensonges qui l’arrangent.

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Roubaix, quand la République fait sécession

Par Julien Talpin , chargé de recherches en science politique au CNRS

Pointée du doigt pour son communautarisme, Roubaix est aussi la ville de France la plus pauvre avec un taux de chômage de 31 %. Si des formes de repli religieux y existent, les politiques publiques ont-elles été à la hauteur ?

Tribune. Roubaix est sous le feu des projecteurs depuis quelques jours : déclarations du ministre de l’Education nationale qui avance que «certains auraient pris le pouvoir dans la rue», article dans le Monde pointant des pressions sur les commerçants. En somme, la loi islamique y aurait remplacé celle de la République. Cette ville incarnerait le «séparatisme» qui mine la nation. Une perspective moins caricaturale, plus sociologique, nourrie par des années de recherche à Roubaix, permet d’inverser la relation d’une offensive venue de l’extérieur contre la société française et d’offrir un autre regard sur ces questions importantes.

Ville la plus pauvre de France, Roubaix est aussi l’une des plus inégalitaires. Avec 31 % de taux de chômage et près de la moitié de la population qui vit sous le seuil de pauvreté : on ne peut rien comprendre sans prendre en compte ce fait central. Cette ville concentre aussi une importante population d’origine étrangère et de confession musulmane, qu’on a choisi de placer là plutôt qu’ailleurs par des politiques de logement ciblées. Ville aux sept mosquées, elle abrite toutes les tendances de l’islam, des plus modérées aux plus conservatrices. Elle a aussi connu quelques départs en Syrie, à distance des lieux de culte.

Si le multiculturalisme s’y vit bien, des formes de repli sur soi peuvent être repérées. Très minoritaires, certains choisissent de retirer leurs enfants de l’école publique pour assurer un enseignement à domicile. Dans cette ville de 96 000 habitants, cela concernait 98 élèves en 2018, un chiffre en progression ces dernières années comme le pointe un récent rapport remis au Premier ministre. Si ce phénomène peut s’expliquer par des facteurs religieux, l’insatisfaction à l’égard d’écoles publiques sous-dotées n’y est pas pour rien : la rotation du personnel enseignant comme le nombre de jours d’absence et de non-remplacement rendant plus difficile encore l’expérience scolaire en milieu populaire. De nombreux parents se tournent aussi vers des écoles privées catholiques.

Au-delà du domaine scolaire, il existe à Roubaix des formes d’entre-soi dans les réseaux de sociabilité, amicaux ou matrimoniaux, qui n’ont rien à envier à celles des quartiers riches situés à quelques kilomètres de là. On peut le déplorer, mais pour y répondre il faut chercher à comprendre les causes profondes de ces phénomènes. De façon inattendue, le Président Macron a pointé du doigt certains éléments déterminants qu’il avait jusqu’alors négligés. A l’occasion de sa conférence de presse le 18 février à Mulhouse, il a ainsi souligné : «Quand la République ne tient pas ses promesses, d’autres essaient de la remplacer. On doit lutter contre les discriminations, on doit mettre la méritocratie partout.» Bel aveu des manquements à ce jour.

Le repli sur soi ne sort pas des seuls préceptes religieux inculqués par des prédicateurs étrangers. Il s’agit de réactions protectrices face à l’expérience répétée des discriminations et de la stigmatisation. Quand la confrontation aux centres-villes se traduit par des regards et remarques désagréables quand on porte un voile, quand on est plus fréquemment contrôlé par la police parce qu’on semble être d’origine étrangère, quand on a moins de chances à CV égal de trouver un emploi quand on a un prénom à consonance africaine, et que dans le même temps la société française ne fait pas grand-chose pour se prémunir de cette violence sociale insidieuse, on finit par se dire qu’on n’y a peut-être pas tout à fait sa place. A force d’être traités comme des citoyens de seconde zone, certains finissent par se sentir moins français. Quand la République ne traite pas tous ses enfants de la même façon ils cherchent d’autres voies de salut. Le repli sur soi, auprès de proches qui vivent les mêmes expériences stigmatisantes, peut alors s’avérer protecteur.

 

A Roubaix, des acteurs associatifs se sont mobilisés, il y a quelques années, pour proposer un grand plan contre les discriminations. S’ils ont initialement été soutenus par quelques agents de l’Etat, aucun plan n’est venu, et les institutions ont vite choisi de mettre cette réalité qui dérange sous le tapis. Pas de spécificité roubaisienne ici, la France n’a jamais mené de politique sérieuse de lutte contre les discriminations. Pire, depuis 2015 on lui a substitué les enjeux de court terme de la prévention de la radicalisation, qui a aspiré les maigres crédits qui lui étaient jusqu’alors consacrés.

Le Président a aussi souligné le rôle essentiel qu’avaient à jouer les associations d’éducation populaire. A Roubaix comme ailleurs, elles ont pourtant vu leurs moyens coupés ces dernières années, les emplois aidés réduits à peau de chagrin. Leur tort ? Parfois d’être un peu trop militantes, vindicatives face aux inégalités qu’elles tentent d’écoper (1). On leur reproche aussi souvent implicitement d’être un peu trop à l’image des quartiers où elles interviennent. De rassembler trop de femmes portant un voile ou des hommes aux barbes trop longues, quand bien même ces associations défendent la laïcité et l’égalité républicaine. A force de mettre dans le même sac de la catégorie fourre-tout de «l’islamisme» des acteurs aux visées distinctes voire concurrentes sous prétexte qu’ils prient le même dieu, on a affaibli celles et ceux qui constituaient les meilleurs alliés des causes de l’égalité républicaine.

Certains avanceront que l’Etat a investi des moyens comme jamais pour ces territoires. A Roubaix, la réponse a surtout été répressive. Or il n’est pas certain que ce soit par la police de sécurité du quotidien qu’on lutte le mieux contre les discriminations. Faut-il rappeler en outre qu’en dépit de la politique de la ville, comme le démontrait un rapport parlementaire signé par deux députés centristes l’année dernière, que l’Etat donne toujours plus de moyens – et ce depuis des décennies – aux territoires les mieux lotis, à commencer par les lycées de centres-villes dotés de classes préparatoires ? Les territoires populaires comme Roubaix sont confrontés à de nombreuses difficultés. Sans une politique d’égalité enfin sérieuse, elles perdureront. Ce n’est pourtant pas ce qui a été annoncé par le gouvernement à ce jour. Il est temps que la République soit à la hauteur de ses idéaux, c’est encore la meilleure façon d’assurer la cohésion nationale.

https://www.liberation.fr/debats/2020/02/27/roubaix-quand-la-republique-fait-secession_1779880

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8 Commentaires

  1. une seule solution REMIGRATION,
    mais ça va être dur ,vu le nombre sans cesse grandissant de muzz et de mosquées, de convertis de souche,
    la situation est mauvaise, très mauvaise,
    il nous faudra un homme à poigne

  2. Pas un instant il ne viendrait à  » l’esprit  » de tous ces chouineurs et de ces bonnes à rien d’assocs islamos que s’ils veulent arrêter d’être considérés comme « discriminés », ils doivent avant tout cesser de s’auto-discriminés en :

    – Ne cherchant pas à se distinguer des autres par tous les moyens,

    – parlant français, langue officielle du notre pays,

    – s’habillant COMME TOUT LE MONDE, à l’occidentale,

    – en envoyant à l’école publique leurs progénitures ( sinon, pas d’allocs ),

    – en apprenant le respect d’autrui à leurs chiards,

    – en leur apprenant à ne pas s’approprier des choses qui ne leur appartien-
    nent pas,

    – en leur expliquant que les trafics, vols, viols, polygamie, voitures brûlées,
    guet-apens pour caillasser les policiers, les pompiers et les médecins, et que les poubelles sont faites pour mettre les ordures et non pas pour y mettre le feu,

    – que la nuit c’est fait pour dormir et non pas e–erder les voisins,

    – que tout le monde n’a pas envie de voir l’invasion du h’lal partout,

    – que les centres culturels et les clubs sportifs sont faits pour s’instruire et s’ouvrir sur le monde et non pas pour s’enfermer dans une idéologie mortifère,

    – si on les contraignaient à se remettre en cause au lieu de les encourager à rester « comme ils sont  » et de compâtir à leurs jérémiades,

    – si on leur faisait comprendre qu’il faut arrêter de pondre à tout-va quand on sait qu’on n’a pas les moyens ni le savoir d’élever des enfants surtout quand on ne travaille pas depuis des générations,

    alors, çà irai beaucoup mieux pour tout le monde.

    Bref, si on commencait par là, ils n’auraient plus de raisons pour se victimiser et se prétendre discriminés. C’est eux-mêmes qui créent des conditions déplorables pour avoir et nous faire subir une vie de m-rde et ce n’est pas en continuant comme ils font que çà va s’arranger pour eux et encore moins pour nous.

    Comme ce n’est pas encore demain la veille qu’on va les obliger à se regarder dans la glace pour qu’ils déterminent l’origine de leurs problèmes pour qu’ils se remettent en cause, alors il y aura encore plus de villes comme celles-là et la furieuse islamisation galopante de notre pays ( et de tout l’Occident d’ailleurs ) ne s’arrêtera pas. Ils n’ont pas fini de chouiner parce qu’au rythme où çà va, il reste de moins en moins à nous prendre pour les entretenir.

  3. Roubaix, la ville la plus pauvre de France, et aussi la plus islamisée,

    Y aurait-il un lien de cause à effet ???
    Ne faudrait-il pas s’inquiéter de l’islamisation d’autres villes, d’autres régions, entraînant une évidente paupérisation, à l’image des pays d’origine de ces immigres ??

    Pauvre Libé, incapable de voir un nez au milieu de la figure et toujours accusant et culpabilisant ces méchants Français qui ont reçu les migres musulmans pour les faire vivre dans la misère au milieu de somptueuses mosquées toutes neuves, juste sorties de terre

  4. Merci Christine !
    Encore un excellent article !
    Et c’est un « chargé de recherche en science politique » du CNRS qui semble n’intervenir qu’à charge contre la République – son Employeur (!!) – puisqu’il trouve que nous n’en faisons jamais assez ???!!!!….Et ses conclusions sont reprises bien sûr dans le torche-balle appartenant à P. Drahi qui est sans doute un ami de soros…
    Quel que soit le Chef de l’Etat français, comment donner du travail à ces millions de jeunes immigrés s’installant dans notre pays alors que toute notre industrie a été délocalisée dans le tiers monde, et chez, notamment, leur propre pays d’origine : Turquie, Algérie, Maroc, Tunisie etc…etc…
    La seule solution pour nous, c’est de baisser le rideau !
    Même des immigrés le disent eux-mêmes ! (Cf Rachida …)

  5. > que Libé supporte et applaudit
    Pouah, Christine, c’est quoi cette affreuse faute commune ?!
    Mince alors, si même vous êtes contaminée, on va où ?
    On ne « supporte » pas une cause, ou une politique, ni même une équipe de foot, bien qu’une politique, une cause ou une équipe de foot ait des « supporters ».
    En bon français on SOUTIENT une politique, une cause ou une équipe.
    On ne la « supporte » pas car « supporter » c’est « subir sans pouvoir réagir ».
    On supporte les nuisances engendrées par les musulmans, ou une étagère supporte jusqu’à 20 kg de livres.
    Libé SOUTIENT et applaudit (une politique mondialiste).

    • Ne vous déplaise mon cher Laurent, le mot « supporter » (partisan d’une équipe) est passé dans la langue française et à ce titre le verbe correspondant également. Je persiste donc et signe, car il y a une nuance entre supporter et soutient… liée justement au contexte footbalistique, primaire… de supporter au second sens.

  6. Pour mémoire et pour ne perdre ni humour ni lucidité :

    Les Inconnus – Les envahisseurs – YouTube

    Aujourd’hui, ils seraient traînés à la 17ème Chambre au nom de toutes les « …phobies » et de tous les … »ismes », sous l’opprobre des censeurs de l’abrutissement imposé et des recteurs du chaos organisé.

    • J’ai vécu à Roubaix et c’est faux de croire que les français au chômage ne sont pas rentré en secte. À part les portugais, les congolais ou les roms tous le monde est musulman ou fait semblant de l être pour avoir la paix. Quand je suis arrivé à Roubaix pour quelques mois je me suis installé en collocation. Le propriétaire algerien est venu me chercher au parc barbieux en 4X4 de luxe. « c’est pour quelle maison déjà ? » voilà ce qu il m a dit. C était un marchand de sommeil propriétaire de plusieurs maisons 1930. Pas de bail de signer pour moi n étant pas un casos (pour ses autres locataires c est la caf qui lui verse directement les loyers). Mes colocs: tony, Jennifer et mickael tous au chômage et je les imagine mal au boulot. Je les entend souvent juré wallah, hamdoullah quand ils rotent, Tony cite le coran qu il n a jamais lu. Donc un jour je leur pose la question « est-ce que vous mangez du porc ? ». Réponse : »oui on en mange mais en cachette. L autre jour les trucs rouges sur la pizza bin ça c était du porc ». Ils ne fumaient jamais dans la rue pendant le ramadan. Par « respect » disaient ils…

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