Si nous abandonnons les Kurdes, dans 1 an ou 2 nous aurons des attentats islamistes de masse en France


Si nous abandonnons les Kurdes, dans 1 an ou 2 nous aurons des attentats islamistes de masse en France

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Patrice Francheschi, officier de réserve, « Dans un an ou deux nous aurons des attentats islamistes de masse en France » (Vidéo)

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Europe Israël a mis en ligne la video et en a transcrit la première partie (encadré en fin d’article), voici la deuxième partie, encore plus importante, transcription Résistance républicaine : 

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Moi ce que j’ai vu, c’est l’Etat Islamique aidé par les Turcs ! 

Dans les années 30, monsieur Hitler, comme monsieur Erdogan aujourd’hui, avait des visées expansionnistes terribles. Mais nous ne voulions pas le croire, avec cette idée que puisque nous ne voulons de mal à personne, personne ne nous veut de mal… alors on décide à chaque fois de céder.  On lui donne ça, ça va le calmer… Qu’est-ce que ça a donné ? La seconde guerre mondiale ? L’Europe est exactement dans cette situation là. 

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Vous savez, la Turquie c’est pas grand-chose. Il faudrait surtout pas croire que nous serions dans un affrontement entre l’Orient et l’Occident. La plupart des pays arabes, à commencer par l’Egypte ou l’Arabie Saoudite condamnent fermement les ambitions ottomanes, ils en ont très peur. Ils l’ont subi autrefois. 

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D’un côté il y a le monde libre, en face il y a le djihadisme et il y a la volonté ottomane de domination. Voilà la réalité. Et nous sommes largement plus puissants que monsieur Erdogan si nous acceptions de ne pas en avoir peur.

Le choix est très simple : ou bien nous nous battons maintenant, dans une petite guerre que nous allons gagner, ou  bien nous ne faisons rien, les Kurdes perdent  et nous aurons demain à affronter un terrorisme bien plus important que ce que nous aurions eu à affronter aujourd’hui.

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Oct 17, 2019

Patrice Francheschi, officier de réserve, auteur de Mourir pour Kobané, combat depuis sept ans aux côtés des Kurdes. « Nous commettons, en abandonnant nos amis et nos alliés, à la fois une faute morale – parce qu’ils ont fait le boulot à notre place contre l’ennemi commun qu’était l’Etat islamique […] –, et une faute politique« , estime Patrice Francheschi. « En abandonnant ce bouclier anti-djihadiste que nous avions installé avec les Kurdes, dans le nord-est de la Syrie sur une surface grande comme quatre fois le Liban, nous retournons sept ans en arrière, avec la réinstallation de djihadistes qui seront recyclés sous un autre nom que Daech, mais qui seront les mêmes. »

Pour cet aventurier, les questions de sécurité intérieure en Europe, et notamment en France, sont donc intimement liées au sort des Kurdes. « Pourquoi pensez-vous qu’il n’y a pas d’attentat de masse en France depuis trois ans ? Tout simplement parce que les Kurdes, avec notre aide, ont liquidé les organisations pratiques et tactiques des djihadistes. » « Notre problème, c’est le manque de volonté« , fustige celui qui a remporté en 2015 le prix Goncourt de la nouvelle. « On ne sait plus comment faire la guerre, on ne sait plus très bien si on veut la faire, on ne sait plus comment prendre des coups en faisant la guerre, et l’on préfère repousser à plus tard les mesures indispensables que l’on devrait prendre maintenant pour notre sécurité. »

https://www.europe-israel.org/2019/10/patrice-francheschi-officier-de-reserve-dans-un-an-ou-deux-nous-aurons-des-attentats-islamistes-de-masse-en-france-video/

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Christine Tasin

Présidente de Résistance républicaine ; professeur agrégé de lettres classiques.


10 thoughts on “Si nous abandonnons les Kurdes, dans 1 an ou 2 nous aurons des attentats islamistes de masse en France

  1. SarisseSarisse

    Les kurdes n’ont pas toujours été des saints dans le passé et ils n’étaient nullement bénéfiques aux chrétiens et arméniens sous l’époque ottomane, mais je suis d’accord avec l’article et, dans la situation présente il faut soutenir les kurdes et le régime syrien , dictatorial, certes, mais laïc (à sa tête: un alaouite, un sunnite et un grec orthodoxe), la Russie a bien raison de mettre tout son poids et les Etats-Unis de rester bienveillants vis à vis de ces nouvelles alliances car Erdogan est avant tout un Frère Musulman et un nostagique du dernier califat ottoman!
    Frères musulmans et salafistes, takfiristes, ont des intérêts communs à ranimer cet islam radical de Daesh.
    Les troupes d’Erdogan et leurs milices doivent sortir decSyrievet retourner en Turquie.
    La Syrie est un état souverain qui doit recouvrer l’intégralité du contrôle decso territoire.

  2. AvatarJoël

    L’équation est on ne peut plus simple :
    Soutien à erdogan = soutien au djihad = soutien à daesh.

    Et les chefs occidentaux sont bien coincés maintenant, d’avoir intégré un pays islamique dans l’OTAN.

  3. Marcher sur des OeufsMarcher sur des Oeufs

    Dans le même temps, les têtes, les ogives de l’OTAN, ont reçu le fusible, l’électron libre Erdogan, tous avec un très large sourire, en l’adulant, lui serrant la pince et en déclarant : ON L’AIIIIME, tous derrière et NOUS devant !!!!

    Erdogan, comme Macron, l’homme de l’OTAN.

    Un article de Lou MANTÉLY
    – » Dans les rangs de Macron : Mohamed Saou, admirateur d’Erdogan et du CCIF… »-
    :::: http://resistancerepublicaine.eu/2017/04/09/dans-les-rangs-de-macron-mohamed-saou-admirateur-derdogan-et-du-ccif/#comment-580308

    Sale temps pour la France et l’UE.

  4. Amélie PoulainAmélie Poulain

    « « Nous commettons, en abandonnant nos amis et nos alliés, à la fois une faute morale – parce qu’ils ont fait le boulot à notre place contre l’ennemi commun qu’était l’Etat islamique […] –, et une faute politique »

    Ah ? Et ceux jeunes et bien portants qui sont chez nous en France ? Pas eux en tous les cas… (cf manifestation à Marseille récemment où ils étaient nombreux apparemment).

    Donc il faudrait d’abord encourager les nombreux jeunes Kurdes qui sont en France d’aller aider leurs compatriotes avant nous car si je comprends bien, ils restent au chaud en France et on demanderait à nos soldats d’aller combattre à leur place…

    Je ne sais pas s’il faut se fier aux apparences, on est loin de tout savoir de plus, et l’affaire me semble, vue de l’extérieur, bien compliquée. Si cela avait été facile et avait suffit de soutenir les Kurdes pour combattre l’Islamisme, cela a aurait été fait depuis longtemps. Alors ? Guerre rapide ? Pas sûr…. si c’est comme la guerre 39-45 qui devait vite finir.

    Je crois que la France est suffisamment éparpillée dans le Moyen-Orient à s’occuper de conflits qui ne nous concernent même pas, depuis le temps que cela dure, et nous avons besoin de nos Forces plus que jamais dans notre pays car les conflits, c’est « chez nous ». Il est temps que la France pense un peu à elle non et à ses propres compatriotes, non ?

    « ….nous retournons sept ans en arrière, avec la réinstallation de djihadistes qui seront recyclés sous un autre nom que Daech, mais qui seront les mêmes. »

    Pourtant, c’est en France qu’ils s’installent maintenant, les barrières mises en place en amont, ne les empêchent pas de passer apparemment et ce n’est pas un combat ailleurs qui va régler celui que nous avons en France. Il y a des mesures à prendre et on sait lesquelles.

  5. Amélie PoulainAmélie Poulain

    « Et nous sommes largement plus puissants que monsieur Erdogan si nous acceptions de ne pas en avoir peur. »

    Moi ce qui me dégoûte quand je lis cela, c’est de me rappeler qu’il y avait l’Armée Française « forte » parait-il, aux portes du Bataclan et qui a laissé massacrer ans bouger des Français sur notre propre sol.

    Depuis le temps que l’on pousse la France à faire la guerre ailleurs et à protéger des populations étrangères, on ne s’occupe même pas de la guerre qui agit chez nous

  6. AvatarRinocero

    Si les pays occidentaux et les Pays du Golfe n’avaient pas cherché en 2011/2012 à renverser Bachar El Assad on en serait pas là. Si les Etats-Unis et les pays membres de l’Union européenne faisaient preuve de réalisme en renouant avec le Président syrien et mettaient de côté leur hostilité atavique à la Russie on en serait pas là.

    1. AvatarJoël

      Si auparavant un certain nain n’avait pas décidé de renverser un certain dirigeant Libyen, on en serait pas là non plus.

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