5250 tonnes de produits chimiques détruites dans l’incendie de l’usine Lubrizol : c’est anodin pour Buzyn


5250 tonnes de produits chimiques détruites dans l’incendie de l’usine Lubrizol : c’est anodin pour Buzyn

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Christine Tasin

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La Buzyn et tout le gouvernement  ont commencé par essayer de nous bourrer le mou en affirmant, croix de bois croix de fer, si je mens je vais en enfer (les flammes la lèchent déjà)  que les particules étaient moins que rien, que tout cela était inoffensif et largement en-dessous des quantités jugées dangereuses.

Les résultats de deux nouvelles campagnes de prélèvements dans les suies ne révèlent pas de présence significative de dioxines dans l’environnement. Des campagnes supplémentaires sont prévues pour compléter ces recherches.

Les résultats obtenus pour l’eau du robinet confirment l’absence ou la présence en concentrations très faibles et bien inférieures aux valeurs sanitaires de référence, des produits recherchés. L’eau du robinet est propre à la consommation en Normandie, y compris dans les secteurs de Seine-Maritime qui ont été directement concernés par le panache de fumées.

https://www.lci.fr/police/en-direct-incendie-de-rouen-les-nouvelles-analyses-montrent-l-absence-de-dioxines-et-que-l-eau-est-propre-a-la-consommation-2133229.html

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Et puis, il a bien fallu admettre que, tout de même… il y avait des dioxines en quantité bien plus importantes que normalement… Mais Buzyn continue de jurer, croix de bois croix de fer, que tout cela reste admissible….

 

Les premiers résultats d’analyses sur la détection de dioxines dans l’air « sont plus important que la normale mais ça reste en dessous des seuils admis de toxicité« , a affirmé mercredi 9 octobre sur franceinfo la ministre de la Santé Agnès Buzyn, alors que les taux relevés sous le panache de fumée au moment de l’incendie ont été quatre fois plus élevés que la normale, selon ATMO Normandie.

https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/incendie/incendie-d-un-site-seveso-a-rouen/lubrizol-agnes-buzyn-admet-des-taux-de-dioxines-plus-importants-que-la-normale-mais-qui-restent-en-dessous-des-seuils-admis-de-toxicite_3651075.html`

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Ben voyons ! Cela fait 15 jours qu’a eu lieu l’incendie et les habitants de la région ne savent toujours rien. Sauf qu’on se paye leur tête :

Personne pour les rassurer, pour répondre à leurs questions…

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Un nuage noir de plus de 20 km de long… mais il n’y aurait pas de risque ?

Agriculteurs et propriétaires de jardins ont l’interdiction formelle de consommer ou vendre leurs produits, mais le quantité de dioxines resterait acceptable, Buzyn ?

Les pompiers sont malades, mais tout cela serait de la roupie de sansonnet, Buzyn ?

Pourquoi ces explosions ?  Pourquoi cette odeur atroce dans toute la ville? Pourquoi ne répond-on pas aux questions lancinantes des habitants ?

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Bizarrement, Buzyn qui n’hésite pas à s’abriter derrière les rapports de prétendus experts, de professeurs payés par les labos, de l’OMS, semble vouloir ignorer ce que dit l’OMS des dioxines :

 

  • Dans le monde entier, les dioxines sont présentes dans l’environnement et elles s’accumulent dans la chaîne alimentaire, principalement dans les graisses animales.
  • Plus de 90% de l’exposition humaine passe par l’alimentation, principalement la viande, les produits laitiers, les poissons et les fruits de mer. De nombreuses autorités nationales ont mis en place des programmes pour surveiller l’approvisionnement alimentaire.
  • Les dioxines sont très toxiques et peuvent provoquer des problèmes au niveau de la procréation, du développement, léser le système immunitaire, interférer avec le système hormonal et causer des cancers.

[…]

Une fois que les dioxines ont pénétré dans l’organisme, elles s’y maintiennent longtemps à cause de leur stabilité chimique et de leur capacité à être absorbée par les tissus adipeux, dans lesquels elles sont stockées. On estime que leur demi-vie, le temps nécessaire pour perdre la moitié de son activité dans l’organisme, va de 7 à 11 ans. Dans l’environnement, elles tendent à s’accumuler dans la chaîne alimentaire. Plus on monte dans cette chaîne, plus les concentrations en dioxines augmentent.

[…]

De nombreux pays surveillent la présence des dioxines dans les denrées alimentaires. C’est ainsi qu’on a détecté rapidement des contaminations et pu souvent éviter des conséquences à grande échelle.

Dans de nombreux cas, la contamination à la dioxine passe par l’alimentation des animaux: il y a eu par exemple des cas d’augmentation des teneurs en dioxine dans le lait ou la nourriture de l’animal dont on a trouvé l’origine dans l’argile, la graisse ou des pellets de pulpes d’agrumes utilisés dans la production d’aliments pour animaux.

Certains cas ont été plus graves et ont eu des conséquences plus importantes dans de nombreux pays.

Fin 2008, l’Irlande a rappelé des tonnes et des tonnes de viande de porc et de produits dérivés, lorsqu’on a détecté des quantités de dioxines jusqu’à 200 fois plus élevées que la limite de sécurité dans des échantillons de porc. Cette découverte a entraîné l’un des plus gros rappel d’aliments en relation avec une contamination chimique. Les évaluations du risque faites en Irlande n’ont pas mis en évidence de problème pour la santé publique. L’origine de cette contamination a été retrouvée dans l’alimentation contaminée des animaux.

En 1999, on a trouvé des concentrations élevées en dioxines dans des volailles et des œufs en Belgique. Par la suite, des produits alimentaires à base d’animaux et contaminés par des dioxines (volailles, œufs, porcs) ont été détectés dans plusieurs pays. L’origine en était des aliments pour animaux contaminés par de l’huile industrielle usagée contenant des PCB et éliminée illégalement.

De grandes quantités de dioxines ont été libérées lors d’un grave accident dans une usine chimique à Seveso (Italie), en 1976. Un nuage toxique, comportant de la tétrachlorodibenzo-2, 3, 7, 8 p-dioxine, ou TCDD, a été libéré dans l’atmosphère et a fini par contaminer une zone de quinze kilomètres carrés avec une population de 37 000 habitants.

Des études approfondies sur la population touchée se poursuivent pour déterminer les effets à long terme de cet accident sur la santé de l’homme.

[…]

Une exposition brève de l’homme à de fortes concentrations en dioxines peut entraîner des lésions dermiques, comme la chloracné (ou acné chlorique), la formation de taches sombres sur la peau et une altération de la fonction hépatique. L’exposition de longue durée s’associe à une dégradation du système immunitaire, du développement du système nerveux, du système endocrinien et des fonctions génésiques.

Chez l’animal, l’exposition chronique aux dioxines a entraîné plusieurs types de cancers. Le Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC), agence de l’OMS, a évalué la TCDD en 1997 et 2012. Sur la base des données épidémiologiques chez l’homme et des informations sur l’animal, le CIRC l’a classée dans les «cancérogènes pour l’homme». En revanche, elle n’altère pas le patrimoine génétique et, en deçà d’un certain niveau d’exposition, le risque cancérogène serait négligeable.

Compte tenu de l’omniprésence des dioxines, tous les êtres humains ont des antécédents d’exposition et une certaine concentration de ces produits dans l’organisme, entraînant ce que l’on appelle une charge corporelle. Actuellement, l’exposition de fond normale ne devrait pas, en moyenne, avoir d’influence sur la santé. Toutefois, en raison de la toxicité potentiellement élevée de cette classe de produits, il faut faire s’efforcer d’abaisser le niveau actuel de l’exposition de fond.

Groupes humains plus sensibles

Le fœtus en développement est le plus sensible à l’exposition à la dioxine. Le nouveau-né, dont les systèmes organiques se développent rapidement, pourrait également être plus vulnérable à certains effets. Certaines personnes ou groupes de personnes peuvent être exposés à de plus fortes concentrations en dioxines à cause de leur régime alimentaire (par exemple, ceux qui consomment beaucoup de poisson dans certaines régions du monde) ou de leur profession (les personnes travaillant dans le papier et la pâte à papier, dans les sites d’incinération ou de traitement des déchets dangereux).

[…]

https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/dioxins-and-their-effects-on-human-health

 

 

 

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Christine Tasin

Présidente de Résistance républicaine ; professeur agrégé de lettres classiques.


5 thoughts on “5250 tonnes de produits chimiques détruites dans l’incendie de l’usine Lubrizol : c’est anodin pour Buzyn

  1. AvatarJoël

    Elle est visiblement plus intéressée par l’aspect financier de l’affaire (faudrait pas que les gens commencent à réclamer des indemnités) que par son rôle de ministre de la santé et accessoirement de médecin.

  2. Charles Martel 02Charles Martel 02

    Buzyn est aux ordres de Macron qui défendra ses copains les grands industriels et les grands financiers et assureurs jusqu’au bout même si des familles entières de « sans dents » risquent d’être affectées dans leur santé pour des années. La seule chose qui importe à ce gouvernement d’ordures c’est de minimiser au maximum le coût de cette catastrophe en terme d’indemnisations et de possibles amendes au cas où une enquête suffisamment indépendante (ce qui n’est pas gagné) révèlerait des dysfonctionnement et des négligences dans les procédures de sécurité. Donc on planque la vérité.

    Quand on commence à parler de quantités inférieures aux quantités admissibles, ou inférieures aux seuils légaux sans donner plus de précisions, ça veut dire qu’il y a bien quelque chose de pourri et qu’on ne veut pas le dire. C’est comme pour Tchernobyl, une fois qu’il a bien fallu reconnaitre que le nuage avait passé la frontière, on nous a dit que dans l’est les quantités d’iode ou de césium étaient dans les normes, inférieures aux seuils admissibles etc. , qu’il n’y a avait rien à craindre etc., ouais mais les cancers de la thyroïde sont montés en flèche et les pauvres « sans dents » qui ont chopé un cancer à cause des saloperies soi-disant inoffensives et au dessous des normes ils ont eu leur vie pourrie, mais ça nos grands connards de ministres et autres politicards pourris n’en ont rien à foutre. Leur seul objectif est de minimiser les coûts c’est tout!

  3. Avatarexocet

    pour moi il y a la pollution des terrains en profondeur car derrière tout ça,l’eau de pluie a fait sont travail, donc toutes les légumes, l’herbe que mange les vaches, en gros tout ce qui pousse et polluer, le système racinaire de toutes ce qui pousse ont absorbé cette pollutions et sont contaminé, qu’ils arrêtent donc de nous raconter des conneries.

    1. Charles Martel 02Charles Martel 02

      Oh mais ils ne vont plus dire grand chose, ils vont étouffer l’affaire et s’assurer du silence assourdissant des ces saletés de journalopes aux ordres. Mais on va retrouver toutes ces saloperies dans le lait et les légumes qu’on nous vendra sans rien dire… Il sera quasi impossible de démontrer l’origine des cancers et autres maladies provoquées par ces saloperies surtout si nos salopards de gouvernants prennent bien soin de bloquer toute étude dans ce sens

  4. AvatarMalou30

    C’est quand ils nous disent que tout va bien , après une catastrophe où un attentat , qu’il faut se méfier ! Notre santé, notre sécurité? Rien à cirer !

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