Premier grand feuilleton d’avril : « La Société Secrète qui sauva le monde » (2)

Les Résistants Publié le 9 avril 2017 - par - 2 commentaires

Rappel de la présentation et de ce qui précède

http://resistancerepublicaine.com/2017/04/08/premier-grand-feuilleton-davril-la-societe-secrete-qui-sauva-le-monde-1/

 

Chapitre IV   La Société secrète est constituée 

« Ne jamais douter qu’un petit groupe de citoyens réfléchis et engagés peuvent changer le monde.»

Margaret Mead

 

La Société Secrète fut composée de marcheurs, de messagers et d’un Conseil Suprême. Afin de garantir la sécurité de tous, l’identité de chaque membre était connue seulement du Conseil Suprême.

Les marcheurs constituèrent le socle de la société. Leur mission était de collecter l’information et de la transmettre aux messagers. Travaillant en petits groupes, les messagers vérifièrent l’information avant d’envoyer leurs recommandations au Conseil Suprême pour décision. Le mot d’ordre était : rapidité, sécurité et efficacité.

Pendant la cérémonie d’admission des membres, chacun jura fidélité, confidentialité et sacrifice pour la cause.

Les marcheurs ne se connaissaient pas. C’était une protection supplémentaire pour eux-mêmes. Chaque marcheur rendait des comptes au messager avec qui il travaillait. A son tour, les messagers rendaient des comptes au Conseil Suprême constitué de quatre membres qui se connaissaient très bien. Chaque membre, attaché à une ville, était responsable de quatre autres villes.

Le contact entre les membres se faisait par messages codés par satellite. Le système avait été testé et il était 100% sûr. Personne n’avait réussi à intercepter ou décrypter les messages. Dans cette guerre féroce, toutes les opérations durent être menées avec une précision militaire et rien n’était laissé au hasard.

La rencontre de chaque messager avec chaque marcheur était gardée secrète jusqu’au dernier moment, sachant que chaque membre était disponible à bref délai. La relation était fondée  sur la confiance réciproque et  ils étaient de vrais frères d’arme, chacun prêt à mourir pour sauver l’autre. Soit ils périraient ensemble, soit ils sortiraient de l’enfer ensemble, coûte que coûte.

Afin de révéler la vérité au monde, leur mission était la surveillance des réseaux, l’interception et le décryptage des messages révélant des complots, des désinformations, des mensonges… la liste était longue.

Chapitre V La Société secrète s’attaque au trafic de migrants, corruption et crime organisé

 

« Quiconque se bat contre les monstres devrait s’assurer qu’il ne devient pas un monstre dans le processus. Et si vous regardez un abîme assez longtemps, l’abîme va fixer son regard sur vous. »

F. Nietzsche

 

Le trafic de migrants était une affaire lucrative impliquant des organisations criminelles, certains avocats et beaucoup de fonctionnaires corrompus. Ce trafic était un marché entre les migrants qui acceptaient de payer et ceux qui profitaient  d’une source de revenus nets d’impôt.

En cas d’appel, les avocats savaient d’avance qu’ils allaient gagner. Quelquefois, ils réinvestissaient l’argent qu’ils avaient gagné dans l’organisation.

Les consignes données aux membres de la Société Secrète étaient celles-ci :

  • Etape 1 – Groupe A : occupez-vous des avocats. Groupe B : occupez-vous des fonctionnaires corrompus. Tout le monde : cherchez les preuves de la fraude fiscale. Creusez du côté des banques, surtout les comptes offshore. Comme d’habitude, vous pouvez compter sur David pour le soutien logistique.
  • Etape 2 – Tout le monde : blanchiment d’argent. Cela les occupera un petit moment. Distraits, ils commettront de petites erreurs. Puis ils vont tomber dans nos pièges.
  • Etape 3 – Prouvez qu’ils travaillent pour des organisations criminelles. Cela implique beaucoup d’investigations délicates.
  • Etape finale – Prouvez qu’ils font partie de l’organisation. Voici une liste de nos suspects. Ne les  perdez pas de vue. Mettez leurs téléphones sur écoute. Décryptez leurs messages. Ne leur accordez aucun repos. Nous allons devenir leurs pires cauchemars.

Laissez-les dans le confort de leur quotidien. Nous voulons qu’ils continuent leur vie normale : aider les réfugiés, aller à la rencontre des autorités, parler avec leurs contacts.

N’éveillez  pas de soupçons car ces gens peuvent se débarrasser des personnes gênantes.

Rappelez-vous que les avocats sont uniquement la partie visible de l’iceberg. Le trafic de migrants implique les passeurs qui sont extrêmement difficiles à attraper. Même le gouvernement choisit d’ignorer leur existence.

Les fonctionnaires corrompus seront les prochains sur notre liste. Ces gens sont rusés et font partie d’un vaste réseau. Ils sont tous impliqués dans le même processus, fournissant la couverture pour les uns et les autres, protégeant leurs propres intérêts, chassant les intrus.

Je veux tout le monde sur le pont. Traquez-les jour et nuit, dans leur bureau, dans la rue, chez eux… Ils doivent avoir des secrets inavouables : un amant, des dettes de jeux, un membre de la famille en prison, des comptes offshore, une belle-mère folle, un enfant malade qui nécessite des soins médicaux très onéreux. N’oubliez pas, ces gens ont besoin de beaucoup d’argent. Allez, au travail,  et rendez-vous dans quinze jours.

 

Chapitre VI  Simon et Fanny

 

« Voyez les orateurs de nos Républiques, aussi longtemps qu’ils sont pauvres, l’Etat et le peuple chantent leur droiture mais une fois qu’ils sont engraissés par les fonds publics, ils conçoivent une haine pour la justice, organisent des intrigues contre le peuple et attaquent la démocratie. »

Aristophane

Simon posait ses lèvres sur les cheveux de Fanny mais comme d’habitude, il était distrait. Aujourd’hui, Simon paraissait  plus nerveux que jamais.

« Fanny, on doit changer notre lieu de rendez-vous.

-Pourquoi ?

-Je suis suivi.

-Chéri, tu es épuisé et hypersensible.

-Aussi, à la Mairie, on me surveille étroitement.

-Ils font toujours ça, non ?

-Tu as raison. Au fait, je ne peux pas rester aujourd’hui. Je dois préparer des dossiers pour le Ministère.

-Encore vos migrants ?

-Désolé de t’embêter avec mon travail.

-Pas de soucis. Je t’écoute.

-Tu sais, on loge d’abord les migrants dans des campements. Ensuite, on leur donne toutes sortes d’allocations pour les aider à s’installer ; on offre  une éducation gratuite pour leurs enfants et des soins médicaux gratuits pour toute la famille.

-C’est un secret de Polichinelle.

-Mais sais-tu les vrais chiffres ? La Nation accepte un certain nombre de migrants légalement mais un plus grand nombre  est dispersé sur tout le territoire et d’autres arrivent, encore et toujours. Je n’arrête pas de leur dire que l’on n’en peux plus. Tôt ou tard, il va y avoir une explosion.

-Je sais. Et ils continuent avec leur discours officiel de dire que tout va bien. Ce qui  les intéresse, c’est le bénéfice sous-jacent. Tout le monde profite du système.

-Oh Fanny. Tu comprends parfaitement la situation. Tu devrais être mon adjointe.

-Je suis déjà ton adjointe personnelle. Chéri, ne perdons plus notre temps avec ces gens-là. »

 

Chapitre VII Mademoiselle Kelly

« Je suis seulement un mais je suis un. Je ne peux tout faire mais je peux encore faire quelque chose ; et parce que je ne peux pas tout faire, je ne refuserai pas de faire quelque chose que je peux faire. »

Helen Keller

 

Mademoiselle Kelly était une jolie fille et un exemple classique de  jeune femme qui n’avait pas résisté aux tentations de la capitale. Elle n’avait jamais parlé de sa profession à sa famille. Un jour, peut-être, quand elle aurait gagné assez d’argent pour quitter son travail pour de bon. Mais elle serait trop vieille pour faire des études. Sa  meilleure amie lui disait que les filles comme elles mouraient toujours dans la rue. Très bien, elle resterait marcheuse toute sa vie. Engagée dans cette bataille, elle allait triompher des  fléaux.

Une fois par semaine, Mademoiselle Kelly travaillait dans un centre pour réfugiés. Sa spécialité : l’asile politique. Son travail était fastidieux mais Mademoiselle Kelly écoutait  leurs histoires avec compassion. Leur schéma restait  le même : échapper à la guerre civile, payer les passeurs, maintenant séparés de leurs familles et tout seuls dans un pays étranger, besoin d’aide…

Les recherches de Mathew l’avaient mené jusqu’au centre pour réfugiés et jusqu’à Mademoiselle Kelly. Elle ne voulait pas qu’il s’attache trop  à elle mais elle serait toujours là pour l’écouter et pour le consoler.

Puis un jour  Mathew raconta l’histoire de son appel d’un refus d’asile politique. D’abord, Mademoiselle Kelly écouta sans faire de commentaire. Peu à peu, elle commença à analyser la situation avec lui  et décida de l’aider. Elle étudia le dossier méthodiquement et fit beaucoup de recherches de son côté. En fait, elle avait compris que Mathew était piégé.

Mathew était fasciné par son analyse. Mademoiselle Kelly avait fait un travail formidable mais plus elle creusa, plus elle souleva de questions. Puis ils décidèrent que le complot était trop gros pour eux. Quand Mathew parla de Georges à Mademoiselle Kelly, un dîner fut  fixé pour le week-end.

Le dîner fut suivi par un déjeuner de travail chez Alan. Cette fois-ci, Colas, le fils de Mathew, David, le génie de l’informatique, et plusieurs membres de la Société Secrète se joignirent à eux.

La suite demain soir lundi 10 avril

 

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2 Commentaires
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pikachu
pikachu
il y a 3 années

David, le génie de l’informaique, je l’ai déjà vu dans le Bobo Jocelyn ou opération pedalo mais de mémoire il s’appelait samuel je crois bien 😉

Christine Tasin
Administrateur
Christine Tasin
il y a 3 années
Reply to  pikachu

ce n’est pas le même auteur… coïncidence

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