Qui peint ces gigantesques fresques d'égorgement et d'éventrement sur les murs de Bruxelles ?

Depuis plusieurs jours, des fresques énormes, imitant des parties de tableaux de maîtres ou des scènes bibliques, fleurissent sur les murs bruxellois.

La première est la scène d’égorgement ci-dessus. « Réalisée sur le mur latéral aveugle d’un immeuble, elle représente une main, armée d’un couteau, prête à égorger une personne mais retenue par une autre main. La fresque correspond à un gros plan du tableau de l’artiste italien Le Caravage faisant référence au sacrifice d’Isaac. » (rtbf.be)

Capture d’écran 2017-01-26 à 09.03.161601-02.caravage.le.sacrifice.d.isaac
« La Ville de Bruxelles n’interviendra pour faire couvrir ou effacer une fresque jugée violente par certains, le long du canal, au coeur de la capitale, que si cela donne lieu à des tensions entre les communautés, mais elle n’agira pas dans ce sens a priori, a affirmé dimanche le bourgmestre de la Ville Yvan Mayeur, interrogé sur ses intentions à ce propos. »
« Le caractère artistique de la fresque est incontestable, tout comme la référence au sacrifice d’Isaac. Il s’agit d’un gros plan du tableau de l’artiste italien Le Caravage« , a commenté le bourgmestre de la Ville de Bruxelles.

Tensions entre communautés

« Mais ce gros plan peut être mal vécu ou mal interprété. Si cela donne lieu à des tensions entre communautés, alors nous demanderons de la couvrir ou de l’effacer« , a ajouté Yvan Mayeur. (rtbf.be)
 
La seconde fresque met en scène un homme ensanglanté dont le ventre est ouvert et qui est pendu par les pieds. ressemble fortement à tableau ‘De lijken van gebroeders De Witt’, du peintre néerlandais Jan De Baen.
Capture d’écran 2017-01-26 à 09.02.01Jan_de_Baen-_De_lijken_van_de_gebroeders_de_Witt
 

Alors qui est l’artiste ?

Un nom circule, celui de Bonom, artiste peintre français ( son véritable nom est Vincent Glowinski ) qui avait déjà défrayé la chronique entre 2005 et 2014  en couvrant les murs de Bruxelles de fresques géantes avant d’être arrêté par la police. Est-ce son retour ou bien un artiste s’inspirant de sa technique a-t-il pris le relais ?

streetartnews_bonom_brussels-1bonomfemme

Il disait avoir tourné la page, avoir renoncé à Bonom mais tout cela lui ressemble terriblement… A suivre.

En septembre dernier un anus géant avait déjà fleuri sur un mur bruxellois et en décembre un pénis géant.

Toute une série de fresques érotiques avaient suivi.

anus_panoramapenis2

Mais là on est passés à autre chose…

Alors, quel sens faut-il donner à ces fresques, terriblement d’actualité ? 

Evocation du monde contemporain marqué par le djihad, la violence, qui hante les âmes des Belges comme celles des Français ?
Dénonciation de cette même violence ?
Réhabilitation de cette violence transformée en oeuvre d’art ?
En tout cas l’oeuvre est de qualité et ça change diablement des tags de bêtes brutes qui salissent nos murs et notre vie.
A suivre là aussi.
 
Et ce qui est à suivre c’est aussi l’éventuelle tension entre communautés évoquée par le bourgmestre. Les musulmans seront-ils ravis de ces scènes renvoyant à leurs textes sacrés, appliqués à la lettre par certains, ou bien furieux, prêts à tout casser comme ils l’ont fait lors des caricatures de mahomet ?
 

 113 total views,  2 views today

image_pdf

13 Commentaires

  1. Je trouve qu’il y a suffisamment de violence dans le monde réel ou de la fiction (TV , BD , romans…) pour ne pas encore en barbouiller les murs des villes , à la vue de tous, y compris des enfants et des personnes sensibles.
    J’ai l’impression de vivre une immense régression de civilisation dans laquelle la torture, le sang et la mort violente sont le lot des malheureux qui enfreignent le droit coutumier. Je veux bien comprendre que ces fresques dénoncent la barbarie de certains, mais à trop exposer des horreurs, ne risque t’on pas l’effet inverse qui s’appelle la radicalisation?

  2. Me promenant, voici déjà quelques années , dans Bruxelles, j’étais étonné de ne voir quasiment, pendant trois jours ,dans les rues du centre, que des …divers. Mettant cette absence de desouche sur le compte des vacances d’été, j’allai vérifier les patronymes sur les digicodes des portes d’immeubles: Ok, il fallut se rendre à l’évidence, les bruxellois avaient été remplacés .

  3. il serait plus urgent de boucher les ornières sur les autoroutes belges
    (tient , gratuite ces autoroutes mais dans quel état parfois )

  4. tout simplement de l’art dégénéré satanique
    il n’y a pas de hasard ..c’est comme les dessins cachés subliminaux dans les
    dessins animés de Walt Disney ou les dessins animés originaux  » détournés »
    pornographiques..

  5. Il y a de grands malades quand même. Les fous ne sont pas tous enfermés.

  6. dans ma ville , il y a eu aussi un streat art, assez sympa , mais une peinture , belle en couleur par ailleurs, a été « nettoyée » par les services de la mairie car elle représentait des personnages dont un tenait un couteau,( sur un mur d’une cité )

  7. souvent ces artistes sont carrément financés par les mairies( avec vos sous bien sur). en fait les mairies laisses des pans entier de murs pour que les petits  » génies  » bobos exprimes leurs  »arts », c’est l’un des effet de la gentrifications des villes ! mais les  »aristes » en question n’habites pas dans les zones sensibles, donc si ça pète car une communauté n’a pas apprécié l »’oeuvre » de l’  » artiste » , notre  » artiste  » ne risqueras pas de voir ça voiture brulé ! ou vas le monde ! de toutes façons l’ art a perdus toutes formes de subversions ! les derniers a avoir eus le courages d’etre subversifs c’étais charlies et ça on ne peux pas leurs enlever et ils l’ont payés de leurs vies .

  8. Je dis simplement, que la personne qui fait ça a de gros problèmes psychiatriques ou alors de drogues.
    Alors quel serait le but, le message qu’il veut faire passer ?… à voir effectivement.

  9. De la même façon que les affiches franciliennes de Santé Publique France sont une incitation à l’homosexualité masculine, la mutiplication de ces soi-disant « fresques artistiques » représente une autoroute pour la sodomie., la misogynie et le meurtre. C’est un bobo gocho bien LGBT qui en serait l’auteur? A suivre (mais pas longtemps, le plug annal et autres artisteries dégénérées, on connaît trop en France).

  10. Et bien sûr, ces gens là ne connaissent pas les musées d’Arts pour placer leurs oeuvres d’arts comme ils disent, tous publiques doivent les voir, même les enfants, que çà choque ou pas, ils s’en foutent, c’est quand même le bon peuple qui paie les frais d’actualités.
    Ces gens là sont des malades mentaux, aucun respect pour personne, ils font ce qu’ils veulent ces Fascistes, ils imposent tout de force, pas de référendum comme d’habitude, que çà plaise ou pas.
    Leurs comportements en dit long sur leurs mentalités et avec çà, les autres partis ne s’offusquent pas n’ont plus, ni même le gouvernement, les musulmans n’ont pas encore réagit.
    En tous les cas, pour les musulmanes qui se sont faites exciser, doivent se rappeler des bons moments.
    Pourquoi ne montrent ils pas une belle Vénus ou Apollon qui choque personne, s’ils veulent montrer du nu?.

  11. Quoi qu’il en soit, c’est encore et toujours de l’ignominie, de la pornographie, de la boucherie, de l’horreur (toutes étant expressions de l’obscur islam, comme par hasard), récupérées par les « artistes » qui se complaisent là-dedans.
    Une époque qu’on veut noire, sinistre, décourageante, en tout cas à l’intention des autochtones.
    Comme si l’essentiel était de nous déprimer… ou de nous habituer à l’horreur.
    Avec le réveil des peuples on ose espérer la mise en valeur d’autres formes d’expression artistique…

    • Je suppose que celui qui a peint ces fresques fera en sorte de se faire démasquer, ce qui lui assurera la postérité.
      Beaucoup d’artistes contemporains surcotés, ont fait dans la provoc, dans l’évènementiel.
      Ainsi va le marché de l’art contemporain: La qualité artistique est reléguée au second plan par le buzz, et je dirais même qu’elle n’a quasiment plus aucune valeur quand elle n’est pas carrément un handicap.
      Si Wharol avait peint ses boites de conserve au lieu de les « scanner », je doute qu’il aurait réussi.

Les commentaires sont fermés.