"Nous n'en sommes qu'au début du terrorisme qui se greffe sur le choc de civilisation interne "

Fort intéressant débat paru sur Atlantico, avec Alexandre Del Valle et Alain Rodier.
Scénario noir : au pire du pire pour nous en cas d’attaques terroristes incessantes, que peut vraiment espérer gagner l’Etat islamique ?

 

Alexandre Del Valle

Alexandre del Valle est un géopolitologue et essayiste franco-italien. Ancien éditorialiste (France Soir, Il Liberal, etc), il intervient pour le groupe Sup de Co La Rochelle et des institutions patronales et européennes et est chercheur associé au CPFA (Center of Foreign and Political Affairs). Il a publié plusieurs essais en France et en Italie sur la faiblesse des démocraties, les guerres balkaniques, l’islamisme, la Turquie, la persécution des chrétiens, la Syrie et le terrorisme.

Il est notamment auteur des livres Le Chaos Syrien, printemps arabes et minorités face à l’islamisme (Editions Dhow 2014), Pourquoi on tue des chrétiens dans le monde aujourd’hui ? : La nouvelle christianophobie (éditions Maxima), Le dilemme turc : Ou les vrais enjeux de la candidature d’Ankara (Editions des Syrtes) et Le complexe occidental, petit traité de déculpabilisation (Editions du Toucan).

 

Alain Rodier

Alain Rodier, ancien officier supérieur au sein des services de renseignement français, est directeur adjoint du Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R). Il est particulièrement chargé de suivre le terrorisme d’origine islamique et la criminalité organisée.

Il est l’auteur en 2015 de « Grand angle sur les mafias » et de  » Grand angle sur le terrorisme » aux éditions UPPR (uniquement en version électronique), en 2013 « le crime organisé du Canada à la Terre de feu », en 2012 « les triades, la menace occultée », ces deux ouvrages parus aux éditions du Rocher, en 2007 de « Iran : la prochaine guerre ? » et en 2006 de « Al-Qaida. Les connexions mondiales du terrorisme » aux éditions ellipse, Il a également participé à la rédaction de nombreux ouvrages collectifs dont le dernier « la face cachée des révolutions arabes » est paru chez ellipses en 2012. Il collabore depuis plus de dix ans à la revue RAIDS.

 

 

Atlantico : Comment expliquer que depuis maintenant plusieurs semaines, le rythme des attentats en Europe se soit intensifié, au point que plusieurs attaques surviennent désormais chaque semaine ?

Alexandre del ValleC’est le résultat d’une stratégie que j’appelle la « démocratisation du terrorisme 3ème génération ». Celle-ci consiste en une déprofessionnalisation, dès lors que nous n’avons plus à faire à une structure pyramidale qui donne des ordres – et donc démantelable – mais à un appel mondial au meurtre qui devient autonome, qui s’autoalimente et se développe comme un virus. Cela change tout. C’est la première fois que nous faisons face à un terrorisme globalisé qui s’appuie sur le religieux et le choc apocalyptique des civilisations mais aussi sur les technologies modernes et réseaux sociaux pour appeler tous les fanatiques, psychopathes et autres ressentimentaux du monde, à commettre, de n’importe quelle manière, des meurtres contre les « infidèles » diabolisés.

A ces éléments s’ajoute le phénomène de mimétisme qui fait que plus un nombre important d’individus commet ce genre d’actes, plus cela donne d’idées à des psychopathes et ou fanatiques potentiels. Il y a donc là un double phénomène d’autonomisation et de globalisation du terrorisme, caractérisé par sa déprofessionnalisation et son expansion virale. Dans ces conditions, si Al-Qaïda et Da’esh étaient définitivement détruits, cela ne changerait pas forcément la donne, car des simples idéologues charismatiques improvisés ou des groupes connaissant les techniques de communication modernes sachant surfer sur la vague anti-occidentale et islamiste radicale mondiale et le culte de la violence mimétique et s’appuyant sur des textes religieux pourraient avec succès multiplier des appels meurtre. Aussi faut-il préciser que dans nos sociétés culpabilisées par leur identité judéo-chrétienne et leur patriotisme et productrices de haine de soi et d’autoflagellation, le discours haineux des islamo-terroristes rencontre un succès presque naturel.

Alain RodierPour mener ses opérations terroristes en dehors de son noyau syro-irakien, Daech procède de deux manières : envoyer un « commando » mener des tueries de masse comme lors du 13 novembre 2015 à Paris ; et compter sur ses sympathisants présents sur le sol européen pour passer à l’action suivant les instructions délivrées depuis la fin 2014 par Al-Adnani, son porte-parole et peut-être son responsable des « opérations extérieures ».

Une troisième méthode pourrait être de renvoyer des volontaires arrivés depuis peu au Proche-Orient en leur disant qu’ils sont plus « utiles » à la « cause » en participant à la campagne de terreur déclenchée en Europe. Mais pour l’instant, cette dernière hypothèse n’a pas encore été confirmée formellement dans les faits.

Il est toutefois notable de voir que la majorité des actions sont l’œuvre de « djihadistes solitaires », l’appellation « loups solitaires » ne correspondant pas parfaitement à leur cas puisque les activistes passés récemment à l’action entretenaient des liens (parfois extrêmement ténus) avec Daech via des messages échangés. Par contre, leurs correspondants résidant en Syrie ou en Irak sont pour l’instant difficilement identifiables.

La multiplication des actions terroristes sur le sol européen peut s’expliquer par un effet d’entraînement, les activistes djihadistes étant encouragés par l’exemple de leurs prédécesseurs. Il est vraisemblable que cela va malheureusement perdurer.

Malgré une forme de nihilisme qui anime certains auteurs d’actes terroristes à caractère islamiste, ces derniers sont motivés par un objectif, à savoir provoquer la guerre civile dans nos sociétés occidentales et les soumettre au nom de l’islam. Que pourrait-il advenir en Europe dans le cas où nous ne réussirions pas à contenir le flot d’attaques terroristes et où ils parviendraient à accomplir ces objectifs ? 

Alexandre del Valle : La guerre civile est effectivement l’un des objectifs recherchés par Daech, dans les pays où cela est possible, soit les pays musulmans, multiculturels ou chaotiques très divisés (Irak, Syrie, Liban, Nigeria, Libye, etc), soit dans les pays occidentaux où il y a une forte communauté musulmane ghettoïsée et facilement radicalisable comme la France, la Belgique, les Pays-Bas, la Grande Bretagne ou l’Allemagne. Chez nous, cette guerre civile larvée, localisée dans des zones urbaines hétérogènes et déjà problématiques où la courbe de la délinquance rencontre celle de l’islamisation radicale, aurait lieu en premier dans des quartiers sensibles à forte concentration de minorités extra-européennes musulmanes qui pourraient être fanatisées progressivement. Encore une fois, ceux qui passent à l’acte ne représentent qu’une infime minorité, mais il ne faut pas sous-estimer le nombre de sympathisants de la haine barbare des assaillants, qui constituent un réservoir important, et ce pour des raisons à la fois économiques, sociales, religieuses, psychologiques, etc. Ce phénomène a donc de l’avenir devant lui et je pense que nous ne sommes qu’au début de terrorisme déprofessionnalisé qui se greffe sur un phénomène bien plus large qui est le choc de civilisation interne qui gangrène comme cela était prévisible nos sociétés béatement multiculturelles devenues inévitablement de plus en plus multiconflictuelles, faute de patriotisme intégrateur et faute de politique d’immigration responsable.

Au-delà du danger de guerre civile auquel je ne crois cependant pas du tout dans les sociétés ouest-européennes pacifiées et politiquement correctes, l’objectif des Islamo-terroristes de Da’ech est avant tout de rechercher un processus de terreur psychologique et de soumission volontaire, ou encore Syndrome de Stochkolm généralisé. N’oublions jamais que l’objectif premier de terroristes qui cherchent à se réaliser en se suicidant n’est pas un but de guerre matériel ou économique mais un but de guerre idéologico-religieux apocalyptique qui vise à sidérer au maximum l’ennemi et ses médias afin que l’on parle de leur vision totalitaire et terrifiante de l’islam et que tout le monde ait tellement peur de cette religion (dans sa version « pure » salafiste-jihadiste » que l’on se soumette à elle en se convertissant ou en cédant à ses exigences théocratiques et chariatiques. Sur ce point, on peut dire que c’est en partie réussi : nous n’avons jamais autant parlé de l’islam, du Coran et du salafisme que depuis le 11 septembre 2001 et depuis que le terrorisme est devenu régulier. Il ne faut jamais oublier la nature première « publicitaire » du terrorisme qui œuvre à faire plier les consciences grâce à la terreur médiatisée : lorsque les salafistes tuent au nom de leur idéologie, ils lui font une véritable publicité et ils savent que dans la réalité crue historique comme dans les jeux vidéos ou les superproductions hollywoodiennes, la violence fascine et attire. Or l’avantage de l’hypermédiatisation de l’islamisme dans une société occidentale complexée est que plus l’on tue au nom de l’islam, plus le système bien-pensant diabolise ceux qui critiquent l’islam et la violence de la charià et renforce la promotion du « vrai » islam « pacifique ». Des gouvernements aux intellectuels en passant par le Pape lui-même et ses curés, mêmes victimes de Da’ech, l’on ne cesse de nous dire que l’islam « réel » est parfait. Ainsi, même les salafistes « modérés » et les Frères musulmans bénéficient d’une publicité extraordinaire car plus la barbarie islamiste redouble de violences atroces, plus les mouvements moins violents apparaissent « modérés » par contraste. L’objectif premier des islamistes terroristes est donc de terroriser les populations de façon globale en vue de les soumettre psychologiquement via la mise à l’index de la critique de l’islam, ceci afin de préparer l’islamisation future qui ne fera que découler de l’autocensure et de la lutte de plus en plus liberticide contre la supposée « islamophobie ». Les terroristes islamistes savent que, hélas, la violence fait l’Histoire, qu’elle fascine et fait plier les masses passives. Leur slogan est le suivant : « l’islam a peur de personne mais tout le monde doit avoir peur de l’islam ». Ainsi, dans les cités « chaudes », dans les prisons, dans les collèges sous pressions des racketteurs, dans les milieux rap, les « petits blancs » se convertissent à l’islam pour être du côté de celui qui a l’air d’être le plus fort et pour être protégés-épargnés par les groupes les plus capables de violence. Dans les milieux non-violents, notamment intellectuels, politiques et médiatiques, où la « violence » n’est pas physique mais psychologique et symbolique, « intériorisée » au sens de Bourdieu et de l’habitus, c’est également vis-à-vis de l’islam que l’on observe le plus de soumission : les Trump et les Zemmour qui s’en prennent à cette religion sont bien plus victimes d’ostracisme et d’hostilité de la part de leurs pairs que ceux qui insultent les chrétiens, la civilisation ou la foi chrétienne. Dans les sociétés occidentales, l’islam provoque des phénomènes de soumission. Quand quelqu’un fait un commentaire radical sur le christianisme ou le bouddhisme, cela provoque beaucoup moins de vagues. Du côté de Charlie Hebdo comme du côté des caricaturistes danois, presque plus personne n’ose plus s’en prendre à la figure de Mahomet, mais les mêmes ont compris qu’il est bien moins risqué, voire encouragé de taper sur la religion des chrétiens, devenue depuis longtemps « inoffensive ». Même le Pape François ne cesse de répéter que le vrai islam est pacifique et rencontre aimablement le grand Imam d’Egypte alors que les chrétiens sont persécutés dans presque la quasi totalité des pays musulmans exceptée l’Albanie… Cela prouve bien que ce phénomène de soumission est déjà acquis. L’islam est la religion dont on a le plus peur de parler, et donc qui provoque déjà le plus de phénomènes de soumission. On est pas très loin du scénario de Houellebecq.

Plus il y aura d’attaques terroristes, et plus nos sociétés se dirigeront vers un « islamiquement correct », ce qui est à rapprocher de la soumission que j’évoquais plus haut. On le voit déjà : à chaque attaque, la parole est donnée à des personnalités qui affirment qu’il n’y a pas suffisamment de mosquées, que l’islam n’est pas suffisamment considéré, etc. Des concessions communautaristes pourraient ainsi être faites aux musulmans à l’avenir, si les attaques venaient à se multiplier. L’islamisme radical fonctionne d’ailleurs d’après cette représentation paranoïde et victimaire selon laquelle l’islam serait « persécuté » et « humilié » dans nos sociétés et que la violence serait donc la seule issue des membres de cette religion pour retrouver leur dignité…

Le pire qui pourrait arriver en termes de nombre de morts serait la perpétration d’attaques contre des centrales nucléaires, le recours aux armes chimiques et bactériologiques via des réseaux d’aération dans des trains et autres lieux où il y a beaucoup de bouches laissant l’air circuler, des avions qui s’écrasent sur des lieux stratégiques, etc. Toutefois, ce n’est pas le but recherché par le Jihadisme « 3ème génération » selon moi car avec les armes rudimentaires utilisées lors des attaques des derniers mois, on provoque presque autant de réaction, à « moindre frais », qu’avec des techniques plus massives. L’objectif des terroristes de Da’ech consiste avant tout à provoquer la peur chez le maximum de monde du camp ennemi, or pour ce faire, le « meilleur » mode opératoire est le terrorisme individuel, imprévisible, indétectable, « mimétique », qui peut pousser n’importe quel « musulman » radicalisé de façon express en « e-learning » à agresser n’importe qui, n’importe quand et n’importe où, de sorte que plus PERSONNE ne puisse se sentir épargné.

En réaction à cette multiplication théoriquement exponentielle des attaques terroristes en Europe, nous pourrions assister non pas à une guerre civile ou à la victoire de « l’extrême-droite », comme le craignent déjà tous les « professionnels de l’antifascisme » qui voudraient faire ainsi croire que le « vrai » ennemi serait le « racisme », mais à un regain de flicage et d’hypercontrôle de nos sociétés de plus en plus « post-démocratiques ». Je m’explique : avec les pouvoirs exorbitants des juges constitutionnels, des lobbies minoritaires et de l’Union européenne d’une part, et avec le renforcement des mesures et lois limitant les libertés publiques et individuelles de l’autre, nos pays sont de moins en moins des pays démocratiques souverains et de plus en plus des Etats oligarchiques et hypercontrôlés. Aussi, l’avenir de nos sociétés multiculturelles inévitablement devenues des sociétés « multi-conflictuelles » (que cela vienne du terrorisme islamiste ou des émeutes raciales américaines ou des banlieues en France) est forcément l’hypersécurisation et le « flicage » généralisé. Puisque la haine anti-occidentale et anti-républicaine croissante qui couve dans notre « limes intérieur » et qui a été pointée courageusement du doigt par Malek Boutih dans son rapport qui a fait du bruit, ne peut être contenue par nos dirigeants qui se réveillent 40 ans trop tard, nous devons nous attendre à l’avenir (que des populistes arrivent ou pas au pouvoir, puisque les socialistes ont déjà commencé), à être davantage surveillés, fliqués, espionnés, victimes de phénomènes d’exception, etc . La rançon de tout cela risque donc d’être l’hypersécuritaire et la régression des libertés individuelles et publiques, ce qui est inquiétant. Ce n’est pas forcément le but des terroristes, mais c’est le résultat de notre incapacité quasi structurelle de traiter le problème terroriste dans ses fondements, à la racine, à savoir : la spirale du communautarisme, la banalisation voire l’enseignement de la haine de soi anti-occidentale, puis les sources chariatiques et donc « légales » de la violence islamique, sujet tabou.

Alain RodierIl est illusoire de penser que cette vague d’attentats va pouvoir être stoppée car les volontaires sont nombreux et rien ne les empêche réellement de passer à l’action, souvent avec les moyens les plus sommaires (l’arme blanche ou un véhicule lancé dans la foule). Par contre, les autorités craignent désormais que des méthodes plus sophistiquées ne soient employées. Les populations touchées se retrouvent dans un état de sidération totale. Elles ne se révoltent pas tant elles semblent anémiées. Elles ont beaucoup de mérite tant les responsables politiques – qu’ils soient aux affaires ou dans l’opposition – paraissent être, en dehors de quelques très rares exceptions, débordés et cafouillants. Des exemples concrets : les mesures annoncées dans l’urgence après-coup comme si cela n’avait pas pu être envisagé en amont ; la précipitation sur les lieux des drames des plus hautes autorités de l’Etat qui provoquent des problèmes supplémentaires aux forces de sécurité ; les annonces de certains ténors de l’opposition du style « avec moi, vous allez voir ce que vous allez voir » sans s’interroger sur ce qu’ils n’ont pas fait lorsqu’ils étaient aux affaires. Globalement, c’est un manque de professionnalisme récurrent.

La stratégie des Palestiniens, pendant longtemps, a été de multiplier les attaques afin de fatiguer moralement l’ennemi en vue de sa disparition. La stratégie des islamistes en Europe semble être la même, au regard notamment de la fréquence des attaques. Peut-on imaginer que cela puisse fonctionner en Europe ? 

Alain Rodier : Israël a su faire face à cette stratégie de la terreur mais il convient de souligner que les situations sont fondamentalement différentes. L’Etat hébreu a des atouts que la « vieille Europe » ne possède pas : population limitée en nombre et formée (trois ans de service militaire pour les hommes, deux pour les femmes sans compter les périodes de réserve), frontières très contrôlées, connaissance approfondie de l’adversaire, capacité de riposte sans états d’âme presque immédiate, etc. Israël est en guerre depuis sa création ; cela lui donne une grande expérience et des savoir-faire indiscutables.

Il y a donc des leçons sécuritaires à prendre en Israël, mais tout n’est pas adaptable d’autant que l’Europe n’est pas un Etat centralisé. Elle est un conglomérat de nations dont les intérêts sont souvent divergents.

Alexandre del ValleLe but du terrorisme consiste effectivement à fatiguer moralement l’ennemi dans le but de provoquer sa capitulation en vue d’étendre à terme le règne de la Charia. D’ailleurs, depuis sa création et son expansion aux premiers siècles de l’islam, après la mort de Mahomet, le but du califat islamique a toujours été d’étendre sa portée en provoquant un phénomène de capitulation ou de soumission dans le cadre du double jihad, du « verbe et de l’épée ». Si l’on remonte aux attentats de Madrid en 2004, le gouvernement de droite avait finalement perdu les élections – alors qu’il était donné largement vainqueur – juste après les attentats qui avaient sidéré et fait capituler les Espagnols en colère contre leurs propres dirigeants accusés d’avoir poussé à bout les terroristes. Le but des attentats est donc avant tout de provoquer un changement dans l’opinion publique par la peur, de provoquer un phénomène de soumission, or nos sociétés européennes, contrairement aux Israéliens, aux Russes ou même aux Américains, ne sont pas prêtes au combat ; en revanche, elles veulent de la sécurité et de la protection, d’où l’inévitable « demande » de flicage et de contrôle puis de régression des libertés .

A contrario, cette stratégie de la fatigue morale ne fonctionne pas en Israël dans la mesure où la société israélienne est une société assez martiale où dès le plus jeune âge, on apprend qu’on peut mourir à chaque instant, que l’on doit donner plusieurs années de sa vie à la défense de la patrie, aussi bien les femmes que les hommes. La société ouest-européenne, à l’inverse, c’est la société des bisounours, où l’on nous a appris le dialogue entre les civilisations, l’absence de religion, la fraternité universelle du « village global » et que l’ennemi civilisationnel n’existe pas en dehors des visions moralement inacceptables de Samuel Huntington. Nos sociétés sont donc des sociétés pacifistes, « post-historiques », qui ont renoncé à faire l’Histoire et à toute politique de civilisation. Les Suisses doivent être le seul peuple ouest-européen le plus préparé face à ce type de menace selon moi, car face au terrorisme de tous, la réponse est la défense de tous, or en Suisse, tout le monde est en charge de la sécurité et de la défense de la Patrie, chaque Suisse possède ses armes de guerre chez lui, fait de la réserve tout au long de sa vie plusieurs semaines par an, etc. En ce sens, on pourrait mettre en parallèle la société suisse et la société israélienne : la défense de la patrie est affaire de tous, ce qui était d’ailleurs l’idéal républicain avant que l’on abolisse stupidement le service militaire qui était par ailleurs un bon outil d’intégration. A minima, on n’enseigne même pas le patriotisme dans les écoles au nom de la défense nationale ; ce qui est appris c’est même plutôt l’inverse : l’armée représente le mal, le drapeau de la France est honteux car « colonialiste » et les militaires sont des fascistes en puissance, etc. Il n’y a qu’à voir les tracts de la CGT sur les forces de l’ordre.

En considérant toujours ce scénario selon lequel les auteurs de ces attaques terroristes à caractère islamiste parviennent à remplir leurs objectifs, qu’auraient-ils véritablement gagné ? Quel avenir politique pour l’islamisme dans ce cas ? 

Alain Rodier : L’objectif est simple et bien connu : monter les populations les unes contre les autres pour en arriver au deuxième niveau de la guerre révolutionnaire enseignée depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale par tous les mouvements révolutionnaires. Pour mémoire, il y en a trois :

– le terrorisme ; nous y sommes déjà mais cela devrait empirer ;

 – la guérilla ;

 – la guerre « classique ».

L’objectif est donc de passer au niveau « guérilla » qui se traduirait par des émeutes en commençant par les zones de non-droit. Cela pourrait ensuite s’étendre à d’autres portions du territoire.

Pour l’instant, les idéologues islamistes radicaux ne voient pas un objectif politique à court ou moyen terme mais un but tactique : créer le chaos maximum pour, à terme (dans de longues années), parvenir à leurs fins : la création d’un califat mondial obéissant à la Charia.

Alexandre del ValleA-t-on encore beaucoup de Théo Van Gogh en Europe ? Voyons-nous des caricatures similaires à celles que pouvait faire Charlie Hebdojadis sur le prophète Muhammad ou l’islam ? La réponse est non. Ainsi, l’objectif est déjà atteint dès lors que cette tradition d’insolence vis-à-vis des religions est terminée. Les derniers pays à l’avoir fait ont été la France et le Danemark. En Angleterre, cela est interdit depuis un moment déjà. Ainsi, les sociétés européennes font déjà ce que les islamistes demandent : ne pas se moquer de cette religion et de celle-là seulement. Quand on repense au fait qu’il était plus facile du temps de Ben Ali en Tunisie ou des kémalistes en Turquie d’être islamiste en Europe que dans ces deux pays de tradition musulmane… Encore aujourd’hui, certains pays arabes sont moins tolérants que Londres ou Rotterdam vis-à-vis de l’islamisme. Et on ose dire que les pays européens sont islamophobes !

Face aux attaques terroristes à répétition en Europe depuis plusieurs semaines et aux objectifs qui animent leurs auteurs, pourrait-on envisager un soulèvement massif du continent européen contre l’islam ? Un scénario davantage optimiste que celui proposé est-il envisageable ? 

Alexandre del Valle : Si l’on considère « soulèvement » dans son acceptation violente, nous nous placerions alors dans le registre du choc des civilisations, ce qui serait catastrophique.

Si l’on considère « soulèvement » comme une prise de conscience massive, effectivement, cela pourrait se produire, comme l’ensemble des scénarios développés jusqu’à présent au cours de cet entretien.

Tous les auteurs de ces attaques ont besoin d’une justification, et ils savent que des textes de l’islam classique peuvent la leur apporter, comme ceux d’Ibn Taymiyya, juriste de la quatrième école juridique de l’islam sunnite (hanbalisme). Ainsi, tant qu’on n’aura pas asséché la rivière théologique qui abreuve les terroristes, il ne sera pas possible d’éradiquer les fondements théologiques chariatiques et coraniques de la violence islamiste, on ne pourra donc point envisager ces scénarios plus positifs. Ce travail de réformisme ne pourra cependant être fait que par les musulmans eux-mêmes. Certains intellectuels et dignitaires musulmans ont commencé à réinterroger leurs textes qui sont la source de l’islamisme, mais ils sont isolés, ils ont peur et ils n’ont pas de « divisions », contrairement aux fanatiques armés et financés par les pays du Golfe que nous croyons être nos « alliés »…. Même en Europe, cela est devenu presque impossible de réformer l’islam sous peine de passer pour un « islamophobe » pour les bien-pensants « anti-racistes » ou pour un « traitre » pour les obscurantistes qui tiennent de nombreux centres islamistes ainsi que les consciences. Intensifier les frappes en Syrie et en Irak, accroître les moyens de l’opération Sentinelle n’est pas ce qui va assécher la théologie du terrorisme. La vraie réponse n’est pas sécuritaire mais pédagogique et participe à la fois de la guerre psychologique, de la contre-propagande et de l’intelligence ou renseignement de proximité, bref, tout ce que nos dirigeants ont renoncé à faire depuis des décennies !

On ne peut pas non plus envisager un scénario positif tant qu’on n’arrivera pas à convaincre les réseaux sociaux comme Facebook ou Twitter de supprimer les commentaires de haine et donc de servir de relais au totalitarisme vert. Au nom du refus de la censure dans nos sociétés, n’importe quel djihadiste peut semer la haine sur ces sites en toute impunité. Il en va de même dans la culture rap et les milieux totalitaires d’extrême-gauche qui déversent leur haine révolutionnaire anti-occidentale en toute impunité. Ces réseaux internationalistes ou transnationaux fonctionnent aujourd’hui comme des phénomènes subversifs, totalement incontrôlables par les Etats. Or l’Etat est censé avoir le monopole de la violence légitime comme l’a si bien dit Max Weber. On peut parler de civilisation lorsque l’Etat fait en sorte qu’une personne hors la loi et menaçante ne peut plus continuer à nuire aux personnes loyales. Les Etats doivent donc reprendre le dessus sur ces multinationales de la haine et de la subversion qui permettent la diffusion des idées de nos ennemis et de saper nos démocraties de l’intérieur. L’ennemi extérieur ne pourrait rien contre nous sans ces complices intérieurs

Alain Rodier : Je ne pense pas qu’il va y avoir un soulèvement massif du continent européen contre l’islam. Mais il est vrai que les docteurs de la foi de cette religion sont actuellement en mauvaise position. En effet, Daech, qui fait en permanence référence – et avec la plus grande précision – aux textes sacrés (le Coran, les hadiths, la vie de Muhammad) les « provoque » en permanence en tentant de démontrer qu’ils sont dans l’ « hérésie ». Il est donc bien difficile aux savants de l’islam de répondre en argumentant à partir des textes littéraux.

Curieusement, s’il y a une guerre des religions, elle ne se situe pas entre chrétiens et musulmans mais à l’intérieur même de l’islam. Ce n’est pas aux « mécréants » que nous sommes de répondre aux questions posées (place des chiites, des sunnites « déviants », des chrétiens, des juifs, des athées, des femmes, application de la Charia, etc.).

Pour ceux qui aspirent à rejoindre Daech, ils doivent être conscients qu’ils devront d’abord combattre d’autres musulmans, ceux qui n’acceptent pas la tutelle du « calife Ibrahim », descendant autoproclamé du prophète et unique détenteur de la « vérité ».

Personnellement, je remarque juste que Daech s’affranchit des textes quand cela l’arrange, en particulier ceux concernant les enfants pubères qui ne doivent pas se livrer à des actions de guerre (il suffit de voir des jeunes écoliers méritants « exécuter des espions ») sans parler des « volontaires » féminines de la wilayat de l’Afrique de l’Ouest – ex-Boko Haram – qui sont envoyées mener des actions suicide, ce qui est en totale contradiction avec les textes sacrés (1).

Il est vrai que pour les populations européennes, il est dur d’admettre qu’elles sont en guerre. D’ailleurs, les différents pays ne commencent à le reconnaître que lorsque le terrorisme frappe directement à leur porte. Mais, regardons à l’étranger : Syrie, Irak, Afghanistan (des pays officiellement en guerre depuis de longues années), Pakistan, Bangladesh, Philippines, Indonésie, etc. Des pays frappés beaucoup plus durement que nous par les actes barbares qui frappent majoritairement des musulmans (cf. plus avant), où les populations continuent à vivre presque normalement et où les gouvernements ne sont pas mis en difficulté car le terrorisme (qui reste un simple moyen de combat), n’est jamais parvenu à lui seul à renverser des institutions.

Le combat doit aussi, et surtout, se passer au niveau des idées. Que défendons nous ? La balle est dans le camp de nos philosophes, politiques, voire religieux… N’oublions pas que les idéologues de Daech ne voient dans les Occidentaux en général et dans les Européens en particulier, que des êtres décadents, dépravés asservis par la puissance de l’argent ! Ils nous haïssent et le proclament (voir la dernière revue Dabiq -numéro 15- parue fin juillet). Lorsqu’ils affirment qu’ils prendront Rome, ce n’est pas de la ville dont il s’agit, mais de la civilisation dont nous sommes les enfants. Cela dit, Daech haït tout ce qui n’a pas fait allégeance à Abou Bakr al Baghdadi. A se faire tant d’ennemis, il finira bien pas tomber.

(1). Il semble qu’il y ait un début de reprise en main de cette wilayat, Daech ne reconnaissant plus l’autorité de son chef, Abou Bakar Shekau pour « déviances », mais l’affaire est loin d’être terminée.

Propos recueilis par Thomas Sila

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12 Commentaires

  1. « L’état islamique » est une entitée artificielle qui cache en réalité le projet de la plupart des pays musulmans plus les manipulations douteuses de ceux qui ont intérêt a affaiblit l’Europe. Et ce sont ceux làs le principal obstacle à la reconquête de notre indépendance et de l’éradication du terrorisme.
    Selon le général Jean Bernard Pinatel, l’OTAN dessert les intérêts de l’Europe et l’expérience de la Russie en matière de lutte contre le terrorisme musulman en ferait notre meilleur partenaire ( Article SPUTNIK du 02 août ).

  2.  » Ils ont tué Van Gogh » devrait être le titre de chaque article. Un musulman a tué Van Gogh sur la cause d’Allah et de Mahomet. L’Europe aurait du s’insurger et les Pays Européens auraient du saisir inlassablement l’ONU et saisir constamment les 57 pays musulmans sur ce crime odieux. Que n’a t’on fait sinon de nous taire avec l’appui de nos idiots utiles par actes d’allégeances à cette secte pseudo-religieuse. Plus dure sera la reprise….d’une reconquista obligatoire.

  3. La pauvre Eva a dû déjà quitter son propre pays pour ne plus avoir ces musulmans, et elle les retrouve en France!, avec des gouvernements surprotecteurs pour les musulmans! et réfractaires à leurs peuples!.
    J’imagine ses étonnements fréquents : ‘ c’est pas possible!?, le cauchemar continue!, même en France et en Europe’.
    Et elle connait le scénario avec les musulmans, pas besoin de lui expliquer, elle sait comment cela risque de finir, si rien est fait.
    elle se joint à notre combat, car elle sait que si l’Europe tombe entre les mains des musulmans, l’Europe c’est fini, et pour tous les chrétiens d’orients, Africains et autre contrée, c’est fini pour eux aussi, d’où la grande importance de bien comprendre la situation et de s’unir tous les non musulmans du monde aux mêmes front, comme les musulmans le font pour eux d’ailleurs, que de toutes les façons, tôt ou tard, nous nous trouverons tous derrière le même front, que nous ne le voulions ou pas contre les musulmans et leurs collabos qui leurs font la courte échelle, qui sont nos véritables ennemis.
    Alors surtout, nous nous trompons pas d’ennemi.

  4. Lorsqu’un islamiste tue, il procède à un acte  » religieux « , en tant que chahid pour aller retrouver 70 vierges, telles que promises par le coran, son livre de chevet ! Par contre, il ne pourrait pas rejoindre le paradis, même si son acte est glorieux, comme une tuerie de masse (des dizaines ou des centaines de personnes tuées ou blessées, ou les deux, si son corps est impur, parce que souillé par du sang de cochon ! Donc, la solution est très simple, encore faudrait-il avoir le courage de la prendre ! Nous arrêtons un barbare prêt de passer à l’acte, ou ayant commis son acte barbare, la solution consisterait à le zigouiller devant caméra, puis lui versr du sang de cochon, de telle sorte que celui-ci puisse souiller le corps de ce malfaisant, et poster la vidéo sur internet ! Cela dissuaderait tout candidat au djihad, car le moteur qui les fait agir, c’est de mourir en chahid (martyr) pour pouvoir vivre éternellement au paradis, entouré et choyé par les 70 vierges promises ! A brève échéance, plus de candidat au martyr, frais d’exploitation du système ainsi conçu étant égaux à epsylon (presque zéro) la paix, la sécurité et la tranquillité en prime !
    Mais pour cela, il faut un changement catégorique de notre système de gouvernement, et surtout un homme (ou une femme) politique qui soit prêt à passe à l’acte, sans se préoccuper de nos lois et système démocratique qui ne sont pas adaptés pour faire face à de telles situations ! Mais cela exige aussi que l’ennemi de l’intérieur soit éliminé, partout dans le monde, je veux parler de ces gauchistes qui sont la cinquième colonne des djihadistes de tout poil, et qui ne rêvent que d’une seule chose, comme les djihadistes eux-mêmes, la destruction de la civilistion occidentale par tous moyens !
    Il faut être sans pitié avec les traîtres, car eux n’ont aucune pitié pour le peuple au sein duquel ils vivent !!!

  5. hi
    texte interressant mais
    1) del vall es un vision naiv des muzz
    car del vall considere a tord qu il existe un islame modére
    ce qui n a jamais exister en 1400ans et qui n existera jamais
    2) la securisation d une democratie biaisé ne fera qu accroitre l ennemi et affaiblir les esistant patriotes
    ce n est pas l hyper securisation qu il adopter
    ce pb c est la democratie
    il changer la democratie , il faut rediure la democratie et accroitre les lois d exception contre l ennemi et au profit des patriote
    3) les patriotes doivent imperativement porté l épée et en user
    le temps des mot et revolu
    ceci dit
    les agresseure muzz on aussi leur piont faible a exploiter
    et qui son de faite favorable au futur victime
    a) la takkya ne tire son efficacité non pas sur sa capacité a dissimuler la verité
    mais dans l ignorance des victime sur leur capacité a detecter la verité dissimuler dans la takkya
    en psychanalyse on dit
    dans tous mlensonge il y a une part de verité
    on ne peut pas mentir sans dire la verité
    mais ce que ignore beaucoup de gens , c est que la verité qui est dissimuler est toujour réevéler en 1er . vavant de mentr en soi
    l gresseur futur reévelera toujour son acte d agressuion a vant de le faire sur le terrain
    toujour …
    ce qui fait que les victime futur on toujour a leur disposition des information sur la futur agression a leur encontre
    toujour
    et plus l agrression et injustifiable en tnt que tel
    et plus l agresseur fournira des donnée detaillée sur son agression futur
    et plus cette verité sera réveler plus tot
    des minj , heure, jour , semaine , mois , année avant de passee a lacte
    l important c est que les victime apprennent a decter ses verité révéler par leur futur agresseur
    c est cela que les victime ne savent pas faire
    au contraire plus l agresseur mentira et plus il révélera la verité dissimuler
    b) autre piont faible de l agresseur
    c est que les islamiste veulent mourrire , les homme , les femme , mles enfant … mais a condition qu il reste des decendant de ses salopard
    frapper leur descendant a obliger les agresseur a ne pas agresser
    il veulent mourrire sous condition
    il suffit au victime de faire mal au futur agresseur la ou il on peur d etre frapper
    l agresseur sachant qu il n aura plus de descendant , hesitera fiortement a combattre
    il faut apprendre les piont faible de l ennemi et les exploiter cyniquement sans la miondre pitié
    by

  6. Il y a quelques jours, l’affaire « des lardons » a fait le tour de la toile, provoquant des tweets plus géniaux, plus drôles les uns que les autres et un éclat de rire général. J’ai bien rigolé et vous aussi, je pense ! Paraît que les musulmans étaient fous de rage ! L’humour, ils connaissent pas ! L’esprit français…encore moins ! Ne serait-il pas possible de recommencer pour autre chose, de se foutre de leur gueule, grâce au cochon, au sanglier, je ne sais pas, mais je me demande s’il n’y aurait pas de ce côté une ouverture … Ils nous emmerdent ? Ils nous humilient ? Les moyens ne nous manquent pas pour répondre, pour leur dire, haut et fort que leur islam , on n’en veut pas, que leurs habitudes à la con, on n’en veut pas, que ler mahomet et leur allah, ils peuvent vraiment se les …! On a plein d’idées, puisqu’on n »a pas de pétrole, mais eux, c’est l’inverse ils ont beaucoup (trop) de pétrole, par contre, les idées…à part tuer et b…!

  7. UN FAITla ou est mort le musulman islamiste de nice les gens deposaient des ordures et crachats en signe de mepris et de colere chaque attentat renforce beaucoup de pays europeensdans leur convictions anti islam les peuples virant vers la droite plus en politique il faut voir les commentaires dans chaque pays L EUROPE BISOUNOURS,?? NOS POLITIQUES BEAUCOUP DE CRETINS DANS LA POPULATION AUSSI videos anti islam europe

  8. REMIGRATION ,REMIGRATION ,REMIGRATION de tout musulmans vivant en France et déchus de la Nationalité Française ! voilà ce que veulent tout les Français de souche ont a pas besoin de ces gens là ! ont est chez nous et pas l’inverse ! il nous faut rapidement un Poutine qui nettoie ces merdes en France et dehors avec cette secte sanguinaire islam ,voilà la solution et rien d’autre ! dehors tous et sans exception ! REMIGRATION et dehors avec la secte islam point barre .Roland L’Alsacien.

  9. Entendu ce matin à la radio que le tueur de Londres était : « un norvégien d’origine somalienne »… « Rien à voir avec le terrorisme, il souffre de problèmes psychiques »…
    En attendant, une malheureuse américaine, sûrement une touriste à Londres, est morte sous ses coups d’arme blanche… Je suppose qu’elle a attiré sa vindicte du seul fait qu’elle était trop blanche, trop occidentale…
    Désormais, on peut craindre en se promenant dans la rue. Regarder autour de soi, repérer les « psychopathes éventuels »… De quoi devenir parano soi-même… Toutes les règles civilisées de notre société sont remises en question… Et les festivités sont annulées à la pelle, cf. la braderie de Lille… Il faudrait demander à Martine Aubry si elle est toujours autant pro-islam…

  10. Oui plus il y a d’attaques terroristes plus notre société contourne le problème en proposant des solutions islamiquement correcte : magasin hallal sans alcool , des heures de piscine pour que ces enturbannées puissent se baigner, des cantines sans porc et surtout très peu de peine pénale pour ses saloperies qui veulent à tout prix nous faire vivre comme ils le font dans leur pays.
    A force de faiblesse pour ces français qui n’ont toujours pas compris que tôt ou tard ce sera leur peau contre celle des musulmans, à force de baisser leur culotte et de toujours voter pour des connards umps qui protègent tant les musulmans, le jour bientôt arrivera où se sera un voile sur la gueule et le sabre dans le cou qu’ils devront regarder le ciel en se disant  »si j’avais été plus courageux ».
    Nous sommes en pleine guerre il suffit de se rallier pour en éradiquer quelques uns pour donner l’exemple et dans touts les villes.
    Plus il y aura d’attaques terroristes, et plus nos sociétés se dirigeront vers un « islamiquement correct

    • Ces barbares nous haïssent à cause de notre soumission et celle de nos vendus de dirigeants !il nous faut réagir en rétablissant la loi du Talion :ŒIL POUR ŒIL, DENT POUR DENT!!!ils ne connaissent que ça et doivent rigoler de voir le pape et certains des prêtres se soumettre aussi bassement!!LA HONTE !!!
      IL NOUS FAUT RÉAGIR COURAGEUSEMENT POUR DÉFENDRE NOTRE VIE CELLE DE NOS FAMILLES CAR PERSONNE ET SURTOUT PAS CES POLITICARDS VENDUS NE LE FERONT!!!
      SIVIS PACEM PARABELLUM!!!!!!!!!

  11. avec 15 à 20 millions de musulmans et une natalité explosive ,des vagues migratoires encouragées par l’Europe,mensonge de la presse de connivence sur l’état des lieux ….expansion d’une idéologie de haine ,prosélyte sous couvert de « religion » avec la complicité des « zélites » de gauche et de droiche

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