Le pape a-t-il abandonné l'Europe à l'islam ?

Illustration : en 2006, le Pape Benoît XVI (gauche), a déclaré ce qu’aucun pape n’a jamais osé dire – qu’il existe un lien entre violence et islam. Dix ans plus tard, le pape François ne mentionne jamais le nom des responsables de la violences anti-chrétiennes, et ne prononce jamais le mot « islam ». (Image source: Benedict: Flickr/Catholic Church of England | Francis: Wikimedia Commons/korea.net)

Le Pape a-t-il abandonné l’Europe à l’islam ?
 29 mai 2016, par Giulio Meotti http://fr.gatestoneinstitute.org/8159/pape-francois-islam

 (Traduction du texte original: Has the Pope Abandoned Europe to Islam?

  • En 2006, le pape Benoit XVI a dit ce qu’aucun pape n’avait osé déclarer avant lui – qu’il existe un lien entre violence et islam. Dix ans plus tard, le pape François ne dénonce jamais nommément les responsables de violences anti-chrétiennes et ne prononce pas le mot « islam ».
  • Le pape François ne cherche pas à ré-évangéliser ou à reconquérir l’Europe. Il paraît profondément convaincu que l’avenir de la chrétienté se situe aux Philippines, au Brésil et en Afrique. Sans doute est-ce ce qui explique que le pape consacre peu de temps et d’efforts à dénoncer le terrible destin des chrétiens d’Orient.
  • Le « multiculturalisme » en Europe, c’est la mosquée qui campe sur les ruines de l’église et pas la « synthèse » demandée par François. L’église est sur la voie de son extinction.
  • Que l’Europe joue la carte du « multiculturalisme » au moment où elle expérimente une déchristianisation spectaculaire est extrêmement risqué. Outre Rhin, un rapport a établi que la démographie « fait de l’Allemagne un pays définitivement multi-religieux ». En Grande Bretagne, une importante enquête a conclu que l’« Angleterre a cessé d’être un pays chrétien ». En France, l’islam remplace progressivement le christianisme en tant que religion dominante.

Un simple coup d’œil sur la liste des voyages apostoliques du pape François – le Brésil, la Corée du Sud, l’Albanie, la Turquie, le Sri Lanka, l’Équateur, Cuba, les États-Unis, le Mexique, le Kenya, l’Ouganda, les Philippines – montre que l’Europe ne se situe pas exactement en tête des préoccupations papales.

Les deux précédents pontifes avaient combattu pour le berceau de la chrétienté. Le pape Jean-Paul II s’en est pris au communisme et à contribué à la chute du mur de Berlin et à la disparition du rideau de fer. Benoit XVI a dénoncé « la dictature du relativisme » (croire que la vérité varie selon qui regarde) et avait fait le pari de ré-évangéliser le continent en multipliant les voyages (il a visité l’Espagne trois fois) et les prises de parole. Personne n’a oublié la menace de l’Islam, clairement évoquée dans son magnifique discours de Ratisbonne, ni la mise en garde lancée aux politiciens du Bundestag contre la crise de la foi et la tentation de « sacrifier leurs idéaux à l’amour du pouvoir ».

Le pape François, en rupture avec ses prédécesseurs, ignore l’Europe. Il agit comme si elle était déjà perdue. Cet ancien cardinal argentin, un représentant du christianisme de l’« hémisphère sud », a effectué des voyages spectaculaires à Lampedusa (Italie) et Lesbos (Grèce), deux hauts lieux d’accueil des migrants, mais ne s’est pas déplacé au cœur du vieux continent. François a également restreint le dialogue avec les anglicans rendant plus difficiles leurs relations avec l’Église catholique.

Plus important encore, dans une importante allocution prononcé le 6 mai, à l’occasion de la remise du Prix Charlemagne, le pape a fustigé le traitement que les dirigeants européens ont infligé aux migrants et les a exhortés à plus de générosité. Il a ensuite exprimé une idée révolutionnaire : « l’identité européenne est, a toujours été, une identité dynamique et multiculturelle » a-t-il dit. Une idée plus que discutable.

Le multiculturalisme désigne une politique spécifique qui a vu le jour dans les années 1970. Un concept totalement absent du vocabulaire de Schuman et Adenauer, deux des pères fondateurs de l’Europe. Le voici maintenant invoqué par le pape, qui parle de la nécessité d’une nouvelle synthèse. Quelle est la signification de tout cela ?

Aujourd’hui, le christianisme apparaît marginal et sans importance en Europe. La religion fait face à un défi démographique et idéologique islamique, tandis que les vestiges post-Auschwitz des communautés juives fuient un nouvel antisémitisme. Dans ces conditions, toute synthèse entre le vieux continent et l’islam aboutit à une capitulation sur l’Europe et son avenir.

Le « multiculturalisme » c’est la mosquée s’érigeant sur les ruines de l’église, la voie d’une extinction programmée.

Que l’Europe joue la carte du « multiculturalisme » alors qu’elle expérimente une déchristianisation spectaculaire est extrêmement risqué. En Allemagne, un rapport a établi que « la démographie fait de l’Allemagne un pays définitivement multi-religieux ». En Grande Bretagne, une importante enquête a conclu que l’« Angleterre a cessé d’être un pays chrétien ». En France, l’islam remplace progressivement le christianisme en tant que religion dominante. La même tendance se dessine partout, de la Scandinavie protestante à la Belgique catholique. Le Pape Benoît était convaincu d’une nécessaire « ré-évangélisation » de l’Europe. François lui, semble penser que l’Europe est perdue et que l’avenir du christianisme se joue aux Philippines, au Brésil et en Afrique.

Comment expliquer sinon le peu de temps que le pape consacre au terrible destin des chrétiens d’Orient ? Sandro Magister, l’analyste le plus écouté de la politique vaticane, pointe ainsi les silences du pape : « Il est resté silencieux sur les centaines d’écolières nigérianes enlevées par Boko Haram. Il est resté silencieux sur Meriam, la jeune mère soudanaise, condamnée à mort parce que chrétienne et finalement libérée par d’autres interventions que la sienne. Il reste silencieux sur Asia Bibi, jugée en tant qu’« infidèle » au Pakistan et qui croupit dans le couloir de la mort, depuis cinq ans. Il n’a pas non plus daigné répondre aux deux lettres déchirantes que cette femme lui a écrites, au moment de sa condamnation et après que la sentence ait été confirmée en appel ».

En 2006, le Pape Benoît XVI, dans son discours de Ratisbonne, a dit ce qu’aucun pape n’a jamais osé souligner – qu’il existe un lien entre violence et islam. Dix ans plus tard, François ne mentionne jamais le nom des responsables de violences anti-chrétienne, et ne prononce pas le mot « islam ». François a récemment reconnu l’« État de Palestine » avant même qu’il n’existe – un geste symbolique et sans précédent. En matière de guerre et de paix, le pape pourrait aussi abandonner la notion traditionnelle et fondatrice de « guerre juste » quand elle est fondée sur des arguments moraux théologiques. François parle toujours de « l’Europe des peuples », mais jamais de « l’Europe des Nations ». Il préconise la bienvenue aux migrants et leur lave les pieds, en ignorant volontairement le fait que ces vagues démographiques incontrôlées transforment peu à peu, l’ Europe en État islamique.

Tel est le sens des voyages du pape François vers les îles de Lampedusa, en Italie, et Lesbos, en Grèce – les deux symboles d’une dramatique frontière géographique et civilisationnelle. Tel est également le sens du discours du Pape à la remise du prix Charlemagne.

Le chef du christianisme a-t-il fait une croix sur l’Europe en tant qu’espace chrétien ?
 Giulio Meotti, journaliste culturel à Il Foglio, est un journaliste et auteur italien.
 

9 Commentaires

  1. Sans aucun doute l’Europe est abandonnée, et les faites sont là!
    Ma question est : est ce qu’il fait ça avec un but ou tout simplement cette personne est débile mentale?

  2. Le pape est chef d’état. Son pays c’est le vatican. S’il négocie avec les musulmans c’est uniquement pour garantir ses frontières et son business. Il se fout complètement du reste du monde. Il n’est pas le premier à trahir les chrétiens, un autre a vendu son dieu pour 30 deniers,François les vend pour les milliards de la banque du vatican et le charity-business mondial.

    • Le pape est un chef d’état et un surtout un leader religieux. Il craint peut être que les chrétiens soient davantage maltraités si il met en évidence l’intolérance de fait de la religion musulmane.
      Il s’en remet à la clémence et à la sagesse divine en sachant que les crypto-chrétiens sont certainement de plus en plus nombreux. Il ne désire pas donner un feu vert à qui que ce soit pour une nouvelle croisade.
      Les chrétiens catholiques croient (à l’inverse des musulmans par exemple) que Dieu n’a pas délivré un message définitif et que d’une façon ou d’une autre il communique toujours avec l’humanité. Le message divin n’est pas clos.
      Le pape pense probablement que le temps joue en sa faveur (et j’espère qu’il ne se trompe pas) même si pour cela il doit faire preuve de patience et très certainement de diplomatie ou « takkia ».

  3. Quelle que soit l’intensité de son désamour de l’Europe, il y a un constat à faire qui est son implication dans la sphère des élites cosmopolites et supranationales.
    Ses principes vont dans le sens d’un rétrécissement du monde, à l’heure où celui-ci devient de plus en plus peuplé. La recherche de la paix, de la stabilité dans les pays peu développés ne pourraient plus avoir de solution locale, ni nationale. Et d’ailleurs quel signal plus fort donner à des dictateurs potentiels que de forcer l’Europe à être une pompe à immigration. Le pape François qui ne dénonce que très peu les réseaux de passeurs et tous ceux qui profitent de ces migrations délirantes est leur complice de ce fait et devrait être dénoncé en tant que tel par nos politiciens. Quant à son encyclique laudato si, elle omet soigneusement, il me semble, de mettre en évidence que les migrations de grande ampleur sont des catastrophes écologiques actuelles et futures en perspectives. Le mimétisme, l’envie à grande échelle sont des fléaux dont les effets ravageurs et violents sont à venir.

  4. Il isole le catholicisme, ainsi il sera plus facile à éradiquer ! Lors de son élection, quand j’ai vu apparaître ce type à la loggia de st Pierre,je me souviens avoir eu un sursaut puis un mouvement de recul et j’ai dit : » il ne me plaît pas ! » Et j’ai maintenu tout en essayant de me raisonner, mais plus le temps passe, plus je me rends compte que mon intuition était juste ! Je n’aime pas cet homme, point ! J’aime tellement Benoît XVI qui était d’une autre stature théologique, philosophique et spirituelle, n’oublions pas qu’il est l’un des plus grands sinon le plus grand théologien du XXe siècle ! Et quelle classe ! Evidemment, la « jovialité » vulgaire de Bergoglio à côté, ça fait tache ! Catho et pratiquante, je pense que ce pape est un anti pape !

  5. J’avoue ne pas comprendre ce pape moi aussi.
    S’il cherche à amadouer et faire copain copain avec l’islam, il se plante complètement.
    L’islam ne négocie rien du tout. C’est une idéologie guerrière, déguisée en pseudo religion.
    Il devrait le savoir cet imbécile de pape.

  6. Bonjour,
    Article que je signe entièrement.
    (Un catholique de base).

  7. je l’est dit depuis le début ! ce pape François et un traître !
    et le Pape Benoît XVI étais un des meilleurs Pape qu’ont a express limoger parce que il disait la vérité sur l’islam !!!

  8. D’après vos arguments on ne peut plus évidents, il semble que oui: le Pape aurait abandonné l’Europe ! Serait-ce une partie d’échecs ou des compromis avec l’islam façon Yalta ?

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