Dans les Cévennes ils laissent à l'abandon les stèles de deux héros de la seconde guerre mondiale

DEUX DIMANCHES EN MAI

Dimanche 1er Mai : L’hiver semble revenu sur les Cévennes. En haut de l’Aigoual, à 1567m, le vent souffle à 170km/h ; hier il a neigé sur les cimes. Pourtant, en début d’après-midi, nous partons pour le col du Minier, à 1264m. Nous pourrions y aller un autre jour, mais nulle envie ne vient de changer le projet. Nous, c’est à dire ma compagne, ma fille, un ami et moi. Nous avons localisé l’endroit et prévu d’y aller ensemble depuis une quinzaine et ce n’est pas le vent qui va contrarier notre petite expédition. Les vêtements d’hiver sont ressortis des placards et nous voilà partis. Mais que viennent-ils faire par ici avec ce temps, semble se dire un couple de biches surpris à flanc de montagne ?

Depuis longtemps déjà, j’ai lu des articles sur un sujet qui m’interpelle, concernant l’accident qui eut lieu sur le col, le 12 Novembre 1941, celui de l’avion du général Huntziger. Ce général avait été requis pour signer l’armistice, le 22 Juin 1940, avant de devenir ministre de la Guerre dans le gouvernement du maréchal Pétain. Loin de moi l’idée de glorifier les acteurs décisifs de cette honte nationale qui, durant quatre ans, ont livré la France aux nazis, plus encore parfois que ce qui leur était demandé. Mais de 1941 à 1945, des années longues ont vu bien des événements et nul ne sait quelle aurait été la position et l’action du général Huntziger s’il n’était pas mort dans cet accident. Et avec lui sont morts plusieurs passagers et membres d’équipage qui, eux, n’étaient pas directement concernés par la signature de l’armistice ou impliqués dans la collaboration.

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Aujourd’hui en Cévennes, si vous demandez où se trouve le monument érigé courant 1942 en mémoire des victimes de cet accident, nul ne semble pouvoir vous donner la réponse. Aucune référence ne figure sur les cartes ou documents touristiques et aucun panneau n’indique la direction du lieu. Seule une petite stèle au carrefour de la route et des chemins rappelle que l’accident s’est produit dans les environs. Après, il faut savoir où diriger ses pas. L’ami de ma fille ayant trouvé les coordonnées sur une carte aéronautique, nous emportons une impression papier et un GPS. Ni le vent, ni les deux arbres et nombreuses branches abattus sur le chemin ne nous arrêtent. Nous observons des traces de neige et quelques stalactites. Le vent souffle toujours aussi fort. Nous voici au bout du chemin, là où la végétation reprend ses droits sur les entreprises humaines. Quiconque ignore que le monument est à quelques mètres n’a que peu de chances de l’apercevoir. Mais le voici, solitaire, délité, parmi les mousses et les branches cassées. Nous l’abordons par l’arrière et en faisons le tour.

Avant de continuer à lire ce texte, voir l’article :

http://www.midilibre.fr/2012/03/23/la-stele-que-les-cevennes-veulent-oublier,475144.php

Effectivement, comme nous pouvons le lire dans l’article sus-cité, le monument est en mauvais état. Les intempéries l’ont beaucoup dégradé et les mousses ont envahi les escaliers qui, jadis, ont dû correspondre au moins avec un sentier. Le gel a abîmé les parties basses, mais sans doute n’a-t-il pas été seul, celles-ci étant à portée de vandalisme. Sur le fronton sont inscrites des insanités. On ne peut guère les enlever. C’est facile d’insulter les morts. Parmi eux se trouvaient des aviateurs, des militaires faisant leur devoir, ceux-là dont les noms s’effacent ou sont emportés par la chute des pierres. Le respect dû aux morts, ce n’est pas seulement la censure des photos d’actualité, encore que ça dépende desquelles, comme j’en ai parlé dans un autre article.

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En fait, de quel droit des élus ne faisant que passer par leur mandat s’arrogent-ils le droit de décider de ce qui doit ou pas rester dans la mémoire collective, dans l’Histoire ? De quel droit prétendent-ils effacer le souvenir de ces hommes dont les noms n’ont été gravés qu’en petit sur ce monument au prétexte qu’ils ont une rancune envers celui dont le nom est inscrit en grand ?

L’entretien de ce monument, le respect de ceux qui sont morts à cet endroit n’engagerait pas à y faire une célébration régulière. Mais il y a plus encore : Si on ne voulait pas signer l’armistice, il ne fallait pas perdre la bataille. Et pour cela, il fallait donner à l’armée française les moyens de défendre la Patrie. Et plus loin encore en amont, il ne fallait pas signer les Accords de Münich ! Il est tout de même singulier de constater qu’aujourd’hui, la plupart de ceux-là qui honnissent le gouvernement de Pétain (à juste titre pour ma part) sont aussi ceux qui réduisent inconsidérément les moyens de notre armée, qui persistent dans l’erreur alors que nous sommes en guerre ; ils signent quasiment tous les jours des « Accords de Münich » avec la mondialisation porteuse de guerre ainsi qu’avec son alliée et complice l’islamisation, les qualifiant d’ « accommodements raisonnables » trahissant pourtant la République et vendant -cher et à nos frais- leur lâcheté comme étant de la tolérance ! Avec ce qu’ils font aujourd’hui, demain ils signeront aussi l’armistice !

Nous ne le saurons que demain, mais pendant ce temps, l’extrême-gauche « antifa » a attaqué la police à Paris, vandalisé la station de métro « République ». Des actes jadis désapprouvés par la population et sévèrement punis, aujourd’hui laissés faire par un gouvernement d’incompétents dépassés par leurs extrêmes et incapables de gérer l’état d’urgence et même de guerre. La plupart des gens semble trouver cela d’une actualité normale. Nous ne sommes pas loin de signer l’armistice.

Dimanche 8 Mai : le ciel est gris et il pleut par moments, mais heureusement pas quand le défilé arrive à la stèle du Chef Marceau. Hier, des membres de la CGT, de la FSU, de la FCPE et de « Nuit Debout » ont distribué un tract lançant un « appel au peuple » contre le projet de loi du travail. Curieux, ce sont pourtant bien ceux-là qui, avec d’autres, ont naguère appelé à voter pour le pouvoir actuel. Ce tract dans ma poche me rappelle sa présence inopportune. La stèle du Chef Marceau est toujours aussi délaissée, à ras du sol, avec des moisissures et un lettrage fragilisé. On dépose une gerbe et s’élève le Chant des Partisans. Négligemment appuyé dans l’angle d’un porche, un homme jeune fume une cigarette en regardant la cérémonie comme s’il s’agissait d’un spectacle banal. À une fenêtre, un autre homme regarde brièvement, l’air contrarié, semblant au sortir du lit et faisant la tête qui va avec.

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Le défilé repart vers le Monument aux Morts. Là se trouve un détachement du 4e RMAT de Nîmes présentant les armes. Une gerbe est déposée et on entonne La Marseillaise. Pendant que nous chantons, je regarde les militaires et je les trouve beaux, volontaires, rassurants. Plusieurs discours sont prononcés. Un Ancien Combattant est décoré par le sous-préfet. Puis tout le monde repart vers la mairie. J’ai ma petite idée de ce que je vais faire.

Après une brève allocution, le maire invite l’assistance à monter à l’étage pour partager un verre. Je sollicite l’attention du maire et lui expose mon point de vue concernant la stèle du Chef Marceau. Je lui dis qu’elle aurait bien besoin d’un entretien et aussi d’une protection, au moins d’une mesure matérielle d’éloignement des stands les jours de marché (voir mon article à ce sujet). Il me répond qu’il y a aussi d’autres préoccupations concernant cette stèle, des enfants mal éduqués qui l’escaladent aux chiens qui lèvent la patte… Il pense qu’elle serait mieux près du Monument aux Morts, où elle a été provisoirement déposée durant des travaux. Mais pas de réponse engagée pour la préserver dans l’immédiat. Déjà une autre personne sollicite le maire et l’entretien est terminé.

Au moins, contrairement au monument perdu dans la montagne et sujet à polémique, nul ne pourrait prétendre que la stèle du Chef Marceau ne doive pas être préservée.

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J’ai plaisir à discuter avec l’un des militaires, un homme au parler franc et spontané, à la fois enthousiaste et humble. Il m’explique le rôle de son régiment ; ayant été engagé en Afghanistan et très « consommé » (c’est son terme) avec l’état d’urgence s’ajoutant aux contraintes ordinaires, celui-ci fait de son mieux pour assurer ses missions. Je le quitte en le félicitant pour les trois médailles qu’il porte.

Nous ne le saurons que demain, mais pendant ce temps, l’extrême-gauche « antifa » et ses alliés « chances pour la France » ont encore attaqué la police à Paris, place Balard, insulté nos militaires et même les Blancs en général, brandissant des drapeaux étrangers comme on voit sur :

http://resistancerepublicaine.com/2016/05/09/8-mai-drapeau-africain-en-main-ils-ont-insulte-nos-soldats-en-toute-impunite/

Des actes jadis désapprouvés par la population et sévèrement punis, aujourd’hui laissés faire par un gouvernement d’incompétents dépassés par leurs extrêmes et incapables de gérer l’état d’urgence et même de guerre. La plupart des gens semble trouver cela d’une actualité normale. Nous ne sommes pas loin de signer l’armistice (bis).

Daniel Pollett
On peut lire aussi, respectivement pour l’accident de l’avion au col du Minier, un article très documenté :
http://prisons-cherche-midi-mauzac.com/varia/14217-14217/comment-page-1
Et pour la biographie du général Huntziger :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Huntziger

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7 Commentaires

  1. En s’en prenant aux monuments aux morts de nos anciens qui ont oeuvré pour nos libertés, le pouvoir politique s’attaque à notre Histoire militaire glorieuse et héroîque.

  2. Je connais assez bien les Cévennes pour y avoir été en vacances de nombreuses fois ! Cette stèle du Cdt Marceau se trouve au Vigan était déjà à l’ époque très mal entretenue, mais comme je l’ avais dit à ma femme et à ma fille, cela ne me surprenait pas connaissant le nombre incroyables de marginaux fumeurs de moquette qui reflétait bien la position politique de cette région par ailleurs très belle !!!!

  3. Et black m pour commémorer le centenaire de la Bataille de Verdun. Ne laissons pas insulter nos Poilus! Mobilisation sur les réseaux sociaux pour commencer…

  4. Bonsoir Daniel.
    Le respect se perd, les monuments, les stèles et autres calvaires qui ne sont pas entretenus sont courants et pas seulement en Cévennes. Quand a ceux qui manquent de respect, qui insultent nos flics et nos militaires, je rejoints l’ami Roland pour dire qu’il faut tous les virer. Ils ne méritent pas d’être Français. Comme dit l’excellent Jean Yves le Galou, la nationalité Française s’hérite ou se mérite.

  5. SOLUTION : IL FAUT TOUS LES FOUTRE DEHORS AVEC OU SANS GENTILLESSE DANS LEURS PAYS D’ORIGINE ET C’EST COMME SA QUE LA FRANCE CE REDRESSERA ONT A PAS BESOIN DE CES RACAILLES ET SANG SUE EN FRANCE QUI FOUTE RIEN OUPS PARDON SI UNE CHOSE ! VIDER NOS CAISSES ,VOLER,AGRESSER,VIOLER,TUER, ET J’EN PASSE DU RESTE … DEHORS ET VITE AVEC TOUTE CES SOUS MERDES HUMAINES …

    • A QUOI PENSENT TOUS CES ELUS DE MERDE , A CROIRE QU ILS SONT DE MECHE AVEC TOUS CES CANAILLES , OU QU ILS ONT PEUR DES ISLAMISTES AVEC TOUS LES ATTENTATS QU ILS Y A EUX , ALORS ILS RECULENT DEVANT CES ASSASSINS ET NE FERONS RIEN CONTRE EUX , OUI COMME VOUS DITES DES SOUS MERDES HUMAINES !

  6. Bonsoir Christine. En tant que membre su Souvenir Français je remonte l’information aux responsables. Dans le Nord des centaines de tombes ont été rénovées par le SF et encore dernièrement ici dans mon village le monument aux morts a été rénové totalement grâce à mon action envers la mairie qui à tenue compte et fait refaire totalement le monument.
    Nous participons à 20 % des travaux.
    N’oublions jamais nos soldats morts pour la France
    Bises ma chère Christine
    Christian

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