Hier les hippies squattaient les Cévennes, aujourd’hui ils squattent la politique, les médias…

            « Les grandes cuisines des restaurants prestigieux ou les pâtisseries de renom, en passant par les humbles boulangeries, sont les derniers bastions où l’ordre règne et où les élèves obéissent à leur maître, de manière absolue, respectueuse et reconnaissante, comme ce fut le cas dans tous les domaines d’apprentissage, autrefois », nous a écrit  Olivia Blanche dans un récent article.

            Nous retrouvons Monique, dont j’ai déjà parlé dans un texte, puis dans un autre. Elle me parle de ces années qui ont suivi Mai-68, où de nombreux hippies vinrent s’installer dans les Cévennes, comme ils le firent ailleurs dans les campagnes.

            Monique me raconte comment ils ont investi des bergeries, des mas, des ruines. Elle se souvient des parents cherchant désespérément leurs enfants, demandant leur chemin aux nombreux cultivateurs qu’ils rencontraient de par les champs, à cette époque où la petite agriculture avait encore ses chances. Elle se souvient qu’ils repartaient désespérés de n’avoir pu persuader leur progéniture de revenir à une vie saine et aux études. Car ils trouvaient leurs enfants pouilleux, sales, vêtus de hardes peu souvent changées, drogués, alcooliques, vivant la nuit de musique à la bière et le jour de sommeil incertain entrecoupé de repas approximatifs. Ils cultivaient des herbes hallucinogènes dans des champs abandonnés, se baignaient nus dans les rivières sans se soucier de choquer les Cévenols habitués à la pudeur en public. Ils roulaient parfois dans des voitures à l’état d’épave ; peut-être pouvait-on voir là une sorte de mimétisme.

            La plupart venait de familles aisées, ce qui permettait notamment de poursuivre des études avancées sans souci financier. Mais l’héritage de Robert de Sorbon… la France d’alors prospère, indépendante et respectée… les Trente Glorieuses… tout cela n’était pas assez bien pour eux, alors ils ont abandonné la famille à laquelle ils devaient tout, et surtout cette société tellement contraignante qu’elle les obligeait même à étudier, pour aller se perdre dans les campagnes et revenir à la préhistoire, avec la coke en plus… Pendant ce temps, des milliers de jeunes devaient entrer dans la vie active alors qu’ils auraient aimé poursuivre des études que leurs parents ne pouvaient pas leur offrir. Pendant ce temps, des ouvriers, des paysans travaillaient pour que ces hippies puissent profiter de tout ce dont ils ne voulaient plus s’occuper. Pendant ce temps, des militaires s’entraînaient au combat pour défendre cette France que ces hippies méprisaient en rêvant d’utopies.

            Beaucoup sont revenus de cette errance choisie mais parfois vite abandonnée, quand les rigueurs de l’hiver cévenol et le manque de confort ont rappelé à ces irresponsables que n’est pas Davy Crockett qui veut. Ils ont retrouvé la douche et le chauffage, et ont dû en échange reprendre le chemin de la Sorbonne ou d’autres lieux de savoir, que beaucoup leur auraient enviés s’ils les avaient vus ne serait-ce qu’une seule fois.

            Mais ils n’ont surtout pas choisi quelque profession exposée aux risques. Nous les voyons bien aujourd’hui : ils ont fait carrière dans la politique, dans la justice, dans le journalisme, dans le syndicalisme, qu’ils ont dévoyés de leurs missions de service public ou de défense de la classe ouvrière pour en faire des instruments de la mondialisation et de la police de la pensée unique. C’est eux qui défendent le droit des étrangers, le droit des squatteurs (« la propriété c’est le vol », disaient-ils à l’époque), le droit et encore le droit, mais surtout sans devoir !

            Dans d’autres pays, certains ont réussi à monter jusqu’en haut de l’échelle politique, tels Bill et Hillary Clinton, qui n’ont guère caché leur passé chevelu et hirsute. On pourra retenir de l’activité présidentielle de Bill Clinton son ingérence dans la guerre civile en Yougoslavie au profit de la création de l’État indépendant du Kosovo, un État musulman au milieu de l’Europe ! … ainsi que l’armement illégal des forces paramilitaires croates et bosno-musulmanes, son soutien à l’attaque croate contre la Krajina à majorité serbe ; et aussi sa participation aux « Accords d’Oslo », lesquels n’ont servi à rien qu’à entériner des droits supplémentaires à des Palestiniens qui devraient avoir conservé leurs nationalités jordaniennes ou d’autres pays arabes plutôt que de servir de prétexte à l’entretien du conflit israélo-arabe (et non pas israélo-palestinien comme s’obstinent à le prétendre les journaleux), et, finalement qu’au profit de l’islam conquérant qui ne veut surtout pas laisser ne serait-ce que 5% du Moyen-Orient aux Juifs.

            Nous retrouvons là cet état d’esprit hippie, contestant la propriété et sa légitimité, cette prétention à organiser le monde selon des rêveries fumeuses et enfumées sans demander leur avis aux gens concernés. Voilà comment des décideurs organisent la spoliation des biens privés -les maisons et terrains squattés- et publics -le Kosovo, territoire serbe abandonné à une minorité musulmane, la Palestine, territoire juif depuis l’Antiquité et abandonnée aujourd’hui au Hamas et autres groupes terroristes- répandant le plus grand mal de par le vaste monde au prétexte de faire valoir le « droit », mais en préservant de tous les devoirs, notamment des plus sacrés, ceux-là mêmes que ces hippies ont fui avec empressement après Mai-68.

            Hier les hippies squattaient les Cévennes. Aujourd’hui ils squattent la politique, les administrations, les médias et les syndicats. Ne nous étonnons pas qu’au lieu de défendre la patrie, le droit légitime, le journalisme d’investigation et les travailleurs, ils prennent parti pour les mondialistes cosmopolites, les malfaiteurs, les menteurs, les profiteurs et les paresseux. Ils ne font que suivre ce chemin oisif, improductif et contestataire du bon sens qu’ils ont choisi depuis le début.

 Daniel Pollett, Résistance républicaine Languedoc

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9 Commentaires

  1. THIERRY 1354…..bonsoir camarade….
    certaine idées bonnes hier,le sont moins aujourdhuie….
    ce qui était important hier,aujourdhuie l est moins…
    notre professeur CHRISTNE assure avec panache son site….NOUS LUI DEVONS BEAUCOUP…
    a tort ou a raison…..mai 68….je m en tape….ce qui compte……
    l existence meme de RR que preside notre fougueuse lionne de Belfort…et nous avons besoin de sympatisants comme vous dans notre famille…
    les querelles au sein du mouvement,petites ou grandes,les critiques…..on a pas besoin de ca….
    salut camarade…..

  2. moi je suis plutôt de droite mais je suis aussi pour l’égalité surtout devant la loi; pour l’éducation pour tous; pour la sélection par le mérite et non par la naissance- petite fille de pauvres paysans cévenols j’ai fait des études longues avec une bourse parce qu’ainée de famille nombreuse et ce grâce à la république que je remercie au passage; je suis pour l’égalité entre les sexes; je trouve normal de payer des impôts si tout le monde en paye;je suis pour aider les vrais plus faibles; pour que tous les bien portants participent à la richesse Nationale; en fait je dois avoir le coeur à gauche n’est ce pas Christine- rires- bref je crois être une bonne française qui adore son pays et préferera mourir que de se plier à l’islam

  3. Tous, nous avons un parcours et, ce que nous pensions, rêvions hier a, souvent, HEUREUSEMENT, beaucoup évolué. Nous n’avons rien à renier et si nous avons « péché » pour avoir idéalisé le monde, c’est signe que nous sommes porteurs d’espoir et d’Amour! Alors les reproches sur ce qu’un tel a été ou dit ou fait par le passé… bien sûr, restons vigilants à cause des lâches et des « tourneurs de veste » mais accordons nous le droit d’évoluer, de grandir, des personnalités qui en sont capables parmi nos gouvernants, nous en cherchons!!! Comme je suis chrétienne, je suis de la gauche de Christine…

  4. Je suis à une petite paire d’années près du même âge que vous Mme Tasin et je me souviens de votre récent article où vous bénissiez (quel vilain mot chrétien) mai 68 et je vous avais exposé mon point de vue réprobateur pour votre chère gauche, maintenant la contre-culture étant devenue prédominante, de quoi vous plaignez-vous? Vous obtenez ce que vous souhaitiez, non ? Alors ?…

    • Il n’est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre. Je résume pour les mal entendants et mal voyants mais n’y revenez pas, j’ai mieux à faire et je croule sous le boulot. Je suis de gauche, de la gauche historique et patriote, de celle qui veut l’égalité, l’abolition des privilèges, l’éducation pour tous et les récompenses selon le mérite et non selon la naissance ou la fortune. La « gauche actuelle » n’a rien à voir avec la gauche. Je n’ai jamais été hippie et n’ai jamais dit bravo aux hippies. je suis heureuse que mai 68 ait existé parce qu’il a fait exploser une société qui était étoufffante par certains côtés et qu’on lui doit beaucoup notamment pour la libération de la femme, c’est un fait. Ensuite des zombies idéologiquement pervertis ont pris /eu/ reçu le pouvoir (mais ceux qui ont voté n’étaient pas tous des soixante-huitards, n’est-ce pas ) comme Giscard d’Estaing ou Delors grands responsables du début de la fin. En accuser 68 est malhonnête. Et accuser ceux qui ont apprécié 68 parce qu’ils l’on t apprécié c’est du totalitarisme. Pour un peu je m’énerverais on va donc arrêter là !

      • Lequel est vraiment le plus sourd des deux? Mais pour la trahison de nos gouvernants depuis plus de 40 ans je suis d’accord avec vous quant aux libertés acquises ce fut feu de paille et me faire les gros yeux pour m’impressionner cela me laisse de marbre bien sûr…

        • j’ai autre chose à faire que de chercher à vous impressionner, je m’en bats l’oeil. J’ai simplement dit que j’arrêtais pour ne pas m’énerver.

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