Les tracts sont rédigés en français et en anglais. « Il ne s’agit pas de stigmatiser ou de faire la chasse aux burqas, mais d’informer ces gens que la loi française interdit les visages dissimulés pour des raisons de sécurité et parce que l’on doit identifier toute personne », explique au Temps le commissaire Alain Favre, directeur départemental de la sécurité publique.

« Les visages, en général, se découvrent »

Selon le journal, les policiers ont pour consigne de ne pas verbaliser mais de demander à la personne de découvrir son visage ou de rejoindre un lieu privé. « On s’adresse aux hommes car, d’emblée, ils s’affichent comme les interlocuteurs. En cas de refus d’obtempérer, les personnes sont conduites au poste même si l’on fait face à une princesse saoudienne ou à un cas d’immunité diplomatique. Une garde à vue et des poursuites correctionnelles sont possibles », poursuit Alain Favre.

Selon Le Temps, les policiers n’ont jamais eu besoin, pour l’instant, d’aller jusque-là. « Les visages, en général, se découvrent ou les personnes regagnent un lieu privé », écrit le journal. Le non respect de la loi sur le voile intégral en France est passible d’une amende de 150 euros.