Lettre ouverte à Dalil Boubakeur : les chrétiennes converties de force par Boko Haram pourront-elles renoncer à l’islam ? Par Jean Théron


  christian-persecutionMonsieur Boubakeur,

Je me permets de m’adresser à vous parce que vos hautes responsabilité dans l’Islam de France sont,

je pense, à même d’apporter des réponses aux questions que soulève pour moi la situation au Nigéria, marqué par les exactions perpétrées par le groupe islamiste Boko Haram.

J’ai pris connaissance de votre communiqué du 13 mai, suite notamment à l’enlèvement de plus de

230 jeunes filles à la mi-avril, je cite : « La Grande Mosquée de Paris dénonce et condamne avec

vigueur la barbarie avec laquelle sont traitées les lycéennes nigérianes et les violences qu’elles

subissent de la part de leurs ravisseurs. Les actes terroristes de la secte Boko Haram commis sous

le prétexte de l’islam stupéfient le monde musulman et toutes les personnes qui respectent un

minimum d’humanité. »

Je suis en effet stupéfié, comme tout être humain normal vivant au XXIème siècle.

Je suis stupéfié et je condamne ces ignobles assassins qui en seraient à plus de 1500 tués, pour la

plupart chrétiens.

 

A ce sujet le chef de Boko Haram a précisé dans sa vidéo qu’il avait converti à la religion musulmane les jeunes filles capturées.

Considérez-vous Monsieur le Recteur que ces conversions obtenues par la force et sous « le

prétexte de l’Islam » sont valides ?

Ou pour le dire sous une autre forme : dans le cas, hélas fort improbable, où ces malheureuses

seraient rendues à leur famille, pourraient-elles, vis à vis des musulmans, se considérer comme des

non-musulmanes sans tomber sous le coup de l’accusation d’apostasie ? Parce qu’il apparaît que l’on

est très rigoureux avec ce sujet dans le monde musulman, au Soudan,  par exemple, avec la

condamnation à mort de la jeune Merial Yahia Ibrahim Ishag.

De la même manière, les enfants qui pourraient naître des viols  dont on peut penser hélas que sont

victimes les jeunes lycéennes au regard de « la barbarie avec laquelle elles sont traitées », seraient-ils considérés comme comme nés musulmans de pères musulmans? Ou pour le formuler d’une autre

manière : les barbares de Boko Haram sont-ils, selon vous, des musulmans ?

Par ailleurs, le chef des « barbares » a annoncé qu’il comptait vendre les captives comme esclaves

au Tchad ou au Cameroun. Saviez-vous que la traite des esclaves avait encore cours dans le monde

musulman ?

En vous remerciant pour les clarifications que vous pourrez me donner, je vous prie d’agréer,

Monsieur Dalil Boubekeur, l’expression de mes salutations distinguées.

Jean Théron, responsable Résistance républicaine PACA et membre du Directoire

Print Friendly, PDF & Email
Print Friendly, PDF & Email



Jean Theron

Responsable PACA et vice-Président de Résistance républicaine


9 thoughts on “Lettre ouverte à Dalil Boubakeur : les chrétiennes converties de force par Boko Haram pourront-elles renoncer à l’islam ? Par Jean Théron

  1. Jean-PaulJean-Paul

    Il ne faut pas en attendre grand chose…

    Mais effectivement il faut lui poser la question et populariser cette missive.

  2. Avatarpugnacite

    Les donneurs d’ordre politico religieux parfois terroristes ne sont certes pas les Hautes instances religieuses islamiques en France.
    Cependant ,les dites hautes instances religieuses ne s’activent pas médiatiquement pour éclairer les esprits à la lumière occidentale laique du pays dans lequel ils manifestent tous ,l’envie et le besoin financier de vivre.
    Ces hautes instances religieuses ne sont ni lucides ni reconnaissantes au Pays d’accueil
    .Aussi ,je juge qu’elles consentent et participent à notre anéantissement progressif et programmé .

  3. AvatarJallade

    On peut sans doute relier cette terrible affaire de Boko Haram avec le fait méconnu – et apparemment inattendu- que dans des versets du coran sont évoqués certain(e)s qui sont en même temps esclaves ET musulmans.
    Une explication, monsieur Dalil Boubakeur ?

    1. AvatarJallade

      Quelques références sur le sujet (en soulignant le fait que dans le coran, le mot « croyant(e) » désigne le (la) musulman(e)) :

      Sourate 2. Verset 221. N’épousez pas les femmes associatrices tant qu’elles n’ont pas la foi. UNE ESCLAVE CROYANTE (UNE ESCLAVE MUSULMANE) vaut mieux qu’une associatrice, même si celle-ci vous enchante. Ne mariez pas vos filles aux idolâtres tant qu’ils n’ont pas acquis la foi ; et certes, UN ESCLAVE CROYANT (UN ESCLAVE MUSULMAN) vaut mieux qu’un associateur même s’il vous enchante…

      Sourate 4.verset 25. Et quiconque parmi vous n’a pas les moyens pour épouser des femmes libres (non esclaves) croyantes, eh bien (il peut épouser) une femme parmi celles de VOS ESCLAVES CROYANTES (VOS ESCLAVES MUSULMANES).

      Sourate 4.verset 92. Il n’appartient pas à un croyant (= un musulman) de tuer un autre croyant, si ce n’est par erreur. Quiconque tue par erreur un croyant, qu’il affranchisse alors UN ESCLAVE CROYANT (UN ESCLAVE MUSULMAN) et remette à sa famille le prix du sang, à moins que celle-ci n’y renonce par charité. Mais si (le tué) appartenait à un peuple ennemi à vous et qu’il soit croyant, qu’on affranchisse alors UN ESCLAVE CROYANT (UN ESCLAVE MUSULMAN). S’il appartenait à un peuple auquel vous êtes liés par un pacte, qu’on verse alors à sa famille le prix du sang et qu’on affranchisse UN ESCLAVE CROYANT (UN ESCLAVE MUSULMAN). Celui qui n’en trouve pas les moyens, qu’il jeûne deux mois d’affilée pour être pardonné par Allah. Allah est Omniscient et Sage.

      A noter accessoirement dans le verset ci-dessus cette autre singularité : « …si (le tué) appartenait à un peuple ennemi à vous et qu’il soit croyant… »
      Faut-il comprendre qu’un peuple musulman peut être ennemi d’un peuple musulman ? Mais alors qu’en est-il de la fraternité des musulmans entre eux ? Qu’en est-il de la communauté ? Cette fameuse « Oumma » est-elle si fragile ?

Comments are closed.