« Toi qui entres dans l’Education nationale, perds tout espoir »

Publié le 27 septembre 2012 - par - 14 commentaires

Partagés entre crise de fou rire et larmes,  vous lirez avec intérêt sur Riposte laïque le récit de trois jours passés par Louis Chagnon dans un collège du XVIème arrondissement.

 Vous me direz que vous n’êtes pas surpris. Le pédagogisme et ses conséquences catastrophiques est à l’oeuvre depuis plus de 30 ans. Le Qatar finance les expériences pédagogiques qui font disparaitre savoir et histoire de notre pays, sans parler de la discipline qui permet, précisément, l’acquisition des savoirs.  Cela n’a rien d’innocent. Certes. Mais encore ?

 Que faire ?

 Je vous renvoie à notre dossier école (colonne de gauche du site Résistance républicaine ) ainsi qu’à l’article que j’ai écrit dans le livre publié par Riposte laïque « Résistance républicaine » « l’école républicaine, fer de lance de l’identité nationale ».

 Il est évident que nous devons contourner l’école et publique et privée pour nos enfants et petits-enfants, et organiser la résistance scolaire. Notre commission école, présidée par notre responsable du Languedoc Roussillon Monique Bousquet, doit centraliser les propositions de soutien, de compléments, et si un Mécène voulait investir pour que nous puissions créer des écoles hors contrat nous serions preneurs, bien évidemment !

Christine Tasin

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14 réponses à “« Toi qui entres dans l’Education nationale, perds tout espoir »”

  1. Avatar Dorothée - Paulmest dit :

    Un excellent témoignage :
    “L’offensive « laïque » de Marine Le Pen” par Dominique Venner
    J’ai un profond respect pour la culture historique de Dominique Venner qui est aussi le rédacteur de cet excellente Nouvelle Revue de l’Histoire (NRH) à laquelle je me suis abonné sans aucun regret depuis, tant la puissance des récits, la justesse du propos, la réalité des documents et photos ne peuvent laisser indifférent tout amateur d’histoire avec un grand H.
    Je suis particulièrement ravi de sa prise de position par rapport à Marine Le Pen qui me conforte dans l’idée, sous son éclairage culturel immense, que tous ceux qui se détournent des partis classiques savent, au moins confusément, pourquoi. Ils ne représentent plus la France que l’on aime!
    Gérard Brazon
    Devant la portée « métapolitique » des déclarations récentes de Marine Le Pen sur la laïcité, je vais me départir un instant de ma distance à l’égard de l’univers politique. Son offensive « laïque », pour reprendre le titre du Monde (22 septembre 2012), est à prendre au sérieux. Elle constitue une rupture majeure dans le discours sur l’immigration.
    Occupant un terrain où on ne l’attendait pas, Marine Le Pen accentue son image moderne, plaçant ses adversaires faussement « républicains » face à leurs contradictions. En reprenant les principes fondamentaux de la République française pour condamner l’immigration islamiste, elle se fera entendre par une part importante de l’opinion qui lui restait fermée. Elle a trouvé des formules fortes auxquelles tout Français ne peut qu’applaudir : « La laïcité comme la liberté n’est pas négociable… Je mets à la porte tous les intégristes étrangers… J’interdis le voile dans l’espace public… Je rétablis le rôle de l’école publique et républicaine qui est de fabriquer des Français… »

    Ayant souligné cela, je m’empresse de rappeler que mes appréciations, concernant le domaine politique, restent toujours conditionnelles et se placent sur le seul terrain des principes. Ma connaissance de l’histoire ancienne et récente, ne m’autorise aucune illusion sur les paroles politiques. En me gardant de tout jugement sur les personnes, je sais et me souviens que les acteurs politiques sont soumis aux obligations de leur état et des luttes pour le pouvoir. Pour ne pas être dupe, je ne veux pas oublier les paroles et les actes du plus doué des acteurs de sa génération : « L’action ne se conçoit pas sans une forte dose d’égoïsme, de dureté et de ruse ». On aura reconnu le style du général de Gaulle qui fit de la duplicité et de la tromperie ses armes favorites.
    Ce bref rappel de principe étant fait, j’en reviens aux réponses percutantes de Marine Le Pen aux journalistes du Monde (publiées dans l’édition de ce journal datée du 22 septembre 2012). Oui, son offensive « laïque » est de haute politique, tissée d’audace et de courage au service de la lucidité. En quelques mots, elle a recadré la question toujours biaisée de l’immigration islamiste, soutenue par des puissances étrangères pour détruire l’Europe et les Européens dans leur substance, et prendre sur eux une revanche écrasante.
    Comme les grands politiques français au temps des guerres de Religion, Marine Le Pen a rappelé les principes fondamentaux, plaçant la Nation au sommet des enjeux, une nation spécifique, à l’écart des croyances religieuses qui concernent la conscience de chacun et non la mission de l’État. Tel fut le fondement de la laïcité française, doctrine et pratique issues de conflits séculaires bien antérieurs à la Révolution et à la loi de 1905 sur la séparation de l’Église et de l’État. Cette loi ne faisait que tirer les leçons de notre histoire et des déchirements provoqués par la confusion entre politique et religion. Elle s’inscrivait dans la part la meilleure du projet républicain au sens antique et moderne du mot. Elle mettait à l’écart les choix confessionnels privés au nom du bien commun qui les dépasse.
    Se plaçant sur ce terrain ferme pour mobiliser l’opinion, Marine le Pen décevra peut-être de petits cercles nostalgiques. Mais le folklore chouan et royaliste, aussi sympathique soit-il, n’est jamais que du folklore, à l’écart de la politique réelle et de l’avenir. Et si l’on prend un peu de hauteur, on se souviendra avec reconnaissance que les républicains de jadis, anticléricaux ou pas, ont enseigné dans leurs écoles à des générations de Français qu’ils avaient pour ancêtres les Gaulois et pas n’importe quoi ou n’importe qui.
    Ayant dit ce qui me semblait à retenir dans le discours « laïciste » de Marine le Pen, je peux maintenant exprimer certaines réserves que m’inspire la part « antieuropéenne » de ses propos. Au fond d’elle-même, sans doute fait-elle une nette différence entre la civilisation européenne millénaire commune à tous nos peuples, et le cauchemar faussement européen de Bruxelles. Exprimer cette distinction, serait certainement chose heureuse pour la qualité de son image et de son message.
    Dominique Venner
    http://www.dominiquevenner.fr

    • Avatar resistancerepublicaine dit :

      Merci de m’avoir alertée, Dorothée, tes commentaires et quelques autres avaient été classés en indésirables par le site pour une raison que je ne m’explique pas !

  2. Avatar 23bixente23 dit :

    bonjour Christine,
    est-il encore possible en France de créer des écoles « libres », hors contrat ??
    en-dehors de l’absence de financements publics, quelles sont les grosses conséquences que de telles écoles auraient tant pour les enseignants que pour les élèves (en gros) ?
    logiquement, les profs devraient être des privés payés sur fonds privés, et pas des fonctionnaires.
    mais s’agissant des élèves, aurait-on le droit de choisir qui peut intégrer l’école et qui ne le peut pas, en-dehors d’une éventuelle barrière financière ?
    et surtout, les diplômes et grades obtenus dans cette école seront-ils équivalents à ceux obtenus dans une école publique ou sous contrat, c-à-d parfaitement reconnus partout et dans les mêmes conditions que leurs équivalents publics et sous contrat?
    amicalement

    • Avatar resistancerepublicaine dit :

      Oui c’est possible légalement, bien sûr cela a un coût pour les parents, voir l’article écrit par Monique Bousquet surle sujet dans notre dossier. Difficile mais pas impossible. Elles ne délivreront pas de diplômes les élèves passant leurs diplômes en candidats libres comme c’est déjà le cas pour un certain nombre d’élèves et d’écoles hors contrat.

  3. Avatar Juggernaut dit :

    Je vous remercie infiniment par avance pour votre action au nom de tous les élèves, des professeurs et des professionnels de l’Éducation nationale, qui chaque jour empruntent le chemin de nos établissements.
    Vincent Peillon doit prendre des mesures d’urgence contre la violence à l’école. Mais si nous ne l’y poussons pas, il ne le fera pas.

    Diffusez ce message à tout votre carnet d’adresses, professeurs et non-professeurs, en transmettant ce lien :
    http://www.soseducation.org/petitions/violence_rentree_2012/mailing.php

    C’est maintenant que tout se joue. Le Ministre de l’Éducation est en train de préparer une nouvelle loi d’orientation pour refonder l’école, elle sera présentée en décembre au Parlement.

    Il faut agir maintenant. Diffusez cette pétition.

    Si nous sommes des dizaines voire des centaines de milliers à réclamer des mesures d’urgence pour en finir avec la violence à l’école, le Ministre ne pourra pas faire la sourde oreille.
    Pour le moment, la seule chose qu’il ait prévu, est un observatoire de la violence intégré au ministère et le recrutement de 500 agents prévention violence.
    Mais ce n’est pas comme cela que l’on arrivera à rétablir le calme dans tous nos établissements et l’autorité des professeurs !
    Il nous reste 15 jours pour agir et lui demander d’inscrire dans la loi d’orientation des mesures d’urgence pour en finir avec la violence à l’école.
    Je compte sur vous. Envoyez ce lien à tout votre carnet d’adresses : http://www.soseducation.org/petitions/violence_rentree_2012/mailing.php

    C’est la chose la plus importante que vous pouvez faire pour sauver notre école.
    Sincèrement,

    Antoine Blondel
    Responsable des relations parents – professeurs
    SOS Éducation

    SOS Éducation
    Association Loi 1901 sans but lucratif
    120 boulevard Raspail – 75006 Paris
    Tél. : 01 45 81 22 67 – Fax : 01 45 89 67 17
    Pour être sûr(e) de recevoir nos prochaines invitations, ajoutez l’adresse de SOS Éducation « [email protected] » dans votre carnet d’adresses ou dans votre liste d’expéditeurs autorisés.

  4. Avatar Dorothée - Paulmest dit :

    LE FLASH Actualité au Figaro.fr
    .
    Vendée: une principale agressée
    lefigaro.fr Publié le 27/09/2012 à 19:24 Réactions (38)
    La principale d’un collège de Vendée a été agressée par un élève de 13 ans cet après-midi, révèle Europe 1.

    L’élève de sixième, qui venait d’être renvoyé de cours, a proféré des menaces avant de donner des coups de poing à la directrice de l’établissement, âgée d’une quarantaine d’années. Plusieurs personnes ont dû être appelées en renfort pour maîtriser l’adolescent, raconte encore Europe 1.

  5. Avatar Jallade dit :

    J’ai lu l’article, d’où quelques commentaires (au passage, Zola peut aller se rhabiller) :

    1- Mon défunt père : très jeune orphelin en Ardèche, il gardait les chèvres d’un oncle et a râté deux fois son certificat d’études. Il a fait carrière en bas de l’échelle dans l’armée (dont trois ans en Indochine), les gardes mobiles, la gendarmerie. Il a toujours eu une belle écriture et n’a jamais fait de fautes d’orthographe. Allez comprendre… Où a-t-il appris à lire et à écrire, à l’armée donc ?
    2- Ma mère, avant d’épouser mon père, n’a travaillé qu’en filature à Roubaix-Tourcoing. A ce jour, quand elle cause, elle persiste à mélanger le français avec un peu de ch’ti et de flamand (c’est pénible). Mais quand elle écrit, même des conneries à des administrations débiles, les phrases ont un sens et il n’y a pas de fautes de français.
    3- A une époque sanglante j’ai ramené trois gosses du Rwanda, devenus officiellement mes enfants. J’étais retourné là-bas épouser leur mère (trois mois de semi-clandestinité au Rwanda machette en main, l’histoire intéresse quelqu’un ?). Ils sont arrivés en France un 15 juin ; ils s’étaient habitués au Rwanda à m’entendre parler en français avec leur mère et connaissaient quelques phrases sans plus. Je leur ai appris le français ici le temps d’un été. Rentrée scolaire en septembre, école primaire. Le plus jeune des trois avait cinq ans. En décembre suivant, à Noël, ce petit bantou débarqué de brousse était le premier de sa classe à savoir lire (j’en ai pleuré à l’époque, en cachette). Il n’a jamais redoublé (par contre j’ai fait sauter une classe à sa grande sœur au bout de deux ans en France, qui a eu bien plus tard un bac mention très bien suivi de deux années de prépa. en lettres). Il a fait un second cycle de lycée dur, en section « sport-études » d’un établissement réputé (quelqu’un veut l’adresse ?). Puis DUT et licence professionnelle les doigts dans le nez. Aujourd’hui il travaille à son compte, à l’international (créateur de sites internet et je ne sais quoi).

    Tout c’est toujours passé comme si le boulot de l’Education « Nationale » etc était de détruire celui que je faisais avec les trois enfants. Ma contre attaque solitaire a duré des années… tout en étant souvent en déplacement à l’étranger.
    Je ne sais plus qui de Lang ou de Jospin (ils ont tous deux été ministre de l’Education Nationale dans ces années-là) avait placé la barre très haut pour l’école primaire, du genre : « apprendre le goût du sucré et du salé ». Avec ma mentalité d’alors, je leur aurais bien mis un coup de machette dans la gueule.

    Bon, une petite pause ?
    J’envoie peut-être un petit complément plus tard.
    Moi aussi j’ai été prof… en Algérie.

  6. Avatar Jallade dit :

    Je complète un peu tardivement mon précédent commentaire.

    A la fin de mon service militaire j’envisageais de m’engager à l’armée (troupes de choc, vu mon aversion pour les intellectuels et les planqués). Mais quelque part j’avais envie d’apprendre l’arabe littéraire.
    Encore sous les drapeaux, je tombe sur une petite annonce pour un poste d’enseignant en Algérie … et je me retrouve un peu plus tard à M’Sila, 250 kilomètres au sud-est d’Alger, prof de sciences naturelles dans un lycée qui ouvre ses portes. Il n’y a cette première année que des classes de seconde ; j’ai les deux classes francophones, entre 40 et 45 élèves par classe. Certains sont presque aussi âgés que moi (je viens d’avoir 23 ans, le jour même de mon arrivée dans cette ville). L’année suivante je les retrouverai en classe de première. Le poste de prof de physique-chimie n’a pas été pourvu ; à la demande du proviseur, j’accepte de le prendre, mais je n’arriverai jamais à me faire payer pour cela.

    D’entrée, le niveau général est voisin de zéro donc je distribue des notes voisines de zéro. Mon comportement avec les élèves n’est apparemment pas celui en vigueur en Algérie. La colère couve rapidement. J’ai plusieurs voisins Egyptiens et un Irakien, enseignants dans le même lycée, qui eux n’ont pas de souci à se faire. A la nuit tombée, des élèves à eux (principalement classes « arabophones »), mal dissimulés dans leur kachabiya (djellabah), viennent leur faire cadeau de nourriture et je ne sais quoi. Parfois il y en a deux ou trois qui font la queue avec des plats recouverts d’un linge, devant la porte du logement de tel ou tel ; à tous les coups, il y a certainement une interrogation écrite le lendemain. Voila comment faire pour, côté élèves, avoir des bonnes notes et, côté profs, ne pas avoir d’ennuis.

    Au fil des mois mes élèves, surtout les filles, sont de plus en nombreux à obtenir des notes de 15 et plus. Enorme satisfaction personnelle de pouvoir enfin distribuer des bonnes notes, bientôt à la pelle. Je bosse à fond, et ils/elles bossent à fond, ils y ont pris plaisir.
    Mais j’ai beau me défoncer, il y a des garçons, les plus âgés, dont il n’y a rien à tirer. A l’occasion le pire d’entre eux monte sur une table pour hurler et me menacer de tout, y compris jusqu’en France où un de ses frères est proxénète. J’ai compris qu’il aime se prendre quelques baffes de temps en temps; il n‘est pas déçu avec moi. Il m’est arrivé de le trainer dans les escaliers et de le jeter sur les graviers, dans la cour. Personne ne m’a jamais demandé de comptes, ni le proviseur ni la famille.

    La première année, à l’occasion des vacances d’hiver, je vais deux semaines en France. A mon retour le petit bâtiment administratif du lycée, un bâtiment provisoire en tôle, n’existe plus, il a fondu, brûlé. Deux de mes plus mauvais élèves –pourtant ils n’étaient pas violents- y ont pénétré nuitamment avec des jerricanes d’essence, déposés par un troisième larron en voiture. Ils sont morts brûlés vifs en brûlant les dossiers scolaires.
    Je n’en dirai pas plus sur ces deux ans. Evidemment, au bout de six mois je regrettais de ne pas m’être engagé à l’armée.

    Dégoûté à jamais de l’enseignement, je refuse de signer pour une troisième année.
    Quinze mois plus tard, au Cameroun, je reçois un courrier d’un groupe de mes anciens élèves. Ils ont passé leur BAC avec succès et me disent que le taux de réussite au BAC de la ville est le plus fort d’Algérie. Ils me remercient.

    Au fait, ni en classes francophones, ni en classes arabophones, ni dans d’autres lycées de villes éloignées où je me suis rendu pour motifs divers (surveillance d’examens… ), ni dans les rues, ni dans les administrations etc…, je n’ai jamais vu de « voile islamique ». Ni lors de séjours ultérieurs en Algérie, jusqu’à une époque somme toute relativement récente. Pas d’autres commentaires.

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