Bally Bagakoko sera-t-il prix Nobel d’économie en 2027 ?

Nous sous-estimions le génie intellectuel du maire LFI de Saint-Denis !
Enfin une proposition royalement ubuesque pour un révolutionnaire ! 
Ah, ça ira, ça ira de mieux en mieux dans l’atmosphère dyonisiaque  pour les fonctionnaires municipaux. Même les syndicats n’avaient pas  osé poser ce principe, ni même l’ inénarrable Ferdinand Lop au faîte de  sa gloire passée n’y avait pas pensé !!! Cette idée infantile, un potache  venait de l’ émettre en considérant que les horaires de scolarité fastidieux  imposés par l’ Éducation Naze de 8 heures du matin à 18 heures, « sans  être payés », étaient une exploitation éhontée de la jeunesse soumise à  de l’esclavage ! Convergence des luttes ! Bally Ballot solidaire avec les  potaches, ça va de soi ! Gros travailleurs surexploités unissez vous et bla, bla, bla ! Juvénal

Rémunérer les grévistes? 

C’est en tout cas la décision fracassante prise par la mairie de Saint-Denis, dirigée par l’Insoumis Bally Bagayoko, pour les agents municipaux ayant participé à la mobilisation du 29 septembre. La ville a même affrété deux cars pour permettre à 300 salariés de rejoindre le cortège parisien ! L’opposition dénonce une mesure «tout simplement illégale», tandis que le préfet de Seine-Saint-Denis menace de saisir le tribunal administratif et que la présidente de Région Valérie Pécresse veut faire payer à l’édile les dégâts occasionnés par les graves débordements de lycéens dans la ville.

M. Bagayoko prix Nobel d’économie 2027 ? La question se pose, en effet. Le maire de Saint-Denis (93), figure montante et tonitruante de La France Insoumise, ne vient-il pas d’inventer une réforme salariale qui, non seulement, devrait changer du tout au tout la vie si pénible de nos travailleurs en général et de nos fonctionnaires en particulier, mais aussi contribuer dans une estimable mesure à l’amélioration du niveau de vie des classes (plus ou moins) laborieuses, problème sur lequel tous les économistes patentés se cassent le nez depuis des lustres.

Valeur travail

De quoi est-il question ? Tout simplement de rémunérer les grévistes, de payer leurs jours d’arrêt de travail. Je crois pouvoir dire que personne n’avait eu, avant M. Bagayoko, cette splendide idée. 

Rendez-vous compte : la valeur grève enfin mise sur le même plan que la valeur travail ! Voilà qui est proprement révolutionnaire. Et qui effectivement change tout. Le montant de la retraite, en particulier. Le gars partira désormais à la retraite avec tant de trimestres travaillés, très opportunément augmentés de tant de trimestres bullés. L’aubaine absolue. Quelle avancée ! Le fonctionnaire surmené pourra ainsi, tout au long de sa carrière, agrémenter ses éreintants semestres de grève en s’offrant de-ci de-là le vif plaisir de déposer sur le bureau de son chef un préavis de travail. Histoire de se changer les idées. La seule difficulté sera de parvenir à joindre ledit chef, lui-même étant enlisé dans la douce galère de la grève jusqu’aux sourcils.

Du même coup – et c’est bien là que M. Bagayoko mérite amplement de se voir couronné du prix Nobel d’économie – le cancer qui gangrène nos sociétés depuis si longtemps se trouverait éradiqué à jamais. Je veux parler bien évidemment du chômage, qui n’aurait plus lieu d’être puisque la grève rémunérée viendrait avantageusement s’y substituer, avec primes de fin d’année et d’ancienneté, intéressement aux non-résultats, des semaines entières de grèves façon congés payés, et tout ce qu’on peut imaginer…

Une révolution dans les têtes

Les syndicats eux-mêmes devraient faire leur révolution, inscrire le droit au travail dans leurs revendications, juste pour avoir du slogan à se mettre sous la dent les jours de manifs et rompre avec l’inhumaine, la scandaleuse non-exploitation de l’homme par l’homme, de l’ouvrier par le patron, du fonctionnaire par le système. Sans parler de l’obligation qui leur serait faite de militer pour mettre en place partout dans le pays, dans ses entreprises, une médecine de la grève sur le mode de celle du travail, car il va sans dire que le burn-out consécutif aux cadences infernales constatées au long de trimestres entiers à ne rien foutre causerait des dégâts psychologiques considérables dans la population concernée. Il faudra donc aussi installer dans les gouvernements LFI à venir ces gouvernements que la France entière attend dans l’enthousiasme, un ministère dédié. Un ministère de la grève rémunérée.

Hélas, mauvaise nouvelle pour M. Bagayoko. Il devra renoncer à occuper ce poste des plus enviables, celui de l’emploi-fantôme lui étant d’ores et déjà acquis pour raison de compétence avérée de longue durée dans ce domaine.  source  https://www.causeur.fr/bally-bagayoko-prix-nobel-deconomie-2027-remunerer-les-grevistes-334624                Juvénal de Lyon

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1 Commentaire

  1. Comment a-t-on pu se passer aussi longtemps de cet éminent théoricien du dialogue social à la RATP (Religion d’Amour, Tolérance et Paix-sociale), oui comment ? Il peut désormais postuler (pustuler ?!) au prix Nobel. Vive la France Nouvelle !!!!!!