Le baiser de la mort. Les amis de Tucker Carlson continuent de perdre les élection

Les récentes primaires Républicaines de 2026 (Floride, Kentucky et Ohio) ont vu des candidats proches de Tucker Carlson essuyer des défaites et mordre la poussière.

James Fishback a fait l’objet d’une longue interview élogieuse dans l’émission de Carlson en janvier 2026, le genre d’interview vicieux où Carlson défend ses opinions en faisant parler à sa place des personnes bien ciblées. Fishback t a exprimé son soutien à certaines des positions de Carlson (notamment son hostilité à la politique relative à Israël). Fishback a mené une campagne ancrée à droite, critiquant l’immigration, l’aide à Israël et l’establishment du Parti républicain. Carlson a déclaré : « Bientôt, tous les responsables politiques républicains qui remporteront des victoires s’exprimeront ainsi ». Avec 10% des voix, il a surtout bu la tasse. Et Byron Donalds, le candidat soutenu par Trump, a gagné la primaire.

Histoire

Thomas Massie a perdu la primaire républicaine du 19 mai 2026 face à Ed Gallrein, soutenu par Trump. Massie est intervenu à plusieurs reprises dans l’émission de Carlson, qui le décrit comme un ami et une figure admirable ; il partage avec lui des positions sur des sujets tels que « l’influence étrangère » (nom de code pour les Juifs), les dossiers Epstein (encore les Juifs et Israël, selon les théories conspirationnistes de Carlson) et certaines prises de position hostiles à Israël – soi-disant en faveur de l’« America First ». Ils ont été photographiés ensemble alors qu’ils discutaient d’un éventuel nouveau mouvement politique.

Casey Putsch (candidat au poste de gouverneur de l’Ohio) : il a perdu la primaire républicaine face à Vivek Ramaswamy (environ 17-18 % contre environ 82 %). Comme Carlson, Casey Putsch a tenu des propos antisémites, comprenant des messages plus ou moins codés et des allusions au nazisme et à Hitler, ainsi que des attaques racistes contre Ramaswamy, qui est d’origine hindou.

  • Vidéo sur Hitler et l’IA : Putsch a publié une vidéo sur YouTube dans laquelle il demandait à Grok d’énumérer les « bonnes » choses qu’Adolf Hitler avait faites. Il a réagi négativement et exprimé son mécontentement lorsque les réponses faisaient référence à l’Holocauste.
  • “Beer hall rally”: Sa campagne a présenté un événement comme un « rassemblement dans une brasserie ». Associé à son nom de famille (« Putsch », qui signifie « coup d’État » en allemand), il s’agissait d’une référence délibérée au putsch de la brasserie de 1923 — la tentative ratée de coup d’État d’Hitler à Munich.
  • Rhétorique antisémite et messages codés : les réseaux sociaux ont mis en évidence ses saillies consistant à mettre en avant l’identité juive dans le cadre d’attaques (par exemple, en soulignant à plusieurs reprises les origines juives de la candidate démocrate Amy Acton), le négationnisme (remettant en cause le nombre de victimes), la promotion de théories du complot (telles que celle selon laquelle l’École de Francfort — composée principalement de penseurs juifs du début du XXe siècle — « infiltrerait le monde de l’art ») et des positions farouchement anti-israéliennes.
  • Il a bénéficié d’un soutien initial de la part du comité d’action politique « Anti-Zionist America » (qui a ensuite été retiré) et de l’engagement des cercles de l’antisémite Nick Fuentes, un proche de Carlson, et des « groypers » (contraction de Goy et râleurs systématiques – « gripers » en anglais).
  • Dan Bilzerian : cet animal, je vous l’ai gardé pour la fin. C’est notre champion du monde : il n’entre pas directement dans la catégorie des amis de Carlson, mais il a réussi le tour de force d’être à la fois détesté par les Démocrates et par les Républicains !
  • Ce fervent antisémite a perdu l’élection primaire républicaine face à Randy Fine, le député juif de Floride. Perdre est une chose, perdre contre un juif, quand on est antisémite, c’est un coup à l’estomac. Lors de sa campagne, Bilzerian a utilisé une propagande de style Troisième Reich dans une tentative de battre son adversaire juif.

    Dans un message publié en septembre 2025 sur X, Bilzerian a écrit : « Tucker accomplit l’œuvre du Seigneur », avant de tenir des propos antisémites sur les Juifs et d’évoquer un « jour de jugement ».

    Les commentateurs associent Bilzerian à Carlson (ainsi qu’à Fuentes, Candace Owens, etc.) au sein d’un groupuscule anti-israélien émergent, mais vocal sur les réseaux sociaux. Carlson et Bilzerian ont tout deux critiqué le soutien massif des États-Unis à Israël, et la politique étrangère de l’administration Trump concernant l’Iran : « il mène la guerre pour le compte d’Israël ».

    « Les publicités électorales calomnieuses visant le député Randy Fine, dans la 6e circonscription de Floride, sont révoltantes et devraient être condamnées par tous les dirigeants politiques, tant de droite que de gauche.

    L’antisémitisme et la haine ouverte envers les communautés juives n’ont pas leur place dans notre vie politique ni en Amérique, et nous continuerons à les dénoncer partout où ils se manifestent », a déclaré sur X Mike Johnson, le président de la Chambre des représentants . 

    Le leader de la minorité à la Chambre, Hakeem Jeffries, a de même fustigé le candidat Républicain pour sa « campagne haineuse », qu’il qualifie d’« ouvertement antisémite et choquante pour la conscience ».

    Le député Républicain Don Bacon et le Sénateur Républicain Ted Cruz ont également exprimé leur dégoût.  

    Enfin, l’ambassadeur des États-Unis en Israël, Mike Huckabee, a qualifié la rhétorique de Bilzerian de « sans doute le ton de discussion politique le plus répugnant que j’aie jamais vu ».

    Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.com.

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