Affaires Lyhanna, Lola, maternelles à Paris… comment protéger nos enfants ?

Affaire Lyhanna, plaintes contre des animateurs dans les écoles parisiennes par dizaines, plainte à Saint-Martin du Var… Quand on lit les journaux on a l’impression que notre pays peuplé de dégénérés, pédophiles, assassins…

Il nous faudrait une ou des études de spécialistes pour nous expliquer pourquoi on en arrive à penser qu’il y a de plus en plus de problèmes de pédophilie, de viols d’enfants… Certes il y en a toujours eu, en catimini (nombre de gosses dans la campagne profonde, pendant des siècles ont subi des horreurs, incestes, grossesses précoces (mon grand ami René Marchand hélas disparu avait travaillé sur des archives dans le Bourbonnais qui n’étaient pas piquées de vers) mais j’ai l’impression que c’est de pire en pire. Comment peut-on  expliquer cela ? Réalité ou impression ? Le sexualité n’est plus taboue ? Les désaxés se lâchent ??? Ou bien tout simplement c’est que ce qui restait secret jadis est avoué et évoqué à présent ?

Je vais essayer de rester prudente,   les affaires comme l’atroce disparition de Lyhanna,  les plaintes dans les écoles parisiennes, à Saint-Laurent-du-Var… soulèvent des questions légitimes sur la protection de l’enfance, mais est-ce que cela signifie nécessairement une  explosion  nouvelle  des faits ?

L’affaire Lyhanna, 11 ans, retrouvée morte dans le Gers en juin dernier, a révélé des dysfonctionnements graves : un suspect déjà connu pour des antécédents en liberté, pas surveillé, pas suivi, des plaintes antérieures non traitées efficacement, et des critiques sur la justice. Cela a déclenché des manifestations et une révision nationale de dizaines de milliers de dossiers.
Parallèlement, à Paris, un scandale majeur touche le périscolaire : des dizaines d’animateurs suspendus (78 selon certaines sources, dont une trentaine pour suspicions de violences sexuelles), avec des enquêtes sur une centaine d’écoles maternelles et élémentaires. Des transferts d’agents suspectés d’un arrondissement à un autre ont été pointés du doigt.
À Saint-Laurent-du-Var (Alpes-Maritimes), plusieurs familles ont dénoncé des faits présumés de viols et agressions sexuelles sur des enfants de 3-4 ans dans une maternelle. Les premières plaintes datent de l’automne 2025; des classements sans suite initiaux ont provoqué une vive émotion, menant à l’ouverture d’une information judiciaire après une conférence de presse des parents. Les témoignages de terreurs nocturnes, troubles du comportement et propos d’enfants sont glaçants..
Ces affaires illustrent des problèmes récurrents : lenteurs judiciaires, recueil de parole des très jeunes enfants difficile, et sentiment d’impunité ou d’omerta institutionnelle.
Et sentiment que nous vivons de plus en plus dans la jungle, dans un monde qui n’est pas (plus) le nôtre. Le nôtre  c’est celui qui protège au premier chef les petits, les innocents, ceux qui ne peuvent pas se défendre seuls et sont jetés dans la gueule du loup… parce que, confiants, les parents croient que, comme il y a 50 ans les instits et les profs étaient
 Pourquoi cette impression d’aggravation ? 
Certes, il y a toujours eu des violences sexuelles sur enfants (souvent intrafamiliales, par des proches connus). L’impression de  pire vient -elle en grande partie d’une meilleure visibilité plutôt que d’une explosion pure des faits, même si des hausses réelles sont observées dans les signalements ?
Chiffres clé en France :
– Environ 160 000 enfants sans doute victimes de violences sexuelles chaque année (estimation CIIVISE et autres sources) : 1 toutes les 3 minutes. 77 % intrafamiliales ou par proches.
– Les violences sexuelles enregistrées par police/gendarmerie ont augmenté (ex. +8 % en 2025, avec une part importante de mineurs). Les mises en cause pour viol/agression sur mineur ont bondi de 56 % entre 2020 et 2024.
– Hausse marquée des signalements depuis les années 2010, accélérée sans doute par #MeToo et la libération de la parole.
Explications principales des spécialistes (études et rapports) :
1. Libération de la parole, prise de conscience… Les campagnes, #MeToo, la CIIVISE et une société moins taboue sur la sexualité et les abus font que les victimes (et parents) osent plus parler. Ce qui était caché  sort maintenant. Les formations et sensibilisations augmentent les signalements par les écoles/personnel éducatif.
2. Changements sociétaux et facteurs de risque :
   – Désorganisation familiale (davantage de familles monoparentales/recomposées, où les risques statistiques seraient un peu plus élevés selon des études internationales).
   – Internet et pornographie : Accès facile à des contenus extrêmes peut désinhiber certains individus (désaxés ou non) et faciliter l’approche de mineurs par des adultes. Hausse apparemment des infractions sexuelles commises par des mineurs.
   – Manque de moyens judiciaires : Engorgement, classements sans suite, logiciels défaillants et donc sentiment d’impunité qui encourage la récidive.
3.C’est presque la fin des tabous, ce qui peut aider les victimes, mais cela crée une hypersexualisation culturelle et donc une minimisation dans certains milieux (dégénérés, drogué…) et davantage de tolérance par rapport à des déviances La fin des tabous aide les victimes, mais une hypersexualisation culturelle et une tolérance variable face à certaines déviances (on peut penser aux débats sur l’âge du consentement ou à la minimisation de la pédophilie dans certains milieux ). tout cela peut créer un terreau.  
Certes, il y a toujours  eu des pédophiles, hélas, et ces tarés obéissent à leur sexe, pire que des animaux, et les réseaux via Internet  permettent d’attirer des ados qui mélangent tout et ne comprennent pas les enjeux et les risques. Et ce n’est pas les prétendus cours d’éducation sexuelle  qui risquent  de mettre fin aux horreurs. On pourrait aussi parler du rôle des addictions, à la drogue notamment,  on pourrait parler aussi de la liberté inconsidérée dont bénéficient de jeunes ados pas mûrs, pas préparés, mélangeant la fiction et le réel.. Une épidémie ? Une pandémie ? 
Les spécialistes (psys,  criminologues…) disent que ce n’est pas un nouvelle pandémie mais une pandémie cachée qu’on connaîtrait mieux  à présent.
En attendant cela se répand en Europe… France, Angleterre, Pays-Bas…
Que faire qui ne soit pas fait actuellement ? 
– Prévention : Éducation à la protection, formation des professionnels, meilleurs outils pour recueillir la parole des enfants.
Justice : Plus de pôles spécialisés, moyens humains, suivi  enfermement des récidivistes. A vie. ce serait utile et efficace mais ce n’est pas dans l’air du temps, hélas.
Société : Vigilance , confiance dans les signalements sérieux, et prise en charge des agresseurs potentiels avant passage à l’acte… (on peut toujours espérer !!!!). Il faudrait déjà considérer qu’un musulman qui agresse une fille est entièrement responsable et coupable, contrairement à ce qui se passe dans la réalité où sursis et courts séjours en prison sont la norme et doit être où expulsé ou emprisonné à vie.
Ces affaires sont insupportables et exigent une réponse ferme. La protection de l’enfance doit primer. A l’heure où un policier qui empêche une racaille Nahel de rouler sur un policier fait des années de prison… Rien ne va plus, faites vos jeux !
Il n’empêche… à l’heure où la pornographie (films, livres, petits livrets) est accessible à tous, on ne peut pas accuser comme c’était le cas au siècle dernier le refoulement, une éducation religieuse castratice menant à la honte, à la haine de soi… il y a autre chose, il y a quelque chose qui ne va pas.
Pourquoi ce désamour de soi, de nos familles, de notre pays, de notre civilisation, de nos valeurs ? Qu’est-ce qui tourne si mal chez nous ? 
Christine Tasin

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3 Commentaires

  1. Comment protéger nos enfants?
    En faisant des marches blanches, fleurs, petits ballons? Vous n’aurez pas ma haine?
    On va aller loin avec ça!!!