L’épouvantable affaire Lyhanna aura au moins permis de dévoiler l’iceberg de la réalité pédophile en France : des violeurs d’enfants parfois déjà connus, déjà mis en cause voire condamnés sont laissés libres pendant des années. Pire : certains ont toujours un accès sans contrôle à des milliers de nos enfants !
Face à cette terrible réalité, la justice semble atteinte d’une étrange léthargie. Manque de moyens ? Pas uniquement et surtout : pas principalement. C’est en premier d’un changement radical de paradigme judiciaire dont nous avons besoin.
Le scandale absolu du périscolaire à Paris se double à présent d’un autre scandale : celui d’une réponse judiciaire molle, pour ne pas dire bienveillante. Pas de prison mais une relaxe pour l’animateur périscolaire Parisien malgré des éléments à charge avérés : l’homme surnommait certains enfants « la plus belle », « mon cœur », « mon trésor » ; racontait aux enfants des histoires de viols ; prenait une élève sur ses genoux ; touchait la poitrine d’une autre. « Je te ferais des bisous partout si je pouvais », aurait-il dit à une fillette (selon les dires des enfants à leurs parents).
Face à cette réalité, une première mesure doit s’imposer : donner un droit d’appel des victimes. Il est anormal que seul le Parquet puisse faire appel. Que craignent les juges ? Trop d’appels injustifiés ? Les sanctions pour procédure abusives existent déjà.
Petite question (très) politiquement incorrecte : dans les cinquante dernières années, combien de juges ont été condamnés et envoyés en prison pour des actes de pédophilie ? Rappelons que pour donner corps à l’affaire Betharam, il a fallu remonter jusqu’aux années cinquante. Idem pour l’Eglise catholique avec la CIASE. Soit soixante-dix ans en arrière ! Serait-ce trop demander à la justice de faire preuve de la même transparence ?
En l’absence de réponse (et craignant de la deviner), une autre mesure est impérieuse : un changement profond de la composition du CSM, avec, sur le modèle des cours d’assise, douze jurés désignés pour un an, sélectionnés sur les mêmes critères. Ces jurés devront bénéficier de la même immunité que les parlementaires pour une durée de dix ou quinze ans (afin d’éviter toute mesure de rétorsion de la part de juges rancuniers).
Quitte à faire piailler les fausses féministes (pas les filles de Némésis, donc), il y a un point qu’il est nécessaire d’aborder (avec modération, comme l’alcool) : l’hyper-féminisation de la justice. On a vendu aux Français l’idée (exacte !) que les femmes seraient plus émotives, plus sensibles à la souffrance que les hommes. Mais il semblerait que cette compassion s’exerce principalement au profit des mis en cause et présumés innocents, et non des victimes. Cette indifférence pour la sécurité des honnêtes citoyens, ce dédain pour les victimes existe aussi chez les juges hommes. Faudrait-il rééquilibrer la répartition des sexes1 dans la magistrature ? A défaut d’y répondre, la question mérite d’être posée. Au moins pour défendre la parité dont on nous rebat les oreilles depuis une ou deux décennies…
La suppression des JAP (Juges d’Application des Peines, point déjà évoqué) permettrait de remettre quelques centaines de juges dans les tribunaux. Aide appréciable vu la lenteur actuelle de la justice due à son encombrement (point également déjà évoqué), mais insuffisante. Alors, osons nous inspirer de l’exemple venu d’en-haut. Pas du Ciel, mais du Conseil Constitutionnel, pour être précis.
Puisque M. Richard FERRAND (dont je ne mets aucunement en cause les qualités personnelles et professionnelles) mérite de présider cette institution suprême grâce à son Bac+2 en droit, n’hésitons pas ! Recrutons des juges vacataires avec ce niveau minimum en Droit, avec un stage de trois mois dans un tribunal (Assises et Correctionnel) pour s’habituer au fonctionnement ordinaire de la justice, et avec une spécialisation pour être opérationnel rapidement : escroqueries pour l’un, vols dans les rues pour l’autre, cambriolages pour un troisième… Ceci permettrait de réserver aux juges titulaires les « grandes affaires » : trafic de drogue, agressions sexuelles et viols, pédophilie, etc. Ainsi la justice serait rapidement désengorgée. Ces juges vacataires bénéficieraient des mêmes conditions (salaire, protection…) que les titulaires débutants.
Faut-il supprimer l’Ecole de la Magistrature ? Très probablement. « Chaque arbre se reconnaît à ses fruits », nous dit la Bible. L’EM a-t-elle dénoncé publiquement la (tristement célèbre) harangue de Oswald Baudot ? Si la réponse est non, la démonstration est faite. Si la réponse est oui, cela change-il l’eau trouble en bon vin ? C’est-à-dire : transformer la justice politisée en justice réellement rendue au nom du Peuple de France ? On peut en douter. A étudier de près…
En parlant de protection, créer un service de police spécialisé dans la sécurité des juges est indispensable. Actuellement, la sécurité est assurée par un policier, parfois présent dans la salle d’audience, parfois à proximité. C’est totalement insuffisant. Il faut, dès qu’un juge se sent menacé, dès qu’un voyou se montre agressif ou glisse des menaces voilées, qu’il soit raccompagné chez lui, escorté le matin pour venir et bénéficie d’une protection renforcée ainsi que sa famille si besoin. Les anciens assassinats des juges Renaud et Michel ont montré que certains ne reculaient devant rien. Sans même aller jusqu’à ces extrémités, il faut qu’un juge puisse prononce des sanctions sévères sans crainte, au lieu d’être tenté « d’adoucir la peine » par peur de représailles contre lui ou sa famille.
Cette « Police de la Magistrature » dédiée au bon fonctionnement de la justice pourrait comporter également un volet « Contrôle ». Ne pas laisser un juge seul face au chantage bien connu : « Du plomb ou de l’argent ». Les « cadeaux », les « invitations tous frais payés », etc. : tout cela doit être prohibé ; tout cela soit être détecté et sévèrement sanctionné. Juge ou pas juge, personne n’est à l’abri de la tentation, et le trafic de drogue génère trop de milliards de bénéfices pour ne pas produire de corruption… surtout associé à des menaces physiques graves en cas de refus. Un contrôle régulier et aléatoire est indispensable.
Avant d’aborder le dernier (mais essentiel) point, citons une expérience intéressante aux USA et en Australie, concernant les pédophiles, violeurs et agresseurs sexuels : le « trailer park »2, sorte de camping regroupant mobil-homes et chalets. Un lieu réservé aux pédophiles ou condamnés pour viol ou agression sexuelle, où tout enfant est interdit. Pas de tentation, pas de crime !
Rappelons que la rétention de sûreté existe déjà en France, mais que son champ d’application est considérablement restreint par décision du Conseil constitutionnel du 21 février 2008. Cette mesure ne peut être prononcée qu’en dernier recours, lorsque les autres dispositifs (suivi socio-judiciaire, surveillance électronique, injonction de soins) s’avèrent insuffisants.
Il faut revoir ce point pour élargir considérablement son application, surtout qu’il ne s’agit plus d’enfermer un violeur multirécidivistes derrière les barreaux, mais de l’héberger dans un simple camping ! Lieu où il peut vivre en liberté, mais hors de portée des enfants. Bien entendu, en cas d’infraction (sortie injustifiée, tentative d’approcher des enfants…), les peines les plus sévères doivent être appliquées : retour immédiat derrière les barreaux avec peine de sûreté maximale (peine d’enfermement pendant laquelle tout aménagement de peine est proscrit). La dissuasion doit être forte !
Venons-en au point ultime.
La « Déclaration des Droits Sexuels » de mars 2014, élaborée par le Planning Familial International (IPPF) proclame dans son préambule :
« AFFIRME que l’égalité et la non-discrimination sont au fondement de la protection et de la promotion des droits de l’Homme dans leur ensemble, et qu’elles incluent le refus de toute distinction, exclusion ou restriction fondées sur la race, l’origine ethnique, la couleur de peau, le sexe, la langue, la religion, les opinions politiques ou toute autre opinion, ainsi que sur l’origine nationale ou sociale, la propriété, le statut de naissance ou tout autre statut incluant les handicaps, l’âge, la nationalité, le statut conjugal ou familial, l’orientation et l’identité sexuelles, l’état de santé, le lieu de résidence, et la situation économique et sociale. »
Ainsi que dans l’Article 1 :
« 1. Le droit à l’égalité et à la non-discrimination. Chacun est en droit de jouir de tous les droits sexuels énoncés dans la présente Déclaration, quelle que soit la race, l’origine ethnique, la couleur de peau, le sexe, la langue, la religion, les opinions politiques ou toute autre opinion, l’origine nationale ou sociale, le lieu de résidence, la propriété, le statut de naissance, le handicap, l’âge, la nationalité, le statut conjugal ou familial, l’identité de genre et son expression, l’état de santé, la situation économique et sociale et tout autre statut. »
Bien entendu, l’article 5 se veut rassurant :
« 5. Le droit de ne subir aucune forme de violence et de coercition. »
Mais comment ne pas voir une évidence ? Un texte aussi général, aussi ambigu et qui ne prend même pas la précaution de parler de puberté et de maturité, deux éléments indispensables pour des relations sexuelles consenties peut être vu comme la porte entrouverte à la pédophilie. Après tout, quelle différence entre un jeune de 18 ans et 17 ans 1/2 ? Voilà ce que doivent penser les amateurs de chair fraîche. Et puis, le mariage des filles est possible en France dès 15 ans pour les filles, 16 ans pour les garçons. Encore une argutie que les pédophiles doivent se répéter pour légitimer leurs pulsions. Finalement, n’est-il pas interdit d’interdire, depuis le maudit mois de mai 68 ? Encore un bon prétexte pour exiger que tout soit accepté !
Rappelons une vérité absolue : le pédophile est symbolisé par le vampire, qui n’a pas de reflet dans le miroir. Ce qui signifie clairement : il ne se voit pas lui-même, donc ne se juge pas, ne s’évalue qu’à l’aune de ses envies, forcément légitimes pour lui. J’en ai envie, donc j’ai le droit. Sans oublier que certains pédophiles estiment qu’ils font du bien aux enfants, en les initiant plus tôt que les autres au sexe. La liberté et la maturité anticipée par la sexualité précoce, en quelque sorte… Horrible ! Compter sur l’article 5 pour qu’il réfrène ses pulsions est au mieux une naïveté, au pire un leurre.
Revenons à la justice et posons la question la plus alarmante : certains juges, certains politiciens, certains journalistes et médias (par leur silence) se seraient-ils pas en train de nous infliger subrepticement une dépénalisation rampante de la pédophilie ?
Dès les années 70, une telle revendication a éclaté haut et fort. Depuis, cette sinistre musique s’est mise en sourdine. Elle ne s’est pas tue pour autant ! La pratique s’est faite discrète, à l’étranger (Maroc, Thaïlande…). Mais ces « refuges » sont de moins en moins silencieux, et le besoin impuni toujours plus fort. La dé-priorisation des crimes pédophiles par la justice relèverait-t-elle du militantisme ? Du hasard ? Ou de la nécessité ?
Affaire Epstein-Brunel minimisée, scandale du périscolaire à Paris mis sous le tapis pendant des années, plaintes pour viols sur enfant classées sous la pile ou verticalement : STOP. La France semble devenir une nouvelle Thaïlande pour détraqués pédophiles.
Il est urgent de desserrer le nœud coulant de la justice politisée, qui certes ne concerne qu’une minorité de juges ; mais combien agissante et néfaste pour la crédibilité de la Justice !
Il est urgent de rétablir l’État de Droit, en cours de remplacement par un État de Gauche laxiste, complaisant, voire complice. Pour cela, il nous faut une révolution judiciaire.
Eddy Killer
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