Sandrine Rousseau ou l’art de transformer un menu en scène de crime…

Il fallait oser. On avait oublié que les cons ça ose tout et les salauds aussi.

Pendant que la France s’inquiète de l’inflation, de l’énergie qui flambe et des agriculteurs au bord du gouffre, Sandrine Rousseau  a trouvé la solution existentielle pour se sentir bien : renommer les steaks « cadavres d’animaux », histoire, en bonne bolchévique,  d’imposer par le dégoût le végétarisme à tous…  Oui, vous avez bien lu. L’entrecôte deviendrait « cadavre de vache » , le filet mignon  « dépouille de porc »  et le tartare « chair fraîchement raclée » . Tout ça pour que le menu ait  « beaucoup plus d’allure »  dixit l’intéressée elle-même, hilare.

On est au-delà de la provocation. On est dans la pathologie militante pure. Dans la dictature digne de romans de science-fiction. Cette idée n’est pas une blague de comptoir après trois verres de vin naturel. C’est une proposition sérieuse, proférée dans le document audio d’une association de protection animale, avec l’objectif assumé de  dissuader un peu  le Français moyen de manger de la viande.

 Non, la Rousseau n’est pas Orwell, non elle n’a pas son génie.   La Rousseau ne veut pas simplement convaincre par l’argument. Elle veut imposer par la langue. C’est du contrôle sémantique bas de gamme : salissez le mot, salissez l’idée, culpabilisez le geste. Demain, on interdira « barbecue »  au profit de crémation collective d’êtres vivants. Après-demain, le charcutier deviendra fossoyeur industriel  et le boucher équarrisseur patenté .

C’est la même logique que les steaks végétaux  rebaptisés burgers végétariens pour ne pas froisser le lobby carné, sauf qu’ici on inverse la vapeur : on rend la réalité carnivore « écœurante » par décret. Le tout avec le petit sourire supérieur de celle qui a compris la Vérité tandis que vous, pauvres brutes, mastiquez encore vos  cadavres  en toute inconscience.

 Le mépris de classe, encore et toujours toujours

Ce qui agace le plus, c’est le fossé entre eux et nous, et ils se disent de gauche, ces tarés ! Robespierre, reviens ! Les tarés et les salauds sont à nouveau au pouvoir ! Sandrine Rousseau, comme une bonne partie des écolos-bobos parisiens, semble vivre dans un monde où la viande est un luxe coupable plutôt qu’une nourriture historique et culturelle et… pas inutile pour la santé humaine quoi qu’ils en disent. Et c’est quelqu’un qui en mange peu par goût mais qui sait aussi qu’on a besoin de protéines animales qui vous le dit.

Le pire, le plus révoltant, c’est que pendant que cette aristo d’un nouveau genre   imagine des menus gothiques, des millions de Français comptent leurs euros pour mettre du bifteck dans l’assiette des enfants en pleine croissance. Mais la réalité prosaïque des gens, ce n’est pas son problème. Son problème, c’est que vous preniez encore du plaisir à manger un bon onglet saignant. Ça la dégoûte ? Pauvre chérie ! Elle n’a qu’à regarder ailleurs, elle n’est pas payée pour dégoûter les Français de leur nourriture historique ! 

On connaît la chanson : la viande c’est mal, l’avion c’est mal (sauf quand c’est pour aller se pavaner à Davos), la voiture c’est mal pour le pékin moyen qui n’a qu’à prendre le bus ou le train, le chauffage c’est mal pour des députés qui dépensent des fortunes en chauffage à l’Assemblée (vous les avez souvent vus avec manteaux de fourrure, gants et chapka, les fameux députés qui veulent nous imposer de vivre à 16 degrés ? )… . Reste le vélo sous la pluie et les insectes grillés. Le bonheur, quoi. Mais réservé à la populace… comme toujours.

Femme Rousseau, vas-y, continue, jusqu’à ce que la populace aigrie par l’absence de viande, de chauffage, de pain… te traîne sur l’ancienne place de Grève et ressorte la Veuve. Ton  idée est tellement absurde que tu te ridiculises toute seule, une fois de plus. Chaque fois que tu ouvres la bouche pour moraliser l’existence des autres, tu fais plus pour la cause carnivore que n’importe quelle campagne des éleveurs de bœuf ! Les Français ne sont pas des enfants qu’il faut dégoûter de leur assiette avec des mots choc. Ils sont adultes. Ils savent très bien ce qu’est un animal avant qu’il devienne un steak.

Franchement, cadavre d’animal sur un menu ? On a hâte de voir la tête du serveur quand un client avec de l’esprit ou simplement cynique commandera « un cadavre saignant, frites, et une bouteille de rouge pour noyer le remords « . Finalement c’est peut-être à cause des excès des Rousseau que nos descendants vont redécouvrir la rhétorique, les figures de style et toute l’ironie que ne connaît pas l’écolo-dingo de service.

En attendant, on va continuer à dire steak, entrecôte et côte de bœuf. Parce que c’est comme ça qu’on parle depuis des siècles dans ce pays. Et qu’aucun député en mal de buzz ne nous dictera le vocabulaire de notre plaisir.

Bon appétit quand même et envoyez à la Rousseau, (adresse de l’Assemblée) des centaines de photos de vous et/ou d’autres en train de déguster boeuf, merguez, poulet et autres nourritures carnivores.

Christine Tasin

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6 Commentaires

  1. Sauf erreur de ma part, quand on retire une plante de la terre pour la mettre dans notre assiette elle devient un cadavre de plante, de plus si l’on applique à Sandrine Rousseau son principe on devrait l’appeler: « connasse »

  2. J’ai lu récemment un interview complet de l’intéressée. Elle a un profil psychologique inquiétant. Ses délires peuvent fonctionner comme un hameçon électoral pour happer le vote des hystériques de France et de Navarre. Il ne faut absolument pas qu’une personne comme elle accède au pouvoir. Hélas ces gens entachent la gauche historique, la gauche noble. Leurs propos et attitudes jettent le discrédit sur les forces anticapitalistes et ils ouvrent un boulevard à la haute bourgeoisie pour continuer à régner en maître et faire de la planète son monopoly. Le but est atteint et d’ailleurs Mélenchon fait du RN, parti populaire de France composé en grande partie de petites gens victimes de ce système, son ennemi n°1.

    • Excellente analyse tu ne veux pas la reprendre et développer pour en faire un article ?

    • Mon cher Gégé apparemment tu n’as pas encore appris que l’adage « qui ne dit mot consent » est vrai.