Naftali Bennet, la répétition…

L’Adoration du veau d’or  Nicolas Poussin

 

Était-ce un cauchemar ou une réalité ? Hier à peine, lors de l’attaque surprise du 7 octobre 2023, il semblait que l’orthodoxie et le laïcisme allaient faire UN avec le peuple juif d’Israël…

Ne dit-on pas qu’il existe des lésions incurables, tant au sein de l’orthodoxie que dans celui du gauchisme/laïcisme ? Les orthodoxes suivent leurs ordonnances religieuses qui les mènent très souvent à s’acoquiner avec l’ennemi des Juifs – Les Neturei Karta ne reconnaissent pas l’existence d’un État juif et œuvrent sur toutes les tableaux, dans toutes les occasions pour l’anéantissement de l’État Juif d’Israël.​

Les partis religieux d’Israël ont fait place nette lorsque les temps réclamaient l’appel sous les drapeaux des jeunes ultra-orthodoxes, suivis simultanément par la gauche laïque qui passa l’éponge sur les horreurs du 7 octobre, 2023, entre autres heurts et malheurs, quand les Gazaouis faisaient cuire des bébés juifs israéliens dans des fours, violaient des femmes, décapitaient des hommes après les avoir souillés… et tant d’autres horreurs que notre conscient lucide lutte à endiguer.

Tout est parti en fumée !!! Incroyable, n’est-ce pas ?

Je ne vous cache pas ma lutte personnelle afin de tourner la page mais en vain. Je sais, même sans devoir le prouver à quiconque et encore moins à moi-même, que beaucoup d’entre-nous nourrissent les mêmes craintes et commotions.

Quant aux partis orthodoxes, ils ont repris sans tarder leur contestation/querelle de longue date, en refusant de permettre à leurs jeunes adeptes de joindre les rangs militaires. En contrepartie, la gauche laïque israélienne blanchissait outrageusement les actes barbares des Arabes d’Israël contre les juifs israéliens, allant jusqu’à s’aventurer dans les déloyales accusations de génocide et d’apartheid contre et envers les Arabes de Gaza. Leur but/projet évident serait de ressusciter le refrain momentanément oublié, des accords pour la paix, et suivre leur allégeance aveugle à une paix durable, irréalisable et suicidaire, plafonnant par la mise en œuvre d’un État pour tous ses citoyens.

Si, au début, j’ai ri face à ces prétentions, aujourd’hui, non seulement je ne ris pas, je m’inquiète et sérieusement, me mesurant à l’absurde projet des orthodoxes de démanteler le gouvernement actuel et se ruer aux urnes.

Oui, mais « tout sauf Bibi » fuse de toutes parts, même un suicide semble être plus abordable qu’un renouvellement de mandat à Bibi.

En Israël, ces personnes qui se soulèvent contre leur peuple, leurs racines, croyances, héritage, legs, histoire, passé, une cinquième colonne, sont appelés des Erev Rav : dans le sens spirituel, la mystique juive, Cabale, l’expression désigne des âmes moins proches de la sainteté ou des individus dont les comportements sont considérés comme périphériques à la véritable foi d’Israël. Dans le sens contemporain, certains écrits rabbiniques modernes qualifient ces Juifs d’assimilés aux cultures étrangères dont les valeurs influencent négativement la communauté mère.

Les orthodoxes savent pertinemment qu’un gouvernement de centre-gauche ne peut se constituer qu’avec l’appui des partis arabo-musulmans d’Israël.

Un gouvernement de cette composition ne tiendra jamais, par le simple fait qu’entre-temps, la jeunesse israélienne, après le baptême du feu du 7 octobre 2023, a redécouvert ses racines, sa foi, son patriotisme et s’est vouée à combattre sur tous les fronts ouverts et même à se sacrifier… Cette génération de braves sera celle qui décidera du futur d’Israël, et personne d’autre.

Si auparavant, on pouvait compter les têtes couvertes d’une kippa dans toute assemblée, aujourd’hui, c’est une majorité incontestable qui a son mot à dire, non seulement aux laïques mais aussi à ses dirigeants rabbiniques.

Beaucoup de jeunes orthodoxes prennent l’initiative de s’enrôler à l’armée, en dépit des restrictions des rabbins et de la colère injustifiée de leurs condisciples.

Le pays est actuellement dirigé par une coalition de droite et d’extrême droite avec à sa tête le Premier ministre Benyamin Netanyahou. Le Parlement israélien (la Knesset) s’achemine vers une dissolution en vue d’élections législatives anticipées. La structure du paysage politique israélien actuel : Likoud, soutenu par des partis nationalistes, sionistes religieux et ultra-orthodoxes

En face : les forces de gauche et de centre gauche, avec la fusion entre le Parti travailliste et le parti Meretz, tandis que de nouvelles alliances centristes et des partis représentant la minorité arabe sont également des acteurs clés du bloc d’opposition.

La seule coalition de l’histoire d’Israël ayant réuni la gauche, le centre et un parti arabe a duré exactement un an et deux semaines (du 13 juin 2021 au 30 juin 2022). Plus connue sous le nom de gouvernement Bennet-Lapid, fragile et hétérogène – formule parfaite pour un véritable fiasco… Et ce même Bennet refait le même chemin dans le vain espoir de détrôner Netanyahu.

Les principaux griefs et manquements attribués au gouvernement Bennet-Lapid : Instabilité politique et dépendance idéologique. Dépendance envers un parti islamiste qui fit un usage permanent de chantage politique. En somme c’est une paralysie législative : Incapable de s’entendre sur les dossiers sensibles (statut de la Judée et Samarie, questions religieuses), la coalition a fini par imploser en 18 mois, plongeant à nouveau le pays dans un cycle d’élections coûteuses.

Imaginez la résurrection d’un scénario déjà vécu…

L’histoire se répète, les erreurs aussi… à quel prix… Pourtant il est si facile de se pencher sur le passé avant de s’aventurer dans des répétitions pénibles, onéreuses, en vies et en sang.

Quant aux démocraties européennes, américaines, c’est un avenir identique qui les guette.

Où est-elle cette sagesse de nos ancêtres ? Pourquoi refusons-nous de l’écouter ?

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